Auteur : Maud

Peindre les ombres

Peindre les ombres

Transmuter par la Matière

J’ai reçu cet accompagnement en vision nocturne. J’ai vu mon ombre portée au sol et j’ai entendu « peindre les ombres ».

Nul besoin d’être artiste, de répondre aux standards des beaux arts. Nous allons passer par la création pour libérer les émotions. Vous souhaitez trouver un chemin de paix pour mettre au passé, colère, tristesse, souffrance, c’est en passant par la matière que nous allons libérer vos chaines d’acier. La créativité est un puissant allié, personne ne saurait m’en faire douter, toute femme porte en elle cette capacité de créer.

Accompagnement en 3 temps

Tout d’abord, une matinée au cours de laquelle je vous invite à peindre « vos parts d’ombre » en laissant émerger de vos entrailles ce qui vous tenaille. Un éventail de supports et d’outils vous sera proposé, matériel, peintures, et je ferai le chemin à vos côtés pour vous guider. Laissez votre âme parler, elle a des tas de choses à vous raconter.

Déjeuner « transmutation », chercher la lumière dans le noir. Façon Auberge espagnole

Comme « Après la pluie, vient le beau temps » et que de la conjugaison des deux, nait l’arc en ciel,  vous viendrez mettre de la couleur sur vos ombres. Une douce mutation, pour vous envoler tel le papillon.

10h00 – 16h30

110€

Photo à la Une: Toile réalisée selon le « Vedic Art »© qui s’appuie sur les 17 principes fondamentaux de Kurt Källman

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Les mots pour l’écrire

Les mots pour l’écrire

Acte de guérison, acte de transmission

Cet accompagnement s’est imposé à moi comme une évidence puisque j’écris depuis l’âge de 12ans.

Nous ne trouvons pas toujours les mots pour dire, ni parfois les mots pour écrire. Ce que je vous propose c’est d’être le catalyseur de votre histoire, de vos émotions parce que j’aime écouter l’âme des gens et qu’au travers de leurs mots je ressens.

Parce qu’il est des silences, qui laissent derrière eux des souffrances. Parce que les non-dits empêchent souvent d’avancer, pour soi et parfois loin dans la lignée. L’écriture est une chance, elle est thérapeutique, un brin magique, elle fait partie de moi, elle est mon essence.

Pour s’alléger comme poser des valises, juste entre nous qu’on se le dise, un échange en toute simplicité, que je coucherai sur le papier. Une transmission comme un acte de guérison qui deviendra ce que chacun souhaitera.

Un accompagnement en 3 temps.

Une première rencontre physique ou téléphonique en guise de prise de contact. Un moment pour jauger si l’harmonie, la confiance se crée, puis vous présenter  le déroulement de la traversée.

Puis si nous vibrons à l’unisson, une seconde rencontre pour entrer en vibration, écouter vos mots/maux, qui sera suivi ensuite de mon « travail » d’écriture pour retranscrire au plus juste vos aventures.

Enfin le temps de la « Livraison », de façon manuscrite et enregistrée, sur papier et sur clé, un support comme un symbole pour ouvrir la porte sur un ailleurs.

180€

Je vous invite à vous familiariser avec mon écriture en visitant le blog maudmoiselle.fr

*Frais de déplacement en sus (Les frais kilométriques (0,40ct/km) )

TESTIMONY

"Je vous invite à découvrir le blog de Maud.
Sa délicatesse est juste unique, et son écriture est magnifique.
Merci à Maud pour notre rencontre."

"Waouh quel texte ! Quels mots trouver ? Tout est dit ou deviné..."

"Maud est délicate et son écriture est fine"

"Très beau texte, pudique et délicat"

"la mise en mot de ton histoire est belle et fine." 


Photo à la Une prise dans une ancienne soierie de 80ans réhabilitée en logement au coeur des Alpes Japonaises.

Carnet made in Nantes by La Fée qui cloche

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L’éveilleuse

L’éveilleuse

Qui je suis

« J’aime écouter l’âme des gens » A.Degas, est mon sublime constat.

Depuis toute petite quelque chose de plus grand que moi m’appelle, la contribution à une chose qui nous dépasse…tous. Je vibre de cet amour là depuis toujours, l’amour des mots, l’amour du beau, dans l’instant, en silence. Dans ce besoin d’unité, je vais chercher l’ancrage pour pouvoir m’élever toujours plus haut, j’inspire et j’expire, je suis mon intuition.

A travers mes voyages dans mon espace intérieur, je rencontre des femmes, celles d’hier, d’aujourd’hui et de demain, et à travers nos partages, la vie me révèle que nous sommes tous connectés. Besoin d’unité. Laisser fleurir les talents de chacun sera la puissance du monde de demain, si on veut bien s’abandonner à réaliser nos rêves, en retournant à la source.

Je vous souhaite la bienvenue…Papillon.

Comme beaucoup d’entre vous la vie m’a offert des tas d’expériences pour comprendre qui je suis, j’ai connu des fins du monde et des renaissances incroyables.

Je suis l’Eveilleuse, « Les veilleuses », petites lumières dans la nuit pour chasser les peurs et traverser l’obscur, celle qui éclaire la conscience, illumine le chemin pour aller plus loin.

Je suis la Passeuse. J’ai mes racines dans un village au bord de la Loire, et là était la maison du Passeur. Je serai celle là, tel Thot, celle qui vous mène d’une rive à l’autre, ensemble nous ferons la traversée par le partage, grâce aux outils que la vie m’a délivrée, la créativité, mon intuition, et votre envie de vous rencontrer.

Je suis la fille du soleil levant, la fille de l’aube, le jour m’appelle aux premières lueurs. La lune est mon guide, elle rythme mes énergies et j’apprends pas après pas à ne faire qu’un avec mon féminin et mon masculin.

Je suis guidée depuis une éternité. Ce qui m’arrive ne me tombe pas dessus comme par enchantement, je comprends et je mets des mots aujourd’hui sur mes ressentis d’enfant.

Sur mon chemin j’ai vécu tôt des épreuves, comme tout un chacun, une à une je les ai traversées, une à une je les ai transmutées. Quand je rencontre un être, et qu’il se livre, je vibre de ce qu’il est profondément, je ressens. Ce qui importe, entre vous et moi, c’est la confiance, la simplicité et l’authenticité.

Riche de ma sensibilité, de mes expériences, de mon amour pour la nature, de mon émerveillement permanent, de ma créativité, je serai celle qui saura vous montrer que de la pluie et du soleil naissent des arc-en-ciels, qu’il faut l’ombre et la lumière pour être humaine à part entière. Que les blessures ne sont pas vaines, et que grâce à elles, vous apprendrez à vous dire « je t’aime ».

Très symboliquement, c’est sur cette route que je veux vous emmener. J’ai pris cette photo peu après Lone Pine, à l’entrée de la Vallée de la Mort en Californie. Pour renaître à soi même, il faut savoir aussi mourir un peu, beaucoup à nos croyances, à nos peurs, à nos pensées limitantes…

Je suis simple humaine, peut être avec quelques antennes, mais c’est à travers vous que je cheminerai avant tout.

 

photo à la Une by Karin Legros

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L’Ob

L’Ob

Qu’est ce que L’Ob?

Convaincue que l’expérience des uns peut servir l’expérience des autres, j’ai créé L’OB.

« Il n’y a pas de vérité universelle. Il n’y a que des fragments de vérité. Ils peuvent parfois s’avérer contradictoires. C’est leur interaction qui nous montre les sentiers du Mieux-Vivre. C’est un long chemin, bien agréable mais parfois escarpé. C’est une longue histoire…. » R.Boschiero

L’OB pour moi est tout d’abord L’Aube, celle d’un nouveau jour, d’un monde de possibles chaque matin renouvelé.
L’OB est aussi le nom d’un fleuve sibérien qui prend sa source dans l’Altaï, lieu de la planète encore intimement préservé et haut lieu de chamanisme, monde où je m’abreuve.
Enfin l’OB est placé sous l’égide de Thot, Dieu lunaire égyptien, Dieu des scribes, des arts et de la magie, représenté symboliquement dans le O de Ob, surmonté d’une lune.
Thot représente ce qui me compose : l’écriture, la peinture, la photographie, mon envie d’accompagner le féminin au travers de la créativité, de la magie et du chamanisme.
l’Ob représente tout ce à quoi j’aspire, les plus profonds de mes désirs.

Mon but : Vous proposer des accompagnements du féminin. Parce qu’accompagner quelqu’un c’est se placer ni devant ni derrière, ni à la place. C’est être à côté.

L’OB parce que c’est notre chemin de chercher la lumière.

Comment Thot est arrivé là?

La petite histoire

Je ne suis pas spécialiste de l’Egypte antique, je vous avouerais même que je ne me suis jamais penchée sur le sujet.

Sauf qu’une nuit de février 2019, je vois en songe un sigle (que j’ai réalisé depuis en peinture ci-dessous), tellement frais au petit matin que je le dessine sur un bout de papier et c’est à ce moment que j’entends, émergeant de mon for intérieur : « Thot »

C’est à ce stade où vous vous dites elle est complètement allumée ou dans la vie on ne peut pas tout expliquer 😉

Sauf que l’histoire ne s’est pas arrêtée là avec Thot.

Peu de temps après je rencontre une personne qui m’annonce que je vais mettre des accompagnements/soins en place…. »mais oui bien sûr! Je suis pas thérapeute moi! ».

Sauf que 48h après une journée de formation chamanisme, en faisant cuire des granolats (oui c’est important les granolats dans la vie), je dégaine un papier et un crayon et je me mets à écrire….le contenu des accompagnements. J’envoie ma fille qui trainait alors dans mes pattes faire une recherche internet sur les rituels d’eau dans l’Antiquité, c’est alors qu’elle revient 15mn plus tard en m’annonçant que les rituels d’eau dans l’Egypte Antique étaient liés ….à Thot (Re-bing! le revoilà celui-là!) et qu’il existait « le livre de Thot ». Je lui signifie alors que je n’étais pas intéressée par la chose. Sauf que les jours qui suivirent le fameux livre de Thot s’entêta tant et si bien dans ma petite tête que je finis dans une librairie.

La lecture de ce livre me stupéfia puisque j’y retrouvais tout le sens de ce que je venais d’écrire au sein des accompagnements. Oui moi aussi je me pince parfois de ce qui m’arrive.

Enfin un ami m’a fait il y a quelques temps le cadeau de me façonner mon premier pendule, qui était selon lui un pendule d’initiation puisqu’un autre m’attendait pour plus tard…et ce plus tard est arrivé et mon nouveau pendule, je vous laisse deviner, est ô surprise : le pendule ….de THOT.

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RENAISSANCE

RENAISSANCE

REBIRTH

Je suis née il y a 27ans
Un sourire à la vie
Premiers pas d’un enfant

Je suis née à 20 ans
De retour de longue maladie
Une nouvelle vie

Je suis née aujourd’hui
Après la mort d’un amour
je tends les bras vers l’infini

Je ne suis pourtant pas chat
Et je suis née déjà trois fois
L’avenir est devant, roi
Et je me demande ce qu’il attend de moi

02.2002

08.08

Renaître à soi, c’est avoir foi
Croire au-delà de l’espoir
Que l’homme est de l’univers le miroir
Qu’il a cette puissance
cachée dans sa pleine présence

Ce n’est pas parce qu’on est connecté
Que cela veut nécessairement dire « perché »
On ne fait pas partie du business model
Nous sommes des anges avec des ailes
Prêts à s’envoler
pour regarder nos rêves se réaliser
Dans la magie de l’instant
parce que nous y aurons mis tout notre coeur en dedans
Nous sommes des êtres spirituels
perdus dans ce monde matériel

Renaître à soi,
en écoutant ses désirs les plus intimes
descendre au fond de l’abîme
S’avouer l’inavouable
Sans se sentir coupable
Se laisser faire
Ne pas lutter pour vouloir plaire
Accepter de ne pas faire l’unanimité…du tout
Etre soi jusqu’au bout

Lâcher et se laisser porter
Nul besoin de lutter
Le flux et le reflux
seront le rythme absolu
Nous irons là où la vie a décidé
Le sentier est balisé
Il faut juste apprendre à regarder les signes
Le langage de la nature dans ce qu’elle a de plus infime
Embarqué dans cette douce énergie
On se révèle à l’infini
Et l’on renait pas à pas
Presque étonné d’être arrivé jusqu’à soi

Bienvenue dans le monde où la magie agit ♥

ps: photo à la une « L’embellie » by Me 😉

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Shou Sugi Ban

Shou Sugi Ban

Les réminiscences du passé

« La vie est parfois violente pour qui chevauche la mort »- Maudmoiselle

Aujourd’hui la vie m’amène à rencontrer des êtres qui « experiencent » la maladie, en face à face avec la mort, n’ayons pas peur des mots.

Je me souviens…

Il y a un temps dans la maladie, j’entends celle qui fauche, celle qui te fait marcher sur le fil du rasoir, celle qui titille tes nerfs, celle qui réveille tes colères et tes peurs où tu te retrouves dans un sas. Tu fais parti ni des vivants, ni des morts, tu es dans le sas à attendre de savoir quelle porte, quel chemin va s’ouvrir à toi. Parce que j’en suis convaincue aujourd’hui, quelque soit la porte il y a un chemin à poursuivre.

Ce sas est labyrinthique, il t’emmène sur la voie de l’introspection, le but n’est pas de se perdre mais de se trouver justement. Il ne s’agit plus de se battre mais de lâcher prise, il ne s’agit pas de se résigner mais d’accepter. Dans ce sas tu peux paraître absent pour les vivants, parce que toute ton énergie est tournée vers trouver l’issue (quelle qu’elle soit)….la paix dans l’âme.

Je me souviens…

La bombe, les cinq mois d’hospitalisation, les chimios, les douleurs physiques, la souffrance morale, les colères, les désespoirs, les néants, le vide, l’inconnu, les éclats de rire aussi parfois, la joie, l’amour, l’amitié, et je me souviens du pire.

Un beau jour de septembre on te dit « c’est bon, c’est fini, vous pouvez rentrer. » Sauf qu’entre temps ta vie a été totalement dévastée, tu n’as fait que survivre.

Tu te retrouves un beau matin devant la glace en pied immense de la salle de bain, imberbe, bouffie par les traitements, une étincelle étrange dans le regard et tu ne sais plus qui est cet être dans le miroir. A cet instant même où j’étais enfin « sauvée », j’avais envie de mourir. Tous ces morceaux de moi que la maladie avait éparpillés, me confrontaient au vide absolu, sidéral.

Et à ce moment précis de l’existence, quelqu’un sonne à la porte : Ma meilleure amie. Devant ce néant, je suis incapable d’aller vers, de donner, d’accueillir, de tendre une main, de faire un geste, d’être…socialement, j’étais tout court et c’était compliqué. Je m’effondre alors dans un coin de cette salle de bain, submergée par les larmes, prostrée, la tête sur les genoux, emplie d’une douleur et d’une tristesse qui dépassent les murs. Recevoir la vie, c’était me demander l’impossible, je ne pouvais pas.

C’est violent la vie pour qui chevauche la mort, voir les autres partir de bon matin, vaquer à leurs occupations, l’air serein.

C’est violent la vie pour qui chevauche la mort, de reprendre la vie comme si de rien, quand on se sent être une terre brulée, un être dévasté.

C’est violent la vie pour qui chevauche la mort, de papoter, de parler d’un air léger, quand tu reviens de loin.

C’est violent la vie pour qui chevauche la mort, ça demande aux autres beaucoup d’humilité, des trésors de patience, et de l’amour en avalanche.

C’est violent la vie pour qui chevauche la mort, mustang prêt à te désarçonner alors que ton corps s’accroche à la vie « à mort ».

Vous allez vous dire, ce n’est pas gai, gai comme aparté, mais la vie n’est pas toujours gai vous le savez. De temps en temps, au détour d’un instant, elle nous ressert le passé, comme pour te dire de ne pas oublier ce qui a été expérimenté et te rappeler qu’au bout du bout, la clé, c’est d’accepter, le corps tel un cathéter, se laisser pénétrer par l’énergie de l’univers.

Je finirais sur cette belle allégorie de la vie

Connaissez vous la technique japonaise appelée Shou-Sugi-Ban. C’est une technique qui consiste à bruler le bois de construction des maisons pour le rendre plus résistant aux uv, aux insectes, aux intempéries. On brûle plus ou moins, on gratte plus ou moins, ce qui permet d’obtenir toute une gamme de noirs. La surface devient dure en se carbonisant, opaque et douce comme de la peau si on la débarrasse de tous les résidus de bois brûlé. Cette technique anoblit les matériaux, fascine par les noirs profonds qu’elle suscite, tour à tour mats ou brillants.

Soyez fier de toute votre gamme de noirs, car ce qui ne tue pas rend définitivement plus fort ♥

A JM&C

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Au-delà des déchirures

Au-delà des déchirures

La Transmutation

A l’âge de 5ans, j’ai eu la grande fierté (oui, oui!) de vivre ma première hospitalisation, pour quelque chose que je qualifierais d’anodin : L’appendicite. Sauf que j’ai choisi un moment très particulier, histoire de bien enquiquiner le monde : Un jour de grève des médecins….ça c’est tout moi!

Bref, pour en venir au fait, après avoir été opérée et avoir pu fièrement arborer mes magnifiques agrafes à qui voulait bien regarder ma blessure de guerre, je me suis retrouvée à partager ma chambre avec une jeune demoiselle de 3ans mon ainée :  Stella…ma première étoile.

Et Stella aujourd’hui avec 40ans de recul me donne une magnifique leçon.

Ma chère et jeune compagne de chambre, du haut de ses 8 ans avait eu le malheur de se voir les jambes ébouillantées au 3ème degré, par une vulgaire cocotte minute laissée sans attention. Son lit était serti de cerceaux, non pas pour jouer à la princesse mais pour empêcher les draps de toucher ne serait ce qu’un grain de sa tendre peau d’enfant. Je vous plante le décor : Elle, en mode torturée par la douleur, mais rayonnante de douceur et moi, déjà grande amoureuse de Dame Nature, passionnée par ma grande copine du moment, faire des puzzles de Maya L’Abeille.

Concernant Stella, le grand rituel du matin consistait pour les infirmières à venir avec des pinces à épiler, lui ôter les peaux mortes et brulées. Ce qui avait pour résultat instantané de lui arracher des cris de douleur et des larmes dont j’étais l’impuissante spectatrice. Quand je repense aujourd’hui à ces instants, je peux encore ressentir sa souffrance et voir la détresse qui naissait dans son regard les minutes qui précédaient la torture.

Où veut elle en venir allez vous me dire?

Cette parenthèse aussi cruelle fut-t-elle, est à mon sens l’histoire de notre vie.

De la naissance à la mort, nous traversons des épreuves, certaines plus profondément douloureuses que d’autres. Ce que nous demande la vie, c’est d’enlever une à une, à la pince à épiler tous ces lambeaux de peau morte, tous ces deuils d’amour, ces blessures d’abandon, de trahison, de rejet, d’injustice, d’humiliation : Toutes ces déchirures. Vous seul savez comment ce process peut être long, troublant et déchirant.

Mais sous ces couches de derme mort, où nous avons laissé un peu de nos illusions, perdu parfois semble-t-il comme une part de notre âme, de notre foi en l’existence, se cache un fabuleux trésor : Une peau neuve qu’il nous faudra apprendre à aimer avec toutes ses cicatrices, visibles ou invisibles. De ne pas laisser l’amertume, les peurs, la tristesse ou la colère nous envahir, parce que la vie par ces épreuves est juste venue nous dire : « Regarde au delà des déchirures, transmute cette épreuve, change le plomb en or et fait de ton coeur un diamant pur. »

Stella où que tu sois, mon coeur pense encore à toi et je te remercie pour cette belle leçon de vie que j’intègre aujourd’hui. Je n’avais que 5ans, il m’aura fallu du temps, mais la vie était déjà bien décidée …à m’éclairer.

N’oubliez pas de toujours suivre votre étoile.♥

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La vieillesse

La vieillesse

Printemps 2019

L’EHPAD

19.03.2019 j’observe au hasard, la vieillesse qui rigole, exerce ses neurones pour ne pas tomber folle et attend patiemment, que quelqu’un lui tende la main.

 

Assise dans son fauteuil roulant, elle attend le coeur battant

que quelqu’un vienne, que la vie soit moins chienne

Perdue au fond d’un couloir, elle est là le teint blafard

Le corps fatigué, elle a la peau toute fripée, froissée par les années.

Elle ne demande qu’un baiser, de traverser parfois nos pensées.

Le cheveu grisonnant ou bien parfois parfaitement blanc, le grand âge se rêve élégant.

Elle s’accroche à tous les petits bonheurs, un sourire, un regard lui fait battre le coeur,

Elle ne demande pas grand chose la vieillesse, juste une douce caresse,

qu’on la prenne dans ses bras pour une valse à trois pas,

Quelques minutes d’attention, pour sortir du ronron.

Elle est vague à l’âme d’être oubliée, elle voudrait juste pouvoir s’oxygéner,

Elle s’éprend de liberté, prisonnière des habitudes bien cadencées.

On l’oublie, on la cache, comme si on voulait qu’elle s’efface, mais elle est bien tenace…la vieillesse, même si elle ne fait plus de vaines promesses.

Derrière son grand âge, se cachent des milliers de pages, qui ne demandent qu’à revivre, tel un souffle que la braise attise.

Elle n’est pas au fond du placard la mémoire, elle attend tapie dans le noir qu’on lui chuchote au creux de l’oreille, « Hey, raconte moi ton pays des merveilles » et alors tel un moulin, coule avec bonheur un doux refrain. « Une vie mon petit…UNE VIE, tu sais trois fois rien et me voilà au bout du chemin. »

Elle a une odeur particulière, quelque chose qui s’apparente à l’ether,

Elle délivre en nous des prières, peur des premiers pas vers l’enfer.

Elle avance au rythme des pendules, qui malheureusement jamais ne reculent,

Elle avance de son pas lent, dont elle voudrait alléger la solitude de temps en temps.

Et pendant ce temps nous courrons, pressés de dévaler les heures à mille à l’heure, alors que quelque part quelqu’un au fond d’un mouroir nous attend, pour défier ensemble l’emprise du temps, espérant voir fleurir le prochain printemps.

 

A Zla….Merci pour ce petit bout de vie♥

 

 

 


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Les blessures

Les blessures

« La blessure est l’endroit par lequel la lumière entre en vous. » Rumi

Il en est des blessures, de la naissance jusqu’à ce que la vie ne nous donne plus de chance.

Il en est des opportunités de transmuter.

Il en est des occasions de changer une fois pour de bon.

Aucune d’elles n’est dérisoire, chacune d’entre elles existe pour nous faire valoir.

Elles marquent en nos veines, les douleurs, les déchirures, et c’est par ces failles que la lumière jaillit comme déposant de l’or sur les grandes cassures.

C’est de l’art japonais kintsugi, rendre belles les blessures de la vie.

Rien n’advient par hasard, tout est le fruit d’un silencieux tressage, souterrains sont les présages.

Il en est des fêlures, de celles d’être trop ou pas assez aimé, de celles d’avoir perdu, de celles d’avoir quitté, de celles d’avoir cherché sans avoir pu trouver, de celles d’être déchu, de celles d’avoir trop voulu, de celles de n’avoir pu pardonner, de celles de n’avoir su aimer.

La vie n’est qu’un voyage, elle sème des cailloux blancs sur son passage, à nous de les ramasser ou de faire le choix de les ignorer. A nous de tirer les leçons, d’aller chercher la vérité cachée bien au fond. A nous de descendre dans les profondeurs, en respirant au rythme des battements de nos coeurs. Et palier par palier, trouver du sens pour se soigner de toutes les souffrances. Cher Samouraï, que toutes ces profondes entailles ne soient pas vaines batailles, toutes ces griffures, ces éraflures rencontrées au passage, pour faire de nous des êtres infiniment plus sages.

Qu’à l’aube de ce nouveau jour,

nous regardions nos fêlures avec amour ♥

photo à la une: Kannon, Déesse de la compassion « celle qui entend les cris du monde » – Hasedera Temple – Japon

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L’énergie vitale

L’énergie vitale

 Nourrir le dragon

Il est là juste derrière moi, il attend, je sens le danger imminent. Il jaillit sous la forme d’un dragon de komodo,  réputé pour sa férocité et sa capacité de prédateur. Je sais ce qu’il attend de moi, de la nourriture. Là, seule avec ma pauvre assiette en carton, je cherche de quoi le sustenter et je sais pertinemment que la menace est latente, qu’il me faut absolument trouver de quoi le rassasier, mon instinct me laisse présager la pire des finalités.

Songe du 27.03.2017

Nourrir le dragon, c’est nourrir ses espérances, ses envies, sa créativité, ses rêves. Ne pas accorder de place à cette puissante énergie, c’est se faire dévorer par la maladie, la tristesse, se dessécher de l’intérieur, éteindre la flamme…celle qui fait briller notre âme.

Nourrir le dragon, c’est l’essence même de notre existence, comme s’hydrater et sentir la fraîcheur de l’eau circuler sous la peau, c’est se sentir intimement vivant, brûler d’une chaleur douce et offrir un visage rayonnant.

Nourrir le dragon, animal si puissant, que lorsque qu’on lui donne à manger quotidiennement, il nous protège de tous les maux, comme le plus fidèle des animaux. Il est le pire ennemi et notre meilleur ami, celui qui nous accompagne toute notre vie.

Nourrir le dragon, n’est pas un fardeau, c’est un subtil cadeau. C’est la bulle sacrée que l’on saura s’accorder, le moment suspendu qu’on aura tant attendu. Moment béni entre vous et lui, rencontre en présence, intense, pleinement habitée pour que la moindre de vos cellules en ressorte rassasiée.

Nourrir le dragon, symbole de force et de bonne fortune, qui a le pouvoir de vous envoyer sur la lune, si tant est qu’on lui accorde plus que des secondes. Il a besoin de matière, il a besoin de bonnes chaires, de la qualité, suffisamment en quantité. Offrez lui le meilleur de vous même, ce qui vous fait vibrer, ce qui vous rend enjoué, empli de ce bonheur la, jamais il ne vous dévorera.

Alors n’oubliez pas d’aller le nourrir …de ce pas.♥

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