Auteur : Maud

La Sève de Bouleau

La Sève de Bouleau

Chut c’est un secret…de vitalité

« Mais comment fait elle pour être si souple et pleine de vitalité??? » Vous dites vous. Eh bien elle use et abuse des bienfaits de la Nature 🙂

Parce que depuis plusieurs années maintenant, qu’est ce qu’elle fait quand le printemps fut venu??? Elle fait sa cure de sève de bouleau fraîche pendant 21jours!!! Et pourquoi donc??? Parce qu’elle est vivante et nous aide à nous libérer des toxines accumulées pendant l’hiver. Drainante, reminéralisante, vitalisante, c’est un vrai concentré de jeunesse….vous comprenez maintenant pourquoi je ne fais pas mon âge 😉

La sève de bouleau fraîche, c’est une fois l’an et c’est au printemps..of course! Au moment où les arbres vont puiser en terre toute l’énergie, la nourriture et l’eau nécessaires à leur croissance et à l’éclosion de leurs bourgeons, symbole de la vie qui sort de son nid.

La sève Cathare est récoltée de façon artisanale sur le plateau de Sault à 1000m d’altitude dans les Pyrénées. Une récolte qui se fait manuellement dans ce lieu préservé, au milieu des forêts sauvages et de l’air pur, pour une sève de bouleau ultra fraîche et bio!

Je « gruge » encore un peu plus parce que je la prends non pas nature mais enrichie en bourgeons de cassis pour plus de tonus, de souplesse, grâce à l’action anti inflammatoire du bourgeon de cassis qui renforce par ailleurs la résistance de l’organisme aux infections virales et bactériennes.

La sève de bouleau fraîche existe donc version :

*Nature : vertu détox

* Cassis : Détox+anti inflammatoire

*Silhouette : une combinaison de bourgeons de cassis, châtaignier, romarin et frêne pour drainer le foie, la lymphe et les reins pour dégommer capitons et rondeurs.

*Synergie Tonique :  bourgeons de cassis, séquoia, chêne et pin agissent en osmose pour tonifier le système immunitaire

*Probiosève : la sève passe par un processus de bio fermentation pendant plusieurs mois ce qui crée un breuvage équilibrant la flore intestinale et renforçant les défenses immunitaires.

Bref de quoi faire le bonheur de chacun, chacune!

Si la nature a beaucoup à nous enseigner, c’est peut être par les arbres qu’il faut commencer.

Si la Sève vous était contée, je suis sure que vous seriez persuadés d’en profiter,

c’est sans doute trop tard pour cette année mais ce n’est pas vain, pensez y pour l’an prochain ♥

lasevecathare.com

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Buffet Art Déco

Buffet Art Déco

Meuble Relooké Vintage

Vintage non pour son style mais pour la couleur de ce bleu. J’ai encore craqué sur ce vieux meuble tout en simplicité mais bourré de charme qui me raconte des histoires depuis celui ou celle qui l’a généreusement créé à toutes les maisons qui ont pu l’héberger. Caché sous sa couleur marronnasse, j’avais envie de lui enlever cette fine couche de peau qui l’empêchait de révéler tout ce qu’il a de plus beau. Ces sculptures joliment ciselées et la couleur naturelle de son son bois blond.

Le voilà quand il est arrivé…

Armée de mes ponceuses, je l’ai doucement mais surement déshabillé…y a rien de plus excitant que de découvrir le bois mis à nu…bref fin de la pause érotique :). Un peu d’huile de coude et des litres de patience plus tard, le voilà reparti pour une nouvelle vie.

D’ailleurs il attend gentiment dans mon entrée un nouveau foyer…

A bon entendeur, si jamais vous craquez ♥

Meuble art déco relooké

 

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Père & fille

Père & fille

Au Nom du Père

Comme j’ai pu écrire Etre Mère, il me paraissait évident de parler des pères. Etrangement l’idée de ce post est née il y a plusieurs mois, 9 exactement, comme pour un accouchement il arrive à point aujourd’hui, petit clin d’œil de la vie, parce que cette semaine mon cher père c’est ton anniversaire, ta fête aussi et la mienne aussi ;), c’est donc  NOTRE semaine…alors comme un cadeau je te dis ceci…

Je ne sais combien de fois j’ai recommencé ces lignes avant de trouver la juste façon d’aborder la chose. Je sais que c’est un sujet clé, qu’en ce qui me concerne et comme pour beaucoup d’autres filles, ce lien père-fille a beaucoup joué, sur ma façon de me construire, sur la femme en devenir.

Je constate que cette relation est un long voyage fait souvent de demi-mots, de distance, de douceur, de pudeur mais aussi parfois de rage, de douleur, de grande souffrance intérieure, d’incompréhension et de silence de plomb.

Il est celui après qui on court jour après jour, celui qu’on appelle papa avec amour et qu’on crève qu’il nous serre dans ses bras.

Il est le chêne, symbole de l’enracinement et de l’ouverture à toutes les dimensions. Arbre séculaire, il est le point d’ancrage, le pilier, le re-père, celui dont on espère que de nous il soit fier. Il représente la force et la douceur, héros de notre coeur. On pousse à l’abri de ses branches, où l’on cherche sécurité et tendresse auprès de ce monstre de robustesse mais ce n’est pas si facile de conquérir une telle forteresse.

Autoritaire le père, on se frotte à son écorce voir si on s’y pique et dans cette rigueur qui fait parfois naitre en nous des peurs, il nous hisse à sa façon vers le ciel, nous aide à déployer nos ailes pour pouvoir un jour s’envoler…bien armée. Dans sa façon d’agir, il nous transmet des valeurs fondamentales, celles qui nous font grandir, devenir un être avec des bases capitales : force, droiture, respect, dur labeur et l’humour toujours…mon petit papa à moi, c’est ta signature, ta façon de t’exprimer, Toi qui as fait du rire un langage, une zone de partage.

Et comme dirait quelqu’un que je connais bien « Tu es ma crainte et mon complice. J’ai tant aimé sentir tes grandes mains rêches de travail glisser sur mon visage et cette odeur d’essence de bois qui m’emplit de bien être chaque fois. J’ai arrêté si souvent mon souffle en passant devant ta porte au bout du couloir lorsque je rentrais de mes sorties un peu trop tard, toi qui veillais l’oeil ouvert dans le noir pour m’annoncer au petit matin que j’avais eu 12 min de retard… »

Souvent il nous garde à distance, non pas par méfiance mais c’est je crois ce que leur dicte du fond de leur conscience…la bienséance. Ce qui nous apparait alors comme de la froideur, n’est peut être rien d’autre au fond que des tonnes de pudeur.

On cherche à capter son attention lui qui ne regarde souvent que loin à l’horizon, soucieux de nos demains, il veille au grain. Elément satellitaire le père? Lui qui va et vient, part tôt et rentre tard, absorbé par sa grande mission, prendre soin de toutes les âmes de la maison, animé par sa grande responsabilité que rien ne vienne à manquer.

Pourtant tu manques souvent papa, pris dans les exigences planétaires, préoccupé à faire, tu deviens celui qu’on espère, alors en attendant on se love dans tes pulls, on s’enivre de ton parfum comme enfermée dans une bulle, on cherche ta présence sans fin quelque soit la façon on trouve toujours un moyen, une photo, un mot…parfois trois fois rien.

Tu n’es pas souvent le confident, celui à qui on vient dire ce que l’on ressent, parce que dans le manque de proximité souvent on perd les mots pour tout t’avouer. T’es le poseur de limites, celui qui attend à minuit derrière la porte et qui s’agite. Celui qui nous fait la tête au carré, avec ses problèmes de maths et les mètres cubes à calculer. C’est sans doute pour ça que j’ai fait littéraire, au moins j’avais la paix avec Baudelaire 😉

On projette sur le père un idéal, on le met sur un joli piédestal, le plus fort c’est mon père, une chanson qui en dit déjà long. Alors que j’ai passé mon enfance à vouloir me plier à tout ce qui me semblait être tes attentes et tes exigences, je me suis fourvoyée sur le chemin que j’avais emprunté, dans cette façon que je cherchais par toi de me faire aimer. Forteresse à conquérir, j’ai cherché dans ma façon d’agir à atteindre celui qui me semblait si lointain, jusqu’au jour où sur mon épaule il posa sa grande main, instant photographique, évènement magique.

Seulement il en faut du temps pour comprendre que l’amour ça ne passe pas par les mots toujours, et que même si on ne le voit pas dans les gestes, on peut lire dans le regard que l ‘essentiel n’est pas en reste.

Mais sous cette carapace de bois, y a des siècles de patriarcat, qui disait fais pas ci fais pas ça, une attitude dictée qui commence doucement à fissurer pour laisser passer la lumière de l’amour inconditionnel des pères. Parce que les filles n’ont pas toujours été bien considérées, parce qu’il y a des barrières difficiles à faire tomber, dictées par la religion, dictées par je ne sais quelles autres raisons.

A chacun sa façon d’exprimer sa tendresse, manière parfois empreinte de maladresse, argent à profusion, papa qui ne sait pas dire non, une étrange façon d’habiter nos vies parce que c’est sans doute plus facile que de plonger dans l’intimité des mots, j’avoue on vous en demande parfois peut être un peu trop.

Et j’ai bien l’impression que quelque soit les générations, ce qui aura été dans l’enfance, marqué souvent par une certaine distance pour ne pas dire parfois indifférence, laissera une empreinte dans nos vies de femmes et marquera fortement notre chemin de construction.

D’où mon désir d’aller chercher des regards croisés de femmes, qui chacune à travers leur âge et la petite fille qu’elles ont été, portent sur cette relation qui a définitivement compté.

Finalement tous les mots qui m’auront manqués dans l’enfance, j’en ai fait ma force, j’ai trouvé très tôt dans l’écriture de quoi panser mes blessures et c’est grâce à cela aujourd’hui que finalement je m’épanouis. A 43 ans de là ce que je sais c’est que je peux compter sur toi, sur ta présence dans chaque moment fort de mon existence, que les mots d’amour ça ne fait pas tout et que même si tu ne nous as jamais inondé de bisous ce qui importe c’est ce qui émane du cœur un point c’est tout.

♥♥♥♥

« Si papa si…papa si tu voyais ma vie »

Si papa si…

Si tu avais mis de la tendresse dans ma vie, je n’aurais pas eu toute cette colère quand j’ai grandi

Si tu ne m’avais pas offert toute cette indifférence, je n’aurais pas eu besoin d’être tant rassurée et sécurisée quand du nid je me suis envolée

Si j’avais pu garder toute mon innocence, je n’aurais pas souffert de cette grande culpabilité de vous voir, maman et toi, séparés après autant d’années

Moi qui avais si peur d’être abandonnée à l’heure où je me suis mariée, tel un animal à apprivoiser j’ai appris à faire confiance et je suis émue de cette chance.

J’avais fini par idéaliser l’Amour, j’y avais mis plein d’espoir autour, j’avais le besoin impérieux d’aimer comme celui d’être aimer, de vivre quelque chose d’harmonieux

Tu sais papa, j’avais si besoin que tu sois là dans les moments forts de mon existence, c’est la petite fille qui te le dit et la femme devant toi qui s’avance

Tu sais papa, je n’ai jamais su comment tu m’aimais même dans les plus simples gestes de la vie, un regard de complicité, un sourire juste esquissé, je n’en demandais pas plus, un signe anodin tout au plus et j’ai été si bouleversé qu’un homme, mon mari,  puisse m’accepter comme je suis.

Mais tu sais papa, de tous ces manques là, j’en ai fait ma force, comme l’arbre nourrit son écorce, j’ai avancé souvent dans le doute mais tout au long de ma route, les autres m’ont renvoyée les qualités que je n’avais pas soupçonnées.

Je t’emmène partout mon papinou grâce à cette photo tendresse où je suis sur tes genoux, ainsi tu es toujours avec moi à chacun de mes pas

Pourtant J’ai tant voulu de ton joug me libérer, que tu m’as donnée très tôt soif de liberté, j’ai eu très vite des ailes pour m’assumer, alors de ma vie j’ai pu rapidement décider

juste une seule fois, J’ai trouvé la paix avec toi mon petit papa quand suite à ton avc, alors que tu ne pouvais désormais plus parler…tu m’as laissée enfin te toucher

Je sais pour toi les filles, ce ne sont que des âmes de pacotilles, elles ne méritent qu’indifférence, c’est pas aussi valeureux qu’un garçon quand on y pense

T’as mis tellement d’ironie à humilier ce que je suis, mais grâce à toi, je sais aujourd’hui exactement ce que je ne veux pas et tu m’as appris à savoir écouter dans le respect, là où toi tu étais dans le rejet.

Suis si touchée papa, quand je vois un homme prendre son enfant dans ses bras, je me dis qu’il lui fait le plus beau des cadeaux, parce qu’il lui offre de l’amour juste comme il faut, qu’elle avancera sereine parce qu’elle sait qu’elle a un père qui l’aime.

C’est beau un homme qui laisse tomber l’armure, qui regarde au-delà de ses blessures et qui donne de la tendresse (à celle qu’il aime) juste comme une promesse

On a tous nos parts d’ombre et de lumière, c’est comme une danse entre nous et l’univers, la recherche permanente d’équilibre, trouver la juste note qui vibre

Tu m’as transmise ton goût pour la nature, c’est là où j’erre pour me rapprocher de la terre et de ses créatures.

J’ai mis du temps papa, à faire la paix avec toi, je me suis construite si lentement, pour lâcher les armes il m’a fallu longtemps. Et chaque jour qui vient, je continue mon chemin et je tisse un lien avec mes sœurs et mes frangins, où se mêlent nos différences, nos espoirs et nos douleurs d’enfance.

Et si tu m’entends là haut, je veux te dire que mon amour ici bas s’envole chaque jour vers tes bras et que c’est grâce en partie à toi que je suis juste moi.

♥♥♥♥

« Père entre douceur et violence…L’ambivalence »

Au contact de mon père, dés mon plus jeune age, j’ai découvert la douceur et la violence… Il y avait les deux, même si à mes yeux, la violence au sein notre relation était bien plus présente. Pendant longtemps, j’ai pensé intérieurement en silence que notre famille était poursuivie par la malchance… Oui, notre vie ne ressemblait pas du tout à celle de mes camarades… Je me suis souvent sentie perdue face au comportement de mon père à notre égard. J’étais également très tourmentée par notre condition de vie difficile et peu ordinaire… Lorsque j’ai commencé à écrire ces mots, c’est une colère froide qui a montré le bout de son nez. Je ne soupçonnais plus son existence car je pensais l’avoir complètement libérée… Il m’a fallu quelques semaines pour l’accueillir sans la juger, ni la rejeter… Je réalise à présent qu’une grande souffrance intérieure, non exprimée m’a accompagnée tout au long de mon enfance et de mon adolescence. Je me demande même comment j’ai pu tenir bon pendant toutes ces années. Énoncer tous les détails de ce que j’ai vécu, ne changerait rien… Le comportement de mon père était à l’opposé de ce que j’attendais de lui. Pourtant au fil du temps, j’ai appris à changer de regard sur notre relation. Je sais à présent, qu’elle m’a amenée à développer une grande sensibilité qui me permet d’aborder la vie avec une conscience bien plus élargie. J’aurai bien plus à dire à ce sujet mais je souhaite juste me concentrer sur l’essentiel qui suit. Nous ne nous voyons plus depuis de longues années. Ces quelques mots sont l’occasion de partager l’expérience qui a transformé mon regard sur la vie à tout jamais :

Un jour, lors d’une séance de sophro-analyse, en état modifié de conscience, la personne qui m’accompagnait m’a suggérée de visualiser un endroit où j’allais à la rencontre de mon père. Nous étions sur un joli chemin fleuri et nous marchions l’un vers l’autre. A notre rencontre, nous nous sommes instantanément serrés dans les bras. J’ai aussitôt ressenti que nos deux cœurs s’ouvraient l’un vers l’autre. Nous communiquions de cœur à cœur. Je le sentais physiquement dans mon corps. La chaleur et la vibration de nos cœurs nous inondaient au plus profond de nos cellules. Je ne pouvais plus penser avec ma tête. J’en étais complètement coupée. Je fus complètement surprise et étonnée car je ne m’attendais pas du tout à ressentir cela. J’ai su à ce moment bien précis que ma relation avec mon père avait toujours été juste. Ce fut un moment inoubliable ! Car il ne m’a pas aimée comme je l’aurais souhaité, bien au contraire, mais il m’a permis au travers de cette expérience, de ressentir physiquement au plus profond de mon cœur ce qu’est la vibration de l’Amour. C’est un ressenti  extraordinaire qu’il est difficile de décrire avec des mots. Ce fut une vraie révélation pour moi car j’ai réalisé qu’au sein de chaque difficulté que la vie nous présente se cache un véritable trésor qu’il nous appartient d’aller cueillir. J’ai mis 40 ans pour trouver cette pépite là. Depuis ma blessure continue de guérir au rythme du temps qui passe. Je constate en même temps que le chemin est souvent à refaire, pour en connaître les moindres méandres sans doute jusqu’à la fin de ma vie… A chaque fois lorsque je suis prête la vie m’offre une nouvelle clé pour me libérer… Comme l’occasion d’écrire ces mots pour ouvrir une nouvelle porte ! Je remercie mon père, comme je remercie la vie car chaque enseignement est un cadeau précieux ! Depuis ma naissance, son rôle est de m’apprendre à Aimer, oui aimer sans condition tout ce que la vie me propose ! Je peux dire aujourd’hui que je l’aime pour ce qu’il est tout simplement et au delà des apparences il est un père parfait pour moi. Merci à toi Maud de m’avoir demandée si je voulais témoigner, merci infiniment de me permettre d’aller rencontrer ma liberté d’être au travers de l’écriture aussi….

V.P

♥♥♥♥

« Se construire en opposition, un pied de nez à une tentative de démolition »

La relation entre un père et sa fille participe au bon développement moteur et cérébrale de la personne tout autant que la relation mère/fille.

Toute relation quelle qu’elle soit, doit être basée sur le respect et la confiance. La famille, en plus, apporte une notion de limite et de règles de vie. Ce qui permet à l’enfant de faire ses propres choix et ses expériences. L’environnement familial est un facteur primordial dans la mise en place de l’intelligence chez l’enfant, il l’aide à structurer son cerveau et solidifier ses apprentissages.

C’est toute la réflexion de mes études et de mes lectures, j’ai cherché à comprendre l’intelligence, l’intelligence cognitive, c’est-à-dire la pensée, le raisonnement et j’ai voulu montrer que l’intelligence cognitive était liée à l’intelligence émotionnelle. Sans doute parce que j’ai entendu dire par mon père une bonne partie de ma jeunesse que j’étais bête et que les autres étaient plus intelligents. Je voulais savoir pourquoi ?

Grâce à mes expériences au CNRS j’ai découvert que l’intelligence était une capacité basée sur des apprentissages et non une capacité innée. On nait avec un potentiel énorme et on devient « bête » si l’environnement est mauvais. (Stress, violences, traumatismes…).

Voilà une petite introduction qui peut expliquer bien des choses. La belle histoire se termine là, car les fantômes du passé, finissent, toujours pas vous retrouver. C’est mon histoire, une histoire banale en somme qui arrive très souvent dans beaucoup de familles, qui aurait put être différente mais qui grâce à Dieu finit bien.

J’ai été blessée en profondeur par des gestes, par des mots et par de l’indifférence pendant que mon corps essayait de grandir. Mon père n’a jamais su être un père. Aucune tendresse, aucun mot doux, aucune patience et aucune pédagogie et ma mère était trop occupée à se protéger elle-même de cette même attitude pour voir le mal qui me rongeait.

C’est les livres qui m’ont aidée à supporter, ils m’ont permis de m’évader et m’ont permis d’aller loin dans mes études. Mais même si on répare son corps, son âme reste blessée.

Le père est là pour rassurer son enfant, pour l’encourager dans ses apprentissages et lui expliquer les choses de la vie. C’est tout aussi important que de le faire manger équilibré et de l’habiller correctement. En plus le père véhicule l’image masculine, ce que l’on appelle en psycho le phallus. Une petite fille dans le regard de son père va se voir en femme et apprendre à être, un être désirable. Les prémisses de la sexualité se font par le regard du père c’est pourquoi Freud dit qu’une femme cherche dans son mari ou compagnon l’image de son père. Et cela se confirme.

Moi j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un de très différent de mon père et c’est ce qui a fait la différence finalement, car d’autres femmes n’ont pas ce destin. Ce quelqu’un m’a appris à aimer et à m’ouvrir aux autres. J’ai eu deux enfants à qui j’ai pu donner énormément d’amour et en recevoir autant en retour. L’amour est la clé de la vie et sans lui on s’éteint. C’est pourquoi je suis quelqu’un qui vit dans le partage et dans l’écoute. La colère altère le corps. Elle est mauvaise. Je crois en Dieu et c’est ce qui m’aide aussi.

Pour conclure, je dirai que je reste quelqu’un de fragile et de vulnérable. J’ai longtemps pris des médicaments et vu des psychologues pour calmer mes angoisses et aujourd’hui j’évite de revenir en arrière. Mon métier, d’aider les enfants en difficulté vient de là, je veux leur transmettre comme message qu’il faut croire en soi et continuer à avancer malgré les échecs. J’envisage de devenir enseignante car je me suis rendue compte que j’aimais partager mes connaissances et travailler avec les enfants.

Comme une belle revanche sur le passé, je peux remercier mon père finalement de m’avoir poussée sur ce chemin en toute indifférence car en prenant le contre pied de toutes ces années difficiles à digérer j’ai fini par me révéler. Oui c’est vrai que grâce à mon père, j’ai appris à communiquer sur ce qui ne va pas et à réfléchir avant d’agir. Oui c’est vrai je me suis relevée de cette indifférence et j’ai essayé de ne pas reproduire ce qu’il avait fait. Quelque part il m’a montrée le pire dans les relations humaines et pour ça je peux le remercier. Aujourd’hui ma relation avec mon père n’est pas vraiment pacifiée. Une partie de moi a pardonné une autre non.

A.L.B

♥♥♥♥

J’imagine qu’il existe autant de relations père-fille que de pères et de filles différents. Mais est il si facile de voir au delà de nos souffrances et de nos manques ce que cette relation nous aura apportées, ce en quoi elle a contribué à faire la femme merveilleuse que nous sommes devenues comme si cette relation avait façonné en nous une pépite qui révèle les plus belles facettes de nous même.

Promis la prochaine fois j’interviewe les papas 😉

 

 

PS: et je vous invite à regarder le film « C’est tout pour moi » de Nawell Madani, un film qui parle de la relation père-fille avec beaucoup d’humour

 

 

 

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Atataye

Atataye

atataye.com

« La ceinture increvable! »

Oui parce que Atataye propose des ceintures faites en pneus de vélo recyclés…elle est pas belle l’initiative? Elle est pas géniale l’idée?

Bon bah encore une fois j’ai craqué, je ne peux qu’encourager le bel élan de créativité de cette petite entreprise qui existe depuis 2015. Je constate donc que j’ai été l’une des premières à l’encourager car c’est à cette époque que j’ai fait l’acquisition de ma ceinture super upcyclée. Je suis très fan de ma ceinture atataye un brin vintage, bi colore que je porte presque tous les jours, j’y tiens comme à un gri gri qui me ferait du bien!

 

Et qui se cache derrière Atataye? Une femme, au doux prénom de Nadège qui vous fait le joli privilège de vous tailler un objet unique que vous ne verrez pas sur tout le monde vu qu’il n’y en a pas 50 à la ronde qui en fabriquent sur la place publique. Une idée cadeau originale, qui sera forcément à votre taille, vous en trouverez surement une à votre goût, cherchez bien y en a une juste pour vous, que vous soyez citadin ou tout terrain, vous verrez que Atataye c’est pas du bidon, c’est la ceinture nouvelle génération,une affaire qui tient la route et qui va se développer ça ne fait aucun doute.

Le jour où votre vélo fétiche sera crevé, les pneus récupérez, surtout n’allez pas les jeter, appelez Atataye elle en fera une belle ceinture qui vous aille ♥

En direct sur France Inter…

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Appelez moi Simone!

Appelez moi Simone!

Simone et Les Mauhargats

Je crois que le 8 mars est le bon jour pour vous parler de Simone et Les Mauhargats.

Non que je m’affiche comme féministe mais force est de constater que les femmes sont dotées d’un fort pouvoir créateur, je le remarque de plus en plus fréquemment sur les salons dédiés à la création où la gente féminine domine.

Ainsi je trouve éloquent de mettre en ce jour en avant, ce collectif que je suis depuis quelques temps et que j’intègre chemin faisant, le temps de m’envoler un peu mieux armée, après que j’aurais pu m’appuyer sur l’expérience de ceux qui ont déjà bien bourlingué.

Grâce à mon activité de « relookeuse » de meubles et objets (L’Arbre à Papillons) que j’avais laissée en suspens l’an passé et que je reprends, j’ai la chance d’incorporer en pépinière en tant que « jeune » créateur, le collectif d’artisans d’art et de créateurs : Simone et les Mauhargats (les mal fagotés, ndlr ). C’est un collectif d’hommes et majoritairement de femmes, une boutique de 25 créateurs située dans le village médiéval de St Macaire en Gironde, une galerie d’Art, une pouponnière et une pépinière pour aider, accompagner au lancement et développement des activités de créateurs plein d’élan!

Un projet qui devait à l’origine s’appeler « En voiture Simone » malheureusement ce fut pour découvrir que le nom était déjà pris à l’INPI! Néanmoins l’initiatrice (eh oui c’est une femme et passionnée avec ça!) de l’aventure, conserve « Simone ». Prénom à la forte résonance féministe, que l’on retrouve porté par de nombreuses femmes fortes qui ont marqué l’histoire, lui accole Les Mauhargats et comme ce n’est pas son dernier mot, elle conserve aussi l’image de la voiture dans son logo. 😉

Cette initiative à l’origine privée devient une association Loi 1901 en 2015 avec l’ambition de créer un réseau de co-acteurs, co-créateurs, consomm-acteurs qui outrepasse les limites du départements pour valoriser les métiers d’art et les artisans sur le territoire.

Les Simone ne sont pas en manque d’idées et d’initiatives, elles lancent entre autre animation cette année la 3ème édition du « Printemps des Simone » qui aura lieu le Dimanche 22 Avril prochain. Soit plein d’artisans et créateurs dans les rues de St Macaire qui vous proposent de découvrir leur savoir faire et de participer aux activités sous forme d’ateliers.

Suivez donc la petite voiture rouge de près, vous allez être étonné de tant de créativité, comme quoi l’émulsion (de groupe) ça a du bon!!!

 

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Women’s Day

Women’s Day

Rien n’est jamais acquis…

« Il est d’une importance capitale de considérer la vie comme un corps vivant en soi, avec sa respiration, le renouvellement de ses cellules, ses déchets. Ce n’est pas parce que nous avons mangé hier que nous n’aurons pas faim aujourd’hui. Ce n’est pas parce que nous avons résolu une question qu’elle va rester résolue, parce que nous avons appris quelque chose que c’est coulé dans le béton. Non, la vie est un grand corps qui croît et décroît en des endroits différents et à des rythmes différents. Tant que nous nous comportons comme ce corps, que nous grandissons de nouveau et pataugeons dans la mierda, nous sommes vivantes, nous suivons les cycles de la Femme Sauvage. Si nous prenions conscience que notre tâche est de continuer la tâche, nous serions plus véhémentes et plus calmes « 

Extrait de l’instinct de conversation « Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estés

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Voir la Mer

Voir la Mer

Voirlamer.eu

Déjà rien que le nom, j’ai envie d’acheter!!!

Voir La Mer est la marque créa de Christelle Chevalier, aussi douce que les vagues qui viennent rafraîchir vos pieds en plein été. J’ai rencontré Christelle au Salon de créateurs de Cestas, c’était en Novembre 2015 juste avant les fêtes. Telle une gamine de 5ans, j’en conviens, j’ai tiré mon mari par la manche jusqu’à ce qu’il craque et qu’il flanche devant ces produits vraiment chouettes. Ce que j’aime dans les créations Voir La Mer, c’est l’originalité des tissus, le travail soigné, le choix des couleurs, des tours de cou ultra douillets et bien épais pour passer l’hiver au chaud et sans un maux. J’adore m’emmitoufler dans ces nids tendres ou pepsi selon mes souhaits. Vous trouverez aussi des sacs, bien grands, pour la plage ou pas, réversibles ou pas, graphiques ou pas…. à chacun son choix!

Des pochettes colorées, rétro ou un brin sophistiquées, parce qu’elle sait bien qu’on a plein trucs à ranger et qu’à notre tenue il va falloir l’accorder.

Une marque à s’offrir ou à offrir juste pour l’envie de faire plaisir et pour ça pas besoin d’attendre le sempiternel Noël!!!!

Allez arrêtez de résister ♥

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Envie d’enfance

Envie d’enfance

Meuble enfant rétro

J’ai craqué sur ce petit meuble enfant chez Emmaus, comme une subite envie d’avoir à nouveau 4 ans! Il était bien mal en point mais je lui trouvais un charme fou avec ses rondeurs et son petit air rétro et puis c’est comme un vrai meuble de grand version mini, et ça c’est génial quand on veut imiter maman …ou papa 😉

D’ailleurs il sera pour une petite fille ou un petit gars, peu importe il ira à qui voudra. J’ai habillé le corps de vert Jade, les tiroirs sont bleu vintage et le plateau bleu acier et j’ai abondé dans le sens de la tendance, il a eu droit à son coup de pochoir carreau ciment…évidemment!

Avant la mise en peinture, il a fallu bien le rafistoler, le temps avait fait son oeuvre, et l’oubli au fond d’un grenier l’avait bien affecté…et les cussons aussi, cet insecte xylophage qui peut faire des ravages.

Voyez dans quel état je l’ai récupéré, il m’a fallue à moitié le démonter!

Puis comme j’étais à fond, j’ai aussi pris soin de l’intérieur, c’est important de prendre soin de l’intérieur, faut pas se contenter de l’apparence. Alors j’ai mis du bleu acier partout et j’ai ajouté quelques oiseaux et fleurs pour un peu plus de douceur.

Tout ce que je souhaite maintenant, c’est qu’il fasse le bonheur d’un enfant,

qui trouvera dans le jeu autant de plaisir que j’ai pu avoir à reconstruire ce petit mobilier qui fût un jour oublié.

On a tous droit à une deuxième chance, non?

 

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Sagesse et pouvoirs du Cycle Féminin

Sagesse et pouvoirs du Cycle Féminin

La nouvelle bible du féminin

Il est grand temps d’offrir à nos filles la compréhension de leurs cycles pour qu’elles se connaissent intimement, fassent leurs choix en conscience et reprennent le pouvoir de leur corps et cela est une affaire d’éducation, de lever des tabous et d’aborder la chose en toute simplicité, en toute sororité. Car les expériences, les vécus des unes et des autres viennent enrichir notre savoir, lever nos peurs et nos doutes et parfaire cette intime conviction que la femme est infiniment puissante au sens noble du terme, avec toute la force de vie qu’elle porte en elle. Ce livre nous offre une passerelle vers cette reconnexion à soi, aux pouvoirs de la nature, aux interactions que nous créons avec elle et comment nous pouvons y puiser une profonde harmonie avec nous même et le monde qui nous entoure.

A San Francisco, ma fille a eu sa première approche de l’anatomie des organes génitaux en CM2. Pour mettre tout le monde à l’aise, les garçons ont eu cours avec un professeur masculin sur la puberté des garçons et les filles avec une femme pour ce qui les concerne. Ce qui a permis à chacun d’être plus en confiance et surtout à l’aise pour s’exprimer, puis ensuite confrontation des genres, tous ensemble, autour des organes sexuels féminins et masculins.

Si ma mémoire est bonne, pour ma part, génération 70, on a du avoir un ou deux pauvres cours sur l’anatomie humaine et la sexualité en 4ème ou 3ème où le difficile passage de l’adolescence ne rendait pas le sujet facile à aborder, et poser des questions l’était encore moins face aux regards rieurs de certains. Je n’ai pas eu le sentiment de me sentir vraiment impliquée face à ce cours magistral. Par ailleurs je n’ai pas souvenir de débats endiablés à la maison sur le sujet, chacun n’osant sans doute pas aborder franchement la question.

Nous sommes des générations à avoir pris la pilule du bonheur de bonne heure, libératrice, elle a permis, un meilleur sommeil des parents qui ont pu presque dormir sur leurs deux oreilles et à nous les filles de vaquer tranquillement. Sauf qu’à prendre de la chimie si tôt je pense qu’on en oublie d’apprendre à se connaître. Pour ma part me suis réveillée un peu sur le tard à l’approche de la quarantaine. Saturée d’avoir le sentiment d’être à côté de la plaque et surtout de mes rythmes naturels, frustrée de subir des contraceptions qui n’étaient pas du tout en adéquation avec mon bien être, de guerre lasse j’ai fini par tout envoyer valser. J’ai commencé à me plonger sur notre magnifique mécanique intérieure (Si vous saviez les trésors que l’on cache!!!) enfin à l’écoute (un début) de mon corps et en ai tiré une plus grande sérénité, un chemin d’harmonie, surprise d’être si longtemps passée à côté et fascinée de la réciprocité de mes rythmes avec ceux de l’univers.

Nouvelle édition

Je pense que « Sagesse et pouvoirs du Cycle féminin », devrait être mis entre les mains de toutes les collégiennes et abordé soit avec sa mère, comme un précieux partage mère-fille, un accompagnement de la femme en devenir. Soit avec une intervenante extérieure pour les mères non disponibles ou les enfants qui préfère parler de leur intimité avec un tiers.

« Sagesse et pouvoirs du Cycle féminin » n’offre pas LA solution mais UNE solution multifactorielle naturelle pour apprendre à se connaitre. Une approche respectueuse, pour comprendre le mécanisme de ses cycles et savoir s’auto-diagnostiquer, qui propose des outils et donne toute une palette de clés à base de plantes et de gestuelles pour accompagner en douceur et en conscience, chaque temps de nos cycles et soulager les maux. Le B.a ba quoi!

Marie Pénélope est professeur de yoga, de Qi gong, en mouvement sensoriel, danseuse, artiste et accompagnante en santé féminine. Une femme qui a le corps à coeur, l’a éprouvé, l’a sondé. Elle vous ramène à l’origine du monde, dans les profondeurs de ce qui fait de vous une femme. La sphère gynécologique est un endroit trop souvent oublié, négligé, pour lequel on manque cruellement d’attention. Dans le meilleur des cas, on confie un petit contrôle annuel à un-e gynécologue et puis c’est tout, et pourtant les cycles reviennent mensuellement et sont très influents, c’est pourquoi il convient d’apprendre à observer par soi même les rouages de cette superbe machine et apprendre à décrypter son langage. Au delà des maux, on prend la mesure de l’impact de ce rythme sur notre psychologie féminine et on découvre, on se découvre, à travers les archétypes féminins* qui font écho à chaque période de nos cycles et de nos vies de femmes.

Sarah-Maria Leblanc que je n’ai pas encore eu le bonheur de croiser est herboriste au Québec et spécialiste en santé des femmes, elle apporte à l’ouvrage sa grande connaissance des plantes.

Un livre écrit à quatre mains, pour notre plus grand bien, et servir un dessein à mon sens beaucoup plus grand, celui de rapprocher les femmes dans ce qu’elles ont de plus intime.  Essayez donc un stage avec Marie Pénélope vous verrez de quoi je veux parler 😉 (Chaleureuses pensées pour mes soeurs de bassines).

Merci Marie Pénélope, Merci Sarah Maria…on vous suit sur le délicieux chemin du féminin♥

*Je vous invite à participer en 2018 aux stages « Métamorphoses » organisés en 4 temps par Marie Pénélope Pérès pour aller à la découverte de toutes les femmes qui vivent en nous. Inscrivez-vous!.

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Les Fondamentaux

Les Fondamentaux

Les fonds d’âme manteau

Comment renouer avec ces essentiels qui nous enveloppent de plaisir et de gratitude.

Le bonheur a ce petit truc spécial qu’il se cache dans l’instant, dans ce qui nous semble insignifiant et j’ai renoué depuis peu avec deux fondamentaux : RIRE aux éclats et CHANTER à pleine voix.

Attention ne voyez pas en moi un être austère et lugubre, je suis plutôt de bonne humeur et pleine d’enthousiasme mais j’ai remarqué il y a quelques semaines, cette petite étincelle, cette subtile différence, cette ouverture du coeur, ce quelque chose qui va bien au delà du simple sourire, comme si j’avais lâché des vannes et que l’essentiel se trouvait juste dans ce lâcher prise.

Le rire est un aspect secret de la sexualité féminine, un aspect physique, primitif, passionné, vitalisant et donc excitant. C’est le genre de sexualité dépourvue de but, au contraire de l’excitation génitale. C’est une sexualité joyeuse, une sexualité du moment, un véritable amour sensuel qui se libère, vit, meurt et revit de par sa propre énergie. Il est sacré parce qu’il a valeur de guérison. Il est sensuel parce qu’il réveille le corps et les émotions, parce qu’il excite et fait naître des ondes de plaisir. Il n’est pas unidimensionnel, car le rire se partage. C’est la sexualité la plus sauvage de la femme.

Femmes qui courent avec loups- Clarissa Pinkola Estés

J’ai longtemps oublié de remettre ces deux là dans mon quotidien, il est clair que l’on ne peut pas rire aux éclats et chanter tous les jours à tue tête (quoi que!) mais on peut faire en sorte que cet état de grâce revienne plus fréquemment que rarement.

Je vous parle de RIRE à gorge déployée, sans aucune barrière de l’esprit, sans aucun diable pour vous dire c’est trop, ce n’est pas convenable, un peu de tenue, un peu de retenue. RIRE sans aucune espèce de limite, en toute liberté, avec peine à respirer, presque à suffoquer, les yeux baignés de larmes. RIRE pleinement, pour un rien, juste pour un moment et se sentir tellement vivant. C’est une liberté extraordinaire, une bulle de bonheur où l’on se surprend soi même dans cette faculté à tout envoyer valser pour ne ressentir que cette joie pure qui fait venir des larmes chaudes et bienheureuses qui se perdent à la commissure des lèvres où naissent les zygomatiques devenus merveilleusement élastiques. J’ai senti le frétillement de cette joie pleine renaitre aux fêtes, des fous rires aiguisés par une bonne dose de complicité….c’est euphorisant!

Puis ma fille me demande il y a peu de renouer avec les plaisirs de sa petite enfance où tous les soirs avant de s’endormir, je lui chantais tout un répertoire de comptines. Ce moment eut pour toutes les deux la saveur d’un doux parfum sucré par le simple fait de renouer avec ce plaisir perdu. C’est alors que j’ai voulu lui apprendre à chanter en canon, et d’entendre cette horrible cacophonie de nos voix, de lui déclencher un rire fou qui engendra le mien, nos rires se répondant en écho ce qui fit durer cette bonne poilade pendant dix bonnes minutes pour le pur plaisir de mon mari qui était l’heureux témoin de cette crise de bonheur à l’étage du dessus.

Et je remarque pour toutes les fois suivantes que ces éclats sont provoqués par ma fille, comme si à travers elle, je renouais avec mon enfant intérieur, avec ma légèreté d’être, une certaine candeur. Pourtant notre vie s’apparenterait plus aujourd’hui à de l’arrachage de cheveux qu’à une franche rigolade mais je crois avoir trouvé en moi l’enracinement suffisant pour de ne pas me laisser envahir par mes peurs et cette latitude que je prends face aux évènements m’offre des joies aussi profondes que le seraient mes angoisses si je leur laissais libre cours. D’ailleurs il n’y a pas plus juste terme que « Fou rire » parce que j’ai franchement l’air d’une folle quand ça m’arrive, je le lis dans les yeux de ma fille toute étonnée de voir sa mère dans cet état ce qui rajoute du piment à ma douce folie.

J’ai toujours aimé CHANTER, dans mon jeune temps comme disent les vieux, c’était une vraie joie de former des duos avec ma chère soeur, c’était notre façon de nous retrouver, nos moments de complicité et de partager à l’unisson. Suis bon public, je retenais à peu près tous les airs qu’on entendait sur les ondes vu qu’ils reviennent incessamment en boucle. Quand on était gamins, le plaisir de mon père le dimanche matin, c’était de nous passer des vinyles, ça allait des Pink Floyd à Joe Dassin en passant par Malicorne et Edith Butler, la palette était plus que large!

Bref la musique a toujours été présente sauf que bien souvent, au niveau des oreilles, je suis aux antipodes des aspirations de mon mari qui préfère l’underground donc pour éviter sa tête accablée et ses commentaires parfois désobligeants, j’ai mis le son sur off…sauf que Johnny est mort! Non non non  je ne suis pas une fan mais comme c’est certainement vrai pour beaucoup d’entre nous, je connaissais quelques chansons de sa longue discographie et à son décès j’ai ressenti le profond besoin de me saouler de chanter toutes ces chansons qui m’avaient d’une façon ou d’une autre accompagnée.

Besoin renouvelé à la mort de France Gall, comme un déclic, un plaisir retrouvé. Je n’ose pas vous dire la tête de mon cher et tendre qui voyait en moi la diva renaitre de ses cendres, chantant à tue tête « Evidemment » et entrainant dans mon sillon ma fille. Qu’est ce que ce fût bon, de s’autoriser à être sans se soucier du qu’en dira t on, même si mon répertoire pouvait donner à certains le cafard! J’ai toujours le sourire aux lèvres d’entendre les autres chanter ou fredonner, l’air de rien, je trouve qu’il n’y a pas plus beau signe de joyeuseté.

Chanter chez soi, dans son intimité, c’est une chose mais chanter avec les autres s’en est une autre. La semaine dernière alors que je faisais une séance test de yoga, on finit la session en chantant en coeur un mantra (le premier de ma vie!) et ce pendant dix bonnes minutes. Comme si la vie insistait à ma porte pour me dire…vas y ! lâche toi! Fais toi du bien! Depuis je ne cesse de le fredonner, bercée que je fus par cette communion des voix et fière d’avoir osé sortir des sons auxquels je ne comprenais absolument rien mais qui me procuraient le plus grand bien.

Je découvre à l’instant le sens de ce mantra dit de protection :

« Je m’incline devant la sagesse première.

Je m’incline devant la sagesse à travers les âges.

Je m’incline devant la sagesse véritable.

Je m’incline devant la grande Sagesse invisible. »

Alors oui je m’incline devant les rires aux larmes et les chants déployés

qui font naître au creux de nous des fontaines de bien être dans l’instant présent.

 

Et vous, quels sont vos fondamentaux? Que vous dit votre enfant intérieur?

Petit clin d’oeil à ma cousine Diane que vous pouvez écouter en cliquant ici,

elle qui nous partage si souvent son talent et pour qui chanter est une sensation de liberté,

une connexion à qui elle est profondément, ici et maintenant.

 

Souces: photo pinterest

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