Auteur : Maud

Grain de folie

Grain de folie

Poésie de la Nuit

Je crois que c’est un grain de folie qui sauvera le monde
Ton grain de folie
Mon grain de folie
Parce que dans cette société
Où l’on veut que tout file au carré
On se perd, on oublie
On oublie d’être surprenant, de s’émerveiller, d’étonner, de marcher à contre-courant.

Alors moi je te le dis
C’est un grain de folie
qui nous sauvera la vie

Je peux bien t’appeler au milieu de la nuit
Pour te dire « Je t’aime » mon ami
Je me sens tellement plus vivant
Que si je laissais filer le temps
Ces mots n’auraient plus la même saveur
La même spontanéité du coeur

Je te le dis
C’est un grain de folie qui nous sauvera mon ami
Le tien, le mien,
C’est lui qui mettra le sel au milieu de l’ennui
Qui te rend si beau quand tu souris à ma folie

Oui je sais bien on est au coeur de la nuit
Mais y a pas d’heure pour la folie
Elle pointe son nez quand elle a envie
Vient se glisser jusque dans ton lit.

M.

A vos grains de folie…♥

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Si j’étais un homme

Si j’étais un homme

Moi si j étais un homme

Je ne serais pas capitaine d’un bateau vert et blanc…

Moi si j’étais un homme
Je serais ton phare, ta lumière dans le noir
Ta terre d’asile, ton coin tranquille
Je serais l’endroit où tu pourras te réfugier
Lorsque la vie t’aura malmenée

Moi si j’étais un homme
Je serais ton ami, ton amant, ton confident
Celui qui te regarde chanter sous la pluie
Pleurer comme un enfant
J’observerais comme le ciel est beau quand tu souris
Toi que j’aime à l’infini

Moi si j’étais un homme
Je ferais du respect une loi fondamentale
Pour ne jamais te blesser, te faire de mal
Je te regarderais aller et venir
M’émerveillerais de te voir t’épanouir

Moi si j’étais un homme
J’essaierais de préserver l’inattendu
Pour que jamais notre amour ne soit déçu
Je te laisserais tes espaces de liberté
Pour que tu puisses à ta guise t’envoler
Sans jamais te sentir enchaînée

Moi si j’étais un homme
Je dessinerais ton corps du bout des doigts
Comme un trésor des plus délicats
Je te dégusterais du bout des lèvres
Comme si de ta peau je savourais la sève.

Moi si j’étais un homme
Je t’inviterais à danser un pas de deux
Je te promettrais de faire de mon mieux
Je profiterais de l’instant présent
En regardant droit devant.

Moi si j’étais un homme
Je t’aimerais sans m’effacer
Je serais devant toi debout de toute mon intégrité
Je serais un homme avec sa grande sensibilité
Avec tout ce qu’il a à t’offrir de doux et de démesuré.

Et vous ? Qui seriez vous si vous étiez du sexe opposé?
Merci à Diane Tell de m’avoir soufflée les premiers mots♥

Photo à la une by Karin Legros

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Le voyage intérieur

Le voyage intérieur

La Passe-Muraille

Venez, je vous emmène en voyage au pays des confinés…
Imaginez, imaginez que vous êtes enfermés entre quatre murs blancs. Pas dans une maison où vous pourriez circuler, non juste quatre murs blancs et sur l’un de ces murs une vitre, un châssis fixe, qui donne sur un couloir qui laisse passer la lumière mais sans vue sur l’extérieur.

Entre ces quatre murs blancs un lit de 90 et sur un mur un écran de télé, oui quand même, le seul point de reliance avec le monde extérieur, pas sûr que ce soit le meilleur canal.
Imaginez que votre terrain de jeu est le lit et on vous autorise à circuler un mètre autour du lit seulement, juste un petit mètre. Bienvenue sur le radeau de la méduse sur lequel vous allez naviguer.
Pour délimiter ce périmètre autorisé autour du lit, un dais en plastique transparent sur toute la hauteur de la pièce. Vous voici enfermé dans une bulle.
Une belle bulle coupée des sens, sans parfum, ni odeur, une bulle aseptisée. Une bulle sans pouvoir embrasser, sans pouvoir effleurer un centimètre carré de peau, une bulle sans toucher. Une bulle fade, sans joie des papilles où l’on vous sert des plats insipides, sans saveur, ni couleur. Vous n’avez que la vue, que la vue pour voir ce magnifique voyage intérieur que vous vous apprêtez à faire et vos émotions pour ressentir, toute la palette des émotions.
Vous êtes prêts à partir?
J’oubliais vous avez un compagnon de voyage ou une compagne plutôt, votre propre mort qui vous nargue.
Je n’invente rien, je me souviens.
Vous connaissez le film Abyss? C’est par là qu’on descend, dans les eaux froides, sombres et troubles.
Vous vous sentez enfermés? Piégés peut être? Privés de liberté surement? Votre pire angoisse c’est que la maladie vous rattrape et que la mort vous dise « échec et mat »?
Pas de courses à faire pour se balader, pas de nature pour se promener, pas de chien à sortir, pas de toile à peindre, pas de cuisine à faire, pas de jardin pour s’aérer, pas de fenêtre pour s’évader, rien de rien, si j’oubliais vous avez le droit à de la musique, un peu de musique, c’est d’ailleurs un excellent échappatoire.
Si non il y a vous, juste vous mais vous avez un atout et l’atout s’appelle liberté, celle de votre esprit, celle que l’on ne pourra jamais cadenasser.
Vous avez déjà joué à passe-muraille? j’excelle à passe-muraille. Je suis partie parfois pas très loin, juste à côté, visiter mes voisins de chambrée que je ne connaitrai jamais, juste pour leur dire quelques mots, genre: « Bonjour, vous comment ça va dans votre monde de confiné? Pas trop dure d’être enfermé? T’as fait le tour de ton lit et puis? T’as fini par te lasser de ces nouvelles insensées à la télé, ce ronron qui rime à rien, si souvent vide de sens? Dis viens on s’en va, viens avec moi… »
La bulle dura un jour puis une semaine puis un mois, puis plusieurs. Alors je me suis promenée dans les endroits de mon passé puis je suis allée dans le futur dans des paradis imaginés pour embellir l’instant présent et j’ai fini par partir plus loin, ailleurs, dans des lieux où je n’avais jamais mis les pieds, et puis souvent, très souvent j’allais voir l’océan.
C’est beau l’océan quand vous êtes enfermé, le ciel est toujours bleu, il fait toujours beau et le sable est toujours chaud. Surtout, surtout, on voit loin, très loin, y a bien quelques bateaux au fond, sur la ligne d’horizon, mais rien qui empêche ton regard de se poser sur le monde que tu auras bien voulu te créer.
Je suis là assise sur le sable, à regarder le ressac, à entendre ce bruit de l’eau qui claque, c’est apaisant, non? ce va et vient…d’ailleurs c’est exactement ce que je fais, je vais et viens à volonté aux quatre coins du monde, sans passeport, ni visa, il manquerait plus que ça!
Ce que je viens vous dire, c’est qu’aussi petit soit l’espace où vous êtes enfermés, personne ne pourra jamais vous empêcher de partir au plus profond de vos désirs. Vous seul avez la clé de votre propre liberté.

Dis viens on s’en va? viens avec moi, j’ai comme une envie de m’envoler…♥

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Les choses simples

Les choses simples

Il est où le bonheur?

Ces temps de confinement me ramènent aux bonheurs simples, sans chichi. Au temps qui passe, plus lent, plus dense, plus en présence.

Cette parenthèse me ramène aux joies simples, à celle du passé, de l’enfance, comme si cette pause m’imposait de me recentrer sur ce qui est source de mon bien-être, de ma sérénité, tout ce qui a su durant ces années me combler, me remplir de gratitude, m’ouvrir le coeur format xxl, me donner des ailes. Ces heures suspendues me ramènent en arrière, comme en recherche de repères, retrouver mes essentiels, ce qui fait de ma vie le sel.

Il est où le bonheur?Il est où? disait la chanson

Il est là juste à côté, à mes pieds, à portée de main, là où je pose mon regard, dans ce silence rempli de sens.

Il me revient en mémoire des instants de pure félicité, des moments de grâce où il me semblait que j’allais m’envoler tellement mon coeur était léger. Ce n’est pourtant souvent qu’un souvenir parfaitement ordinaire, mais le bonheur est ordinaire vous savez? Il ne se cache pas dans l’excentricité, dans le grandiose, il est là sous notre nez dans chaque petite chose.

J’avais dix ans à peine, j’allais chercher le lait au bout de la rue, à la ferme, mes sabots aux pieds. J’adorais écouter leur chanson sur la route goudronnée, les rayons du soleil couchant réchauffant mon visage, je ne demandais rien de plus que cet instant doux et sage. Se dire que ton enfant intérieur pour toujours loge au plus près de ton coeur, que c’est en allant chaque jour à sa rencontre que tu fais un pied de nez à cette course effrénée dans laquelle nous nous sommes embarqués.

Le bonheur d’une randonnée qui te mène au sommet à force de volonté, se dire que si t’as la santé tu peux bien tout affronter.

Le bonheur d’un solo de cornemuse écossaise dans une église romane, émotion intense, les yeux au bord des larmes, se dire qu’il n’y a pas plus douce mélodie que celle qui parle à ton âme.

Le bonheur d’aller cueillir des pâquerettes dans les prés, surveiller la première gogane, le premier coucou du printemps, que les saisons passent alors profitons-en.

Le bonheur de marcher sous la pluie, de se réconforter devant un bon feu de cheminée, se dire que c’est ça la vie, les averses et puis les après aussi.

S’extasier devant la beauté de la nature, écouter l’aube se lever, contempler un soleil couchant, se dire que c’est la plus belle aventure de tous les temps.

A bien y regarder, je suis toujours la même, je trouve que la vie est un poème quand on veut bien y regarder, il en faut peut pour (être heureux disait l’autre chanson) s’émerveiller, quand on a gardé une âme d’enfant, la simplicité est un sacrement.

Ce qu’il y a d’extraordinaire avec le confinement c’est que l’on oublie assez rapidement la notion de temps pour se rendre compte qu’elle est somme toute relative, le plus souvent liée à nos agendas surchargés.

Se réapproprier le temps, luxe incommensurable, le faire sien, le goûter, s’en délecter, retrouver son propre rythme, se mettre en phase avec la lumière, observer la nature qu’elle devienne pour nous exemplaire. J’avoue j’apprécie ce temps suspendu, cadeau absolu, inattendu.

Le 15 Septembre dernier je faisais mon Mood Board pour l’année à venir, ce qui consiste à découper de façon intuitive, instinctive, photos, mots qui nous inspirent pour les assembler tel un tableau sur un support. Au final on obtient une toile d’inspiration de nos envies profondes, inconscientes et une façon concrète de les visualiser.

L’un de ces mots était SLOW, qui évoquait certainement dans mon for intérieur l’envie de ralentir, je ne savais pas comment la vie allait pouvoir matérialiser ce besoin dans notre monde accéléré. Le confinement est la réponse apportée.

Encore plus étrange, j’avais collé ce mot sur cette image de papillon …et le papillon est symbole de la transformation. N’est ce pas ce à quoi nous sommes confrontés? Un profond besoin de MUTATION, de notre société, de nous même.

 » A ceux qui m’entourent de leur délicatesse ordinaire »,

que le bonheur dans ces heures précieuses vous puissiez trouver.♥

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Virus

Virus

La peur

Ce virus est il bien pire que tous ces cancers qu’on s’inocule à coups de produits phytosanitaires, de pollutions dans l’atmosphère, de traitements hormonaux et j’en passe?

Je suis sûre que vous avez tous dans votre entourage au moins une personne qui est passée par la case « cancer ».

Le covid19 a le mérite d’être beaucoup plus franc, moins sournois, on voit le danger arrivé en pleine face contrairement à tous ces cancers qui rentrent dans nos vies à pas feutrés, sans faire de bruit, nuitamment et au petit matin on se réveille en sursautant de ne pas avoir vu par où ni comment.

Le cancer c’est plus de 400 morts par jour et elle est où notre peur qui nous obligerait à repenser le monde? Elle sont où nos prises de conscience radicales pour nous sauver? Regardons nous aujourd’hui au bon endroit? Est ce que notre pire ennemi est le covid19 ou bien nous même?

Je ne suis certainement pas parfaite, je suis comme vous tous dans cette société, embarquée. Je fais de mon mieux mais c’est trop peu. Alors il nous faut un virus qui tape du poing sur la table pour nous donner l’occasion de faire des changements radicaux pour une vie plus stable, plus harmonieuse, ne plus mettre ce sacro-saint « argent » au coeur, celui qui a engendré la plupart de nos malheurs et revoir nos vraies valeurs.

Idéaliste? peut être. Il n’en reste pas moins que le chemin que nous avons emprunté nous mène à la fin de l’humanité.

En 2018, en France métropolitaine, on estime à 382 000 le nombre de nouveaux cas de cancers.

En 2018, en France métropolitaine, on estime à 157 400 le nombre de décès par cancer (67 800 décès par cancer chez les femmes et 89 600 décès par cancer chez les hommes)

source :https://www.e-cancer.fr

Peur de La mort ? Je l’ai frôlée à la minute en 1993, la vie m’a offert 25ans de rab, donc si je devais partir aujourd’hui je serais reconnaissante de toutes ces années que j’ai pu traverser et je sais par ailleurs que ce que nous appelons la fin n’est pas une fin en soi, qu’il y a un après plein d’amour qui nous attend. J’ai reçu ce message de mon vivant. Il existe d’autres dimensions, des mondes auxquels nous accédons pour peu que nous y croyons.

J’ai une foi inébranlable en la vie.

Celle que je regarde chaque matin par la fenêtre, de la grotte où je suis confinée. La nature nous montre que la VIE dans son plus simple appareil est plus forte que tout, que le temps, que l’humain bien évidemment, qu’elle n’a que faire d’un virus, de la peur de la mort, elle poursuit son chemin …éternellement.

Parce que l’aube toujours se lève, que l’homme marche ou crève.

Nous si petits, serions nous prêts à faire un nouveau pari pour la vie?♥

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La grotte

La grotte

Confinement

C’est étrange, ce qui me vient en ce moment à l’esprit ce sont les images induites lors d’un voyage chamanique en octobre.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore vécu, un voyage chamanique se déroule de la façon suivante : Alors que vous êtes allongé, les yeux fermés en posture immobile mais détendue, le chamane joue de divers instruments chamaniques (sifflets, tambour, bol tibétain, de cristal…) et le son de ceux ci induisent (ou pas),  lors de votre voyage d’entre les mondes, dans votre cerveau, des images. J’ai toujours accédé à des lieux ou à des situations extraordinaires, j’aime ces voyages qui m’emmènent vers d’autres mondes.

Celui qui s’accroche à mon souvenir actuellement est un extrait d’un voyage d’octobre 2019. Je me suis retrouvée tel à l’âge de pierre dans une grotte autour d’un feu à danser, la danse du soleil, avec des humains au faciès et à la morphologie actuels. Il n’y avait ni homme ni femme, je ne savais distinguer le genre, nous étions humains. point. Pas de notion de hiérarchie, aucune, nous étions tous en parfaite harmonie, dans la chaleur de cette grotte protectrice.

Aujourd’hui j’ai le sentiment que l’on nous appelle à revenir dans la grotte, à l’origine de ce que nous sommes, à retrouver l’harmonie avec l’Autre, avec la nature, à revenir aux choses simples et essentielles, celles que nous avons perdues en chemin depuis toutes ces années.

Peut être ce voyage était il un message prémonitoire. J’étais stupéfaite de nous voir, vêtus comme nos ancêtres de simples peaux. Mais j’avais le sentiment profond de ne manquer de rien, que tout était à sa juste place, que nous savions trouver la joie dans cette danse, que nous étions en paix et dans un profond respect. Le matériel n’avait pas sa place, nous vivions sans laisser de traces, la nature comme seule besace.

Ce virus nous donne une opportunité unique de repenser nos modes de vie, ça relève de la science fiction, un pays tout arrêté quand on y pense ça donne le frisson. Mais je crois que rien n’arrive par hasard, que tout à un sens, qu’il fallait cela à l’homme pour le stopper dans son élan et lui donner l’occasion de prendre de la distance pour se réinventer, repenser le monde autrement.

Il en coutera de la vie de certains mais est ce bien pire que tous ces cancers liés à la pollution de nos atmosphères, à notre alimentation pleine de vicieux poisons? Toutes ces maladies qui nous tuent à petits feux ou parfois sans qu’on ait le temps de dire adieu.

Nous voilà enfermés à double tour à devoir repenser nos lendemains et à vivre l’instant présent comme un précieux cadeau du moment.

Il est l’heure de refleurir, un nouveau printemps comme une nouvelle page de l’histoire à écrire. 20.03.2020. l’occasion d’emprunter un nouveau chemin. Je fais le voeu qu’au sein de nos foyers, dans cette grotte où nous nous trouvons enfermés, que l’harmonie nous puissions retrouver.

J’ai conscience d’être aujourd’hui une privilégiée, il y eu d’autres temps… mais je n’ai jamais manqué, même si parfois chaque sou était compté. Nous n’avons pas le choix, ni vous, ni moi, que de devoir rester chez soi. Soyons sages faisons en bon usage.

Je vous souhaite un joyeux printemps,

une douce renaissance.♥

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Elle coud tout

Elle coud tout

Agnès et son « Peint d’épices« 

Bienvenue dans l’univers d’une créatrice.

J’ai « rencontré » la toute première fois Agnès, le 26 Mai 2018… un jour aux airs de fin du monde. Nous étions proche l’une de l’autre sur un salon en plein air, elle sous son parasol et moi au chaud dans ma tente quand soudain à peine venions nous de finir nos installations que s’abat sur nous une tempête de grêle. En quelques minutes nos stands sont inondés, l’évènement annulé. On aidera Agnès à tout replier. Première rencontre…. « glacée ».

Puis Agnès est revenue sur ma route en 2019 quand j’ai intégré la Boutique Des Trésors Bordelais.
La fille est battante, ne fait pas son activité en dilettante, la dame est travailleuse même derrière le comptoir elle active sa couseuse.
Pas facile de savoir ce qui se trame derrière ce petit bout de femme, toute carapacée mais sous laquelle je devine une grande générosité.
Elle est perfectionniste, son travail est soigné, ses tissus sélectionnés, toujours à l’affut d’une nouveauté, d’une nouvelle idée.
Vous pouvez lui demander tout ce que vous voulez, elle coud tout,la couture est son amie, elle y met toute son énergie un point c’est tout.

Un an plus tard nos routes se sont recroisées dans d’autres circonstances, tout ce que je peux vous dire c’est que quand elle vous regarde dans les yeux, son regard est dense. Vous ne pourrez jamais lui reprocher de faire les choses à moitié, c’est sûr cette fille là a une bonne dose d’intégrité, sans doute est ce cela ce petit goût épicé.

Je la sais partie dans de nouvelles aventures, une ligne pour hommes qu’elle étonnera à coup sûr! ♥

Sacs à vrac, charlottes, pochette à savon, sac, snoods etc…

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Fileuse de verre

Fileuse de verre

Françoise est Bulle Dame

Créatrice artisane d’Art, Françoise file le verre avec patience, avec amour, elle donne vie aux perles pleines ou creuses, longues ou rondes, elle joue de la couleur comme on jouerait du tambour, au rythme qui fait battre nos coeur quand on voit  sa poésie qui vient au jour.

Françoise, il faut que je te dise, je crois bien que tu t’es trompée, ce n’est pas Bulle Dame que tu aurais du t’appeler c’est Bulle D’âme, pour toutes celles que tu as enchantées.

Je suis arrivée à Françoise…par hasard…la bonne blague! Françoise et moi, ça s’est apparenté à la rencontre du 3ème type. Il y avait nous,  l’invisible et la magie de la créativité. Un parenthèse peu ordinaire que je ne pourrai vous conter, intense et dense pourrait la résumer.

Je cherchais un nouvel élément pour un collier chamanique, je cherchais de la couleur, de la transparence, du vide, les perles creuses ont réalisé tous mes souhaits.

Plus encore je cherchais quelque chose avec un supplément d’âme, et c’est vers toi que je suis arrivée Bulle Dame.

Merci infiniment de ton accueil, de ta grande générosité, j’espère que cette collaboration ne fait que commencer.

Tes petites galaxies sur la peau de mon tambour se révèlent à l’infini. Il ne fait aucun doute que de tes mains sort de la magie.♥

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Masculin féminin

Masculin féminin

Je suis femme
Les cheveux longs et la bouche pulpeuse
Paix à mon âme
Si j’suis pas un garçon et joue de la tronçonneuse
Pour autant suis pas une branleuse.
Mais qu’est ce qu’elle dit la gueuse?
Mais non je ne suis pas vulgaire!
J’utilise juste ton vocabulaire.

Je suis femme
Je suis canon même si j’suis pas danseuse
Fais pas d’amalgame
Je porte peut être pas de jupon
Ça m’empêche pas d’être heureuse
Attention dans la main j’ai une visseuse,
Me reluque pas comme une camionneuse!

Féminin masculin
Toujours le même refrain
Féminin masculin
Ni plus ni moins
Et Si on marchait main dans la main

Je suis femme
N’attends pas de moi ce je ne sais quoi
Qui ferait de toi un maitre, un roi
Ce n’est pas un jeu de pouvoir
Regarde nous bien dans le miroir
Ne me dévisage pas avec cet air,
Si non… tu seras privé de dessert.

Je suis femme
Ne fais pas de moi une rebelle
Si je n’sors pas les poubelles
Ne sois pas si cruel
dis moi juste que je suis belle
Toi et moi à égalité,  t’as vu cette fluidité ?

Féminin masculin
Toujours le même refrain
Féminin masculin
Tu sais ce n’est pas rien
Je crois qu’on est juste des êtres humains

Je suis femme
La tête pleine de rêves
De courir le macadam
Offre moi une trêve
Dis on dépose les armes?
Que cette lutte soit brève

Je suis femme
Ne t’en déplaise
J ai le coeur en feu
comme de la braise
Ouvre grand les yeux
la femme reprend ses aises

Féminin masculin
Toujours le même refrain
Féminin masculin
Pour que chantent nos demains
Toi et moi plus sereins

Je suis femme
Je vous en prie appelez moi « Madame »
Je vous écris pour rallumer la flamme
Que vous et moi avions éteinte
A nous aimer en demi-teinte

Je suis femme
Je ne passerai rien sous silence
Ça fait des siècles quand on y pense
Je crois bien qu’c est ma dernière chance
Ne m’en voulez pas d’être aussi franche

Féminin masculin
Toujours le même refrain
Féminin masculin
Je t’en prie… reviens
C est maintenant qu’on se rejoint

M.
Sans doute inspirée par toute cette violence et ce rapport de force qui émerge au grand jour dans les rapports homme/femme, puis par ce qu’on appelle les activités genrées, et la difficulté pour tout un chacun d’accepter sa part de féminité et de masculinité et d’y trouver l’équilibre.
Ces mots sont sortis tel un cri….ce n’est pas dans mes habitudes d’être aussi rude…c’est qu’on appelle sortir de sa zone de confort, à raison ou à tort.
Dans ce miroir de l’autre, j’ai bien cru me voir,
 moi même j’ai parfois du mal à y croire.

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Jour de pluie

Jour de pluie

Les Mots qui restent…

me reviennent aujourd’hui alors que je fais quelques pas sous la pluie.

Il y des moments complétement anodins et des mots qui marquent…comme ça l’air de rien, qui restent à jamais dans votre esprit et qui reviennent souvent les jours de pluie.
J’avais 19 ans et des poussières, je passais quelques mois en enfer, je venais d’être libérée sous caution, il me fallait attendre l’heure de la rémission.
Avant ce départ en urgence aux urgences en ce mois d’avril 93, je vivais une histoire platonique avec un écorché, un garçon aux antipodes de mes valeurs, je réaliserai vite que c’était une erreur.
Bref durant ces mois d’hospitalisation à lutter pour la vie, il est venu me rendre visite puis lors d’une perm où j’avais eu le droit de rentrer quelques jours à la maison.
Il pleuvait à verse, la météo et moi étions en parfaite harmonie, c’était de saison.
Je faisais face à un mur d’incompréhension, il me parlait comme si j’avais une simple grippe alors que j’étais le corps et le coeur en bouilli de ces longs mois enfermée en mode survie. Il me reprochait ma fatigue, mon incapacité à être battante H24, j’étais déboussolée et sévèrement accablée par tant d’insensibilité. Il est reparti et m’a laissée complètement démunie, lourde de culpabilité, une colère sourde pointait le bout de son nez.
Je suis descendue de ma chambre, le coeur déchiré, et ma mère par ces seuls mots m’a libérée (délivrée..) :
« Et si on allait se balader? Rien de tel pour changer les idées! »
« Mais il pleut des cordes!!! « 
« T’es pas en sucre ma fille! ».

Et je me rappelle comme si c’était hier, ce moment complètement bénin mais qui m’a fait le plus grand bien. Nous deux, bras dessus, bras dessous, sous un parapluie à affronter l’intempérie qui m’a lavée de tous mes soucis.
J’ai plaisir aujourd’hui à dire ces quelques mots « T’es pas en sucre ma fille! » comme un acte de transmission, comme on fredonnerait une douce chanson, un cadeau inespéré pourtant à notre portée, pour que ma fille se souvienne une fois adulte que rien ne vaut marcher sous la pluie quand tu as le coeur en plein tumulte.

Et vous quels sont les mots qui continuent de vous accompagner,
aussi futiles soient ils?

A maman…♥

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