Auteur : Maud

Rituel 100% naturel

Rituel 100% naturel

Beauté d’ailleurs

Rien de tel qu’un bon dimanche matin pour s’enfermer dans la salle de bain et prendre le temps de prendre soin de soi. L’évènement est chez moi assez rare mais je trouve divine cette tradition du Maghreb de se réunir pour quelques heures, prendre soin les unes des autres, au sein d’un hammam et de ritualiser le moment. Alors à défaut, ce matin, je m’enferme en solo et je sors tous mes produits ramenés d’ailleurs et pendant cette parenthèse enchantée, je fais un doux voyage en terres ensoleillées.

Je ramène ces produits entièrement naturels et écologiques de mes escapades, du Maroc ou encore cet été du fin fond des Cévennes où j’ai rencontré une jeune marocaine qui vendait ces produits sur les marchés.

Le Henné

Le henné est un arbuste épineux. On extrait des feuilles du henné différentes qualités de poudres également dites « henné ». Ses feuilles réduites en poudre contiennent une molécule particulière. Elles produisent des teintes rouges, jaunes et orangées rose, utilisé en teinture textile et corporelle.

Fabuleuse poudre verte, que j’utilise au naturel pour me faire un soin des cheveux. Je mélange délicatement une bonne dose de henné avec de l’eau jusqu’à l’obtention d’une pâte que j’applique ensuite sur toute la longueur du cheveux et que je laisse reposer 15/20mn, soit suffisamment pour obtenir de doux reflets auburns et pas assez pour devenir rouquine…et ô miracle, mes premiers cheveux blancs disparaissent ;).

Sur les conseils de la jeune fille rencontrée dans les Cévennes, mélanger la poudre de henné au savon noir et étaler le tout sur l’ensemble du corps au moment de la douche, laisser légèrement sécher et frotter, vous obtenez un gommage naturel de la peau, rincez…vous êtes toute douce.

Je l’aime aussi sur la peau pour y dessiner des arabesques et je trouve qu’elle excelle dans cet art, Naima Henna Bordeaux. N’ayez pas peur de lui laisser carte blanche, c’est une artiste dans l’âme, elle ne fera pas d’erreur, son talent émane de son coeur.

 

Rhassoul

Le rhassoul (rassoul) ou ghassoul est une argile minérale naturelle utilisée par les femmes orientales pour leurs soins capillaires et corporels. Cette argile est extraite des seuls gisements connus dans le monde, situés en bordure de moyen Atlas au Maroc.

J’ai rapporté de Rabat du Rhassoul en vrac et nous avions également reçu de Marie Pénélope Pérès lors de notre stage « Pratique de la Médecine de la femme sauvage », de la poudre de rhassoul mixée avec de la poudre de roses, cadeau divin. Pendant que le henné pose sur les cheveux, j’en profite pour me faire un masque au Rhassoul sur le visage. Poudre que je mélange avec de l’eau également et dont je me tartine le visage allègrement, notamment sur la fameuse zone T (Front, nez, menton). Cette pâte absorbe les impuretés et les graisses comme un buvard. Elles s’éliminent ensuite au rinçage. Il est ainsi particulièrement recommandé pour les peaux sensibles et allergiques.

A ce stade évitez d’ouvrir la porte à qui que ce soit, vous pourriez faire peur! Une fois que la peau commence à tirer sous la couche d’argile et que vous avez atteint le temps souhaité pour le henné, filez sous la douche vous rincer au gant de kessa, gant marocain utilisé dans les hammams idéal avec le savon noir.

Le savon noir

Le savon noir destiné aux soins corporels est fabriqué à partir d’une pâte d’olives (olives broyées et macérées) dans du sel et de la potasse (potassium olivate). On le trouve présenté sous forme d’une pâte souple d’un brun plus ou moins foncé.

Véritable pépite d’or écologique j’utilise le savon noir pour laver le sol, pour laver mon linge et pour me nettoyer le corps, un produit multifonction qui n’abime pas la planète (attention vous n’utilisez pas le même savon noir pour le ménage et en cosmétique!!!). Ce produit est un véritable décrassant qui n’altère pas le film épidermique, il enlève toutes vos peaux mortes et dépose sur l’épiderme une fine pellicule de gras qui la protège et la rend nettement plus lisse.

Vous pouvez également l’utiliser tel un shampoing pour les cheveux mais il pourrait avoir tendance à les dessécher, tout dépend de la nature de ceux ci.

L’eau de Rose

Secret de beauté ancestral, produit de mon quotidien, que j’utilise matin ET soir, elle aide à cicatriser plus rapidement, pour les plaies minimes et les cicatrices de l’acné. L’eau de rose aide également à prévenir le vieillissement des cellules grâce à sa forte concentration en vitamine C. En l’appliquant régulièrement sur vos tâches, rides et rougeurs, vous verrez progressivement vos problèmes de peaux se résorber.

Je m’assure à l’achat qu’elle ne contient pas d’alcool, et qu’il s’agit bien d’un hydrolat, obtenu par distillation à la vapeur. Pour s’assurer de la qualité du produit, vérifier que la liste des ingrédients ne mentionne pas : huile essentielle de rose. Mon meilleur plan et le moins cher, est de m’adresser au pharmacien du coin, qui reçoit l’eau de Rose en vrac et m’en remplit un plein flacon de 250ml pour un peu plus de 2€!

Pour varier les plaisirs il m’arrive d’alterner avec de la fleur d’oranger (eh oui ce n’est pas que pour parfumer les crêpes!), eau calmante et apaisante, qui illumine votre teint parce que vous le valez bien (haha!). Par ailleurs il m’arrive d’en mélanger une cuillère à café dans un verre d’eau que j’avale avant d’aller dormir…sommeil paisible assuré dans de douces effluves sucrées.

Beurre de Karité

Le beurre de karité est une substance comestible extraite des fruits du karité,  un arbre poussant dans les savanes arborées de l’Afrique de l’Ouest et dont le nom signifie « vie » en langue mandingue. Le beurre de karité est  surtout connu pour ses propriétés cosmétiques comme hydratant et assouplissant de la peau.

Après s’être rafraichie le visage à l’eau de rose, je m’enduis littéralement le corps de beurre de karité que j’ai toujours en stock dans mes tiroirs. Mon amie Véronique m’en a offert dernièrement puisqu’elle a plaisir à préparer ses propres cosmétiques.

Assurez vous d’acheter du beurre de karité de bonne qualité. Jamais blanc, il a souvent une couleur jaunâtre et une odeur plus ou moins rance selon sa provenance. La meilleure extraction étant celle par pression à froid, entièrement naturelle elle permet de conserver tous les principes actifs.

Et avant de sortir de votre bulle mesdames, le coup de grâce, dégainer le khôl, il vous donnera un regard irrésistible.

Le Khôl marocain

Le khôl marocain est un minéral extrait des roches montagneuses de l’Atlas. Cette poudre naturellement grise est obtenue en broyant le sulfure d’antimoine.

Les Égyptiens l’utilisaient en tant que collyre pour prévenir et soulager des infections oculaires. Les pharaons et ses sujets semblent avoir été également conquis par l’effet esthétique que conférait le khôl à leur regard, et ils l’utilisaient pour se maquiller. Au fil des siècles, le khôl a continué à être utilisé par les Arabes et les Berbères. Au Maroc, le khôl était utilisé comme produit de soin, pour soigner des conjonctivites, des irritations et des rougeurs de l’oeil. L’utilisation du khôl chez les peuples orientaux (Bédouins, Berbères et Touaregs en particulier) avait une raison pratique : protéger des infections oculaires mais aussi du vent sablonneux et de la lumière ardente du désert. Au septième jour d’un nouveau-né, la sage-femme mettait du khôl au bébé, afin de protéger ses yeux fragiles des piqûres d’insectes et des conjonctivites. (https://www.dorsetdeja.com)

Secret de beauté orientale vieux de 5000 ans, je trouve qu’il donne une autre dimension au regard, beaucoup plus profond, ce noir énigmatique fait ressortir l’iris. Je conserve précieusement cette poudre pailleté dans son traditionnel flacon bois et je l’applique avec le bâtonnet prévu à cet effet. Il a une tenue irréprochable bien plus efficace qu’un simple coup de crayon.

♥♥♥

C’est une autre moi qui sort de la salle de bain, la conquérante. Heureuse de s’être enduite de terre, pour reprendre racine, renouer avec son intime féminité. Je me sens plus sûre, plus ancrée, bercée par ces années de traditions sacrées, portées par ces rituels de femmes. Je me sens d’ici et d’ailleurs.

Synchronicité à l’heure où j’écris ces mots? Une amie m’envoie à l’instant un doux message et me fait remarquer gentiment que nous sommes le 09.09 et que c’est la nouvelle lune ce soir, il n’y a pas de hasard assurément. La lune me porte dans cet élan à renouer avec la femme, à ne pas être que l’amante ou la mère et rééquilibre ainsi les sphères.

Que chacune de vous trouve l’équilibre à sa façon, par le rituel qui lui conviendra le mieux, pour être toutes les facettes de vous même, je vous souhaite à chacune une belle nouvelle lune, qu’elle vous indique le chemin à suivre.

N’oubliez pas: « écouter la petite voix au fond de soi ».♥

 

ps: et j’attends toutes les femmes du Maghreb dans les commentaires pour nous donner toutes leurs astuces beauté avec ces produits naturels 😉

Sources:

http://www.alterafrica.com

https://www.artdumaroc.com

https://maroc-argan.fr

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Libérez vos blocages émotionnels

Libérez vos blocages émotionnels

avec la PBA ou Psycho-Bio-Acupressure

Parfois vous poussez une porte et tout s’ouvre…

Depuis la naissance, voire même depuis in utero, nous imprimons tout un tas d’émotions en positif comme en négatif qui viennent altérer qui nous sommes vraiment. Nous nous intéresserons ici aux émotions négatives : des colères, des peurs, des blocages émotionnels souvent inconscients entrainant parfois des réactions physiques type eczéma, allergies ou autre et le rôle de la PBA est de détecter ces points bloquants et de réinitialiser notre système pour le ramener à notre identité première.

J’avais déjà évoqué la PBA dans un autre article mais il mérite à mes yeux une pleine page, car ce fût pour moi une véritable découverte, une porte libératrice dont j’ai transmis depuis la clé à bien des personnes et pour qui j’espère la PBA aura apporté des solutions. La PBA ou comment vous épargner 10ans de psychothérapie!

J’ai découvert la PBA par hasard, mais sachez que dans la vie il n’y a pas de hasard que des rendez-vous. J’étais à une réunion en lien avec mon activité de rénovation de meubles quand à l’heure du déjeuner, une des participantes évoque sa relation difficile avec sa fille et qu’elle a trouvé la solution grâce à la PBA. Il n’en fallait pas plus pour attirer mon attention et de fil en aiguille j’apprends que la praticienne vit à deux pas de chez moi. Je repars donc avec les coordonnées et demande un rendez-vous en urgence…oui en urgence! J’avais depuis quelques années un blocage que j’avais bien conscientisé et je souhaitais m’en libérer une bonne fois pour toute avant un évènement précis.

J’arrive à la séance, je m’allonge sur un transat, on me couvre d’une couverture moelleuse, je donne mon poignet gauche pour que la praticienne puisse prendre mon pouls et c’est parti. Vous n’avez rien à dire, rien à faire, seule la praticienne fait glisser son doigt sur une liste de points bloquants et énonce ceux révélés par son autre main qui fait une lecture de votre pouls et en détecte les discordances. C’est alors qu’elle va « effacer » ces blocages en appuyant sur des points d’acupressure présents sur des circuits énergétiques comme pour réinitialiser la machine que vous êtes. Reset.

Lors de ces réinitialisations, j’ai senti parfois de grandes vagues de froid couler sur mes épaules malgré la grosse couverture douillette, ai été prise de soubresauts inspiratoires qui indiquaient à la praticienne que le grand nettoyage était en train de se faire. Quel oeuvre fantastique que le corps humain!

La plus flagrante évolution en ce qui me concerne a été sur le sujet des allergies qui accompagnaient ma vie depuis l’âge de 3ans. J’ai rencontré Emily un mois d’octobre, l’automne et son humidité est un mois critique pour ma sphère ORL. La veille de la séance je devais bien éternuer 50 fois par nuit ce qui faisait dire à mon mari « ce n’est plus possible! » et le lendemain de la séance je n’ai pas éternué ou mouché une seule fois. Depuis j’ai refait quatre autres séances et depuis je ne prends plus d’antihistaminique et les allergies m’ont grandement fichue la paix.

D’après Emily, J’étais porteuse d’une colère qui datait de in utero dont vous pensez bien que je n’avais absolument pas conscience mais que j’ai pu vérifier a postériori auprès de ma chère maman puisque la praticienne m’avait donnée les raisons de cette colère…et elle avait vu juste.

Je suis sortie de cette heure de PBA, pleine d’un calme olympien, le point bloquant pour lequel je m’étais présentée avait été levé, j’ai pu le vérifier par la suite et j’ai remercié Emily d’avoir fait mon bonheur. Depuis j’ai donné son adresse à une bonne quinzaine de personnes, depuis elle a fait des émules et depuis la PBA continue de me faire avancer sur mon chemin d’humain et j’y retourne quand j’en ressens le besoin.

Ce fût une véritable révélation. Sachez qu’il n’existe qu’un seul centre de formation officiel, l’institut DELATTE, site web :

https://www.psycho-bio-acupressure.com/

sur lequel vous trouverez la liste des praticiens agréés. Je sais ça vous parait tellement simple que ça semble trop beau pour être vrai, c’est sans doute pour cela qu’on en entend si peu parler!

Ce fût une véritable clé pour moi, j’espère juste que d’autres y trouveront l’endroit pour déposer des souffrances.

N’hésitez pas à partager vos expériences dans les commentaires, la PBA mérite d’être largement reconnue à mon sens.

Au plaisir de vous lire, car la meilleure des publicités c’est le témoignage que vous aurez laissé…♥

Mille mercis Emily

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Destination Le Touquet Paris Plage

Destination Le Touquet Paris Plage

3 nuits dans le nord

Je n’avais jamais été au delà d’Honfleur…c’est chose faite ou comment profiter d’une « escapade » de 900kms pour visiter un bout de la Haute Normandie et du Pas de Calais.

Nous avons quitté l’autoroute pour déjeuner à la Flotille aux bords des célèbres falaises d’Etretat que nous avons découvertes sous la pluie… « singing in the rain ». Pause repas agrémentée de moules frites of course, devant l’âtre immense de la cheminée qui crépite pour faire cuire de bonnes grillades par ce temps breton…réconfort!

Puis avons longé la côte jusqu’à Dieppe où je voulais faire étape pour absolument découvrir l’enseigne Gris D’oranger, une nana qui comme moi relooke les meubles mais avec des peintures à la craie de la marque anglaise Annie Sloan (pour ne pas lui faire de pub!). Accueil chaleureux, lieu plein de charme, où se mêlent meubles chinés, relookés et autres belles trouvailles…Joie!

C’est en continuant notre route vers le nord que nous avons découvert les merveilleux paysages de la Baie de Somme et son petit bijou nommé Le Crotoy, avant d’atteindre le fameux Le Touquet Paris Plage…Emerveillement!

 

Le Touquet porte bien son nom, lieu à forte concentration parisienne, où le citadin vient chercher ici, son grain de sable, sa bouffée d’iode et son air de vacances…Bonheur!

Repartir à peine 72h plus tard, en passant par Rouen, sans oublier d’aller se sustenter au pied de la cathédrale, chez Dame Cakes, petit cocon gourmand, où des mets délicieux vous sont servis dans une vaisselle raffinée…anglaise et avec le sourire….Délice!

 

Petite étape à mi chemin chez Colette pour couper les kilomètres et dormir dans la belle région du Perche à St Fulgent des Ormes. Accueil paysan où sérénité rime avec respect de l’environnement et une conscience élevée que le monde doit changer. Une nuit parfaite dans de vieux draps tissés en coton, toilettes sèches, murs en chanvre, tomette de la région, poules, moutons et potager pour mieux nous régaler. Découverte de Bellême et tomber sous le charme de La Perrière, ex fief de Chantal Thomass. Comme quoi on peut vendre des petites culottes à l’international et venir se perdre au fin fond du Perche …Charme!

 

Prendre un copieux petit déjeuner avec des confitures et du pain faits maison (Merci Colette!), reprendre la route, déjeuner dans un resto ouvrier à Yvre l’Eveque, à deux pas du Mans….rillettes aux rendez-vous avec les champignons à la grecque de mon enfance et rentrer à la maison avec l’immense satisfaction d’avoir tant vadrouillé.

Je vous souhaite de vous régaler de ces délicieux paysages….Bon Appétit!!

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Belle Mere

Belle Mere

Famille recomposée

« Composer », le mot phare de ma vie de « Belle Mère ». Vous entendez comme moi ce « R » qui racle, un peu brutal, et désagréable? Il y a quelque chose dans l’alliance de ces deux mots, belle et mère, qui sonne faux à mes oreilles rien qu’à le prononcer, je trouve l’expression, ni douce, ni affectueuse, même un peu rugueuse dans la gorge, comme s’il n’y avait pas d’amour autour, une version adoucie de la marâtre.

Avant de VIVRE en vrai, au jour le jour, l’expérience de la famille recomposée (et quelle expérience!), j’étais pleine d’entrain et de belles croyances, bercée d’illusions, je me suis pris en pleine face l’abrupte réalité. En ce qui me concerne l’affaire était simple, j’allais me retrouver avec deux nanas supplémentaires en plus de la mienne, on allait faire du lien, elles m’accepteraient dans leur vie, je serais un peu leur copine, leur confidente, ce sera chouette. L’histoire restait à écrire mais je trouvais qu’elle avait un beau potentiel de départ.

En fait, l’histoire s’est écrite tout autrement. Elles étaient à l’aube de l’adolescence et leur idéal venait d’éclater en miettes. Tant que je n’avais pas élu domicile, que je n’avais pas posé mes valises, je ne représentais pas un danger potentiel. J’entends par danger qu’en tant que femme, je prenais une place qu’elles se sentaient légitime d’occuper, parce que dans leurs yeux de petites filles, un peu amoureuse de leur père, elles devaient occuper toute la place pour compenser le manque d’une relation qui se rythmait désormais d’une rencontre un week-end sur deux. Mais c’est sur cette confusion des genres que sont nées les premières tensions. On ne jouait pourtant pas sur le même terrain mais tout était prétexte pour me montrer que je n’avais pas ma place, j’étais l’étrangère en terrain conquis.

J’ai débarqué une fin de juillet, le jour de la Ste Brigitte, et là nous sommes entrées tout de suite dans le dur. J’ai vécu en terrain miné de longues années, ne me sentant parfois aux abris que dans les quatre murs de ma chambre, osant à peine sortir pour ne pas croiser un regard de défiance ou une réflexion à la volée. L’air était dense et électrique, chargé de colère, de tristesse, de culpabilité et de toutes ces émotions inavouées. On mettait cela sur le compte de la souffrance, d’une situation difficile à accepter, à nous d’arrondir les angles, c’est bien nous les adultes qui avions tout décidé, c’était quelque part le prix à payer.

J’ai lancé des perches, jeté des fils, ils sont tous tombés à terre ou noyés dans l’eau. Pas moyen de tisser juste un bout de toile, ne serait ce que quelques mailles, l’amour ça ne se force pas, quelqu’un qui ne vous veut pas dans sa vie….NE VOUS VEUT PAS DANS SA VIE. Qu’on se le dise, les enfants de l’autre ne seront jamais tout à fait nos enfants, pour autant j’ai la conviction profonde que quand tous les éléments de l’environnement tendent vers une certaine ouverture, il est possible de créer une situation favorable à l’épanouissement de chacun, où respect mutuel et bienveillance sont les maîtres mots. Cependant j’ai eu bien souvent l’impression d’être en plein match, de voir se former deux équipes, de temps à autre ça joue mais la plupart du temps c’est la compétition à peu près sur tout… les uns contre les autres.

Un week-end sur deux, c’est de la rigolade me direz vous…en fait c’est vite revenu, voire trop vite pour respirer. Il m’arrivait les vendredis d’avant débarquement, de me mettre en condition psychologique pour être en capacité d’accueillir. Pour autant bien souvent le soir j’enfilais l’armure pour être fin prête à recevoir les flèches qui allaient pleuvoir ou les regards revolver. J’avoue j’en ai pleuré de cette inimitié, j’avais pas vu venir, j’avais enjolivé la chose. Le but ultime était forcément de désunir, je peux le comprendre, pour autant la situation était ce quelle était et nous devions TOUS composer avec.

Sur plein de points j’ai eu tort, j’ai cru que je devais faire le dos rond face à maintes situations, prendre sur moi pour éviter les déflagrations mais avec le recul je réalise que tous ces évènements, ces mises en tension se sont présentés pour que j’apprenne à m’affirmer dans ma nouvelle position, et que je ne devais pas me laisser envahir par la colère qui était dirigée contre ma personne. En bonnes adolescentes, elles ont titillé nos nerfs assez bien pour nous pousser dans nos extrêmes limites, jouant sur tous les tableaux, on a résisté du mieux possible, on se disait qu’en grandissant elles allaient gagner en maturité, et qu’inévitablement les choses allaient changer.

Puis comment vous dire qu’il y a AUSSI des instants précieux, les moments rares, ceux qui te font monter les larmes aux yeux, des miracles de la vie, les arrêts sur image, des petites bulles de bonheur, un geste que tu n’attendais plus, un bouclier qui tombe, c’est alors qu’en toi tout s’apaise comme si enfin tu ne marchais plus sur des braises.

J’ai tellement appris durant ces années, sur qui je suis, mes faux pas, mes inaptitudes, mes limites, mes forces, mes richesses. J’ai tellement grandi aussi, poussée dans mes extrêmes retranchements, j’ai exploré mes zones d’ombre autant que mes zones de lumière et chaque jour qui s’avance je regarde mon chemin d’évolution et j’en suis fière.

Sept ans plus tard, après une année passée ensemble à temps plein, la vie m’apprend que rien ne se force jamais, que le temps joue en ta faveur si tu tiens sur la longueur et que peut être aujourd’hui se dessine à l’horizon quelque chose qui ressemble à l’acceptation.

Je sais que vous lirez ces lignes, merci de tout coeur les filles ♥

 

 

 

 

 

 

Si jamais vous êtes en chemin, sister, armez vous de beaucoup d’amour pour ne pas tout faire éclater.

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Étiqueté handicapé

Étiqueté handicapé

Je suis différent

Je m’appelle Axel, j’ai 13 ans, personne ne sait ce que je suis vraiment, mais je suis différent. Je ne suis pas autiste ou dysquelque chose, c’est juste que je ne rentre pas dans une case, notamment celle de la « norme » qui mène le monde et le système éducatif établi, qui a été le grand révélateur de MON dysfonctionnement.

Pourtant je suis un grand précurseur! J’ai été le premier en primaire, dès la moyenne section, à bénéficier d’une AVS (aide de vie scolaire) sur ma commune. Depuis de plus en plus d’enfants connaissent cette chance. Une aide qui m’était chère puisqu’elle me permettait de suivre une scolarité « normale » en ayant le même rythme que ma soeur et mon frère, plus jeunes.

Sauf que voilà, dans notre pays, nous sommes très attachés aux étiquettes et te mettre dans une case présente certains avantages et permet d’ouvrir certaines portes, il me fallait donc une étiquette!

En effet, comme je n’apprends pas au même rythme que tout le monde et mes parents ne sachant pas par quel bout prendre le problème m’ont emmené voir dès mon plus jeune âge, un orthophoniste, pensant que je reprendrai le fil d’une scolarité normale par la suite.

Depuis le début, mes parents n’ont pas bénéficié d’accompagnement particulier, ils ont avancé dans le brouillard, allant de consultation en consultation et se faisant leur propre idée. Car en matière de DIFFERENCE, il n’existe pas une porte miraculeuse que tu pourrais pousser et derrière laquelle se cacherait une mine d’or d’informations qui te permettraient de savoir quel chemin emprunter. Tout est affaire de rencontres avec des personnes investies et renseignées qui vont avoir le désir de débroussailler ton chemin.

Néanmoins, au fil des consultations, il a fallu, pour des raisons financières, « monter » un dossier purement administratif complété du rapport du psychologue, de l’orthophoniste, de l’enseignant et de l’AVS auprès de la MDA (Maison de l’autonomie) pour que je bénéficie de cette reconnaissance « handicapé« , la clé qui allait me permettre d’accéder à un réseau d’aides avec prise en charge. Ce, grâce à l’Orthophoniste qui fut un vrai guide dans la structuration de mon accompagnement.

Désormais, pour le système, je rentrais enfin dans une case , j’avais l’étiquette : « HANDICAPE« .

Dans mon monde à moi, je suis un preux chevalier solitaire, qui s’évade dans les BD dès qu’une occasion se présente. Je cloisonne mes expériences, mes mondes, peu importe ce qu’on en pense ou ce que peuvent être vos exigences. Je n’ai pas d’amis, je n’en ressens pas le besoin, ceux qu’il me faut sont les animaux.

Je nourris bien des colères, notamment à l’égard de ma soeur et de mon frère, moi qui suis leur ainé, désappointé devant ces exigences de la normalité, je vis un monde de frustrations dans cette société qui manque parfois d’imagination pour réussir mon intégration et m’offrir une scolarité adaptée.

J’ai pu bénéficier d’aide en classe ULIS à partir du CP, des classes avec un enseignant et une AVS pour un effectif de 12enfants maximum, où il n’est nullement question de niveau (CM1, CM2…) mais de temps.

Les élèves scolarisés au titre des ULIS présentent des troubles des fonctions cognitives ou mentales, des troubles envahissants du développement, des troubles de la fonction auditive, des troubles de la fonction visuelle ou des troubles multiples associés.

Les ULIS accueillent des élèves dont le handicap ne permet pas d’envisager une scolarisation individuelle continue dans une classe ordinaire mais qui peuvent bénéficier, dans le cadre d’un établissement scolaire du second degré, d’une scolarisation adaptée. Les ULIS sont un dispositif permettant la mise en œuvre des projets personnalisés de scolarisation (PPS).

Chaque élève scolarisé au titre des ULIS bénéficie, selon ses possibilités, de temps de scolarisation dans une classe de l’établissement scolaire où il peut effectuer des apprentissages scolaires à un rythme proche de celui des autres élèves.

La merveilleuse Orthophoniste de mes débuts a également orienté mes parents tout d’abord vers le CMP (Centre Medico-Psychologiques) qui s’est révélé inefficace pour ma cause, puis vers un SESSAD (Service d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile) dont la condition sinéquanone pour bénéficier de ce sésame est d’avoir une reconnaissance « handicapé » de la MDA (ça c’était chose faite!).

Le SESSAD allait m’ouvrir les portes d’activités et de praticiens entièrement pris en charge (….encore faut il tomber sur les bons!). Par ailleurs comme je ne rentre dans aucune case précise, c’est à dire, handicapé mais pas avec une déficience nommée, mon accès aux activités est limité….en clair, je ne suis pas prioritaire!

Car au sein du SESSAD, le référent est le psychologue qui juge dans quelles cases peut rentrer l’enfant et ainsi à quelles activités il peut prétendre…ou pas.

Les quelques lumières sur la palette des activités qui m’étaient potentiellement offertes, sont arrivées finalement de « l’extérieur » (hors système sessad), c’est à dire, par ma tante, éducatrice spécialisée, qui a apporté des éléments d’informations supplémentaires sur l’éventail des ateliers auxquels je pouvais postuler mais contre lesquelles mes parents butaient : Ateliers Musique, Contes et autres qui m’ont été refusés. C’est en faisant du forcing, c’est à dire, en passant outre l’avis du psychologue référent et en s’adressant au médecin du SESSAD que j’ai enfin pu intégrer une activité en centre équestre pour laquelle initialement je ne rentrais pas dans la fichue case!

Par ailleurs, pas de soutien (hors financier) pour mes parents qui ont une vie trop normale et la tête bien sur les épaules pour bénéficier de quoi que ce soit, à chacun sa croix…

ULIS s’est révélé comme étant l’environnement d’apprentissage idéal pour moi sauf que l’entrée au collège demandait des exigences plus élevées que je ne pouvais pas suivre en terme de temps de concentration notamment…et c’est ainsi que je me suis retrouvé en IME, faute d’alternative. Les Instituts Médico-Educatifs (IME) ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents handicapés atteints de déficience intellectuelle, quelque soit le degré de leur déficience. De bataille, en refus, en appel, je fus finalement placé dans le centre désiré par mes parents.

Un placement malgré tout douloureux, puisque je me retrouvais soudain au milieu d’enfants avec des degrés de handicap largement supérieurs aux miens, ce qui a réveillé mes frustrations, mes colères, faisant naître un mal être, car devant ce miroir de L’IME, on me renvoie ma différence de plein fouet et de façon démesurée. Je me couche le soir faisant à voix haute auprès de mes parents cette soudaine évidente constatation que je suis handicapé voire un monstre dans mon propre regard.

Je suis un enfant en souffrance parce que je ne trouve pas ma juste place dans ce monde et pourtant, je suis gaillard, le sourire aux lèvres, malin, spontané, intelligent et sensible. Oui je ne suis pas facile à vivre tous les jours quand je suis confronté à cet environnement plein d’exigences qui dépassent mes capacités propres et ne m’est pas adapté. Non je ne marche pas droit, je me laisse dérouté par tout autre chose qui suscite mon intérêt et pourtant j’ai la volonté d’apprendre mais pas forcément en temps voulu.

Mon plus grand souhait est pourtant bien banal, être avec et faire comme mon frère et ma soeur dans les limites d’apprentissage qui sont les miennes. Etre juste moi au milieu des autres, avec mes différences.

♥♥♥

Nous vivons dans une société où il est de bon ton de se fondre dans le moule parce que dès qu’on sort des clous, l’évolution devient difficile et le parcours est semé d’embuches.

 

Même si les choses commencent aujourd’hui à bouger, je pense que le chemin est long avant d’en arriver à un système qui permettrait à chacun de s’épanouir pour ce qu’il est VRAIMENT et non pour ce qu’on veut qu’il soit. Bêêêeeee

Mon bref passage à San Francisco m’a permise de rencontrer Louis et sa maman, une française ex-enseignante qui vit là-bas depuis quelques années maintenant et où Louis fait sa scolarité. Louis est différent. Sa maman qui n’a pas fait faire de diagnostique au vue du coût de ce que celui-ci représente pense que son fils est ASPERGER. Louis présente des facultés exceptionnelles pour son âge dans certains domaines d’apprentissage et dans d’autres est en retard.

« Certains chercheurs comme Simon Baron-Cohen, et des personnes Asperger comme Daniel Tammet, s’interrogent sur le fait que cette forme d’autisme puisse être considérée comme une différence plutôt que comme un handicap nécessitant un traitement. Il est question de singularité dans la mesure où les limitations handicapantes, socialement en particulier, sont souvent associées à des compétences, parfois exceptionnelles, dans le domaine des centres d’intérêts sur-investis. »-Syndrome d’Asperger wikipedia

La chance de Louis est d’être en Californie dans un système éducatif classique qui a pris en compte cette différence et qui met tout en oeuvre, sans frais, pour l’accompagner sur son chemin et lui offrir une vie scolaire « normale » jusqu’à sa majorité sans être stigmatisé d’handicapé. Un élément clé pour cette maman qui pour cette raison (entre autre), ne souhaite pas particulièrement rentrer sur le sol français.

Nul système dans sa globalité n’est idéal, ni le français, ni l’américain, cependant je m’interroge sur cette ouverture d’esprit propre aux américains ou peut être devrais je dire aux californiens voire San Franciscains, à offrir une chance à tout un chacun d’être pleinement ce qu’il est dans toute sa différence que ce soit le handicap, l’homosexualité, l’excentricité, ou que sais je.

A Axel, mon neveu… je souhaite de tout coeur que tu te réalises ♥

Merci à Laet et Matt, mon frère, pour leur témoignage

 

PS: Je souhaite que ce témoignage soit le maillon d’une chaîne, qu’il brise des solitudes, que vous soyez parent, famille, éducateur, enfant dit différent, n’hésitez pas à parler de votre expérience dans les commentaires. Un mot parfois peut ouvrir une porte, apaiser une souffrance, accompagner le silence.

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Lettre à Simone

Lettre à Simone

IVG…La vie n’est que choix

Bonjour Chère Madame,

Enfin, permettez moi de vous appeler Simone…

Je voulais vous écrire plus tôt Simone, mais pour tout vous dire je ne trouvais pas les mots, je crois même que j’avais peur.

Vous êtes partie il y a 1an maintenant, à quelques jours de vos 90ans. Laissez moi vous dire combien j’admire la femme que vous êtes même si je ne sais que peu de choses de vous. Vous avez de tous temps rayonné d’une beauté dont on soupçonne la force intérieure indomptée. Je tenais à vous remercier de ce modèle que vous nous avez données : la femme n’est que la somme de toutes ses volontés. Je ne doute pas que sous l’armure, il y eut surement quelques fêlures, mais vous avez certainement su les apprivoiser, c’est ce qui a fait de vous un vrai guerrier.

La seule chose qui m’ait tatouée, historiquement parlant, dans mon parcours de collégienne, c’est vous et votre bataille pour le droit à l’IVG. J’étais en 3ème la première fois que votre nom m’a percutée, cet instant est photographique, c’était annonciateur d’un futur, c’était sans savoir que des années plus tard je comprendrai pourquoi vous m’aviez tant marquée. Cette loi qui prendra votre nom « Veil » est arrivée quelques mois après ma naissance en 74. Allez savoir pourquoi je n’ai retenu de vous que cette bataille, j’étais très jeune, je ne me sentais pas concernée, ça ne m’arriverait pas, au grand jamais….J’avais bien dit Jamais.

Vous savez, j’avais la prétention de penser que je n’étais pas une fille « comme ça », j’ai reçu une éducation catholique, donc comment vous dire que ça n’aurait pas fait très chic dans mon paysage pétri de chrétienté, une ombre au tableau. De toute façon ça ne pourrait pas m’arriver, ces choses là ça n’arrivent qu’aux autres, je me sentais au dessus de tout soupçon, j’avais l’auréole de la fille chez qui tout tourne rond, je me voulais en odeur de sainteté, jamais je ne pourrai pêcher….parce que dans le regard des biens pensants, avorter c’est pêcher, n’est ce pas? et j’ai été de ceux là, de ceux qui jugent.

Mais voilà Simone, un beau jour ça m’est arrivé. On croirait à me lire que ça m’est tombée dessus par hasard, sans même le vouloir. Disons que c’est la résultante d’un mélange de peurs, d’incompréhensions mutuelles, d’attentes inespérées, d’illusions, d’une mauvaise communication, du passé qui pèse son poids comme le futur, avec tout ce qu’il représente d’inconnu. Quoi qu’il en soit cette décision est loin d’avoir été facile à prendre, à vivre et à assumer, même si pour certaines c’est une évidence, elle peut être (très) lourde de conséquences.

Tant d’années après votre loi, je me rends compte combien il est encore tabou d’en parler, de l’écrire, d’ailleurs ivg ça passe tellement mieux qu’avortement sur le papier, c’est tellement plus « léger ». Pourtant je rencontre chaque jour des femmes qui « y sont passées », qui l’ont vécu dans leur chaire et qui portent en elle, encore des années plus tard, les stigmates de ce vécu, de ce choix qui nous a semblé le plus propice à l’instant T.

Ce n’est pas bien vu de raconter, le sujet est supposé rester dans la sphère de l’intimité et pourtant quel merveilleux droit vous nous avez offert Simone, celui d’avoir le choix…de ne pas subir.  Droit si fragile, qu’en plusieurs pays aujourd’hui il vacille, donc si les femmes n’en parlent pas comment lutter pour préserver cet acquis là, montrer que c’est une nécessité pour la femme de pouvoir décider?

D’avoir acté ne fait pas de moi une fille légère ou mauvaise, n’en déplaise à ceux que ça ne met pas à l’aise. J’étais bien initiée aux contraceptions, autant dire que j’avais essayé quelques dispositifs, c’est une familiarité pour la gente féminine, je crois. Ce qui n’a pas empêché l’impensable d’arriver. Je ne vous raconterai pas l’histoire qui m’appartient, tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai agi par amour. Jusque là j’avais déjà encaissé pas mal de choses sur mon parcours et je croyais que je serais suffisamment forte pour supporter ce choix (moi guerrière!). Sauf qu’il m’en a chèrement couté et que j’ai cru ne pas m’en relever. Je me suis sentie morte à l’intérieur, j’ai vécu quelques temps en mode automatique et j’ai mis 9 mois pour que la vie fasse à nouveau fleurir en moi des vagues de joie, naitre de vrais sourires sur mes lèvres, que je retrouve la voie du bonheur et j’ai mis des années pour faire le chemin du deuil et du pardon.

Il y a encore tant de chemin à parcourir, pour aider les femmes à moins souffrir. Cette omerta du silence, c’est tragique quand on y pense. La femme se retrouve noyée dans sa solitude, à panser ses plaies même si pour les autres cela parait absurde, puisque l’ivg devrait être un acte assumé et ne devrait pas laisser de blessures à l’âme.

J’ai eu l’occasion de parler de ma souffrance avec mon homéopathe préféré, un homme d »une autre génération, fervent catholique, qui m’a racontée voir pleurer dans son cabinet des femmes d’un âge avancé versant des larmes sur ce qu’elles avaient vécu il y a fort longtemps. Des souffrances inexprimées, le poids du non dit, des expériences lourdes à porter.

Pourtant, rien n’est moins évident, car nous sommes humaines voyez-vous, façonnées de tant de sentiments contraires, de tiraillements, avec nos valises pleines d’affects. J’ai passé des nuits entières à chercher dans la blogosphère, des réponses à mes questions et je n’ai fait que tomber sur des situations pleines de désespoir qui venaient ajouter du désarroi, une grande détresse à ma situation dépressive. Je cherchais la terre ferme, des mots doux de femmes compréhensives, une oreille attentive, pour m’offrir une trêve dans ce mal être.

En ces temps de traversée du désert, ironie du sort, mes deux amies les plus proches étaient des femmes qui ne pouvaient pas ou n’arrivaient pas à avoir d’enfant alors que c’était leur désir le plus fort. Malgré toutes mes appréhensions, ces femmes ont su m’offrir du réconfort, et plein d’amour à travers leurs larmes, cadeau du coeur de femme à femme.

Il y a x raisons de passer à l’action, chacune est respectable, je ne me poserai pas en diable, personne n’a à porter de jugement. J’ai longtemps regretté qu’il n’y ait pas a postériori d’accompagnement, quelqu’un qui soit présent et vous entend, sans vous considérer en contrevenant. Dans l’environnement médical, il faudrait ouvrir certains esprits, qu’on ne regarde pas la femme comme une ahurie, une irresponsable, ce traitement n’est pas acceptable. Vivre un IVG est dans les actes une banalité, sur une journée le tour est joué mais il faut parfois ensuite des mois pour se reconstruire et poser un regard neuf sur l’avenir avec des cicatrices à l’âme, écorchures que nul d’entre vous ne saurait voir tant les femmes sont douées pour camoufler leurs trous noirs.

Je me suis relevée Simone, mon regard a fini par muer, il a changé quand par un prénom, j’ai insufflé la vie. Le simple fait de ce prénom qui habitait désormais mon existence me donnait de nouvelles perspectives, je n’étais plus une femme à la dérive.

Après cela, j’ai longtemps été animée par le fait de vouloir apporter mon soutien à des femmes en détresse qui aurait connu ce parcours long et parfois difficile du post ivg. Créer un cercle de paroles, échanger, partager, créer un espace de non jugement pour libérer les souffrances, trouver une écoute, du sens, offrir des clés. Je n’ai pas encore OSE, Simone, mais je n’ai pas dit mon dernier mot …

Merci mille fois pour tout Simone, pour vos batailles pour chacune de nous, et je me permettrai de citer une autre Simone « Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère », comme si vous les Simone aviez un chemin tout tracé, celui d’ouvrir la voie aux femmes pour plus de liberté.

Je me souviendrai de votre entrée dans ma vie comme de votre départ Simone, j’étais dans une cabane, perdue au milieu de la nature au pays des chercheurs d’or en Californie, ma vie venait de prendre un virage xxl et le papillon, à Mariposas, déployait surement ses ailes.

C’est ma façon de lutter Simone, ces quelques mots couchés sur le papier, c’est votre combat que l’on doit continuer.

A toutes les femmes,

de quelque génération que vous soyez,

qui aimeraient voir fleurir un cercle,

poussez ma porte….ELLE EST OUVERTE♥

 

A Noé  …

 

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Je suis chamane

Je suis chamane

Ma Nature est Sauvage

J’ai toujours eu un rapport fort à la nature et cela date de toute petite. Vous pouviez me laisser sur une plage ou au milieu d’un champ de fleurs pendant 2 heures, et je ne bougeais pas, j’observais….tout. Les gens, les fleurs, les sons, le vent, le mouvement des vagues, les parfums, tout, je m’imprégnais de tout comme si ce tout m’enveloppait, m’habitait. Plus tard en grandissant, j’ai passé des heures assise sur le rebord de ma fenêtre de chambre à regarder l’infini et à me demander où étaient les limites, l’univers ça va jusqu’où? et mon rôle la dedans? J’ai toujours eu la conviction profonde que la vie ne pouvait pas se limiter à métro-boulot-dodo et qu’il y avait une expérience beaucoup plus profonde à vivre, un sens infiniment plus grand à l’existence.

On parle beaucoup aujourd’hui de la pleine conscience. Je me rappelle alors que j’étais en classe de CE1, j’avais donc 7ans, avoir fait cet exercice de la pleine conscience. Alors que notre chère maitresse Marie Paule donnait son cours, j’ai décroché, j’ai regardé la classe, le tableau noir, dehors par la fenêtre et je me suis dit « il faut que tu te souviennes de ce moment là », pour un plus tard parfaitement inconnu. J’ai voulu figé ce vécu dans l’espace temps de ma vie, un acte en pleine conscience et j’ai photographié cet instant dans ma mémoire. Je constate aujourd’hui que je ne ferai pas mieux du haut de mes 44ans, j’entends « mieux » en qualité de perception, j’ai déjà tout en moi depuis ma naissance pour gouter l’essence de la vie dans ce qu’elle a de plus parfait. L’exercice le plus difficile est de sortir du schéma imposé par les peurs, par l’éducation, par la société, par nos croyances.

« Le problème de notre société (occidentale), c’est l’esprit cartésien »

Il y a des endroits de ma vie, notamment la période où je me suis retrouvée enfermée pendant 6 mois entre quatre murs d’un hôpital qui ont été des passerelles vers ce retour au sacré de l’existence. La vie vous pousse loin dans vos retranchements mais elle sait profondément de quoi vous êtes capable.

Au cours de ces mois d’enfermement j’ai eu le droit à quelques perms, oui comme à l’armée, j’appelais ça une perm, mes autorisations de sortie. Tout ce dont je me souviens dans ces moments où l’on me rendait ma liberté, c’est ma reconnexion au grand tout. La première fois, je sortais d’un mois de bulle. On m’avait isolée, coupée du monde, je mangeais des trucs insipides, mon espace était aseptisé, j’avais pour unique compagnon un lecteur cassette, j’avais pour unique tenue un pyjama bleu, mon seul terrain de jeu était un lit de 90 cerné d’un dais en plastique qui me laissait à peine un mètre autour de mon radeau pour y coller un joli pot de chambre. Personne ne pouvait pénétrer dans le domaine à moins d’avoir une tenue de cosmonaute. 3 jours de perm, une véritable re-naissance, Yallah!

Première sensation divine : enfiler un jean (oui c’est divin un jean…), sentir le frottement du tissu sur la peau, un peu raide mais pas trop, ma tenue d’apparat pour remettre un pied dans le monde.

Deuxième sensation magique: Sentir la peau de ma maman, deux épidermes qui se rencontrent, vous savez ce truc exceptionnel qui passe uniquement par les sens, RESSENTIR, moment rare que de vivre cela en conscience…instant gravé à jamais. Puis il a fallu retrouver le sens de l’équilibre, marcher et là dehors, à peine franchi le seuil de la porte, sur le parking, prendre de plein fouet l’essentiel (Les sens, Ciel!) : le vent sur ma peau, le parfum de l’air, le chant des oiseaux, arriver à la maison et baver littéralement à l’idée de m’envoyer une bonne raclette en plein de mois de Mai, mon rêve est exaucé, bonheur des papilles, plaisir du corps qui vibre de tous ses sens retrouvés. Comment vous dire que je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’à deux doigts d’y rester. Merci infiniment pour la leçon qui m’a ouverte à une dimension bien supérieure.

La Deuxième perm ne m’a laissée le temps de rien, que de tomber en aplasie (chute majestueuse des globules blancs après chimio qui vous rend très vulnérable) et dans les eaux profondes de mon être à la recherche de la force de vie qui me fera remonter à la surface…et j’ai puisé dans tout ce que j’avais emmagasiné de Dame Nature.

Je l’avais tellement rêvé tout ce mois de juillet 93 enfermée entre les quatre murs de ma chambre d’isolement : voir la mer. J’ai tant de fois regardé ces grands murs blancs et vu yeux grands ouverts, l’océan, le bleu de ses vagues, la puissance de son mouvement, l’énergie qui s’en dégage comme un lieu de ressourcement. J’avais trouvé cette faculté à me transporter ailleurs. L’imaginaire a une force insoupçonnée et si vous y mettez l’intention nécessaire, vous transformez le rêve en réalité. Août, Rêve exaucé, je me revois assise sur le sable, foulard sur ma tête à nu à regarder le flux et le reflux et à m’en imprégner bien plus que du regard des gens qui vous regardent autrement.

Ces quelques secondes de perception ultra sensorielle vous emmènent dans la quatrième dimension, vous ramène au coeur du vivant, à sa substantifique moelle.

Un comble pour celle à qui la moelle a été prélevée pour subir une auto greffe. Cette expérience leucémique a été un véritable « reset ». Reset de mes cellules, reset de mon sang, reset de la moelle, reset des sens, retour à l’essenciel.

Résilience : L’année sabbatique qui s’en est suivie a été consacrée à me reconstruire physiquement et mentalement par le sport (pédaler, marcher, courir) mais bien plus encore à aller puiser à la source, en pleine nature, l’énergie dont j’avais besoin pour nourrir mes belles, fraîches et saines cellules, toutes ces particules infimes de mon corps, le moindre atome.

Toutes les années qui ont suivi j’ai toujours eu besoin de vivre à côté d’un fleuve, d’une rivière ou au milieu des montagnes, j’avais besoin de cette puissance (ou de cet amour) de la nature à mes côtés pour me maintenir en équilibre, pour nourrir ma force de vie (parce que j’en ai une sacrée dans tous les sens du terme).

La grande claque est arrivée aux Etats-Unis, où les paysages sont xxl et l’énergie qui va avec, aussi, virage dans ma vie. ça ne se raconte pas, ça se vit. Je suis rentrée avec dans mes bagages mes « medecine cards » et je les utilise au gré de mes envies comme des balises sur mon chemin du moment. Je suis pleine de gratitude pour cette année qui m’a ouvert les yeux et le coeur sur ce qui m’appelle au plus profond de mon âme. Depuis lors l’Energie me court après et me rattrape, certainement pour me mettre sur mon chemin, celui qui est véritablement le mien.

J’écris peu ces derniers temps mais je me laisse submerger parce que j’ai à vivre et à oser partager, je discipline mes peurs.

C’est ainsi qu’en ce début d’année 2018, le 28 Mars, dans le sillon de la pleine lune, j’ai rencontré un chamane, arrivé sur mon chemin par le plus grand « des hasards ». Alors que le chamanisme n’avait fait que me tourner autour en Californie, il fallait que je rentre en France pour le rencontrer. Voilà comment je me suis retrouvée au milieu des Landes, en plein coeur des pins, lieu accessible uniquement par une piste, à boire le thé, à n’entendre que le son du vent des arbres, à penser que c’est comme le bruit de la mer, à sembler être perdu au milieu de nul part mais être au coeur de tout. C’est alors que me sont revenus en mémoire tous ces instants tatoués, ces moments d’une pureté et d’une vérité incroyable, qui ont ponctué mon existence et m’ont ancrée à la terre, à la vie.

A quelques années lumière de mon enfance, je sais maintenant que le sens que je cherchais est caché là sous mes yeux et bien au delà. Maintenant que j’ai poussé la porte, je n’ai plus qu’à explorer. Dans cette pleine ouverture j’apprends à écouter pleinement mon intuition et à être attentive à toutes les rencontres qui jalonnent ma route et aux messages que la vie me délivre comme un cadeau.

Merci à Fred Sidarta de m’avoir ouvert sa porte…

 

Et comme une cerise sur le gâteau, j’ai terminé cette merveilleuse journée du 28 Mars au concert d’Azaf Avidan. Eponge à émotions, humain qui accède à d’autres dimensions, chamane en son genre, comme en transe sur scène, qui vit sa musique bien au delà des notes de musique. Il porte en lui la quintessence de la vie. A le voir, cet alien là, on le prendrait presque pour un fou à moins que ce ne soit un ange, touché par la grâce. Il a su faire naitre en moi des étincelles de bonheur, des larmes d’émotions…un être à l’état pur.

 

 

Chamane. Nous avons tous cette capacité à explorer cette dimension de nous qui sommeille encore.

Sortez. Mettez vous au vent. Respirez. Sentez la caresse. Ecoutez. Ce monde est dense. Est ce que tout ne fait pas sens?

Ne laissez rien au hasard…♥

 

ps: alors que je finis d’écrire ce post, je choisis de tirer une des médecines cards et je prends « L’Aigle » qui représente la puissance du Grand Esprit, la connexion au divin…qui parlait de hasard?!

 

 

 

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Demain sera Féminin

Demain sera Féminin

 Sororité

Today is my birthday et vous savez quel est mon plus beau cadeau du jour, ce qui m’émoustille et me touche profondément?

C’est de voir toutes ces femmes que je croise qui sont en chemin vers l’accomplissement d’elle même. Celles qui font tomber les barrières, qui s’affirment, qui se cherchent, qui au détour d’un virage se trouvent pour se perdre à nouveau, pleine de doute mais sans jamais lâcher ce fil si précieux qu’elles viennent de retrouver, celui qui les pousse à suivre leur instinct, coûte que coûte.

Je suis sincèrement très émue de voir cette puissance émerger, cette toile qui se tisse entre nous, doucement sans bruit, comme si l’on prenait conscience des valeurs perdues, de ce besoin de se connecter à soi pour offrir le meilleur aux autres et d’être en harmonie avec l’univers qui nous porte.

Dans mon jardin, et bien au delà, je vois de magnifiques fleurs s’épanouir dans le paysage féminin qui m’entoure. Des femmes qui se font confiance,  défient le scepticisme masculin, baissent les armes, font tomber les armures, révisent leurs croyances, font fondre la glace, fissurent le masque, laissent émerger leurs émotions, acceptent leurs peurs, puisent l’énergie, lâchent prise, apprivoisent la nature et de ce terreau de vérité, de cette acceptation de la mise à nu, nait une force rare, unique, qui dépasse ce que nous sommes, êtres de chaire et de sang, pour créer une synergie qui nous porte vers un monde nouveau.

Sur ce grand chemin marchent aussi les hommes qui acceptent de laisser parler leur part de féminité, pousser par ce vent qui souffle sur les femmes qui les accompagnent et par un fort désir de façonner de leurs mains un monde définitivement plus humain, où ying et yang trouveraient un nouvel équilibre. C’est en s’ouvrant à d’autres dimensions, où la fragilité à sa place, où l’émotion prend mot, où la douceur n’est pas rédhibitoire, où l’écoute est reine, où l’empathie trace sa route, où les préjugés tombent, que l’homme ouvre son coeur et revient à l’essentiel.

Comme vous je marche sur ce chemin, où j’avance jour après jour, où parfois je trébuche, tombe, reste assise et doute mais toujours la vie vient me prendre par la main, me montre le beau et me redonne l’énergie et la pulsion nécessaire pour aller toujours plus loin.

Dans cet élan vous me portez tous, par la beauté que vous dégagez dans vos sourires, dans vos silences et bien au delà, dans votre simple présence, sur cette voie qui nous pousse à être la meilleure version de nous même. Merci

Alors que j’écris ces mots me revient en mémoire une citation entendue dans le Cercle des Poètes disparus (il y a donc 2018-1989 = 29ans…la claque!) que j’ai bien du voir une bonne dizaine de fois, mon côté idéaliste sans doute :

« Je partis dans les bois car je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas au soir de la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu. » Henry David Thoreau

Partons dans les bois ♥

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Dame Ortie

Dame Ortie

Graine de Sorcière

Les up and down des températures printanières, et ces dernières semaines assez prenantes ont eu raison de ma vitalité…gros coup de plutch! Pas d’entrain, pas de jus, énergie au niveau zéro MAIS devant cette nature luxuriante, je savais que j’allais trouver LE remède pour rebooster la bête, la femme sauvage entre deux eaux (ni tout à fait morte, ni tout à fait vivante) qui ne demandait qu’à sortir de sa tanière.

Dans notre société où trône la performance, nous (J’ai) avons parfois du mal à admettre nos défaillances physiques, accepter que le corps a besoin de ralentir pour se ressourcer voire se mettre au repos total. Bien souvent ces coups de mou ont des répercussions ultra positives sur le mental, du genre « Je suis trop vieille »,  » je suis bonne à rien », etc, etc… je pense que vous voyez le blues venir.

Qualifiée par ma chère soeur d’hyperactive (que nenni!),  je suis en fait (à mon sens) juste curieuse et enthousiaste de faire des tas de choses. J’ai cependant la fâcheuse tendance à aller au bout de mon énergie, je passe alors par quelques jours OUT avant de revenir en piste jusqu’au prochain effondrement. J’ai donc à apprendre l’équilibre, la modération et l’acceptation de mes limites….ce n’est pas dit que les 50 prochaines années suffisent 🙂 , mais je constate sur mon chemin qu’accueillir ces moments d’épuisement comme un sas de ressourcement et de temps pour soi, sans culpabiliser de ne pas être une Wonder Woman H24,  est un énorme pas vers plus d’indulgence et d’amour en vers soi même.

Par ailleurs je vous rappelle que l’astre Lune n’agit pas que sur la pousse de vos légumes et sur les marées, il est impactant pour nous les femmes puisque nos cycles sont calés sur ses rythmes. La nouvelle lune approchant (Mardi 15 Mai), je prends donc également en considération que j’entre en phase de perturbations (si, si je vous le garantis).

Où mieux que dans la nature puis je trouver une solution harmonieuse à mon état du moment?

Je vous confie un secret (encore..) : Pour me remettre rapidement d’aplomb, ni guronsan, ni red bull en vue juste du NATUREL, gracieusement offert par la terre mère.

Ni une ni deux, j’appelle une sorcière, il faut toujours allier l’utile à l’agréable, puis une amie c’est toujours mieux pour faire causette. Nous allons donc faire cueillette de la précieuse plante aux mille vertus : L’Ortie. Nous voilà parties, bottes aux pieds, de gants armées, avec cagette, sourire et la langue prête à délier ;). Allez faire cueillette un peu loin du bord des routes ou sentiers, pour éviter les pollutions, urines d’animaux et contentez vous de prendre les parties hautes et tendres.

Sorcière

L’ortie foisonne, la tête haute, rarement fleurie, parfois chargée de petites bêtes à ne pas ramasser! On sent que l’alternance de pluie et soleil a joué en la faveur de la végétation que l’on sent toute puissante, l’ortie pique même à travers le gant…Bon sang! Ce n’est pas ça qui va nous empêcher d’avancer et d’accomplir notre mission …réaliser UNE POTION.

Nous voilà rentrées les cagettes pleines, y a plus qu’à rincer, ciseler et mettre le tout dans un grand bocal. Tassez bien l’ensemble et versez dessus de l’eau bouillante pour recouvrir la plante, fermez et laissez infuser pendant une bonne heure. L’eau devient alors verdâtre, se charge en minéraux, en oligoéléments, en vitamines et déborde de chlorophylle.

Buvez plusieurs verres de ce précieux breuvage (pas trop en fin de journée…effet tonique garanti) au goût de …pomme de terre. Vous allez bénéficier de ses vertus diurétiques, dépuratives, reminéralisantes, détoxifiantes, anti-allergique, antibactérienne…et j’en passe tellement la liste est longue!

L’effet positif n’a pas tardé à se faire sentir, dès le lendemain mes poids aux pieds s’étaient envolés, le tout pour trois fois rien mais avec en prime un moment de détente en bonne compagnie.

Dans ma grande bonté (oui la sorcière est bonne  :)), j’ai conservé une partie de ma récolte pour mon cher et tendre qui souhaitait faire un purin d’ortie pour lutter contre les pucerons qui avaient décidé de mettre à mal nos rosiers. Les orties ont donc été mis en mode macération  avant d’en filtrer le jus puis de le pulvériser. Il sera par ailleurs testé comme fertilisant …affaire à suivre! Nous allons voir si le résultat est aussi performant que sur mon manque d’allant!

Mesdames à vos balais,

partez à la conquête de votre bien être,

nourrir votre sang comme le faisaient nos arrières grands ♥

Faites moi plaisir, partagez vos constatations après ingurgité cette généreuse potion 🙂

 

PS: Chaleureuse pensée pour Marie Pénélope Pérès qui dans ces moments nous accompagne parce qu’elle nous a appris, ré-appris, transmis, dépoussiéré nos mémoires, reconnectées à nous même et à la nature souveraine.

 

 

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Soin du visage et Reiki

Soin du visage et Reiki

Beauté d’Anges et Agnès

Anges étant l’anagramme d’Agnès…tout est écrit ou presque. Agnès est effectivement un ange blond qui vous envoute (si si!) de ses yeux clairs, une beauté chaleureuse et infiniment accueillante que ce bout de femme pétillant.

Comme il n’y a pas de hasard, je dirais que j’ai rencontré Agnès par chance. Elle faisait une promotion sur ses soins mais comme je suis arrivée sur l’information un peu sur le tard, l’occasion m’est passée sous le nez…sauf que l’ange Agnès dans sa grande générosité m’a renouvelée son offre pour en bénéficier quelques jours plus tard.

Je ne suis absolument pas une adepte des soins esthétiques, je ne vais jamais en institut et je ne me laisse choir sur un fauteuil pour un soin que lors de très rares occasions type vacances en pays lointains. Je suis juste une raide dingue de massages parce qu’ils me reconnectent à mon moi profond, à mon espace de zénitude intérieur. Comment vous dire qu’Agnès allie à la perfection modelage et soins pour vous faire passer un moment unique qui n’a absolument rien à voir avec les quelques soins esthétiques reçus jusqu’alors.

Agnès vous invite dans sa bulle à l’arrière de sa maison, elle vous cueille avec son sourire et son extrême douceur, sous laquelle on sent force et détermination…La puissance de l’ange. C’est alors que vous vous retrouvez allongée sur la table de soins et commence alors le ballet de ses mains qui jamais ne vous quittent jusqu’à la fin de ce moment divin.

Agnès vous modèle le visage au rythme du soin, et même au moment de la pause du masque, elle en profite pour vous bichonner les pieds, juste pour que vous soyez parfaitement relaxée…Bonheur.

Toutefois pendant le soin une chose m’intrigue, à chaque passage des mains de l’ange sur mes yeux c’est un artifice de couleurs, des tonalités qui émergent avec une incroyable force. Agnès est aussi praticienne en Reiki et malgré les barrières de protection qu’elle instaure avec son client, il arrive que les énergies transcendent le moment parce que vos antennes sont aussi de sortie!

Pendant le soin Agnès est tout à l’écoute de ses ressentis et la lecture qu’elle fait de ceux ci est d’une clairvoyance étonnante. Elle voit vos douleurs physiques (j’ai un vieux noeud qui traine derrière l’omoplate gauche…vu), perçoit vos aspirations profondes ( Dis donc Maud ça vous parle le féminin sacré? heu non pas du tout pourquoi? ;)), bref elle lit en vous comme dans un livre :).

Bref il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité débordante et revenir faire une séance de Reiki que j’avais déjà expérimenté à San Francisco avec Caroline Vigery. Française exilée depuis des années et qui n’est pas prête de rentrer, au vu du wagon de retard que nous avons en France sur notre ouverture d’esprit à ces soins énergétiques. #tabou #secte #schizophrénie  #vavoirchezlesfoussijysuis.

Revenons-en à notre Ange avec qui j’ai partagé un moment encore plus coloré que le premier!!! En Rei-ki (Energie Universelle Liée à la vie) le praticien est un canal de l’énergie et il vient par apposition des mains harmoniser vos différents chakras. C’est une technique de guérison par l’énergie d’origine japonaise qui vise à restaurer le bien être physique et émotionnel, lié aux différents secteurs inhérents aux chakras. Voici un aperçu des chakras et de leurs secteurs…en anglais à défaut d’avoir trouvé une version française…so sorry.

 

Je ne m’aventurerais pas plus sur ce chemin pour le moment, je laisse murir ce qui doit fleurir. Ce que je retiens néanmoins, c’est que les VIBRATIONS de ce moment m’ont offert le lendemain une merveilleuse SYNCHRONICITE pleine de good vibes!

Mille Mercis à l’Ange Agnès…et à très très bientôt♥

 

ps: je sais que des convaincues de Beauté d’Anges me lisent….Allez y ! commentez MesDames!

 

Source image Reiki : http://emwcenter.com

 

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