Auteur : Maud

Namasté

Namasté

Mon banc de méditation nomade

Je me suis mise au yoga il a maintenant 8 mois, et je pratique le yoga de l’énergie.

L’appel du yoga, vous connaissez? J’ai toujours cru que le yoga n’était pas fait pour moi, trop lent, trop statique mais voilà qu’à 43 ans je sens le besoin profond de trouver une forme d’ancrage, de me poser, de ralentir le rythme, d’agir en conscience, de descendre dans les profondeurs de mon être, comme une évidence, le yoga m’a appelée.

J’ai testé 2 praticiens en yoga de l’énergie, pour trouver, sentir la pratique qui me convenait le mieux et je suis allée vers le lieu le plus lumineux, le plus coloré, un endroit cocon, dont se dégage beaucoup de féminité. J’ai besoin de travailler cela en moi, rééquilibrer mon masculin et mon féminin et cette pratique y participe.

Je m’applique hors des cours à faire régulièrement les 5 tibétains et quand l’envie me prend je me mets à chanter des mantras (Attention phénomène contagieux )…une vraie découverte! Je suis fascinée par l’union qui se crée de nos voix, il y a une puissance qui se dégage de ce moment, c’est émouvant.

Lorsque nous pratiquons les mantras, nous sommes assis sur nos petits tabourets de méditation et j’adore cette posture, sommet du crâne tiré vers le ciel, épaules basses, yeux fermés…il me fallait donc mon banc de méditation à la maison!

Ni une ni deux, je trouve une vieille planche d’étagère, découpe l’assise, les pieds, repliables pour mieux le transporter grâce aux charnières. Il ne me restait plus qu’à le personnaliser …après tout c’est mon métier 😉

Deux couches de Chalkpaint faite maison plus tard, je me décide à lui donner un petit air folk grâce à un simple posca blanc. Une couche de vernis marin pour la finition et voilà le tour est joué.

Voilà « Namasté », mon banc de méditation nomade home made at home♥

 

 

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Insième

Insième

Origami & Carterie by Sylvie

Sylvie Bedin, c’est une rencontre comme il y en a peu dans une vie. Deux âmes connectées serait un bon résumé.

Nous avions nos stands côte à côte lors de notre premier salon de créateurs à Cestas City. Avec son univers en papier, je ne la trouvais pas du tout à sa place, il lui fallait du version xxl, de l’évènementiel, à la mesure de son talent, de ses exigences, de son goût de la perfection et de son envie de satisfaire. C’était comme une évidence pour moi qu’elle avait à faire dans le monde du mariage, elle pouvait y apporter sa féérie, son brin de magie, avec sa grande capacité d’écoute, elle ferait du sur mesure quoi qu’il lui en coute. Et chemin faisant, c’est dans cette direction que la poussa le vent…

Je crois que la première question que je lui ai posé c’est « Pourquoi Insième? » et elle de me répondre  » ça veut dire Ensemble en italien ». Je comprends mieux quatre ans plus tard. Insième pour emmener dans l’aventure ses racines, Insième pour vous faire comprendre qu’elle sera à vos côtés pour accompagner votre projet, Insième parce que pour elle il n’y a pas de concurrence que des collaborations.

Puis j’avoue à te voir dans ton stand que je n’avais pas très bien compris ce que tu faisais…Origami pour qui? Graphisme pourquoi?

Origami pour les plus grands et pour les plus petits, pour tout type d’évènement : naissance, mariage, anniversaire…et le graphisme pour laisser votre empreinte, sur vos carteries de mariage, vos logos professionnels, vos mots du moment, oui mais pas n’importe comment! La délicatesse, la créativité, les couleurs, un style joliment composé, dessiné, calligraphié, pour de la meilleure façon, vous représenter.

Insième c’est avant tout une femme, une femme c’est un monde, alors entrez dans celui de Sylvie et vous serez émerveillé. La femme est toujours classe…à l’italienne, brune, le cheveux court, regard clair, magnétique, il se dégage de cette force de vie une volonté hors pair et des ondes de bienveillance.

Elle aura toujours le mot qu’il faut, l’idée que vous attendez parce qu’elle puise dans ce qui l’entoure, la nature, pour exaucer vos voeux d’amour.

Je ne sais pas si tu te souviens, Sylvie Bedin, il y a quatre ans d’ici, sur ce salon qui nous a réuni, tu m’as appris à façonner une grue en papier, depuis elle ne m’a plus jamais quittée et m’accompagne chaque jour. Cet animal qui symbolise la longévité portera bonheur j’en suis sûre à ton activité mais qui plus est ….à notre amitié, je t’en souhaite des milliers.

Grazie Mille♥

 

Ps: A venir prochainement …insieme-creations.fr en attendant suivez la sur Facebook

 

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Mettre du soleil dans sa vie

Mettre du soleil dans sa vie

Et un peu de piquant aussi : Jaune Moutarde

Avoir à peine douze ans et réclamer haut et fort sa chambre d’ado, savoir exactement les couleurs qu’il faut, donner à la pièce une nouvelle tournure et exiger un jaune moutarde ( peinture Velours Erika), pour que le soleil, tout l’hiver, parade.

Excellente idée ma fille, que de mettre cette couleur délicieuse dans une pièce orientée Nord et lui apporter ainsi un brin de chaleur. Marié au bleu vintage (Satinelle Eléonore Déco) des meubles chinés, la chambre avec son petit air rétro prend effectivement des airs d’ado. Quelques touches de noir en déco pour contraster ces douces teintes et venir affirmer cette nouvelle empreinte.

Voilà une chambre pour bien travailler ;), lumineuse et belle rentrée, voilà ton rêve devenu réalité.

Make your dreams come true… te voilà exaucée.

Choix Déco made by Zé ♥

 

 

 

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Voir le beau en tout

Voir le beau en tout

Changer son regard

J’ai souvent des retours sur la beauté de ce que je photographie comme si je mettais toujours les pieds dans des lieux exceptionnels.

Il est vrai  que depuis très jeune, je scrute le monde à travers un appareil photo, j’ai eu mon tout premier à l’age de 12ans et j’ai toujours eu un immense plaisir à photographier…il semblerait que j’ai l’oeil aux dires de certains ou comment je m’applique à voir le beau en tout.

Je n’ai absolument aucune technique, je capture le monde soit avec mon super Nikon, beaucoup trop sophistiqué à mon goût, ou mon simple Samsung, mais je crois que mon premier atout est ma grande capacité d’émerveillement.

Cela peut paraître pour certains très naïf et plein d’innocence, car c’est un regard qui a beaucoup trait à celui de l’enfance, mais je me réjouis de peu, ça étonne mon mari, ça le fait sourire, ça l’attendrit aussi. Je trouve mon bonheur dans les petites choses, un vol de papillon, un doux paysage, un simple levé de soleil, une belle tomate du jardin…parfois trois fois rien. Cela ne tient pas à ce que j’ai vécu même si certainement mon parcours a renforcé cette façon d’être, je suis comme cela depuis l’enfance, les champs de pâquerettes me mettent en joie, véritablement!

Je vous raconte tout cela à l’issu d’un été merveilleux passé à vadrouiller un peu partout sur les routes de France du Nord au Sud et à me régaler de ce qui nous entoure, les jours de pluie comme en plein soleil. Ce que je vois me remplit de gratitude, m’émoustille, me rend légère, m’emplit de zénitude et me nourrit profondément et c’est toutes ces émotions qui je crois transpirent dans mes clichés.

C’est un exercice du quotidien qui s’applique aussi bien sur notre environnement que sur les gens qui nous entourent, comme chercher la lumière dans le noir, prendre de la distance, changer d’angle et s’apercevoir que tout est différent quand on regarde les choses autrement.

J’en ai fait l’expérience encore très récemment lors d’un stage en Vedic Art, qui consiste en un processus de libération de notre puissance créative. Lors de cette formation, nos créations pouvaient parfois ne pas nous donner satisfaction dans leur ensemble et pourtant, en se concentrant sur un détail, tel un zoom sur image, on pouvait alors découvrir de merveilleux paysages.

Vous me direz c’est le principe du verre à moitié plein ou à moitié vide. Je vous répondrais que cela va au delà de ça, c’est plus qu’une leçon d’optimisme, c’est de l’ordre de l’enchantement.

Je ne saurais mieux le dire que Luc Bigé :

C’est-à-dire explorer le monde imaginal, cette réalité invisible qui est comme la racine céleste des choses visibles. En ces espaces inconnus fleurissent les mythes ; les légendes ; les sources d’inspirations des créateurs, des inventeurs et des mystiques ; les esprits des plantes ; les ondines et l’âme du Monde. Cet univers, que toutes les cultures, à l’exception notable de la notre, ont exploré à le pouvoir, pour celui qui le contacte, de susciter de la joie et de le transformer profondément.

Il y a 25ans d’ici, quelqu’un m’a écrit une lettre qui m’accompagne toujours aujourd’hui, en mentionnant ceci :

« En toi vit l’âme du poète, donc le coeur de la vie » – Il se reconnaitra….Schalom Aleichem

Je vous invite à contacter cet espace en vous, l’âme du poète, celui que notre société étouffe à coups de mauvaises nouvelles, en l’assommant de peurs.

Voir le beau en tout, ça commence évidemment et surtout par vous,

Voir le beau en soi, quel challenge dans ce monde de peu de foi

Croyez moi, si vous lui faites confiance,

la vie vous offre un paradis ♥

 

PS : à cette veille de pleine lune, penchez vous vers le ciel et voyez comme elle est belle…à l’heure où l’automne pointe le bout de son nez et ses couleurs chatoyantes, laissez vous porter par cette saison envoutante.

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La Magie Vedic Art

La Magie Vedic Art

Laisser émerger sa force créative

 

L expérience Vedic Art…

J ai traversé des montagnes
Survolé des îles
Voyagé dans l espace
Rencontré la matière
J ai côtoyé le sombre et la lumière
J ai cherché l harmonie
Et dans ces paysages infinis
Je me suis trouvée…Moi

Je suis arrivée au Vedic Art par hasard (no hazard!). On voulait s’arrêter déjeuner dans un petit resto que je souhaitais découvrir et finalement on se trompe d’endroit. J’entre dans la salle de restaurant et je tombe nez à nez avec de grandes toiles qui me percutent de plein fouet. Directement je fonce vers une toile, découvre en bas à gauche une carte de visite, je m’assois, cherche le site web de l’atelier ô en couleurs et tombe sur le VEDIC ART : une révélation à la simple lecture du descriptif. Quelques jours plus tard l’idée ne me lâchant pas la tête, j’appelle Catherine MELUL pour la rencontrer et me voilà dans son atelier. Une heure de discussion plus tard elle avait fini de me convaincre, elle pouvait compter sur mon inscription ferme et définitive pour 6 jours de formation qui allaient me permettre d’explorer ma force créative, alors que je n’avais jamais peint sur une toile!

J’avoue j’étais folle d’impatience à découvrir ce processus. Nous nous sommes retrouvées à 8 femmes au coeur de l’ïlot et sommes parties en voyage au pays Vedic Art grâce aux 17 principes védiques de la création énoncés jour après jour par Catherine.

Je suis arrivée à ce stage avec aucune attente particulière que celle de découvrir, sans aucun bagage technique, aucune connaissance des principes académiques des beaux arts, je me suis juste laissée porter par la vague, l’énergie féminine et la nature qui baigne ce lieu.

Le Vedic Art n’exige rien que de lâcher prise, de poser le mental, de mettre sur off votre cerveau gauche pour vous autoriser une merveilleuse descente en soi de se laisser surprendre du résultat, naviguer parfois entre fascination et déception, en évitant de se juger pour autant, savoir que rien n’est définitif, que tout se remanie, change, évolue, que le monde des possibles est infini et que le cadeau au bout de la route est une rencontre avec soi.

Le Vedic Art m’a appris à changer mon regard, à prendre de la distance, à envisager d’autres angles, à chercher le beau là où tout semble parfois nous désoler. Le Vedic art trouve écho bien au delà de la toile, il vibre au quotidien dans nos vies.

Ce merveilleux processus nous vient de Suède, sous l’égide de Curt Källman, fondateur de cette méthode unique encore peu répandue en France mais qui mérite à mes yeux de déployer ses ailes largement à travers le monde.

Le Védic Art est accessible à tous, même à ceux qui n’ont jamais tenu un pinceau.

Le Vedic Art ne se raconte pas, il se vit et je vous souhaite de vivre cette fabuleuse expérience, baignés dans vos couleurs, dans vos envies profondes, dans cet élan qui émerge de vos entrailles avec pour seul mot d’ordre, Liberté.

Je dédie ce post à Catherine, of course, je la remercie de son accueil chaleureux et de nous offrir cet espace de liberté, à Valérie, Karine, Lætitia, Sophie, Françoise, Emma, Marie-Rose et Alexandra, femmes sauvages en chemin ♥.

 

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Rituel 100% naturel

Rituel 100% naturel

Beauté d’ailleurs

Rien de tel qu’un bon dimanche matin pour s’enfermer dans la salle de bain et prendre le temps de prendre soin de soi. L’évènement est chez moi assez rare mais je trouve divine cette tradition du Maghreb de se réunir pour quelques heures, prendre soin les unes des autres, au sein d’un hammam et de ritualiser le moment. Alors à défaut, ce matin, je m’enferme en solo et je sors tous mes produits ramenés d’ailleurs et pendant cette parenthèse enchantée, je fais un doux voyage en terres ensoleillées.

Je ramène ces produits entièrement naturels et écologiques de mes escapades, du Maroc ou encore cet été du fin fond des Cévennes où j’ai rencontré une jeune marocaine qui vendait ces produits sur les marchés.

Le Henné

Le henné est un arbuste épineux. On extrait des feuilles du henné différentes qualités de poudres également dites « henné ». Ses feuilles réduites en poudre contiennent une molécule particulière. Elles produisent des teintes rouges, jaunes et orangées rose, utilisé en teinture textile et corporelle.

Fabuleuse poudre verte, que j’utilise au naturel pour me faire un soin des cheveux. Je mélange délicatement une bonne dose de henné avec de l’eau jusqu’à l’obtention d’une pâte que j’applique ensuite sur toute la longueur du cheveux et que je laisse reposer 15/20mn, soit suffisamment pour obtenir de doux reflets auburns et pas assez pour devenir rouquine…et ô miracle, mes premiers cheveux blancs disparaissent ;).

Sur les conseils de la jeune fille rencontrée dans les Cévennes, mélanger la poudre de henné au savon noir et étaler le tout sur l’ensemble du corps au moment de la douche, laisser légèrement sécher et frotter, vous obtenez un gommage naturel de la peau, rincez…vous êtes toute douce.

Je l’aime aussi sur la peau pour y dessiner des arabesques et je trouve qu’elle excelle dans cet art, Naima Henna Bordeaux. N’ayez pas peur de lui laisser carte blanche, c’est une artiste dans l’âme, elle ne fera pas d’erreur, son talent émane de son coeur.

 

Rhassoul

Le rhassoul (rassoul) ou ghassoul est une argile minérale naturelle utilisée par les femmes orientales pour leurs soins capillaires et corporels. Cette argile est extraite des seuls gisements connus dans le monde, situés en bordure de moyen Atlas au Maroc.

J’ai rapporté de Rabat du Rhassoul en vrac et nous avions également reçu de Marie Pénélope Pérès lors de notre stage « Pratique de la Médecine de la femme sauvage », de la poudre de rhassoul mixée avec de la poudre de roses, cadeau divin. Pendant que le henné pose sur les cheveux, j’en profite pour me faire un masque au Rhassoul sur le visage. Poudre que je mélange avec de l’eau également et dont je me tartine le visage allègrement, notamment sur la fameuse zone T (Front, nez, menton). Cette pâte absorbe les impuretés et les graisses comme un buvard. Elles s’éliminent ensuite au rinçage. Il est ainsi particulièrement recommandé pour les peaux sensibles et allergiques.

A ce stade évitez d’ouvrir la porte à qui que ce soit, vous pourriez faire peur! Une fois que la peau commence à tirer sous la couche d’argile et que vous avez atteint le temps souhaité pour le henné, filez sous la douche vous rincer au gant de kessa, gant marocain utilisé dans les hammams idéal avec le savon noir.

Le savon noir

Le savon noir destiné aux soins corporels est fabriqué à partir d’une pâte d’olives (olives broyées et macérées) dans du sel et de la potasse (potassium olivate). On le trouve présenté sous forme d’une pâte souple d’un brun plus ou moins foncé.

Véritable pépite d’or écologique j’utilise le savon noir pour laver le sol, pour laver mon linge et pour me nettoyer le corps, un produit multifonction qui n’abime pas la planète (attention vous n’utilisez pas le même savon noir pour le ménage et en cosmétique!!!). Ce produit est un véritable décrassant qui n’altère pas le film épidermique, il enlève toutes vos peaux mortes et dépose sur l’épiderme une fine pellicule de gras qui la protège et la rend nettement plus lisse.

Vous pouvez également l’utiliser tel un shampoing pour les cheveux mais il pourrait avoir tendance à les dessécher, tout dépend de la nature de ceux ci.

L’eau de Rose

Secret de beauté ancestral, produit de mon quotidien, que j’utilise matin ET soir, elle aide à cicatriser plus rapidement, pour les plaies minimes et les cicatrices de l’acné. L’eau de rose aide également à prévenir le vieillissement des cellules grâce à sa forte concentration en vitamine C. En l’appliquant régulièrement sur vos tâches, rides et rougeurs, vous verrez progressivement vos problèmes de peaux se résorber.

Je m’assure à l’achat qu’elle ne contient pas d’alcool, et qu’il s’agit bien d’un hydrolat, obtenu par distillation à la vapeur. Pour s’assurer de la qualité du produit, vérifier que la liste des ingrédients ne mentionne pas : huile essentielle de rose. Mon meilleur plan et le moins cher, est de m’adresser au pharmacien du coin, qui reçoit l’eau de Rose en vrac et m’en remplit un plein flacon de 250ml pour un peu plus de 2€!

Pour varier les plaisirs il m’arrive d’alterner avec de la fleur d’oranger (eh oui ce n’est pas que pour parfumer les crêpes!), eau calmante et apaisante, qui illumine votre teint parce que vous le valez bien (haha!). Par ailleurs il m’arrive d’en mélanger une cuillère à café dans un verre d’eau que j’avale avant d’aller dormir…sommeil paisible assuré dans de douces effluves sucrées.

Beurre de Karité

Le beurre de karité est une substance comestible extraite des fruits du karité,  un arbre poussant dans les savanes arborées de l’Afrique de l’Ouest et dont le nom signifie « vie » en langue mandingue. Le beurre de karité est  surtout connu pour ses propriétés cosmétiques comme hydratant et assouplissant de la peau.

Après s’être rafraichie le visage à l’eau de rose, je m’enduis littéralement le corps de beurre de karité que j’ai toujours en stock dans mes tiroirs. Mon amie Véronique m’en a offert dernièrement puisqu’elle a plaisir à préparer ses propres cosmétiques.

Assurez vous d’acheter du beurre de karité de bonne qualité. Jamais blanc, il a souvent une couleur jaunâtre et une odeur plus ou moins rance selon sa provenance. La meilleure extraction étant celle par pression à froid, entièrement naturelle elle permet de conserver tous les principes actifs.

Et avant de sortir de votre bulle mesdames, le coup de grâce, dégainer le khôl, il vous donnera un regard irrésistible.

Le Khôl marocain

Le khôl marocain est un minéral extrait des roches montagneuses de l’Atlas. Cette poudre naturellement grise est obtenue en broyant le sulfure d’antimoine.

Les Égyptiens l’utilisaient en tant que collyre pour prévenir et soulager des infections oculaires. Les pharaons et ses sujets semblent avoir été également conquis par l’effet esthétique que conférait le khôl à leur regard, et ils l’utilisaient pour se maquiller. Au fil des siècles, le khôl a continué à être utilisé par les Arabes et les Berbères. Au Maroc, le khôl était utilisé comme produit de soin, pour soigner des conjonctivites, des irritations et des rougeurs de l’oeil. L’utilisation du khôl chez les peuples orientaux (Bédouins, Berbères et Touaregs en particulier) avait une raison pratique : protéger des infections oculaires mais aussi du vent sablonneux et de la lumière ardente du désert. Au septième jour d’un nouveau-né, la sage-femme mettait du khôl au bébé, afin de protéger ses yeux fragiles des piqûres d’insectes et des conjonctivites. (https://www.dorsetdeja.com)

Secret de beauté orientale vieux de 5000 ans, je trouve qu’il donne une autre dimension au regard, beaucoup plus profond, ce noir énigmatique fait ressortir l’iris. Je conserve précieusement cette poudre pailleté dans son traditionnel flacon bois et je l’applique avec le bâtonnet prévu à cet effet. Il a une tenue irréprochable bien plus efficace qu’un simple coup de crayon.

♥♥♥

C’est une autre moi qui sort de la salle de bain, la conquérante. Heureuse de s’être enduite de terre, pour reprendre racine, renouer avec son intime féminité. Je me sens plus sûre, plus ancrée, bercée par ces années de traditions sacrées, portées par ces rituels de femmes. Je me sens d’ici et d’ailleurs.

Synchronicité à l’heure où j’écris ces mots? Une amie m’envoie à l’instant un doux message et me fait remarquer gentiment que nous sommes le 09.09 et que c’est la nouvelle lune ce soir, il n’y a pas de hasard assurément. La lune me porte dans cet élan à renouer avec la femme, à ne pas être que l’amante ou la mère et rééquilibre ainsi les sphères.

Que chacune de vous trouve l’équilibre à sa façon, par le rituel qui lui conviendra le mieux, pour être toutes les facettes de vous même, je vous souhaite à chacune une belle nouvelle lune, qu’elle vous indique le chemin à suivre.

N’oubliez pas: « écouter la petite voix au fond de soi ».♥

 

ps: et j’attends toutes les femmes du Maghreb dans les commentaires pour nous donner toutes leurs astuces beauté avec ces produits naturels 😉

Sources:

http://www.alterafrica.com

https://www.artdumaroc.com

https://maroc-argan.fr

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Libérez vos blocages émotionnels

Libérez vos blocages émotionnels

avec la PBA ou Psycho-Bio-Acupressure

Parfois vous poussez une porte et tout s’ouvre…

Depuis la naissance, voire même depuis in utero, nous imprimons tout un tas d’émotions en positif comme en négatif qui viennent altérer qui nous sommes vraiment. Nous nous intéresserons ici aux émotions négatives : des colères, des peurs, des blocages émotionnels souvent inconscients entrainant parfois des réactions physiques type eczéma, allergies ou autre et le rôle de la PBA est de détecter ces points bloquants et de réinitialiser notre système pour le ramener à notre identité première.

J’avais déjà évoqué la PBA dans un autre article mais il mérite à mes yeux une pleine page, car ce fût pour moi une véritable découverte, une porte libératrice dont j’ai transmis depuis la clé à bien des personnes et pour qui j’espère la PBA aura apporté des solutions. La PBA ou comment vous épargner 10ans de psychothérapie!

J’ai découvert la PBA par hasard, mais sachez que dans la vie il n’y a pas de hasard que des rendez-vous. J’étais à une réunion en lien avec mon activité de rénovation de meubles quand à l’heure du déjeuner, une des participantes évoque sa relation difficile avec sa fille et qu’elle a trouvé la solution grâce à la PBA. Il n’en fallait pas plus pour attirer mon attention et de fil en aiguille j’apprends que la praticienne vit à deux pas de chez moi. Je repars donc avec les coordonnées et demande un rendez-vous en urgence…oui en urgence! J’avais depuis quelques années un blocage que j’avais bien conscientisé et je souhaitais m’en libérer une bonne fois pour toute avant un évènement précis.

J’arrive à la séance, je m’allonge sur un transat, on me couvre d’une couverture moelleuse, je donne mon poignet gauche pour que la praticienne puisse prendre mon pouls et c’est parti. Vous n’avez rien à dire, rien à faire, seule la praticienne fait glisser son doigt sur une liste de points bloquants et énonce ceux révélés par son autre main qui fait une lecture de votre pouls et en détecte les discordances. C’est alors qu’elle va « effacer » ces blocages en appuyant sur des points d’acupressure présents sur des circuits énergétiques comme pour réinitialiser la machine que vous êtes. Reset.

Lors de ces réinitialisations, j’ai senti parfois de grandes vagues de froid couler sur mes épaules malgré la grosse couverture douillette, ai été prise de soubresauts inspiratoires qui indiquaient à la praticienne que le grand nettoyage était en train de se faire. Quel oeuvre fantastique que le corps humain!

La plus flagrante évolution en ce qui me concerne a été sur le sujet des allergies qui accompagnaient ma vie depuis l’âge de 3ans. J’ai rencontré Emily un mois d’octobre, l’automne et son humidité est un mois critique pour ma sphère ORL. La veille de la séance je devais bien éternuer 50 fois par nuit ce qui faisait dire à mon mari « ce n’est plus possible! » et le lendemain de la séance je n’ai pas éternué ou mouché une seule fois. Depuis j’ai refait quatre autres séances et depuis je ne prends plus d’antihistaminique et les allergies m’ont grandement fichue la paix.

D’après Emily, J’étais porteuse d’une colère qui datait de in utero dont vous pensez bien que je n’avais absolument pas conscience mais que j’ai pu vérifier a postériori auprès de ma chère maman puisque la praticienne m’avait donnée les raisons de cette colère…et elle avait vu juste.

Je suis sortie de cette heure de PBA, pleine d’un calme olympien, le point bloquant pour lequel je m’étais présentée avait été levé, j’ai pu le vérifier par la suite et j’ai remercié Emily d’avoir fait mon bonheur. Depuis j’ai donné son adresse à une bonne quinzaine de personnes, depuis elle a fait des émules et depuis la PBA continue de me faire avancer sur mon chemin d’humain et j’y retourne quand j’en ressens le besoin.

Ce fût une véritable révélation. Sachez qu’il n’existe qu’un seul centre de formation officiel, l’institut DELATTE, site web :

https://www.psycho-bio-acupressure.com/

sur lequel vous trouverez la liste des praticiens agréés. Je sais ça vous parait tellement simple que ça semble trop beau pour être vrai, c’est sans doute pour cela qu’on en entend si peu parler!

Ce fût une véritable clé pour moi, j’espère juste que d’autres y trouveront l’endroit pour déposer des souffrances.

N’hésitez pas à partager vos expériences dans les commentaires, la PBA mérite d’être largement reconnue à mon sens.

Au plaisir de vous lire, car la meilleure des publicités c’est le témoignage que vous aurez laissé…♥

Mille mercis Emily

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Destination Le Touquet Paris Plage

Destination Le Touquet Paris Plage

3 nuits dans le nord

Je n’avais jamais été au delà d’Honfleur…c’est chose faite ou comment profiter d’une « escapade » de 900kms pour visiter un bout de la Haute Normandie et du Pas de Calais.

Nous avons quitté l’autoroute pour déjeuner à la Flotille aux bords des célèbres falaises d’Etretat que nous avons découvertes sous la pluie… « singing in the rain ». Pause repas agrémentée de moules frites of course, devant l’âtre immense de la cheminée qui crépite pour faire cuire de bonnes grillades par ce temps breton…réconfort!

Puis avons longé la côte jusqu’à Dieppe où je voulais faire étape pour absolument découvrir l’enseigne Gris D’oranger, une nana qui comme moi relooke les meubles mais avec des peintures à la craie de la marque anglaise Annie Sloan (pour ne pas lui faire de pub!). Accueil chaleureux, lieu plein de charme, où se mêlent meubles chinés, relookés et autres belles trouvailles…Joie!

C’est en continuant notre route vers le nord que nous avons découvert les merveilleux paysages de la Baie de Somme et son petit bijou nommé Le Crotoy, avant d’atteindre le fameux Le Touquet Paris Plage…Emerveillement!

 

Le Touquet porte bien son nom, lieu à forte concentration parisienne, où le citadin vient chercher ici, son grain de sable, sa bouffée d’iode et son air de vacances…Bonheur!

Repartir à peine 72h plus tard, en passant par Rouen, sans oublier d’aller se sustenter au pied de la cathédrale, chez Dame Cakes, petit cocon gourmand, où des mets délicieux vous sont servis dans une vaisselle raffinée…anglaise et avec le sourire….Délice!

 

Petite étape à mi chemin chez Colette pour couper les kilomètres et dormir dans la belle région du Perche à St Fulgent des Ormes. Accueil paysan où sérénité rime avec respect de l’environnement et une conscience élevée que le monde doit changer. Une nuit parfaite dans de vieux draps tissés en coton, toilettes sèches, murs en chanvre, tomette de la région, poules, moutons et potager pour mieux nous régaler. Découverte de Bellême et tomber sous le charme de La Perrière, ex fief de Chantal Thomass. Comme quoi on peut vendre des petites culottes à l’international et venir se perdre au fin fond du Perche …Charme!

 

Prendre un copieux petit déjeuner avec des confitures et du pain faits maison (Merci Colette!), reprendre la route, déjeuner dans un resto ouvrier à Yvre l’Eveque, à deux pas du Mans….rillettes aux rendez-vous avec les champignons à la grecque de mon enfance et rentrer à la maison avec l’immense satisfaction d’avoir tant vadrouillé.

Je vous souhaite de vous régaler de ces délicieux paysages….Bon Appétit!!

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Belle Mere

Belle Mere

Famille recomposée

« Composer », le mot phare de ma vie de « Belle Mère ». Vous entendez comme moi ce « R » qui racle, un peu brutal, et désagréable? Il y a quelque chose dans l’alliance de ces deux mots, belle et mère, qui sonne faux à mes oreilles rien qu’à le prononcer, je trouve l’expression, ni douce, ni affectueuse, même un peu rugueuse dans la gorge, comme s’il n’y avait pas d’amour autour, une version adoucie de la marâtre.

Avant de VIVRE en vrai, au jour le jour, l’expérience de la famille recomposée (et quelle expérience!), j’étais pleine d’entrain et de belles croyances, bercée d’illusions, je me suis pris en pleine face l’abrupte réalité. En ce qui me concerne l’affaire était simple, j’allais me retrouver avec deux nanas supplémentaires en plus de la mienne, on allait faire du lien, elles m’accepteraient dans leur vie, je serais un peu leur copine, leur confidente, ce sera chouette. L’histoire restait à écrire mais je trouvais qu’elle avait un beau potentiel de départ.

En fait, l’histoire s’est écrite tout autrement. Elles étaient à l’aube de l’adolescence et leur idéal venait d’éclater en miettes. Tant que je n’avais pas élu domicile, que je n’avais pas posé mes valises, je ne représentais pas un danger potentiel. J’entends par danger qu’en tant que femme, je prenais une place qu’elles se sentaient légitime d’occuper, parce que dans leurs yeux de petites filles, un peu amoureuses de leur père, elles devaient occuper toute la place pour compenser le manque d’une relation qui se rythmait désormais d’une rencontre un week-end sur deux. Mais c’est sur cette confusion des genres que sont nées les premières tensions. On ne jouait pourtant pas sur le même terrain mais tout était prétexte pour me montrer que je n’avais pas ma place, j’étais l’étrangère en terrain conquis.

J’ai débarqué une fin de juillet, le jour de la Ste Brigitte, et là nous sommes entrées tout de suite dans le dur. J’ai vécu en terrain miné de longues années, ne me sentant parfois aux abris que dans les quatre murs de ma chambre, osant à peine sortir pour ne pas croiser un regard de défiance ou une réflexion à la volée. L’air était dense et électrique, chargé de colère, de tristesse, de culpabilité et de toutes ces émotions inavouées. On mettait cela sur le compte de la souffrance, d’une situation difficile à accepter, à nous d’arrondir les angles, c’est bien nous les adultes qui avions tout décidé, c’était quelque part le prix à payer.

J’ai lancé des perches, jeté des fils, ils sont tous tombés à terre ou noyés dans l’eau. Pas moyen de tisser juste un bout de toile, ne serait ce que quelques mailles, l’amour ça ne se force pas, quelqu’un qui ne vous veut pas dans sa vie….NE VOUS VEUT PAS DANS SA VIE. Qu’on se le dise, les enfants de l’autre ne seront jamais tout à fait nos enfants, pour autant j’ai la conviction profonde que quand tous les éléments de l’environnement tendent vers une certaine ouverture, il est possible de créer une situation favorable à l’épanouissement de chacun, où respect mutuel et bienveillance sont les maîtres mots. Cependant j’ai eu bien souvent l’impression d’être en plein match, de voir se former deux équipes, de temps à autre ça joue mais la plupart du temps c’est la compétition à peu près sur tout… les uns contre les autres.

Un week-end sur deux, c’est de la rigolade me direz vous…en fait c’est vite revenu, voire trop vite pour respirer. Il m’arrivait les vendredis d’avant débarquement, de me mettre en condition psychologique pour être en capacité d’accueillir. Pour autant bien souvent le soir j’enfilais l’armure pour être fin prête à recevoir les flèches qui allaient pleuvoir ou les regards revolver. J’avoue j’en ai pleuré de cette inimitié, j’avais pas vu venir, j’avais enjolivé la chose. Le but ultime était forcément de désunir, je peux le comprendre, pour autant la situation était ce quelle était et nous devions TOUS composer avec.

Sur plein de points j’ai eu tort, j’ai cru que je devais faire le dos rond face à maintes situations, prendre sur moi pour éviter les déflagrations mais avec le recul je réalise que tous ces évènements, ces mises en tension se sont présentés pour que j’apprenne à m’affirmer dans ma nouvelle position, et que je ne devais pas me laisser envahir par la colère qui était dirigée contre ma personne. En bonnes adolescentes, elles ont titillé nos nerfs assez bien pour nous pousser dans nos extrêmes limites, jouant sur tous les tableaux, on a résisté du mieux possible, on se disait qu’en grandissant elles allaient gagner en maturité, et qu’inévitablement les choses allaient changer.

Puis comment vous dire qu’il y a AUSSI des instants précieux, les moments rares, ceux qui te font monter les larmes aux yeux, des miracles de la vie, les arrêts sur image, des petites bulles de bonheur, un geste que tu n’attendais plus, un bouclier qui tombe, c’est alors qu’en toi tout s’apaise comme si enfin tu ne marchais plus sur des braises.

J’ai tellement appris durant ces années, sur qui je suis, mes faux pas, mes inaptitudes, mes limites, mes forces, mes richesses. J’ai tellement grandi aussi, poussée dans mes extrêmes retranchements, j’ai exploré mes zones d’ombre autant que mes zones de lumière et chaque jour qui s’avance je regarde mon chemin d’évolution et j’en suis fière.

Sept ans plus tard, après une année passée ensemble à temps plein, la vie m’apprend que rien ne se force jamais, que le temps joue en ta faveur si tu tiens sur la longueur et que peut être aujourd’hui se dessine à l’horizon quelque chose qui ressemble à l’acceptation.

Je sais que vous lirez ces lignes, merci de tout coeur les filles ♥

 

 

ps: Si jamais vous êtes en chemin, armez vous de beaucoup d’amour pour ne pas tout faire éclater.

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Étiqueté handicapé

Étiqueté handicapé

Je suis différent

Je m’appelle Axel, j’ai 13 ans, personne ne sait ce que je suis vraiment, mais je suis différent. Je ne suis pas autiste ou dysquelque chose, c’est juste que je ne rentre pas dans une case, notamment celle de la « norme » qui mène le monde et le système éducatif établi, qui a été le grand révélateur de MON dysfonctionnement.

Pourtant je suis un grand précurseur! J’ai été le premier en primaire, dès la moyenne section, à bénéficier d’une AVS (aide de vie scolaire) sur ma commune. Depuis de plus en plus d’enfants connaissent cette chance. Une aide qui m’était chère puisqu’elle me permettait de suivre une scolarité « normale » en ayant le même rythme que ma soeur et mon frère, plus jeunes.

Sauf que voilà, dans notre pays, nous sommes très attachés aux étiquettes et te mettre dans une case présente certains avantages et permet d’ouvrir certaines portes, il me fallait donc une étiquette!

En effet, comme je n’apprends pas au même rythme que tout le monde et mes parents ne sachant pas par quel bout prendre le problème m’ont emmené voir dès mon plus jeune âge, un orthophoniste, pensant que je reprendrai le fil d’une scolarité normale par la suite.

Depuis le début, mes parents n’ont pas bénéficié d’accompagnement particulier, ils ont avancé dans le brouillard, allant de consultation en consultation et se faisant leur propre idée. Car en matière de DIFFERENCE, il n’existe pas une porte miraculeuse que tu pourrais pousser et derrière laquelle se cacherait une mine d’or d’informations qui te permettraient de savoir quel chemin emprunter. Tout est affaire de rencontres avec des personnes investies et renseignées qui vont avoir le désir de débroussailler ton chemin.

Néanmoins, au fil des consultations, il a fallu, pour des raisons financières, « monter » un dossier purement administratif complété du rapport du psychologue, de l’orthophoniste, de l’enseignant et de l’AVS auprès de la MDA (Maison de l’autonomie) pour que je bénéficie de cette reconnaissance « handicapé« , la clé qui allait me permettre d’accéder à un réseau d’aides avec prise en charge. Ce, grâce à l’Orthophoniste qui fut un vrai guide dans la structuration de mon accompagnement.

Désormais, pour le système, je rentrais enfin dans une case , j’avais l’étiquette : « HANDICAPE« .

Dans mon monde à moi, je suis un preux chevalier solitaire, qui s’évade dans les BD dès qu’une occasion se présente. Je cloisonne mes expériences, mes mondes, peu importe ce qu’on en pense ou ce que peuvent être vos exigences. Je n’ai pas d’amis, je n’en ressens pas le besoin, ceux qu’il me faut sont les animaux.

Je nourris bien des colères, notamment à l’égard de ma soeur et de mon frère, moi qui suis leur ainé, désappointé devant ces exigences de la normalité, je vis un monde de frustrations dans cette société qui manque parfois d’imagination pour réussir mon intégration et m’offrir une scolarité adaptée.

J’ai pu bénéficier d’aide en classe ULIS à partir du CP, des classes avec un enseignant et une AVS pour un effectif de 12enfants maximum, où il n’est nullement question de niveau (CM1, CM2…) mais de temps.

Les élèves scolarisés au titre des ULIS présentent des troubles des fonctions cognitives ou mentales, des troubles envahissants du développement, des troubles de la fonction auditive, des troubles de la fonction visuelle ou des troubles multiples associés.

Les ULIS accueillent des élèves dont le handicap ne permet pas d’envisager une scolarisation individuelle continue dans une classe ordinaire mais qui peuvent bénéficier, dans le cadre d’un établissement scolaire du second degré, d’une scolarisation adaptée. Les ULIS sont un dispositif permettant la mise en œuvre des projets personnalisés de scolarisation (PPS).

Chaque élève scolarisé au titre des ULIS bénéficie, selon ses possibilités, de temps de scolarisation dans une classe de l’établissement scolaire où il peut effectuer des apprentissages scolaires à un rythme proche de celui des autres élèves.

La merveilleuse Orthophoniste de mes débuts a également orienté mes parents tout d’abord vers le CMP (Centre Medico-Psychologiques) qui s’est révélé inefficace pour ma cause, puis vers un SESSAD (Service d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile) dont la condition sinéquanone pour bénéficier de ce sésame est d’avoir une reconnaissance « handicapé » de la MDA (ça c’était chose faite!).

Le SESSAD allait m’ouvrir les portes d’activités et de praticiens entièrement pris en charge (….encore faut il tomber sur les bons!). Par ailleurs comme je ne rentre dans aucune case précise, c’est à dire, handicapé mais pas avec une déficience nommée, mon accès aux activités est limité….en clair, je ne suis pas prioritaire!

Car au sein du SESSAD, le référent est le psychologue qui juge dans quelles cases peut rentrer l’enfant et ainsi à quelles activités il peut prétendre…ou pas.

Les quelques lumières sur la palette des activités qui m’étaient potentiellement offertes, sont arrivées finalement de « l’extérieur » (hors système sessad), c’est à dire, par ma tante, éducatrice spécialisée, qui a apporté des éléments d’informations supplémentaires sur l’éventail des ateliers auxquels je pouvais postuler mais contre lesquelles mes parents butaient : Ateliers Musique, Contes et autres qui m’ont été refusés. C’est en faisant du forcing, c’est à dire, en passant outre l’avis du psychologue référent et en s’adressant au médecin du SESSAD que j’ai enfin pu intégrer une activité en centre équestre pour laquelle initialement je ne rentrais pas dans la fichue case!

Par ailleurs, pas de soutien (hors financier) pour mes parents qui ont une vie trop normale et la tête bien sur les épaules pour bénéficier de quoi que ce soit, à chacun sa croix…

ULIS s’est révélé comme étant l’environnement d’apprentissage idéal pour moi sauf que l’entrée au collège demandait des exigences plus élevées que je ne pouvais pas suivre en terme de temps de concentration notamment…et c’est ainsi que je me suis retrouvé en IME, faute d’alternative. Les Instituts Médico-Educatifs (IME) ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents handicapés atteints de déficience intellectuelle, quelque soit le degré de leur déficience. De bataille, en refus, en appel, je fus finalement placé dans le centre désiré par mes parents.

Un placement malgré tout douloureux, puisque je me retrouvais soudain au milieu d’enfants avec des degrés de handicap largement supérieurs aux miens, ce qui a réveillé mes frustrations, mes colères, faisant naître un mal être, car devant ce miroir de L’IME, on me renvoie ma différence de plein fouet et de façon démesurée. Je me couche le soir faisant à voix haute auprès de mes parents cette soudaine évidente constatation que je suis handicapé voire un monstre dans mon propre regard.

Je suis un enfant en souffrance parce que je ne trouve pas ma juste place dans ce monde et pourtant, je suis gaillard, le sourire aux lèvres, malin, spontané, intelligent et sensible. Oui je ne suis pas facile à vivre tous les jours quand je suis confronté à cet environnement plein d’exigences qui dépassent mes capacités propres et ne m’est pas adapté. Non je ne marche pas droit, je me laisse dérouté par tout autre chose qui suscite mon intérêt et pourtant j’ai la volonté d’apprendre mais pas forcément en temps voulu.

Mon plus grand souhait est pourtant bien banal, être avec et faire comme mon frère et ma soeur dans les limites d’apprentissage qui sont les miennes. Etre juste moi au milieu des autres, avec mes différences.

♥♥♥

Nous vivons dans une société où il est de bon ton de se fondre dans le moule parce que dès qu’on sort des clous, l’évolution devient difficile et le parcours est semé d’embuches.

 

Même si les choses commencent aujourd’hui à bouger, je pense que le chemin est long avant d’en arriver à un système qui permettrait à chacun de s’épanouir pour ce qu’il est VRAIMENT et non pour ce qu’on veut qu’il soit. Bêêêeeee

Mon bref passage à San Francisco m’a permise de rencontrer Louis et sa maman, une française ex-enseignante qui vit là-bas depuis quelques années maintenant et où Louis fait sa scolarité. Louis est différent. Sa maman qui n’a pas fait faire de diagnostique au vue du coût de ce que celui-ci représente pense que son fils est ASPERGER. Louis présente des facultés exceptionnelles pour son âge dans certains domaines d’apprentissage et dans d’autres est en retard.

« Certains chercheurs comme Simon Baron-Cohen, et des personnes Asperger comme Daniel Tammet, s’interrogent sur le fait que cette forme d’autisme puisse être considérée comme une différence plutôt que comme un handicap nécessitant un traitement. Il est question de singularité dans la mesure où les limitations handicapantes, socialement en particulier, sont souvent associées à des compétences, parfois exceptionnelles, dans le domaine des centres d’intérêts sur-investis. »-Syndrome d’Asperger wikipedia

La chance de Louis est d’être en Californie dans un système éducatif classique qui a pris en compte cette différence et qui met tout en oeuvre, sans frais, pour l’accompagner sur son chemin et lui offrir une vie scolaire « normale » jusqu’à sa majorité sans être stigmatisé d’handicapé. Un élément clé pour cette maman qui pour cette raison (entre autre), ne souhaite pas particulièrement rentrer sur le sol français.

Nul système dans sa globalité n’est idéal, ni le français, ni l’américain, cependant je m’interroge sur cette ouverture d’esprit propre aux américains ou peut être devrais je dire aux californiens voire San Franciscains, à offrir une chance à tout un chacun d’être pleinement ce qu’il est dans toute sa différence que ce soit le handicap, l’homosexualité, l’excentricité, ou que sais je.

A Axel, mon neveu… je souhaite de tout coeur que tu te réalises ♥

Merci à Laet et Matt, mon frère, pour leur témoignage

 

PS: Je souhaite que ce témoignage soit le maillon d’une chaîne, qu’il brise des solitudes, que vous soyez parent, famille, éducateur, enfant dit différent, n’hésitez pas à parler de votre expérience dans les commentaires. Un mot parfois peut ouvrir une porte, apaiser une souffrance, accompagner le silence.

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