Auteur : Maud

Lettre à Simone

Lettre à Simone

La vie n’est que choix

Bonjour Chère Madame,

Enfin, permettez moi de vous appeler Simone…

Je voulais vous écrire plus tôt Simone, mais pour tout vous dire je ne trouvais pas les mots, je crois même que j’avais peur.

Vous êtes partie il y a 1an maintenant, à quelques jours de vos 90ans. Laissez moi vous dire combien j’admire la femme que vous êtes même si je ne sais que peu de choses de vous. Vous avez de tous temps rayonné d’une beauté dont on soupçonne la force intérieure indomptée. Je tenais à vous remercier de ce modèle que vous nous avez données : la femme n’est que la somme de toutes ses volontés. Je ne doute pas que sous l’armure, il y eut surement quelques fêlures, mais vous avez certainement su les apprivoiser, c’est ce qui a fait de vous un vrai guerrier.

La seule chose qui m’ait tatouée, historiquement parlant, dans mon parcours de collégienne, c’est vous et votre bataille pour le droit à l’IVG. J’étais en 3ème la première fois que votre nom m’a percutée, cet instant est photographique, c’était annonciateur d’un futur, c’était sans savoir que des années plus tard je comprendrai pourquoi vous m’aviez tant marquée. Cette loi qui prendra votre nom « Veil » est arrivée quelques mois après ma naissance en 74. Allez savoir pourquoi je n’ai retenu de vous que cette bataille, j’étais très jeune, je ne me sentais pas concernée, ça ne m’arriverait pas, au grand jamais….J’avais bien dit Jamais.

Vous savez, j’avais la prétention de penser que je n’étais pas une fille « comme ça », j’ai reçu une éducation catholique, donc comment vous dire que ça n’aurait pas fait très chic dans mon paysage pétri de chrétienté, une ombre au tableau. De toute façon ça ne pourrait pas m’arriver, ces choses là ça n’arrivent qu’aux autres, je me sentais au dessus de tout soupçon, j’avais l’auréole de la fille chez qui tout tourne rond, je me voulais en odeur de sainteté, jamais je ne pourrai pêcher….parce que dans le regard des biens pensants, avorter c’est pêcher, n’est ce pas? et j’ai été de ceux là, de ceux qui jugent.

Mais voilà Simone, un beau jour ça m’est arrivé. On croirait à me lire que ça m’est tombée dessus par hasard, sans même le vouloir. Disons que c’est la résultante d’un mélange de peurs, d’incompréhensions mutuelles, d’attentes inespérées, d’illusions, d’une mauvaise communication, du passé qui pèse son poids comme le futur, avec tout ce qu’il représente d’inconnu. Quoi qu’il en soit cette décision est loin d’avoir été facile à prendre, à vivre et à assumer, même si pour certaines c’est une évidence, elle peut être (très) lourde de conséquences.

Tant d’années après votre loi, je me rends compte combien il est encore tabou d’en parler, de l’écrire, d’ailleurs ivg ça passe tellement mieux qu’avortement sur le papier, c’est tellement plus « léger ». Pourtant je rencontre chaque jour des femmes qui « y sont passées », qui l’ont vécu dans leur chaire et qui portent en elle, encore des années plus tard, les stigmates de ce vécu, de ce choix qui nous a semblé le plus propice à l’instant T.

Ce n’est pas bien vu de raconter, le sujet est supposé rester dans la sphère de l’intimité et pourtant quel merveilleux droit vous nous avez offert Simone, celui d’avoir le choix…de ne pas subir.  Droit si fragile, qu’en plusieurs pays aujourd’hui il vacille, donc si les femmes n’en parlent pas comment lutter pour préserver cet acquis là, montrer que c’est une nécessité pour la femme de pouvoir décider?

D’avoir acté ne fait pas de moi une fille légère ou mauvaise, n’en déplaise à ceux que ça ne met pas à l’aise. J’étais bien initiée aux contraceptions, autant dire que j’avais essayé quelques dispositifs, c’est une familiarité pour la gente féminine, je crois. Ce qui n’a pas empêché l’impensable d’arriver. Je ne vous raconterai pas l’histoire qui m’appartient, tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai agi par amour. Jusque là j’avais déjà encaissé pas mal de choses sur mon parcours et je croyais que je serais suffisamment forte pour supporter ce choix (moi guerrière!). Sauf qu’il m’en a chèrement couté et que j’ai cru ne pas m’en relever. Je me suis sentie morte à l’intérieur, j’ai vécu quelques temps en mode automatique et j’ai mis 9 mois pour que la vie fasse à nouveau fleurir en moi des vagues de joie, naitre de vrais sourires sur mes lèvres, que je retrouve la voie du bonheur et j’ai mis des années pour faire le chemin du deuil et du pardon.

Il y a encore tant de chemin à parcourir, pour aider les femmes à moins souffrir. Cette omerta du silence, c’est tragique quand on y pense. La femme se retrouve noyée dans sa solitude, à panser ses plaies même si pour les autres cela parait absurde, puisque l’ivg devrait être un acte assumé et ne devrait pas laisser de blessures à l’âme.

J’ai eu l’occasion de parler de ma souffrance avec mon homéopathe préféré, un homme d »une autre génération, fervent catholique, qui m’a racontée voir pleurer dans son cabinet des femmes d’un âge avancé versant des larmes sur ce qu’elles avaient vécu il y a fort longtemps. Des souffrances inexprimées, le poids du non dit, des expériences lourdes à porter.

Pourtant, rien n’est moins évident, car nous sommes humaines voyez-vous, façonnées de tant de sentiments contraires, de tiraillements, avec nos valises pleines d’affects. J’ai passé des nuits entières à chercher dans la blogosphère, des réponses à mes questions et je n’ai fait que tomber sur des situations pleines de désespoir qui venaient ajouter du désarroi, une grande détresse à ma situation dépressive. Je cherchais la terre ferme, des mots doux de femmes compréhensives, une oreille attentive, pour m’offrir une trêve dans ce mal être.

En ces temps de traversée du désert, ironie du sort, mes deux amies les plus proches étaient des femmes qui ne pouvaient pas ou n’arrivaient pas à avoir d’enfant alors que c’était leur désir le plus fort. Malgré toutes mes appréhensions, ces femmes ont su m’offrir du réconfort, et plein d’amour à travers leurs larmes, cadeau du coeur de femme à femme.

Il y a x raisons de passer à l’action, chacune est respectable, je ne me poserai pas en diable, personne n’a à porter de jugement. J’ai longtemps regretté qu’il n’y ait pas a postériori d’accompagnement, quelqu’un qui soit présent et vous entend, sans vous considérer en contrevenant. Dans l’environnement médical, il faudrait ouvrir certains esprits, qu’on ne regarde pas la femme comme une ahurie, une irresponsable, ce traitement n’est pas acceptable. Vivre un IVG est dans les actes une banalité, sur une journée le tour est joué mais il faut parfois ensuite des mois pour se reconstruire et poser un regard neuf sur l’avenir avec des cicatrices à l’âme, écorchures que nul d’entre vous ne saurait voir tant les femmes sont douées pour camoufler leurs trous noirs.

Je me suis relevée Simone, mon regard a fini par muer, il a changé quand par un prénom, j’ai insufflé la vie. Le simple fait de ce prénom qui habitait désormais mon existence me donnait de nouvelles perspectives, je n’étais plus une femme à la dérive.

Après cela, j’ai longtemps été animée par le fait de vouloir apporter mon soutien à des femmes en détresse qui aurait connu ce parcours long et parfois difficile du post ivg. Créer un cercle de paroles, échanger, partager, créer un espace de non jugement pour libérer les souffrances, trouver une écoute, du sens, offrir des clés. Je n’ai pas encore OSE, Simone, mais je n’ai pas dit mon dernier mot …

Merci mille fois pour tout Simone, pour vos batailles pour chacune de nous, et je me permettrai de citer une autre Simone « Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère », comme si vous les Simone aviez un chemin tout tracé, celui d’ouvrir la voie aux femmes pour plus de liberté.

Je me souviendrai de votre entrée dans ma vie comme de votre départ Simone, j’étais dans une cabane, perdue au milieu de la nature au pays des chercheurs d’or en Californie, ma vie venait de prendre un virage xxl et le papillon, à Mariposas, déployait surement ses ailes.

C’est ma façon de lutter Simone, ces quelques mots couchés sur le papier, c’est votre combat que l’on doit continuer.

A toutes les femmes,

de quelque génération que vous soyez,

qui aimeraient voir fleurir un cercle,

poussez ma porte….ELLE EST OUVERTE♥

 

A Noé  …

 

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Je suis chamane

Je suis chamane

Ma Nature est Sauvage

J’ai toujours eu un rapport fort à la nature et cela date de toute petite. Vous pouviez me laisser sur une plage ou au milieu d’un champ de fleurs pendant 2 heures, et je ne bougeais pas, j’observais….tout. Les gens, les fleurs, les sons, le vent, le mouvement des vagues, les parfums, tout, je m’imprégnais de tout comme si ce tout m’enveloppait, m’habitait. Plus tard en grandissant, j’ai passé des heures assise sur le rebord de ma fenêtre de chambre à regarder l’infini et à me demander où étaient les limites, l’univers ça va jusqu’où? et mon rôle la dedans? J’ai toujours eu la conviction profonde que la vie ne pouvait pas se limiter à métro-boulot-dodo et qu’il y avait une expérience beaucoup plus profonde à vivre, un sens infiniment plus grand à l’existence.

On parle beaucoup aujourd’hui de la pleine conscience. Je me rappelle alors que j’étais en classe de CE1, j’avais donc 7ans, avoir fait cet exercice de la pleine conscience. Alors que notre chère maitresse Marie Paule donnait son cours, j’ai décroché, j’ai regardé la classe, le tableau noir, dehors par la fenêtre et je me suis dit « il faut que tu te souviennes de ce moment là », pour un plus tard parfaitement inconnu. J’ai voulu figé ce vécu dans l’espace temps de ma vie, un acte en pleine conscience et j’ai photographié cet instant dans ma mémoire. Je constate aujourd’hui que je ne ferai pas mieux du haut de mes 44ans, j’entends « mieux » en qualité de perception, j’ai déjà tout en moi depuis ma naissance pour gouter l’essence de la vie dans ce qu’elle a de plus parfait. L’exercice le plus difficile est de sortir du schéma imposé par les peurs, par l’éducation, par la société, par nos croyances.

« Le problème de notre société (occidentale), c’est l’esprit cartésien »

Il y a des endroits de ma vie, notamment la période où je me suis retrouvée enfermée pendant 6 mois entre quatre murs d’un hôpital qui ont été des passerelles vers ce retour au sacré de l’existence. La vie vous pousse loin dans vos retranchements mais elle sait profondément de quoi vous êtes capable.

Au cours de ces mois d’enfermement j’ai eu le droit à quelques perms, oui comme à l’armée, j’appelais ça une perm, mes autorisations de sortie. Tout ce dont je me souviens dans ces moments où l’on me rendait ma liberté, c’est ma reconnexion au grand tout. La première fois, je sortais d’un mois de bulle. On m’avait isolée, coupée du monde, je mangeais des trucs insipides, mon espace était aseptisé, j’avais pour unique compagnon un lecteur cassette, j’avais pour unique tenue un pyjama bleu, mon seul terrain de jeu était un lit de 90 cerné d’un dais en plastique qui me laissait à peine un mètre autour de mon radeau pour y coller un joli pot de chambre. Personne ne pouvait pénétrer dans le domaine à moins d’avoir une tenue de cosmonaute. 3 jours de perm, une véritable re-naissance, Yallah!

Première sensation divine : enfiler un jean (oui c’est divin un jean…), sentir le frottement du tissu sur la peau, un peu raide mais pas trop, ma tenue d’apparat pour remettre un pied dans le monde.

Deuxième sensation magique: Sentir la peau de ma maman, deux épidermes qui se rencontrent, vous savez ce truc exceptionnel qui passe uniquement par les sens, RESSENTIR, moment rare que de vivre cela en conscience…instant gravé à jamais. Puis il a fallu retrouver le sens de l’équilibre, marcher et là dehors, à peine franchi le seuil de la porte, sur le parking, prendre de plein fouet l’essentiel (Les sens, Ciel!) : le vent sur ma peau, le parfum de l’air, le chant des oiseaux, arriver à la maison et baver littéralement à l’idée de m’envoyer une bonne raclette en plein de mois de Mai, mon rêve est exaucé, bonheur des papilles, plaisir du corps qui vibre de tous ses sens retrouvés. Comment vous dire que je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’à deux doigts d’y rester. Merci infiniment pour la leçon qui m’a ouverte à une dimension bien supérieure.

La Deuxième perm ne m’a laissée le temps de rien, que de tomber en aplasie (chute majestueuse des globules blancs après chimio qui vous rend très vulnérable) et dans les eaux profondes de mon être à la recherche de la force de vie qui me fera remonter à la surface…et j’ai puisé dans tout ce que j’avais emmagasiné de Dame Nature.

Je l’avais tellement rêvé tout ce mois de juillet 93 enfermée entre les quatre murs de ma chambre d’isolement : voir la mer. J’ai tant de fois regardé ces grands murs blancs et vu yeux grands ouverts, l’océan, le bleu de ses vagues, la puissance de son mouvement, l’énergie qui s’en dégage comme un lieu de ressourcement. J’avais trouvé cette faculté à me transporter ailleurs. L’imaginaire a une force insoupçonnée et si vous y mettez l’intention nécessaire, vous transformez le rêve en réalité. Août, Rêve exaucé, je me revois assise sur le sable, foulard sur ma tête à nu à regarder le flux et le reflux et à m’en imprégner bien plus que du regard des gens qui vous regardent autrement.

Ces quelques secondes de perception ultra sensorielle vous emmènent dans la quatrième dimension, vous ramène au coeur du vivant, à sa substantifique moelle.

Un comble pour celle à qui la moelle a été prélevée pour subir une auto greffe. Cette expérience leucémique a été un véritable « reset ». Reset de mes cellules, reset de mon sang, reset de la moelle, reset des sens, retour à l’essenciel.

Résilience : L’année sabbatique qui s’en est suivie a été consacrée à me reconstruire physiquement et mentalement par le sport (pédaler, marcher, courir) mais bien plus encore à aller puiser à la source, en pleine nature, l’énergie dont j’avais besoin pour nourrir mes belles, fraîches et saines cellules, toutes ces particules infimes de mon corps, le moindre atome.

Toutes les années qui ont suivi j’ai toujours eu besoin de vivre à côté d’un fleuve, d’une rivière ou au milieu des montagnes, j’avais besoin de cette puissance (ou de cet amour) de la nature à mes côtés pour me maintenir en équilibre, pour nourrir ma force de vie (parce que j’en ai une sacrée dans tous les sens du terme).

La grande claque est arrivée aux Etats-Unis, où les paysages sont xxl et l’énergie qui va avec, aussi, virage dans ma vie. ça ne se raconte pas, ça se vit. Je suis rentrée avec dans mes bagages mes « medecine cards » et je les utilise au gré de mes envies comme des balises sur mon chemin du moment. Je suis pleine de gratitude pour cette année qui m’a ouvert les yeux et le coeur sur ce qui m’appelle au plus profond de mon âme. Depuis lors l’Energie me court après et me rattrape, certainement pour me mettre sur mon chemin, celui qui est véritablement le mien.

J’écris peu ces derniers temps mais je me laisse submerger parce que j’ai à vivre et à oser partager, je discipline mes peurs.

C’est ainsi qu’en ce début d’année 2018, le 28 Mars, dans le sillon de la pleine lune, j’ai rencontré un chamane, arrivé sur mon chemin par le plus grand « des hasards ». Alors que le chamanisme n’avait fait que me tourner autour en Californie, il fallait que je rentre en France pour le rencontrer. Voilà comment je me suis retrouvée au milieu des Landes, en plein coeur des pins, lieu accessible uniquement par une piste, à boire le thé, à n’entendre que le son du vent des arbres, à penser que c’est comme le bruit de la mer, à sembler être perdu au milieu de nul part mais être au coeur de tout. C’est alors que me sont revenus en mémoire tous ces instants tatoués, ces moments d’une pureté et d’une vérité incroyable, qui ont ponctué mon existence et m’ont ancrée à la terre, à la vie.

A quelques années lumière de mon enfance, je sais maintenant que le sens que je cherchais est caché là sous mes yeux et bien au delà. Maintenant que j’ai poussé la porte, je n’ai plus qu’à explorer. Dans cette pleine ouverture j’apprends à écouter pleinement mon intuition et à être attentive à toutes les rencontres qui jalonnent ma route et aux messages que la vie me délivre comme un cadeau.

Merci à Fred Sidarta de m’avoir ouvert sa porte…

 

Et comme une cerise sur le gâteau, j’ai terminé cette merveilleuse journée du 28 Mars au concert d’Azaf Avidan. Eponge à émotions, humain qui accède à d’autres dimensions, chamane en son genre, comme en transe sur scène, qui vit sa musique bien au delà des notes de musique. Il porte en lui la quintessence de la vie. A le voir, cet alien là, on le prendrait presque pour un fou à moins que ce ne soit un ange, touché par la grâce. Il a su faire naitre en moi des étincelles de bonheur, des larmes d’émotions…un être à l’état pur.

 

 

Chamane. Nous avons tous cette capacité à explorer cette dimension de nous qui sommeille encore.

Sortez. Mettez vous au vent. Respirez. Sentez la caresse. Ecoutez. Ce monde est dense. Est ce que tout ne fait pas sens?

Ne laissez rien au hasard…♥

 

ps: alors que je finis d’écrire ce post, je choisis de tirer une des médecines cards et je prends « L’Aigle » qui représente la puissance du Grand Esprit, la connexion au divin…qui parlait de hasard?!

 

 

 

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Demain sera Féminin

Demain sera Féminin

 Sororité

Today is my birthday et vous savez quel est mon plus beau cadeau du jour, ce qui m’émoustille et me touche profondément?

C’est de voir toutes ces femmes que je croise qui sont en chemin vers l’accomplissement d’elle même. Celles qui font tomber les barrières, qui s’affirment, qui se cherchent, qui au détour d’un virage se trouvent pour se perdre à nouveau, pleine de doute mais sans jamais lâcher ce fil si précieux qu’elles viennent de retrouver, celui qui les pousse à suivre leur instinct, coûte que coûte.

Je suis sincèrement très émue de voir cette puissance émerger, cette toile qui se tisse entre nous, doucement sans bruit, comme si l’on prenait conscience des valeurs perdues, de ce besoin de se connecter à soi pour offrir le meilleur aux autres et d’être en harmonie avec l’univers qui nous porte.

Dans mon jardin, et bien au delà, je vois de magnifiques fleurs s’épanouir dans le paysage féminin qui m’entoure. Des femmes qui se font confiance,  défient le scepticisme masculin, baissent les armes, font tomber les armures, révisent leurs croyances, font fondre la glace, fissurent le masque, laissent émerger leurs émotions, acceptent leurs peurs, puisent l’énergie, lâchent prise, apprivoisent la nature et de ce terreau de vérité, de cette acceptation de la mise à nu, nait une force rare, unique, qui dépasse ce que nous sommes, êtres de chaire et de sang, pour créer une synergie qui nous porte vers un monde nouveau.

Sur ce grand chemin marchent aussi les hommes qui acceptent de laisser parler leur part de féminité, pousser par ce vent qui souffle sur les femmes qui les accompagnent et par un fort désir de façonner de leurs mains un monde définitivement plus humain, où ying et yang trouveraient un nouvel équilibre. C’est en s’ouvrant à d’autres dimensions, où la fragilité à sa place, où l’émotion prend mot, où la douceur n’est pas rédhibitoire, où l’écoute est reine, où l’empathie trace sa route, où les préjugés tombent, que l’homme ouvre son coeur et revient à l’essentiel.

Comme vous je marche sur ce chemin, où j’avance jour après jour, où parfois je trébuche, tombe, reste assise et doute mais toujours la vie vient me prendre par la main, me montre le beau et me redonne l’énergie et la pulsion nécessaire pour aller toujours plus loin.

Dans cet élan vous me portez tous, par la beauté que vous dégagez dans vos sourires, dans vos silences et bien au delà, dans votre simple présence, sur cette voie qui nous pousse à être la meilleure version de nous même. Merci

Alors que j’écris ces mots me revient en mémoire une citation entendue dans le Cercle des Poètes disparus (il y a donc 2018-1989 = 29ans…la claque!) que j’ai bien du voir une bonne dizaine de fois, mon côté idéaliste sans doute :

« Je partis dans les bois car je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas au soir de la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu. » Henry David Thoreau

Partons dans les bois ♥

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Dame Ortie

Dame Ortie

Graine de Sorcière

Les up and down des températures printanières, et ces dernières semaines assez prenantes ont eu raison de ma vitalité…gros coup de plutch! Pas d’entrain, pas de jus, énergie au niveau zéro MAIS devant cette nature luxuriante, je savais que j’allais trouver LE remède pour rebooster la bête, la femme sauvage entre deux eaux (ni tout à fait morte, ni tout à fait vivante) qui ne demandait qu’à sortir de sa tanière.

Dans notre société où trône la performance, nous (J’ai) avons parfois du mal à admettre nos défaillances physiques, accepter que le corps a besoin de ralentir pour se ressourcer voire se mettre au repos total. Bien souvent ces coups de mou ont des répercussions ultra positives sur le mental, du genre « Je suis trop vieille »,  » je suis bonne à rien », etc, etc… je pense que vous voyez le blues venir.

Qualifiée par ma chère soeur d’hyperactive (que nenni!),  je suis en fait (à mon sens) juste curieuse et enthousiaste de faire des tas de choses. J’ai cependant la fâcheuse tendance à aller au bout de mon énergie, je passe alors par quelques jours OUT avant de revenir en piste jusqu’au prochain effondrement. J’ai donc à apprendre l’équilibre, la modération et l’acceptation de mes limites….ce n’est pas dit que les 50 prochaines années suffisent 🙂 , mais je constate sur mon chemin qu’accueillir ces moments d’épuisement comme un sas de ressourcement et de temps pour soi, sans culpabiliser de ne pas être une Wonder Woman H24,  est un énorme pas vers plus d’indulgence et d’amour en vers soi même.

Par ailleurs je vous rappelle que l’astre Lune n’agit pas que sur la pousse de vos légumes et sur les marées, il est impactant pour nous les femmes puisque nos cycles sont calés sur ses rythmes. La nouvelle lune approchant (Mardi 15 Mai), je prends donc également en considération que j’entre en phase de perturbations (si, si je vous le garantis).

Où mieux que dans la nature puis je trouver une solution harmonieuse à mon état du moment?

Je vous confie un secret (encore..) : Pour me remettre rapidement d’aplomb, ni guronsan, ni red bull en vue juste du NATUREL, gracieusement offert par la terre mère.

Ni une ni deux, j’appelle une sorcière, il faut toujours allier l’utile à l’agréable, puis une amie c’est toujours mieux pour faire causette. Nous allons donc faire cueillette de la précieuse plante aux mille vertus : L’Ortie. Nous voilà parties, bottes aux pieds, de gants armées, avec cagette, sourire et la langue prête à délier ;). Allez faire cueillette un peu loin du bord des routes ou sentiers, pour éviter les pollutions, urines d’animaux et contentez vous de prendre les parties hautes et tendres.

Sorcière

L’ortie foisonne, la tête haute, rarement fleurie, parfois chargée de petites bêtes à ne pas ramasser! On sent que l’alternance de pluie et soleil a joué en la faveur de la végétation que l’on sent toute puissante, l’ortie pique même à travers le gant…Bon sang! Ce n’est pas ça qui va nous empêcher d’avancer et d’accomplir notre mission …réaliser UNE POTION.

Nous voilà rentrées les cagettes pleines, y a plus qu’à rincer, ciseler et mettre le tout dans un grand bocal. Tassez bien l’ensemble et versez dessus de l’eau bouillante pour recouvrir la plante, fermez et laissez infuser pendant une bonne heure. L’eau devient alors verdâtre, se charge en minéraux, en oligoéléments, en vitamines et déborde de chlorophylle.

Buvez plusieurs verres de ce précieux breuvage (pas trop en fin de journée…effet tonique garanti) au goût de …pomme de terre. Vous allez bénéficier de ses vertus diurétiques, dépuratives, reminéralisantes, détoxifiantes, anti-allergique, antibactérienne…et j’en passe tellement la liste est longue!

L’effet positif n’a pas tardé à se faire sentir, dès le lendemain mes poids aux pieds s’étaient envolés, le tout pour trois fois rien mais avec en prime un moment de détente en bonne compagnie.

Dans ma grande bonté (oui la sorcière est bonne  :)), j’ai conservé une partie de ma récolte pour mon cher et tendre qui souhaitait faire un purin d’ortie pour lutter contre les pucerons qui avaient décidé de mettre à mal nos rosiers. Les orties ont donc été mis en mode macération  avant d’en filtrer le jus puis de le pulvériser. Il sera par ailleurs testé comme fertilisant …affaire à suivre! Nous allons voir si le résultat est aussi performant que sur mon manque d’allant!

Mesdames à vos balais,

partez à la conquête de votre bien être,

nourrir votre sang comme le faisaient nos arrières grands ♥

Faites moi plaisir, partagez vos constatations après ingurgité cette généreuse potion 🙂

 

PS: Chaleureuse pensée pour Marie Pénélope Pérès qui dans ces moments nous accompagne parce qu’elle nous a appris, ré-appris, transmis, dépoussiéré nos mémoires, reconnectées à nous même et à la nature souveraine.

 

 

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Soin du visage et Reiki

Soin du visage et Reiki

Beauté d’Anges et Agnès

Anges étant l’anagramme d’Agnès…tout est écrit ou presque. Agnès est effectivement un ange blond qui vous envoute (si si!) de ses yeux clairs, une beauté chaleureuse et infiniment accueillante que ce bout de femme pétillant.

Comme il n’y a pas de hasard, je dirais que j’ai rencontré Agnès par chance. Elle faisait une promotion sur ses soins mais comme je suis arrivée sur l’information un peu sur le tard, l’occasion m’est passée sous le nez…sauf que l’ange Agnès dans sa grande générosité m’a renouvelée son offre pour en bénéficier quelques jours plus tard.

Je ne suis absolument pas une adepte des soins esthétiques, je ne vais jamais en institut et je ne me laisse choir sur un fauteuil pour un soin que lors de très rares occasions type vacances en pays lointains. Je suis juste une raide dingue de massages parce qu’ils me reconnectent à mon moi profond, à mon espace de zénitude intérieur. Comment vous dire qu’Agnès allie à la perfection modelage et soins pour vous faire passer un moment unique qui n’a absolument rien à voir avec les quelques soins esthétiques reçus jusqu’alors.

Agnès vous invite dans sa bulle à l’arrière de sa maison, elle vous cueille avec son sourire et son extrême douceur, sous laquelle on sent force et détermination…La puissance de l’ange. C’est alors que vous vous retrouvez allongée sur la table de soins et commence alors le ballet de ses mains qui jamais ne vous quittent jusqu’à la fin de ce moment divin.

Agnès vous modèle le visage au rythme du soin, et même au moment de la pause du masque, elle en profite pour vous bichonner les pieds, juste pour que vous soyez parfaitement relaxée…Bonheur.

Toutefois pendant le soin une chose m’intrigue, à chaque passage des mains de l’ange sur mes yeux c’est un artifice de couleurs, des tonalités qui émergent avec une incroyable force. Agnès est aussi praticienne en Reiki et malgré les barrières de protection qu’elle instaure avec son client, il arrive que les énergies transcendent le moment parce que vos antennes sont aussi de sortie!

Pendant le soin Agnès est tout à l’écoute de ses ressentis et la lecture qu’elle fait de ceux ci est d’une clairvoyance étonnante. Elle voit vos douleurs physiques (j’ai un vieux noeud qui traine derrière l’omoplate gauche…vu), perçoit vos aspirations profondes ( Dis donc Maud ça vous parle le féminin sacré? heu non pas du tout pourquoi? ;)), bref elle lit en vous comme dans un livre :).

Bref il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité débordante et revenir faire une séance de Reiki que j’avais déjà expérimenté à San Francisco avec Caroline Vigery. Française exilée depuis des années et qui n’est pas prête de rentrer, au vu du wagon de retard que nous avons en France sur notre ouverture d’esprit à ces soins énergétiques. #tabou #secte #schizophrénie  #vavoirchezlesfoussijysuis.

Revenons-en à notre Ange avec qui j’ai partagé un moment encore plus coloré que le premier!!! En Rei-ki (Energie Universelle Liée à la vie) le praticien est un canal de l’énergie et il vient par apposition des mains harmoniser vos différents chakras. C’est une technique de guérison par l’énergie d’origine japonaise qui vise à restaurer le bien être physique et émotionnel, lié aux différents secteurs inhérents aux chakras. Voici un aperçu des chakras et de leurs secteurs…en anglais à défaut d’avoir trouvé une version française…so sorry.

 

Je ne m’aventurerais pas plus sur ce chemin pour le moment, je laisse murir ce qui doit fleurir. Ce que je retiens néanmoins, c’est que les VIBRATIONS de ce moment m’ont offert le lendemain une merveilleuse SYNCHRONICITE pleine de good vibes!

Mille Mercis à l’Ange Agnès…et à très très bientôt♥

 

ps: je sais que des convaincues de Beauté d’Anges me lisent….Allez y ! commentez MesDames!

 

Source image Reiki : http://emwcenter.com

 

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La Sève de Bouleau

La Sève de Bouleau

Chut c’est un secret…de vitalité

« Mais comment fait elle pour être si souple et pleine de vitalité??? » Vous dites vous. Eh bien elle use et abuse des bienfaits de la Nature 🙂

Parce que depuis plusieurs années maintenant, qu’est ce qu’elle fait quand le printemps fut venu??? Elle fait sa cure de sève de bouleau fraîche pendant 21jours!!! Et pourquoi donc??? Parce qu’elle est vivante et nous aide à nous libérer des toxines accumulées pendant l’hiver. Drainante, reminéralisante, vitalisante, c’est un vrai concentré de jeunesse….vous comprenez maintenant pourquoi je ne fais pas mon âge 😉

La sève de bouleau fraîche, c’est une fois l’an et c’est au printemps..of course! Au moment où les arbres vont puiser en terre toute l’énergie, la nourriture et l’eau nécessaires à leur croissance et à l’éclosion de leurs bourgeons, symbole de la vie qui sort de son nid.

La sève Cathare est récoltée de façon artisanale sur le plateau de Sault à 1000m d’altitude dans les Pyrénées. Une récolte qui se fait manuellement dans ce lieu préservé, au milieu des forêts sauvages et de l’air pur, pour une sève de bouleau ultra fraîche et bio!

Je « gruge » encore un peu plus parce que je la prends non pas nature mais enrichie en bourgeons de cassis pour plus de tonus, de souplesse, grâce à l’action anti inflammatoire du bourgeon de cassis qui renforce par ailleurs la résistance de l’organisme aux infections virales et bactériennes.

La sève de bouleau fraîche existe donc version :

*Nature : vertu détox

* Cassis : Détox+anti inflammatoire

*Silhouette : une combinaison de bourgeons de cassis, châtaignier, romarin et frêne pour drainer le foie, la lymphe et les reins pour dégommer capitons et rondeurs.

*Synergie Tonique :  bourgeons de cassis, séquoia, chêne et pin agissent en osmose pour tonifier le système immunitaire

*Probiosève : la sève passe par un processus de bio fermentation pendant plusieurs mois ce qui crée un breuvage équilibrant la flore intestinale et renforçant les défenses immunitaires.

Bref de quoi faire le bonheur de chacun, chacune!

Si la nature a beaucoup à nous enseigner, c’est peut être par les arbres qu’il faut commencer.

Si la Sève vous était contée, je suis sure que vous seriez persuadés d’en profiter,

c’est sans doute trop tard pour cette année mais ce n’est pas vain, pensez y pour l’an prochain ♥

lasevecathare.com

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Buffet Art Déco

Buffet Art Déco

Meuble Relooké Vintage

Vintage non pour son style mais pour la couleur de ce bleu. J’ai encore craqué sur ce vieux meuble tout en simplicité mais bourré de charme qui me raconte des histoires depuis celui ou celle qui l’a généreusement créé à toutes les maisons qui ont pu l’héberger. Caché sous sa couleur marronnasse, j’avais envie de lui enlever cette fine couche de peau qui l’empêchait de révéler tout ce qu’il a de plus beau. Ces sculptures joliment ciselées et la couleur naturelle de son son bois blond.

Le voilà quand il est arrivé…

Armée de mes ponceuses, je l’ai doucement mais surement déshabillé…y a rien de plus excitant que de découvrir le bois mis à nu…bref fin de la pause érotique :). Un peu d’huile de coude et des litres de patience plus tard, le voilà reparti pour une nouvelle vie.

D’ailleurs il attend gentiment dans mon entrée un nouveau foyer…

A bon entendeur, si jamais vous craquez ♥

Meuble art déco relooké

 

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Relation Père et fille

Relation Père et fille

Au Nom du Père

Comme j’ai pu écrire Etre Mère, il me paraissait évident de parler des pères. Etrangement l’idée de ce post est née il y a plusieurs mois, 9 exactement, comme pour un accouchement il arrive à point aujourd’hui, petit clin d’œil de la vie, parce que cette semaine mon cher père c’est ton anniversaire, ta fête aussi et la mienne aussi ;), c’est donc  NOTRE semaine…alors comme un cadeau je te dis ceci…

Je ne sais combien de fois j’ai recommencé ces lignes avant de trouver la juste façon d’aborder la chose. Je sais que c’est un sujet clé, qu’en ce qui me concerne et comme pour beaucoup d’autres filles, ce lien père-fille a beaucoup joué, sur ma façon de me construire, sur la femme en devenir.

Je constate que cette relation est un long voyage fait souvent de demi-mots, de distance, de douceur, de pudeur mais aussi parfois de rage, de douleur, de grande souffrance intérieure, d’incompréhension et de silence de plomb.

Il est celui après qui on court jour après jour, celui qu’on appelle papa avec amour et qu’on crève qu’il nous serre dans ses bras.

Il est le chêne, symbole de l’enracinement et de l’ouverture à toutes les dimensions. Arbre séculaire, il est le point d’ancrage, le pilier, le re-père, celui dont on espère que de nous il soit fier. Il représente la force et la douceur, héros de notre coeur. On pousse à l’abri de ses branches, où l’on cherche sécurité et tendresse auprès de ce monstre de robustesse mais ce n’est pas si facile de conquérir une telle forteresse.

Autoritaire le père, on se frotte à son écorce voir si on s’y pique et dans cette rigueur qui fait parfois naitre en nous des peurs, il nous hisse à sa façon vers le ciel, nous aide à déployer nos ailes pour pouvoir un jour s’envoler…bien armée. Dans sa façon d’agir, il nous transmet des valeurs fondamentales, celles qui nous font grandir, devenir un être avec des bases capitales : force, droiture, respect, dur labeur et l’humour toujours…mon petit papa à moi, c’est ta signature, ta façon de t’exprimer, Toi qui as fait du rire un langage, une zone de partage.

Et comme dirait quelqu’un que je connais bien « Tu es ma crainte et mon complice. J’ai tant aimé sentir tes grandes mains rêches de travail glisser sur mon visage et cette odeur d’essence de bois qui m’emplit de bien être chaque fois. J’ai arrêté si souvent mon souffle en passant devant ta porte au bout du couloir lorsque je rentrais de mes sorties un peu trop tard, toi qui veillais l’oeil ouvert dans le noir pour m’annoncer au petit matin que j’avais eu 12 min de retard… »

Souvent il nous garde à distance, non pas par méfiance mais c’est je crois ce que leur dicte du fond de leur conscience…la bienséance. Ce qui nous apparait alors comme de la froideur, n’est peut être rien d’autre au fond que des tonnes de pudeur.

On cherche à capter son attention lui qui ne regarde souvent que loin à l’horizon, soucieux de nos demains, il veille au grain. Elément satellitaire le père? Lui qui va et vient, part tôt et rentre tard, absorbé par sa grande mission, prendre soin de toutes les âmes de la maison, animé par sa grande responsabilité que rien ne vienne à manquer.

Pourtant tu manques souvent papa, pris dans les exigences planétaires, préoccupé à faire, tu deviens celui qu’on espère, alors en attendant on se love dans tes pulls, on s’enivre de ton parfum comme enfermée dans une bulle, on cherche ta présence sans fin quelque soit la façon on trouve toujours un moyen, une photo, un mot…parfois trois fois rien.

Tu n’es pas souvent le confident, celui à qui on vient dire ce que l’on ressent, parce que dans le manque de proximité souvent on perd les mots pour tout t’avouer. T’es le poseur de limites, celui qui attend à minuit derrière la porte et qui s’agite. Celui qui nous fait la tête au carré, avec ses problèmes de maths et les mètres cubes à calculer. C’est sans doute pour ça que j’ai fait littéraire, au moins j’avais la paix avec Baudelaire 😉

On projette sur le père un idéal, on le met sur un joli piédestal, le plus fort c’est mon père, une chanson qui en dit déjà long. Alors que j’ai passé mon enfance à vouloir me plier à tout ce qui me semblait être tes attentes et tes exigences, je me suis fourvoyée sur le chemin que j’avais emprunté, dans cette façon que je cherchais par toi de me faire aimer. Forteresse à conquérir, j’ai cherché dans ma façon d’agir à atteindre celui qui me semblait si lointain, jusqu’au jour où sur mon épaule il posa sa grande main, instant photographique, évènement magique.

Seulement il en faut du temps pour comprendre que l’amour ça ne passe pas par les mots toujours, et que même si on ne le voit pas dans les gestes, on peut lire dans le regard que l ‘essentiel n’est pas en reste.

Mais sous cette carapace de bois, y a des siècles de patriarcat, qui disait fais pas ci fais pas ça, une attitude dictée qui commence doucement à fissurer pour laisser passer la lumière de l’amour inconditionnel des pères. Parce que les filles n’ont pas toujours été bien considérées, parce qu’il y a des barrières difficiles à faire tomber, dictées par la religion, dictées par je ne sais quelles autres raisons.

A chacun sa façon d’exprimer sa tendresse, manière parfois empreinte de maladresse, argent à profusion, papa qui ne sait pas dire non, une étrange façon d’habiter nos vies parce que c’est sans doute plus facile que de plonger dans l’intimité des mots, j’avoue on vous en demande parfois peut être un peu trop.

Et j’ai bien l’impression que quelque soit les générations, ce qui aura été dans l’enfance, marqué souvent par une certaine distance pour ne pas dire parfois indifférence, laissera une empreinte dans nos vies de femmes et marquera fortement notre chemin de construction.

D’où mon désir d’aller chercher des regards croisés de femmes, qui chacune à travers leur âge et la petite fille qu’elles ont été, portent sur cette relation qui a définitivement compté.

Finalement tous les mots qui m’auront manqués dans l’enfance, j’en ai fait ma force, j’ai trouvé très tôt dans l’écriture de quoi panser mes blessures et c’est grâce à cela aujourd’hui que finalement je m’épanouis. A 43 ans de là ce que je sais c’est que je peux compter sur toi, sur ta présence dans chaque moment fort de mon existence, que les mots d’amour ça ne fait pas tout et que même si tu ne nous as jamais inondé de bisous ce qui importe c’est ce qui émane du cœur un point c’est tout.

♥♥♥♥

« Si papa si…papa si tu voyais ma vie »

Si papa si…

Si tu avais mis de la tendresse dans ma vie, je n’aurais pas eu toute cette colère quand j’ai grandi

Si tu ne m’avais pas offert toute cette indifférence, je n’aurais pas eu besoin d’être tant rassurée et sécurisée quand du nid je me suis envolée

Si j’avais pu garder toute mon innocence, je n’aurais pas souffert de cette grande culpabilité de vous voir, maman et toi, séparés après autant d’années

Moi qui avais si peur d’être abandonnée à l’heure où je me suis mariée, tel un animal à apprivoiser j’ai appris à faire confiance et je suis émue de cette chance.

J’avais fini par idéaliser l’Amour, j’y avais mis plein d’espoir autour, j’avais le besoin impérieux d’aimer comme celui d’être aimer, de vivre quelque chose d’harmonieux

Tu sais papa, j’avais si besoin que tu sois là dans les moments forts de mon existence, c’est la petite fille qui te le dit et la femme devant toi qui s’avance

Tu sais papa, je n’ai jamais su comment tu m’aimais même dans les plus simples gestes de la vie, un regard de complicité, un sourire juste esquissé, je n’en demandais pas plus, un signe anodin tout au plus et j’ai été si bouleversé qu’un homme, mon mari,  puisse m’accepter comme je suis.

Mais tu sais papa, de tous ces manques là, j’en ai fait ma force, comme l’arbre nourrit son écorce, j’ai avancé souvent dans le doute mais tout au long de ma route, les autres m’ont renvoyée les qualités que je n’avais pas soupçonnées.

Je t’emmène partout mon papinou grâce à cette photo tendresse où je suis sur tes genoux, ainsi tu es toujours avec moi à chacun de mes pas

Pourtant J’ai tant voulu de ton joug me libérer, que tu m’as donnée très tôt soif de liberté, j’ai eu très vite des ailes pour m’assumer, alors de ma vie j’ai pu rapidement décider

juste une seule fois, J’ai trouvé la paix avec toi mon petit papa quand suite à ton avc, alors que tu ne pouvais désormais plus parler…tu m’as laissée enfin te toucher

Je sais pour toi les filles, ce ne sont que des âmes de pacotilles, elles ne méritent qu’indifférence, c’est pas aussi valeureux qu’un garçon quand on y pense

T’as mis tellement d’ironie à humilier ce que je suis, mais grâce à toi, je sais aujourd’hui exactement ce que je ne veux pas et tu m’as appris à savoir écouter dans le respect, là où toi tu étais dans le rejet.

Suis si touchée papa, quand je vois un homme prendre son enfant dans ses bras, je me dis qu’il lui fait le plus beau des cadeaux, parce qu’il lui offre de l’amour juste comme il faut, qu’elle avancera sereine parce qu’elle sait qu’elle a un père qui l’aime.

C’est beau un homme qui laisse tomber l’armure, qui regarde au-delà de ses blessures et qui donne de la tendresse (à celle qu’il aime) juste comme une promesse

On a tous nos parts d’ombre et de lumière, c’est comme une danse entre nous et l’univers, la recherche permanente d’équilibre, trouver la juste note qui vibre

Tu m’as transmise ton goût pour la nature, c’est là où j’erre pour me rapprocher de la terre et de ses créatures.

J’ai mis du temps papa, à faire la paix avec toi, je me suis construite si lentement, pour lâcher les armes il m’a fallu longtemps. Et chaque jour qui vient, je continue mon chemin et je tisse un lien avec mes sœurs et mes frangins, où se mêlent nos différences, nos espoirs et nos douleurs d’enfance.

Et si tu m’entends là haut, je veux te dire que mon amour ici bas s’envole chaque jour vers tes bras et que c’est grâce en partie à toi que je suis juste moi.

♥♥♥♥

« Père entre douceur et violence…L’ambivalence »

Au contact de mon père, dés mon plus jeune age, j’ai découvert la douceur et la violence… Il y avait les deux, même si à mes yeux, la violence au sein notre relation était bien plus présente. Pendant longtemps, j’ai pensé intérieurement en silence que notre famille était poursuivie par la malchance… Oui, notre vie ne ressemblait pas du tout à celle de mes camarades… Je me suis souvent sentie perdue face au comportement de mon père à notre égard. J’étais également très tourmentée par notre condition de vie difficile et peu ordinaire… Lorsque j’ai commencé à écrire ces mots, c’est une colère froide qui a montré le bout de son nez. Je ne soupçonnais plus son existence car je pensais l’avoir complètement libérée… Il m’a fallu quelques semaines pour l’accueillir sans la juger, ni la rejeter… Je réalise à présent qu’une grande souffrance intérieure, non exprimée m’a accompagnée tout au long de mon enfance et de mon adolescence. Je me demande même comment j’ai pu tenir bon pendant toutes ces années. Énoncer tous les détails de ce que j’ai vécu, ne changerait rien… Le comportement de mon père était à l’opposé de ce que j’attendais de lui. Pourtant au fil du temps, j’ai appris à changer de regard sur notre relation. Je sais à présent, qu’elle m’a amenée à développer une grande sensibilité qui me permet d’aborder la vie avec une conscience bien plus élargie. J’aurai bien plus à dire à ce sujet mais je souhaite juste me concentrer sur l’essentiel qui suit. Nous ne nous voyons plus depuis de longues années. Ces quelques mots sont l’occasion de partager l’expérience qui a transformé mon regard sur la vie à tout jamais :

Un jour, lors d’une séance de sophro-analyse, en état modifié de conscience, la personne qui m’accompagnait m’a suggérée de visualiser un endroit où j’allais à la rencontre de mon père. Nous étions sur un joli chemin fleuri et nous marchions l’un vers l’autre. A notre rencontre, nous nous sommes instantanément serrés dans les bras. J’ai aussitôt ressenti que nos deux cœurs s’ouvraient l’un vers l’autre. Nous communiquions de cœur à cœur. Je le sentais physiquement dans mon corps. La chaleur et la vibration de nos cœurs nous inondaient au plus profond de nos cellules. Je ne pouvais plus penser avec ma tête. J’en étais complètement coupée. Je fus complètement surprise et étonnée car je ne m’attendais pas du tout à ressentir cela. J’ai su à ce moment bien précis que ma relation avec mon père avait toujours été juste. Ce fut un moment inoubliable ! Car il ne m’a pas aimée comme je l’aurais souhaité, bien au contraire, mais il m’a permis au travers de cette expérience, de ressentir physiquement au plus profond de mon cœur ce qu’est la vibration de l’Amour. C’est un ressenti  extraordinaire qu’il est difficile de décrire avec des mots. Ce fut une vraie révélation pour moi car j’ai réalisé qu’au sein de chaque difficulté que la vie nous présente se cache un véritable trésor qu’il nous appartient d’aller cueillir. J’ai mis 40 ans pour trouver cette pépite là. Depuis ma blessure continue de guérir au rythme du temps qui passe. Je constate en même temps que le chemin est souvent à refaire, pour en connaître les moindres méandres sans doute jusqu’à la fin de ma vie… A chaque fois lorsque je suis prête la vie m’offre une nouvelle clé pour me libérer… Comme l’occasion d’écrire ces mots pour ouvrir une nouvelle porte ! Je remercie mon père, comme je remercie la vie car chaque enseignement est un cadeau précieux ! Depuis ma naissance, son rôle est de m’apprendre à Aimer, oui aimer sans condition tout ce que la vie me propose ! Je peux dire aujourd’hui que je l’aime pour ce qu’il est tout simplement et au delà des apparences il est un père parfait pour moi. Merci à toi Maud de m’avoir demandée si je voulais témoigner, merci infiniment de me permettre d’aller rencontrer ma liberté d’être au travers de l’écriture aussi….

V.P

♥♥♥♥

« Se construire en opposition, un pied de nez à une tentative de démolition »

La relation entre un père et sa fille participe au bon développement moteur et cérébrale de la personne tout autant que la relation mère/fille.

Toute relation quelle qu’elle soit, doit être basée sur le respect et la confiance. La famille, en plus, apporte une notion de limite et de règles de vie. Ce qui permet à l’enfant de faire ses propres choix et ses expériences. L’environnement familial est un facteur primordial dans la mise en place de l’intelligence chez l’enfant, il l’aide à structurer son cerveau et solidifier ses apprentissages.

C’est toute la réflexion de mes études et de mes lectures, j’ai cherché à comprendre l’intelligence, l’intelligence cognitive, c’est-à-dire la pensée, le raisonnement et j’ai voulu montrer que l’intelligence cognitive était liée à l’intelligence émotionnelle. Sans doute parce que j’ai entendu dire par mon père une bonne partie de ma jeunesse que j’étais bête et que les autres étaient plus intelligents. Je voulais savoir pourquoi ?

Grâce à mes expériences au CNRS j’ai découvert que l’intelligence était une capacité basée sur des apprentissages et non une capacité innée. On nait avec un potentiel énorme et on devient « bête » si l’environnement est mauvais. (Stress, violences, traumatismes…).

Voilà une petite introduction qui peut expliquer bien des choses. La belle histoire se termine là, car les fantômes du passé, finissent, toujours pas vous retrouver. C’est mon histoire, une histoire banale en somme qui arrive très souvent dans beaucoup de familles, qui aurait put être différente mais qui grâce à Dieu finit bien.

J’ai été blessée en profondeur par des gestes, par des mots et par de l’indifférence pendant que mon corps essayait de grandir. Mon père n’a jamais su être un père. Aucune tendresse, aucun mot doux, aucune patience et aucune pédagogie et ma mère était trop occupée à se protéger elle-même de cette même attitude pour voir le mal qui me rongeait.

C’est les livres qui m’ont aidée à supporter, ils m’ont permis de m’évader et m’ont permis d’aller loin dans mes études. Mais même si on répare son corps, son âme reste blessée.

Le père est là pour rassurer son enfant, pour l’encourager dans ses apprentissages et lui expliquer les choses de la vie. C’est tout aussi important que de le faire manger équilibré et de l’habiller correctement. En plus le père véhicule l’image masculine, ce que l’on appelle en psycho le phallus. Une petite fille dans le regard de son père va se voir en femme et apprendre à être, un être désirable. Les prémisses de la sexualité se font par le regard du père c’est pourquoi Freud dit qu’une femme cherche dans son mari ou compagnon l’image de son père. Et cela se confirme.

Moi j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un de très différent de mon père et c’est ce qui a fait la différence finalement, car d’autres femmes n’ont pas ce destin. Ce quelqu’un m’a appris à aimer et à m’ouvrir aux autres. J’ai eu deux enfants à qui j’ai pu donner énormément d’amour et en recevoir autant en retour. L’amour est la clé de la vie et sans lui on s’éteint. C’est pourquoi je suis quelqu’un qui vit dans le partage et dans l’écoute. La colère altère le corps. Elle est mauvaise. Je crois en Dieu et c’est ce qui m’aide aussi.

Pour conclure, je dirai que je reste quelqu’un de fragile et de vulnérable. J’ai longtemps pris des médicaments et vu des psychologues pour calmer mes angoisses et aujourd’hui j’évite de revenir en arrière. Mon métier, d’aider les enfants en difficulté vient de là, je veux leur transmettre comme message qu’il faut croire en soi et continuer à avancer malgré les échecs. J’envisage de devenir enseignante car je me suis rendue compte que j’aimais partager mes connaissances et travailler avec les enfants.

Comme une belle revanche sur le passé, je peux remercier mon père finalement de m’avoir poussée sur ce chemin en toute indifférence car en prenant le contre pied de toutes ces années difficiles à digérer j’ai fini par me révéler. Oui c’est vrai que grâce à mon père, j’ai appris à communiquer sur ce qui ne va pas et à réfléchir avant d’agir. Oui c’est vrai je me suis relevée de cette indifférence et j’ai essayé de ne pas reproduire ce qu’il avait fait. Quelque part il m’a montrée le pire dans les relations humaines et pour ça je peux le remercier. Aujourd’hui ma relation avec mon père n’est pas vraiment pacifiée. Une partie de moi a pardonné une autre non.

A.L.B

♥♥♥♥

J’imagine qu’il existe autant de relations père-fille que de pères et de filles différents. Mais est il si facile de voir au delà de nos souffrances et de nos manques ce que cette relation nous aura apportées, ce en quoi elle a contribué à faire la femme merveilleuse que nous sommes devenues comme si cette relation avait façonné en nous une pépite qui révèle les plus belles facettes de nous même.

Promis la prochaine fois j’interviewe les papas 😉

 

 

PS: et je vous invite à regarder le film « C’est tout pour moi » de Nawell Madani, un film qui parle de la relation père-fille avec beaucoup d’humour

 

 

 

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Atataye

Atataye

atataye.com

« La ceinture increvable! »

Oui parce que Atataye propose des ceintures faites en pneus de vélo recyclés…elle est pas belle l’initiative? Elle est pas géniale l’idée?

Bon bah encore une fois j’ai craqué, je ne peux qu’encourager le bel élan de créativité de cette petite entreprise qui existe depuis 2015. Je constate donc que j’ai été l’une des premières à l’encourager car c’est à cette époque que j’ai fait l’acquisition de ma ceinture super upcyclée. Je suis très fan de ma ceinture atataye un brin vintage, bi colore que je porte presque tous les jours, j’y tiens comme à un gri gri qui me ferait du bien!

 

Et qui se cache derrière Atataye? Une femme, au doux prénom de Nadège qui vous fait le joli privilège de vous tailler un objet unique que vous ne verrez pas sur tout le monde vu qu’il n’y en a pas 50 à la ronde qui en fabriquent sur la place publique. Une idée cadeau originale, qui sera forcément à votre taille, vous en trouverez surement une à votre goût, cherchez bien y en a une juste pour vous, que vous soyez citadin ou tout terrain, vous verrez que Atataye c’est pas du bidon, c’est la ceinture nouvelle génération,une affaire qui tient la route et qui va se développer ça ne fait aucun doute.

Le jour où votre vélo fétiche sera crevé, les pneus récupérez, surtout n’allez pas les jeter, appelez Atataye elle en fera une belle ceinture qui vous aille ♥

En direct sur France Inter…

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Appelez moi Simone!

Appelez moi Simone!

Simone et Les Mauhargats

Je crois que le 8 mars est le bon jour pour vous parler de Simone et Les Mauhargats.

Non que je m’affiche comme féministe mais force est de constater que les femmes sont dotées d’un fort pouvoir créateur, je le remarque de plus en plus fréquemment sur les salons dédiés à la création où la gente féminine domine.

Ainsi je trouve éloquent de mettre en ce jour en avant, ce collectif que je suis depuis quelques temps et que j’intègre chemin faisant, le temps de m’envoler un peu mieux armée, après que j’aurais pu m’appuyer sur l’expérience de ceux qui ont déjà bien bourlingué.

Grâce à mon activité de « relookeuse » de meubles et objets (L’Arbre à Papillons) que j’avais laissée en suspens l’an passé et que je reprends, j’ai la chance d’incorporer en pépinière en tant que « jeune » créateur, le collectif d’artisans d’art et de créateurs : Simone et les Mauhargats (les mal fagotés, ndlr ). C’est un collectif d’hommes et majoritairement de femmes, une boutique de 25 créateurs située dans le village médiéval de St Macaire en Gironde, une galerie d’Art, une pouponnière et une pépinière pour aider, accompagner au lancement et développement des activités de créateurs plein d’élan!

Un projet qui devait à l’origine s’appeler « En voiture Simone » malheureusement ce fut pour découvrir que le nom était déjà pris à l’INPI! Néanmoins l’initiatrice (eh oui c’est une femme et passionnée avec ça!) de l’aventure, conserve « Simone ». Prénom à la forte résonance féministe, que l’on retrouve porté par de nombreuses femmes fortes qui ont marqué l’histoire, lui accole Les Mauhargats et comme ce n’est pas son dernier mot, elle conserve aussi l’image de la voiture dans son logo. 😉

Cette initiative à l’origine privée devient une association Loi 1901 en 2015 avec l’ambition de créer un réseau de co-acteurs, co-créateurs, consomm-acteurs qui outrepasse les limites du départements pour valoriser les métiers d’art et les artisans sur le territoire.

Les Simone ne sont pas en manque d’idées et d’initiatives, elles lancent entre autre animation cette année la 3ème édition du « Printemps des Simone » qui aura lieu le Dimanche 22 Avril prochain. Soit plein d’artisans et créateurs dans les rues de St Macaire qui vous proposent de découvrir leur savoir faire et de participer aux activités sous forme d’ateliers.

Suivez donc la petite voiture rouge de près, vous allez être étonné de tant de créativité, comme quoi l’émulsion (de groupe) ça a du bon!!!

 

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