Catégorie : A coeur ouvert

Tranches de vie de femmes

La résilience

La résilience

Ma fille est une étoile

Nom de code Célestine.C emprunté à son arrière grand mère, 50 ans, silhouette menue, chevelure blonde, regard noir profond d’où jaillit sa force de vie, celle la même qui m’a poussée à la rencontrer.

Célestine un prénom tombé du ciel

Je ne connais pas Célestine, les réseaux sociaux nous ont liées grâce à notre activité commune : La peinture. Elle ne publie que rarement sur la toile, un peu d’humour de temps en temps, et tous les 6 mois une photo pour une date anniversaire. C’est en Californie, qu’un de ces posts m’a marquée et de fil en aiguille les mots de Célestine m’ont emmenée vers le film Alabama Monroe et c’est ainsi que j’ai découvert sa blessure. Une cicatrice aujourd’hui longue de 14années, que ni les mots, ni le temps ne semblent effacer.

Pourquoi rencontrer Célestine me direz vous? Je ne sais pas, enfin si, je dirais « pourquoi pas ». L’instinct, une évidence qu’en ce nouveau mois anniversaire de septembre 2018, je devais la contacter, une force me pousse, quelque chose m’appelle chez elle…son étincelle. Elle aurait pu refuser, mais elle m’a ouvert la porte avec de la surprise un peu, de la tendresse beaucoup, de la chaleur énormément, un discours et le regard francs.

Célestine a eu une enfance comme nous autres, avec des vides et des pleins et elle a construit sa vie d’adulte avec ces bagages de l’enfance. A 30ans, c’est une femme heureuse, mariée, vivant dans une belle maison, maman comblée d’un petit garçon, Arthur, et le ventre rond d’une bientôt nouvelle venue : Capucine. Une fleur délicate, de celle qu’on offre pour déclarer son amour.

Février 2003, Capucine a 6ans, elle rentre, en famille, de vacances aux sports d’hiver lorsqu’on lui remarque un léger strabisme. Verdict quelques mois plus tard : tumeur sur le tronc cérébral …incurable. Il lui restait 9 mois, le temps qu’il lui a fallu pour venir au monde. 9 mois dans la dureté du monde hospitalier, dans lequel l’empathie n’est pas innée. 9 mois de chimiothérapie et radiothérapie, 9 mois pour tout perdre, la vue, la vie. 9 mois d’espoir fou, de recherches inespérées, à tenter le tout pour le tout….mais ce ne fut pas assez. 9 mois pour y croire jusqu’au bout, 9 mois d’une mère qui s’en veut plus que tout, de n’avoir pas réussi, le sentiment d’avoir failli, 9 mois pour préparer le geste désespéré, celui de l’accompagner.

15jours après le départ de sa fille, Célestine qui avait tout orchestré tente d’échapper à la douleur mais elle sera rattrapée par l’amour des siens qui lui éviteront la psychiatrie pour son plus grand bien. Depuis la maladie de Capucine, elle est assommée à coups de somnifères et d’anxiolytiques pour garder la tête hors de l’eau et la vie continue en mode automatique. Son fils est alors âgé de 12ans et chez lui la souffrance fait rage, la vie de couple est à panser/penser, les contacts physiques lui sont devenus une épreuve difficile, et une vie de famille est à reconstruire. Malgré une quête de sens désespérée, les êtres sont abîmés, la vague était trop forte, tel un tsunami elle a tout dévasté, elle a tout pris, il ne restait que des morceaux éparpillés.

A force de finir dans le lit de sa fille, elle devine que sa vie vacille, prend la décision dans la chambre de tout vider, pour sauver son fils, mais ce n’était pas encore assez…il fallait tout quitter. Ce fut la descente, déménagement, divorce, déprime et 4ans plus tard à force de chercher la lumière dans le noir, de changement en rupture, après une deuxième tentative avortée, sauvée à nouveau par l’amour des siens, il a fallu la vie continuer.

Un enfant n’en remplace pas un autre

« J’avais tout perdu », ma fille, mon fils à qui je demande infiniment pardon et envers qui je porte une énorme culpabilité. Il était sur son chemin de construction, il a vraiment de quoi m’en vouloir. On retisse des liens depuis 3ans seulement et certainement la colère lui a permis de tenir debout…malgré tout. Je travaillais dans le monde de la déco et quand on me demandait de choisir du rose pour des chambres de petite fille, c’était quelque chose de compliqué, j’avais l’impression de me dédoubler.

La vie sépare puis la vie répare, elle unit les âmes, fait rencontrer l’amour, et lui offre une belle fille qui a le même âge que sa fille, un nouvel amour, salvateur, pour donner naissance en retour. Une enfant annoncée à la même date que l’enfant décédée. C’est alors que pendant la grossesse, à 7 mois exactement, le corps se met à décompenser : insomnies, anorexie, peurs viscérales… les mystères de l’esprit quand le corps n’a pas tout dit. A nouveau ensevelie sous les antipsychotiques, c’est grâce à des rencontres parfaites, une sage femme extraordinaire et une obstétricienne unique que Célestine a pu pousser plus loin le chemin, sans savoir si elle reviendrait du monde où elle glissait à chaque seconde.

Un ange est arrivé, Clothilde il fût nommé. Née à 8 mois, séparée de sa maman elle sera. Mère complètement shootée, incapable de faire un lien avec le nouveau né. C’était sans compter sur les miracles de la vie, un bébé de 3mois qui un instant vous sourit, puis fait prendre conscience de saisir sa chance, et de s’accrocher à l’amour infini. La regarder grandir puis à nouveau craindre le pire, quand les 6ans approchant, les angoisses remontent tambour battant et à nouveau respirer les 7ans passés.

Pour autant, depuis 14ans, les médocs sont toujours bien présents, comme une béquille qui l’empêche de tomber quand au bord du gouffre elle tend à s’approcher. Célestine a érigé une barrière avec sa vie d’avant, pour se protéger, pour ses enfants, pour pouvoir chaque jour avancer et pourtant régulièrement elle tisse des passerelles entre le présent et le ciel.

Tomber 7 fois, se relever 8

Pour quelqu’un qui se dit fragile, je vois une immense force émerger de ton parcours. La vie t’a souvent mise à genou et pourtant tu as toujours trouvé l’énergie nécessaire, même parfois vide de sens sur l ‘instant, de te relever parce que tu as l’étincelle, celle qui te remet en scelle. Si Capucine est quelque part, elle est certainement dans la profondeur de tes yeux si noirs où scintillent des poussières d’étoile et dans cet élan qui te pousse à aller de l’avant.

J’ai voulu retranscrire ton histoire, sans pathos, parce que c’est la façon dont tu m’as partagée ton vécu, à coeur ouvert, avec la détermination qui t’habite de trouver le chemin pour marcher toujours plus loin, avec lucidité. Tu dis « la vie m’a cassée, une partie de moi est morte » et de ces cendres éparpillées, tu as pris en main ta destinée, pour faire naitre un livre outil, destiné aux enfants inquiétés par la maladie, pour leurs parents et peut être aussi pour les soignants. Un outil de médiation que tu as joyeusement illustré, pour les enfants atteints de cancer et aborder les sujets un peu épineux, ceux qu’on ose pas aborder devant eux. « Capucine part en voyage », un livre de quelques pages pour mettre des mots sur les silences qui créent parfois des distances.

Clin d’oeil de l’existence, aujourd’hui comme une forme de résilience, c’est auprès des enfants des autres que tu t’épanouis en mettant de la couleur dans leur vie. Femme de contrastes, tu portes sur toi un regard sévère, ponctué à l’envie d’ironie, d’humour aussi et on devine sous le corps frêle, la puissance de cet amour inconditionnel qui te donne des ailes.

Mettre les colères à terre et Se pardonner de n’avoir pu faire,

c’est commencer à prendre un peu soin de soi, je crois. ♥

 

A tes enfants..

et à toi Nathalie, Mille Mercis pour ton immense confiance.

 

Source:

Photo à la une, extrait d’une toile de L.Cazenave qui pour moi représente la vie au commencement.

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Shooting photos

Shooting photos

A découvert avec Karin Legros,

la Déesse de la photo

 

Suis entrée en contact avec Karin alors que j’étais à San Francisco, je voulais lui « piquer » ses photos pour illustrer mes propos dans « Femme sauvage » (depuis retirées pour des raisons xyz).

Mon homme ne sachant pas quoi m’offrir Noël dernier, je lui lance une idée comme un défi à moi même…J’aimerais bien un shooting avec Karin Legros, ni une ni deux je le sauvais des eaux, et me voilà avec mon « fichu » cadeau.

Heureuse, parce que j’adore les shootings de Karin, pourtant un peu mal à l’aise, parce que moi je suis toujours derrière « the camera », ne sachant que faire de ce bout de bonheur que j’avais réclamé avec ferveur. J’ai donc laissé trainer et ce n’est que l’automne passé, que je me suis dit « ma belle va falloir te lancer! ».

Il me fallait donc une thématique, elle est arrivée toute seule sous mon nez….Explorer ma Féminité.

J’ai un côté « bourrin », un brin masculin, je ne suis pas la reine de la délicatesse et encore moins une princesse, me viens donc l’envie de faire comme un pied nez à ces idées dont je suis imprégnée. Retrouver via la séance, sensualité et féminin sacré, pour contrebalancer cette image de moi peut être un peu biaisée. Un mood board plus tard (planche d’ambiance créée via Pinterest), nous étions en accord pour faire de moi, la star (bah oui ça rime!).

Je suis arrivée avec ma valise de fringues, choisir c’est compliqué et ça m’a valu un air désespéré. Karin : »heu la valise dans les dunes ça va pas être possible »; Moi: « Mais si, mais si… » et on y est arrivées.

Quinqua mais ça se voit pas, elle a un côté roots que j’aime bien, féminine mais pas trop, masculine juste ce qu’il faut, elle te met toute suite bien dans tes baskets, te détend en 2 ou 3 coups de « T’inquiète! ». Son truc c’est de te faire lâcher, de se faire oublier, de trouver l’endroit qui te correspondra et de te dire « fais pas ci, fais pas ça, vas y mets toi là, enfile ça, baisse ton bras, redresse toi!  » …et c’est ce qui donne le résultat!

Karin, je tiens à te remercier, pour cet oeil que tu as, si bien affuté, d’avoir mis en avant ma diversité, toutes les faces de ma féminité, de mon côté biker à mon monde de douceur (il existe!), avec pour toile de fond une lumière qui joua en ma faveur. J’ai l’impression d’avoir embrassé le monde entier, comme si en un éclair j’avais voyagé au pays de mon intimité. Merci encore d’avoir réconcilié la pudeur de mon féminin et la force de mon masculin, dans ce merveilleux dessein…m’aimer.

Merci Ma Boss préférée♥…en fait, fallait juste OSER.

 

PS: J invite toutes les femmes à se faire ce cadeau et tous les hommes à offrir ce moment à leur moitié. C est thérapeutique, ça réconcilie avec une part de soi même, un moment magique. Nous les femmes avec nos complexes, toujours trop cela ou pas assez ceci, ça posera comme un pansement sur vos yeux et ça mettra des étoiles dans les vôtres, messieurs….
Merci mon homme♥

 

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L’ancrage

L’ancrage

On a besoin des arbres pour s’enraciner
On a besoin des arbres pour mieux s’élever

Le soleil a mis des diamants sous mes pas ce matin
La lumière dans les bois à mis de l’or par endroits
Les fougères enlacées de leurs couleurs ont le sol embrasé
Pourtant la sève des pins coulait chagrin
Le chêne majestueux avec ses grands bras vers l’au delà me faisait comme un adieu
Et pourtant, dans ce firmament, les araignées tissaient leur toile inlassablement

Je vous fais ce cadeau du jour, celui que la nature m’a offert avec amour
Ces bois près de ma rue bientôt ne seront plus
Alors qu’ils étaient classés bientôt ils seront rasés
Pour laisser place au béton, et voir fleurir quelques maisons
Mais il n’est encore pas trop tard, pour garder encore un peu d’espoir

 

https://acrecestas.wordpress.com/6-les-projets-de-la-mun…/…/

Il y a du thym, de la bruyère,
et des bois de pin
Rien de bien malin
Ne le laissez pas devenir le bois d’avant.

PS: Le bois Davant ref: Père @SophieDavant, si quelqu’un la connait, dites lui svp de se manifester, pour peut être ces bois sauver.

 

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Tempête énergétique

Tempête énergétique

Dans l’oeil du cyclone

Nous sommes le 09 Octobre 2018, jour de la nouvelle lune, annoncée à 5h48 du matin et je mets les pieds dans le plat!

L’oeil du cyclone, est ce le terme approprié? L’oeil du cyclone pour dire que je suis au coeur d’une tempête. 3 jours que je suis en pleine tempête énergétique, que je vis cette ascension lunaire de l’intérieur. Je suis chahutée physiquement, incapable d’entreprendre quoi que ce soit, j’ai l’impression d’être au coeur d’une machine à laver et rien n’arrive à l’arrêter. Les miens sont spectateurs de ce déchainement et ne comprennent pas ce déferlement et se sentent impuissants. J’explose littéralement physiquement, je réagis de façon démesurée, quelque chose qui ressemblerait de loin à une crise d’allergie version xxl. Tout m’oblige au repli sur soi, au repos, je ne trouve la paix qu’au fond de mon lit, dès que je suis endormie. Alors que se joue en moi un grand nettoyage, je m’oblige à être sage et j’attends patiemment que la tempête passe.  Je sais d’instinct qu’une fois la lune à son apogée tout va ensuite se calmer et rentrer dans l’ordre et en ouvrant l’oeil ce matin, je savais que le temps de l’apaisement était arrivé.

Confidence pour confidence

Les temps changent et nous ouvrent à d’autres chemins, certains d’entre nous s’éveillent à une quête de sens, une quête de soi, et marchent sur un sentier plus spirituel, j’entends par là, prennent de la distance avec notre monde matériel et férocement cartésien pour laisser place à un peu plus de magie et se laisser habiter par de nouvelles énergies. Ce sentier est le mien et je m’en émerveille chaque matin, surprise du nombre d’années qu’il m’a fallu pour arriver sur ce sentier, mais tout arrive à point nommé, n’est ce pas?

Sentier de terre battue, route nullement tracée, j’ai entamé ce chemin de transformation en conscience il y a maintenant 8 ans par une rencontre, un guide et sa vision façonnée d’amour sur le monde qui nous entoure, et empreint de sérénité. Toutes les épreuves vécues auparavant participent évidemment à prendre cette nouvelle direction, en sont les pavés, mais au cours de ces 8 dernières années, j’ai surtout fini de me victimiser, j’ai compris que le changement devait d’abord passer par changer la manière dont j’appréhende le monde, je devais être la source de ce changement que je voulais voir chez les autres.

Par cette ouverture, cette porte nouvellement entrebâillée, la vie s’est faufilée doucement et vient lentement chaque jour m’apprendre à lâcher prise et à m’ouvrir un peu plus pour laisser place à qui je suis vraiment. La vie m’a apportée pas après pas, sur mon chemin, ce dont j’avais besoin pour aller plus loin, les bons guides: la réflexologie plantaire, le Qi Gong, la PBA, la coupe énergétique, le reiki, un an en Californie, le yoga, la peinture, le monde de la créa, le vedic art, le magnétisme, et chaque individu, chaque rencontre éclairante qui jalonne mon chemin. Autant de signes, si je sais les regarder, et si j’écoute attentivement la petite voix intérieure qui me guide, qui m’ouvrent la voie.

Je sais que je ne suis qu’au début de cette ère de changement, je n’en capte que les prémices, mais la vie m’envoie des messages suffisamment forts pour que je garde le cap, que je garde confiance en cette guidance et je dois dompter mon impatience à vouloir être, mes frustrations à vouloir aller trop vite. Je suis rassurée de voir que d’autres autour de moi sont aussi chahutés que je le suis. Dans un élan parfait, la vie met sur mon sentier, les êtres que je dois rencontrer et nous nous donnons la main sur ce chemin d’éveil et nous nous rassurons les uns les autres. Vous ne serez jamais seul, je vous le dis. Je sais que tout est juste et que ce qui m’arrive aujourd’hui, me portera plus loin demain, même si je n’en comprends pas toujours le dessein.

Hier, alors que je me sentais capable de rien, je me suis juste attablée à faire un dessin, sur un banc de méditation que je souhaite offrir à une amie et il me vient l’envie d’esquisser des fleurs de Pissenlit. Le message de cette fleur, si on regarde sa symbolique : le Pissenlit peut s’épanouir dans des conditions difficiles, il n’est pas étonnant que l’on dise que la fleur symbolise la capacité à s’élever au-dessus des défis de la vie. Comme si la vie me demandait de m’élever toujours plus haut, d’avancer en confiance malgré parfois la tourmente. C’est alors que je vois ma fille, à mes côtés, en train de personnaliser le banc de méditation qu’elle m’a réclamée (du haut de ses 12ans), et y dessiner une main de fatma, symbole de protection…me voilà rassurée :).

Je vois certains sourire, non je ne suis pas un être perché, illuminé ou je ne sais quel autre qualificatif vous aurez peut être trouvé. Je crois que chacun prendra ce chemin en temps donné, ce chemin de l’éveil. Peut être est ce mon chemin aujourd’hui, que mon heure a sonné, à travers ce blog, d’éveiller des consciences, en toute modestie, à travers mon parcours, à travers mes partages sur vos tranches de vie, à travers les évidences où mon intuition me mène, pour vous offrir à vous, les petits cailloux, qui vous guideront sur votre chemin de transformation.

Quitte à vous sidérer pour de bon, perchée pour perchée, je vous fais une dernière révélation. Je suis en pleine lecture de Hippie de Paulo Coelho (ça ne s’invente pas!), autant vous avouer que je suis dessus depuis 2 mois et que j’ai du mal à avancer. Bref hier j’arrive à lire un passage concernant une fille, Marie, qui vient de prendre du LSD et comment vous dire que le descriptif de ce qu’elle voit derrière ses paupières, correspond exactement à ce que je vois derrière MES paupières en séance Reiki, en yoga ou encore quand je sens une connexion profonde à la personne qui intervient sur moi, en coupe énergétique, ou en massage….bien évidemment sans LSD (et toc!), je vous laisse y méditer.

Quand je regarde ces 8 années, je constate que ma vie s’est transformée, ma vie de femme, ma vie d’épouse, ma vie de belle mère, et je continue mes prises de conscience sur ma façon d’être mère, le chemin est sans fin, n’est ce pas?!

Oeuf, larve, chrysalide ou bientôt papillon, par chaque cycle nous devrons passer pour demain nous éveiller.

Que ce post vous semble farfelu ou qu’il soit pour vous une vérité à moitié nue, peu importe, allez surtout où votre coeur vous porte.♥

 

 

 

 

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Voir le beau en tout

Voir le beau en tout

Changer son regard

J’ai souvent des retours sur la beauté de ce que je photographie comme si je mettais toujours les pieds dans des lieux exceptionnels.

Il est vrai  que depuis très jeune, je scrute le monde à travers un appareil photo, j’ai eu mon tout premier à l’age de 12ans et j’ai toujours eu un immense plaisir à photographier…il semblerait que j’ai l’oeil aux dires de certains ou comment je m’applique à voir le beau en tout.

Je n’ai absolument aucune technique, je capture le monde soit avec mon super Nikon, beaucoup trop sophistiqué à mon goût, ou mon simple Samsung, mais je crois que mon premier atout est ma grande capacité d’émerveillement.

Cela peut paraître pour certains très naïf et plein d’innocence, car c’est un regard qui a beaucoup trait à celui de l’enfance, mais je me réjouis de peu, ça étonne mon mari, ça le fait sourire, ça l’attendrit aussi. Je trouve mon bonheur dans les petites choses, un vol de papillon, un doux paysage, un simple levé de soleil, une belle tomate du jardin…parfois trois fois rien. Cela ne tient pas à ce que j’ai vécu même si certainement mon parcours a renforcé cette façon d’être, je suis comme cela depuis l’enfance, les champs de pâquerettes me mettent en joie, véritablement!

Je vous raconte tout cela à l’issu d’un été merveilleux passé à vadrouiller un peu partout sur les routes de France du Nord au Sud et à me régaler de ce qui nous entoure, les jours de pluie comme en plein soleil. Ce que je vois me remplit de gratitude, m’émoustille, me rend légère, m’emplit de zénitude et me nourrit profondément et c’est toutes ces émotions qui je crois transpirent dans mes clichés.

C’est un exercice du quotidien qui s’applique aussi bien sur notre environnement que sur les gens qui nous entourent, comme chercher la lumière dans le noir, prendre de la distance, changer d’angle et s’apercevoir que tout est différent quand on regarde les choses autrement.

J’en ai fait l’expérience encore très récemment lors d’un stage en Vedic Art, qui consiste en un processus de libération de notre puissance créative. Lors de cette formation, nos créations pouvaient parfois ne pas nous donner satisfaction dans leur ensemble et pourtant, en se concentrant sur un détail, tel un zoom sur image, on pouvait alors découvrir de merveilleux paysages.

Vous me direz c’est le principe du verre à moitié plein ou à moitié vide. Je vous répondrais que cela va au delà de ça, c’est plus qu’une leçon d’optimisme, c’est de l’ordre de l’enchantement.

Je ne saurais mieux le dire que Luc Bigé :

C’est-à-dire explorer le monde imaginal, cette réalité invisible qui est comme la racine céleste des choses visibles. En ces espaces inconnus fleurissent les mythes ; les légendes ; les sources d’inspirations des créateurs, des inventeurs et des mystiques ; les esprits des plantes ; les ondines et l’âme du Monde. Cet univers, que toutes les cultures, à l’exception notable de la notre, ont exploré à le pouvoir, pour celui qui le contacte, de susciter de la joie et de le transformer profondément.

Il y a 25ans d’ici, quelqu’un m’a écrit une lettre qui m’accompagne toujours aujourd’hui, en mentionnant ceci :

« En toi vit l’âme du poète, donc le coeur de la vie » – Il se reconnaitra….Schalom Aleichem

Je vous invite à contacter cet espace en vous, l’âme du poète, celui que notre société étouffe à coups de mauvaises nouvelles, en l’assommant de peurs.

Voir le beau en tout, ça commence évidemment et surtout par vous,

Voir le beau en soi, quel challenge dans ce monde de peu de foi

Croyez moi, si vous lui faites confiance,

la vie vous offre un paradis ♥

 

PS : à cette veille de pleine lune, penchez vous vers le ciel et voyez comme elle est belle…à l’heure où l’automne pointe le bout de son nez et ses couleurs chatoyantes, laissez vous porter par cette saison envoutante.

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Belle Mere

Belle Mere

Famille recomposée

« Composer », le mot phare de ma vie de « Belle Mère ». Vous entendez comme moi ce « R » qui racle, un peu brutal, et désagréable? Il y a quelque chose dans l’alliance de ces deux mots, belle et mère, qui sonne faux à mes oreilles rien qu’à le prononcer, je trouve l’expression, ni douce, ni affectueuse, même un peu rugueuse dans la gorge, comme s’il n’y avait pas d’amour autour, une version adoucie de la marâtre.

Avant de VIVRE en vrai, au jour le jour, l’expérience de la famille recomposée (et quelle expérience!), j’étais pleine d’entrain et de belles croyances, bercée d’illusions, je me suis pris en pleine face l’abrupte réalité. En ce qui me concerne l’affaire était simple, j’allais me retrouver avec deux nanas supplémentaires en plus de la mienne, on allait faire du lien, elles m’accepteraient dans leur vie, je serais un peu leur copine, leur confidente, ce sera chouette. L’histoire restait à écrire mais je trouvais qu’elle avait un beau potentiel de départ.

En fait, l’histoire s’est écrite tout autrement. Elles étaient à l’aube de l’adolescence et leur idéal venait d’éclater en miettes. Tant que je n’avais pas élu domicile, que je n’avais pas posé mes valises, je ne représentais pas un danger potentiel. J’entends par danger qu’en tant que femme, je prenais une place qu’elles se sentaient légitime d’occuper, parce que dans leurs yeux de petites filles, un peu amoureuses de leur père, elles devaient occuper toute la place pour compenser le manque d’une relation qui se rythmait désormais d’une rencontre un week-end sur deux. Mais c’est sur cette confusion des genres que sont nées les premières tensions. On ne jouait pourtant pas sur le même terrain mais tout était prétexte pour me montrer que je n’avais pas ma place, j’étais l’étrangère en terrain conquis.

J’ai débarqué une fin de juillet, le jour de la Ste Brigitte, et là nous sommes entrées tout de suite dans le dur. J’ai vécu en terrain miné de longues années, ne me sentant parfois aux abris que dans les quatre murs de ma chambre, osant à peine sortir pour ne pas croiser un regard de défiance ou une réflexion à la volée. L’air était dense et électrique, chargé de colère, de tristesse, de culpabilité et de toutes ces émotions inavouées. On mettait cela sur le compte de la souffrance, d’une situation difficile à accepter, à nous d’arrondir les angles, c’est bien nous les adultes qui avions tout décidé, c’était quelque part le prix à payer.

J’ai lancé des perches, jeté des fils, ils sont tous tombés à terre ou noyés dans l’eau. Pas moyen de tisser juste un bout de toile, ne serait ce que quelques mailles, l’amour ça ne se force pas, quelqu’un qui ne vous veut pas dans sa vie….NE VOUS VEUT PAS DANS SA VIE. Qu’on se le dise, les enfants de l’autre ne seront jamais tout à fait nos enfants, pour autant j’ai la conviction profonde que quand tous les éléments de l’environnement tendent vers une certaine ouverture, il est possible de créer une situation favorable à l’épanouissement de chacun, où respect mutuel et bienveillance sont les maîtres mots. Cependant j’ai eu bien souvent l’impression d’être en plein match, de voir se former deux équipes, de temps à autre ça joue mais la plupart du temps c’est la compétition à peu près sur tout… les uns contre les autres.

Un week-end sur deux, c’est de la rigolade me direz vous…en fait c’est vite revenu, voire trop vite pour respirer. Il m’arrivait les vendredis d’avant débarquement, de me mettre en condition psychologique pour être en capacité d’accueillir. Pour autant bien souvent le soir j’enfilais l’armure pour être fin prête à recevoir les flèches qui allaient pleuvoir ou les regards revolver. J’avoue j’en ai pleuré de cette inimitié, j’avais pas vu venir, j’avais enjolivé la chose. Le but ultime était forcément de désunir, je peux le comprendre, pour autant la situation était ce quelle était et nous devions TOUS composer avec.

Sur plein de points j’ai eu tort, j’ai cru que je devais faire le dos rond face à maintes situations, prendre sur moi pour éviter les déflagrations mais avec le recul je réalise que tous ces évènements, ces mises en tension se sont présentés pour que j’apprenne à m’affirmer dans ma nouvelle position, et que je ne devais pas me laisser envahir par la colère qui était dirigée contre ma personne. En bonnes adolescentes, elles ont titillé nos nerfs assez bien pour nous pousser dans nos extrêmes limites, jouant sur tous les tableaux, on a résisté du mieux possible, on se disait qu’en grandissant elles allaient gagner en maturité, et qu’inévitablement les choses allaient changer.

Puis comment vous dire qu’il y a AUSSI des instants précieux, les moments rares, ceux qui te font monter les larmes aux yeux, des miracles de la vie, les arrêts sur image, des petites bulles de bonheur, un geste que tu n’attendais plus, un bouclier qui tombe, c’est alors qu’en toi tout s’apaise comme si enfin tu ne marchais plus sur des braises.

J’ai tellement appris durant ces années, sur qui je suis, mes faux pas, mes inaptitudes, mes limites, mes forces, mes richesses. J’ai tellement grandi aussi, poussée dans mes extrêmes retranchements, j’ai exploré mes zones d’ombre autant que mes zones de lumière et chaque jour qui s’avance je regarde mon chemin d’évolution et j’en suis fière.

Sept ans plus tard, après une année passée ensemble à temps plein, la vie m’apprend que rien ne se force jamais, que le temps joue en ta faveur si tu tiens sur la longueur et que peut être aujourd’hui se dessine à l’horizon quelque chose qui ressemble à l’acceptation.

Je sais que vous lirez ces lignes, merci de tout coeur les filles ♥

 

 

ps: Si jamais vous êtes en chemin, armez vous de beaucoup d’amour pour ne pas tout faire éclater.

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Étiqueté handicapé

Étiqueté handicapé

Je suis différent

Je m’appelle Axel, j’ai 13 ans, personne ne sait ce que je suis vraiment, mais je suis différent. Je ne suis pas autiste ou dysquelque chose, c’est juste que je ne rentre pas dans une case, notamment celle de la « norme » qui mène le monde et le système éducatif établi, qui a été le grand révélateur de MON dysfonctionnement.

Pourtant je suis un grand précurseur! J’ai été le premier en primaire, dès la moyenne section, à bénéficier d’une AVS (aide de vie scolaire) sur ma commune. Depuis de plus en plus d’enfants connaissent cette chance. Une aide qui m’était chère puisqu’elle me permettait de suivre une scolarité « normale » en ayant le même rythme que ma soeur et mon frère, plus jeunes.

Sauf que voilà, dans notre pays, nous sommes très attachés aux étiquettes et te mettre dans une case présente certains avantages et permet d’ouvrir certaines portes, il me fallait donc une étiquette!

En effet, comme je n’apprends pas au même rythme que tout le monde et mes parents ne sachant pas par quel bout prendre le problème m’ont emmené voir dès mon plus jeune âge, un orthophoniste, pensant que je reprendrai le fil d’une scolarité normale par la suite.

Depuis le début, mes parents n’ont pas bénéficié d’accompagnement particulier, ils ont avancé dans le brouillard, allant de consultation en consultation et se faisant leur propre idée. Car en matière de DIFFERENCE, il n’existe pas une porte miraculeuse que tu pourrais pousser et derrière laquelle se cacherait une mine d’or d’informations qui te permettraient de savoir quel chemin emprunter. Tout est affaire de rencontres avec des personnes investies et renseignées qui vont avoir le désir de débroussailler ton chemin.

Néanmoins, au fil des consultations, il a fallu, pour des raisons financières, « monter » un dossier purement administratif complété du rapport du psychologue, de l’orthophoniste, de l’enseignant et de l’AVS auprès de la MDA (Maison de l’autonomie) pour que je bénéficie de cette reconnaissance « handicapé« , la clé qui allait me permettre d’accéder à un réseau d’aides avec prise en charge. Ce, grâce à l’Orthophoniste qui fut un vrai guide dans la structuration de mon accompagnement.

Désormais, pour le système, je rentrais enfin dans une case , j’avais l’étiquette : « HANDICAPE« .

Dans mon monde à moi, je suis un preux chevalier solitaire, qui s’évade dans les BD dès qu’une occasion se présente. Je cloisonne mes expériences, mes mondes, peu importe ce qu’on en pense ou ce que peuvent être vos exigences. Je n’ai pas d’amis, je n’en ressens pas le besoin, ceux qu’il me faut sont les animaux.

Je nourris bien des colères, notamment à l’égard de ma soeur et de mon frère, moi qui suis leur ainé, désappointé devant ces exigences de la normalité, je vis un monde de frustrations dans cette société qui manque parfois d’imagination pour réussir mon intégration et m’offrir une scolarité adaptée.

J’ai pu bénéficier d’aide en classe ULIS à partir du CP, des classes avec un enseignant et une AVS pour un effectif de 12enfants maximum, où il n’est nullement question de niveau (CM1, CM2…) mais de temps.

Les élèves scolarisés au titre des ULIS présentent des troubles des fonctions cognitives ou mentales, des troubles envahissants du développement, des troubles de la fonction auditive, des troubles de la fonction visuelle ou des troubles multiples associés.

Les ULIS accueillent des élèves dont le handicap ne permet pas d’envisager une scolarisation individuelle continue dans une classe ordinaire mais qui peuvent bénéficier, dans le cadre d’un établissement scolaire du second degré, d’une scolarisation adaptée. Les ULIS sont un dispositif permettant la mise en œuvre des projets personnalisés de scolarisation (PPS).

Chaque élève scolarisé au titre des ULIS bénéficie, selon ses possibilités, de temps de scolarisation dans une classe de l’établissement scolaire où il peut effectuer des apprentissages scolaires à un rythme proche de celui des autres élèves.

La merveilleuse Orthophoniste de mes débuts a également orienté mes parents tout d’abord vers le CMP (Centre Medico-Psychologiques) qui s’est révélé inefficace pour ma cause, puis vers un SESSAD (Service d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile) dont la condition sinéquanone pour bénéficier de ce sésame est d’avoir une reconnaissance « handicapé » de la MDA (ça c’était chose faite!).

Le SESSAD allait m’ouvrir les portes d’activités et de praticiens entièrement pris en charge (….encore faut il tomber sur les bons!). Par ailleurs comme je ne rentre dans aucune case précise, c’est à dire, handicapé mais pas avec une déficience nommée, mon accès aux activités est limité….en clair, je ne suis pas prioritaire!

Car au sein du SESSAD, le référent est le psychologue qui juge dans quelles cases peut rentrer l’enfant et ainsi à quelles activités il peut prétendre…ou pas.

Les quelques lumières sur la palette des activités qui m’étaient potentiellement offertes, sont arrivées finalement de « l’extérieur » (hors système sessad), c’est à dire, par ma tante, éducatrice spécialisée, qui a apporté des éléments d’informations supplémentaires sur l’éventail des ateliers auxquels je pouvais postuler mais contre lesquelles mes parents butaient : Ateliers Musique, Contes et autres qui m’ont été refusés. C’est en faisant du forcing, c’est à dire, en passant outre l’avis du psychologue référent et en s’adressant au médecin du SESSAD que j’ai enfin pu intégrer une activité en centre équestre pour laquelle initialement je ne rentrais pas dans la fichue case!

Par ailleurs, pas de soutien (hors financier) pour mes parents qui ont une vie trop normale et la tête bien sur les épaules pour bénéficier de quoi que ce soit, à chacun sa croix…

ULIS s’est révélé comme étant l’environnement d’apprentissage idéal pour moi sauf que l’entrée au collège demandait des exigences plus élevées que je ne pouvais pas suivre en terme de temps de concentration notamment…et c’est ainsi que je me suis retrouvé en IME, faute d’alternative. Les Instituts Médico-Educatifs (IME) ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents handicapés atteints de déficience intellectuelle, quelque soit le degré de leur déficience. De bataille, en refus, en appel, je fus finalement placé dans le centre désiré par mes parents.

Un placement malgré tout douloureux, puisque je me retrouvais soudain au milieu d’enfants avec des degrés de handicap largement supérieurs aux miens, ce qui a réveillé mes frustrations, mes colères, faisant naître un mal être, car devant ce miroir de L’IME, on me renvoie ma différence de plein fouet et de façon démesurée. Je me couche le soir faisant à voix haute auprès de mes parents cette soudaine évidente constatation que je suis handicapé voire un monstre dans mon propre regard.

Je suis un enfant en souffrance parce que je ne trouve pas ma juste place dans ce monde et pourtant, je suis gaillard, le sourire aux lèvres, malin, spontané, intelligent et sensible. Oui je ne suis pas facile à vivre tous les jours quand je suis confronté à cet environnement plein d’exigences qui dépassent mes capacités propres et ne m’est pas adapté. Non je ne marche pas droit, je me laisse dérouté par tout autre chose qui suscite mon intérêt et pourtant j’ai la volonté d’apprendre mais pas forcément en temps voulu.

Mon plus grand souhait est pourtant bien banal, être avec et faire comme mon frère et ma soeur dans les limites d’apprentissage qui sont les miennes. Etre juste moi au milieu des autres, avec mes différences.

♥♥♥

Nous vivons dans une société où il est de bon ton de se fondre dans le moule parce que dès qu’on sort des clous, l’évolution devient difficile et le parcours est semé d’embuches.

 

Même si les choses commencent aujourd’hui à bouger, je pense que le chemin est long avant d’en arriver à un système qui permettrait à chacun de s’épanouir pour ce qu’il est VRAIMENT et non pour ce qu’on veut qu’il soit. Bêêêeeee

Mon bref passage à San Francisco m’a permise de rencontrer Louis et sa maman, une française ex-enseignante qui vit là-bas depuis quelques années maintenant et où Louis fait sa scolarité. Louis est différent. Sa maman qui n’a pas fait faire de diagnostique au vue du coût de ce que celui-ci représente pense que son fils est ASPERGER. Louis présente des facultés exceptionnelles pour son âge dans certains domaines d’apprentissage et dans d’autres est en retard.

« Certains chercheurs comme Simon Baron-Cohen, et des personnes Asperger comme Daniel Tammet, s’interrogent sur le fait que cette forme d’autisme puisse être considérée comme une différence plutôt que comme un handicap nécessitant un traitement. Il est question de singularité dans la mesure où les limitations handicapantes, socialement en particulier, sont souvent associées à des compétences, parfois exceptionnelles, dans le domaine des centres d’intérêts sur-investis. »-Syndrome d’Asperger wikipedia

La chance de Louis est d’être en Californie dans un système éducatif classique qui a pris en compte cette différence et qui met tout en oeuvre, sans frais, pour l’accompagner sur son chemin et lui offrir une vie scolaire « normale » jusqu’à sa majorité sans être stigmatisé d’handicapé. Un élément clé pour cette maman qui pour cette raison (entre autre), ne souhaite pas particulièrement rentrer sur le sol français.

Nul système dans sa globalité n’est idéal, ni le français, ni l’américain, cependant je m’interroge sur cette ouverture d’esprit propre aux américains ou peut être devrais je dire aux californiens voire San Franciscains, à offrir une chance à tout un chacun d’être pleinement ce qu’il est dans toute sa différence que ce soit le handicap, l’homosexualité, l’excentricité, ou que sais je.

A Axel, mon neveu… je souhaite de tout coeur que tu te réalises ♥

Merci à Laet et Matt, mon frère, pour leur témoignage

 

PS: Je souhaite que ce témoignage soit le maillon d’une chaîne, qu’il brise des solitudes, que vous soyez parent, famille, éducateur, enfant dit différent, n’hésitez pas à parler de votre expérience dans les commentaires. Un mot parfois peut ouvrir une porte, apaiser une souffrance, accompagner le silence.

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Lettre à Simone

Lettre à Simone

IVG…La vie n’est que choix

Bonjour Chère Madame,

Enfin, permettez moi de vous appeler Simone…

Je voulais vous écrire plus tôt Simone, mais pour tout vous dire je ne trouvais pas les mots, je crois même que j’avais peur.

Vous êtes partie il y a 1an maintenant, à quelques jours de vos 90ans. Laissez moi vous dire combien j’admire la femme que vous êtes même si je ne sais que peu de choses de vous. Vous avez de tous temps rayonné d’une beauté dont on soupçonne la force intérieure indomptée. Je tenais à vous remercier de ce modèle que vous nous avez données : la femme n’est que la somme de toutes ses volontés. Je ne doute pas que sous l’armure, il y eut surement quelques fêlures, mais vous avez certainement su les apprivoiser, c’est ce qui a fait de vous un vrai guerrier.

La seule chose qui m’ait tatouée, historiquement parlant, dans mon parcours de collégienne, c’est vous et votre bataille pour le droit à l’IVG. J’étais en 3ème la première fois que votre nom m’a percutée, cet instant est photographique, c’était annonciateur d’un futur, c’était sans savoir que des années plus tard je comprendrai pourquoi vous m’aviez tant marquée. Cette loi qui prendra votre nom « Veil » est arrivée quelques mois après ma naissance en 74. Allez savoir pourquoi je n’ai retenu de vous que cette bataille, j’étais très jeune, je ne me sentais pas concernée, ça ne m’arriverait pas, au grand jamais….J’avais bien dit Jamais.

Vous savez, j’avais la prétention de penser que je n’étais pas une fille « comme ça », j’ai reçu une éducation catholique, donc comment vous dire que ça n’aurait pas fait très chic dans mon paysage pétri de chrétienté, une ombre au tableau. De toute façon ça ne pourrait pas m’arriver, ces choses là ça n’arrivent qu’aux autres, je me sentais au dessus de tout soupçon, j’avais l’auréole de la fille chez qui tout tourne rond, je me voulais en odeur de sainteté, jamais je ne pourrai pêcher….parce que dans le regard des biens pensants, avorter c’est pêcher, n’est ce pas? et j’ai été de ceux là, de ceux qui jugent.

Mais voilà Simone, un beau jour ça m’est arrivé. On croirait à me lire que ça m’est tombée dessus par hasard, sans même le vouloir. Disons que c’est la résultante d’un mélange de peurs, d’incompréhensions mutuelles, d’attentes inespérées, d’illusions, d’une mauvaise communication, du passé qui pèse son poids comme le futur, avec tout ce qu’il représente d’inconnu. Quoi qu’il en soit cette décision est loin d’avoir été facile à prendre, à vivre et à assumer, même si pour certaines c’est une évidence, elle peut être (très) lourde de conséquences.

Tant d’années après votre loi, je me rends compte combien il est encore tabou d’en parler, de l’écrire, d’ailleurs ivg ça passe tellement mieux qu’avortement sur le papier, c’est tellement plus « léger ». Pourtant je rencontre chaque jour des femmes qui « y sont passées », qui l’ont vécu dans leur chaire et qui portent en elle, encore des années plus tard, les stigmates de ce vécu, de ce choix qui nous a semblé le plus propice à l’instant T.

Ce n’est pas bien vu de raconter, le sujet est supposé rester dans la sphère de l’intimité et pourtant quel merveilleux droit vous nous avez offert Simone, celui d’avoir le choix…de ne pas subir.  Droit si fragile, qu’en plusieurs pays aujourd’hui il vacille, donc si les femmes n’en parlent pas comment lutter pour préserver cet acquis là, montrer que c’est une nécessité pour la femme de pouvoir décider?

D’avoir acté ne fait pas de moi une fille légère ou mauvaise, n’en déplaise à ceux que ça ne met pas à l’aise. J’étais bien initiée aux contraceptions, autant dire que j’avais essayé quelques dispositifs, c’est une familiarité pour la gente féminine, je crois. Ce qui n’a pas empêché l’impensable d’arriver. Je ne vous raconterai pas l’histoire qui m’appartient, tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai agi par amour. Jusque là j’avais déjà encaissé pas mal de choses sur mon parcours et je croyais que je serais suffisamment forte pour supporter ce choix (moi guerrière!). Sauf qu’il m’en a chèrement couté et que j’ai cru ne pas m’en relever. Je me suis sentie morte à l’intérieur, j’ai vécu quelques temps en mode automatique et j’ai mis 9 mois pour que la vie fasse à nouveau fleurir en moi des vagues de joie, naitre de vrais sourires sur mes lèvres, que je retrouve la voie du bonheur et j’ai mis des années pour faire le chemin du deuil et du pardon.

Il y a encore tant de chemin à parcourir, pour aider les femmes à moins souffrir. Cette omerta du silence, c’est tragique quand on y pense. La femme se retrouve noyée dans sa solitude, à panser ses plaies même si pour les autres cela parait absurde, puisque l’ivg devrait être un acte assumé et ne devrait pas laisser de blessures à l’âme.

J’ai eu l’occasion de parler de ma souffrance avec mon homéopathe préféré, un homme d »une autre génération, fervent catholique, qui m’a racontée voir pleurer dans son cabinet des femmes d’un âge avancé versant des larmes sur ce qu’elles avaient vécu il y a fort longtemps. Des souffrances inexprimées, le poids du non dit, des expériences lourdes à porter.

Pourtant, rien n’est moins évident, car nous sommes humaines voyez-vous, façonnées de tant de sentiments contraires, de tiraillements, avec nos valises pleines d’affects. J’ai passé des nuits entières à chercher dans la blogosphère, des réponses à mes questions et je n’ai fait que tomber sur des situations pleines de désespoir qui venaient ajouter du désarroi, une grande détresse à ma situation dépressive. Je cherchais la terre ferme, des mots doux de femmes compréhensives, une oreille attentive, pour m’offrir une trêve dans ce mal être.

En ces temps de traversée du désert, ironie du sort, mes deux amies les plus proches étaient des femmes qui ne pouvaient pas ou n’arrivaient pas à avoir d’enfant alors que c’était leur désir le plus fort. Malgré toutes mes appréhensions, ces femmes ont su m’offrir du réconfort, et plein d’amour à travers leurs larmes, cadeau du coeur de femme à femme.

Il y a x raisons de passer à l’action, chacune est respectable, je ne me poserai pas en diable, personne n’a à porter de jugement. J’ai longtemps regretté qu’il n’y ait pas a postériori d’accompagnement, quelqu’un qui soit présent et vous entend, sans vous considérer en contrevenant. Dans l’environnement médical, il faudrait ouvrir certains esprits, qu’on ne regarde pas la femme comme une ahurie, une irresponsable, ce traitement n’est pas acceptable. Vivre un IVG est dans les actes une banalité, sur une journée le tour est joué mais il faut parfois ensuite des mois pour se reconstruire et poser un regard neuf sur l’avenir avec des cicatrices à l’âme, écorchures que nul d’entre vous ne saurait voir tant les femmes sont douées pour camoufler leurs trous noirs.

Je me suis relevée Simone, mon regard a fini par muer, il a changé quand par un prénom, j’ai insufflé la vie. Le simple fait de ce prénom qui habitait désormais mon existence me donnait de nouvelles perspectives, je n’étais plus une femme à la dérive.

Après cela, j’ai longtemps été animée par le fait de vouloir apporter mon soutien à des femmes en détresse qui aurait connu ce parcours long et parfois difficile du post ivg. Créer un cercle de paroles, échanger, partager, créer un espace de non jugement pour libérer les souffrances, trouver une écoute, du sens, offrir des clés. Je n’ai pas encore OSE, Simone, mais je n’ai pas dit mon dernier mot …

Merci mille fois pour tout Simone, pour vos batailles pour chacune de nous, et je me permettrai de citer une autre Simone « Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère », comme si vous les Simone aviez un chemin tout tracé, celui d’ouvrir la voie aux femmes pour plus de liberté.

Je me souviendrai de votre entrée dans ma vie comme de votre départ Simone, j’étais dans une cabane, perdue au milieu de la nature au pays des chercheurs d’or en Californie, ma vie venait de prendre un virage xxl et le papillon, à Mariposas, déployait surement ses ailes.

C’est ma façon de lutter Simone, ces quelques mots couchés sur le papier, c’est votre combat que l’on doit continuer.

A toutes les femmes,

de quelque génération que vous soyez,

qui aimeraient voir fleurir un cercle,

poussez ma porte….ELLE EST OUVERTE♥

 

A Noé  …

 

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Je suis chamane

Je suis chamane

Ma Nature est Sauvage

J’ai toujours eu un rapport fort à la nature et cela date de toute petite. Vous pouviez me laisser sur une plage ou au milieu d’un champ de fleurs pendant 2 heures, et je ne bougeais pas, j’observais….tout. Les gens, les fleurs, les sons, le vent, le mouvement des vagues, les parfums, tout, je m’imprégnais de tout comme si ce tout m’enveloppait, m’habitait. Plus tard en grandissant, j’ai passé des heures assise sur le rebord de ma fenêtre de chambre à regarder l’infini et à me demander où étaient les limites, l’univers ça va jusqu’où? et mon rôle la dedans? J’ai toujours eu la conviction profonde que la vie ne pouvait pas se limiter à métro-boulot-dodo et qu’il y avait une expérience beaucoup plus profonde à vivre, un sens infiniment plus grand à l’existence.

On parle beaucoup aujourd’hui de la pleine conscience. Je me rappelle alors que j’étais en classe de CE1, j’avais donc 7ans, avoir fait cet exercice de la pleine conscience. Alors que notre chère maitresse Marie Paule donnait son cours, j’ai décroché, j’ai regardé la classe, le tableau noir, dehors par la fenêtre et je me suis dit « il faut que tu te souviennes de ce moment là », pour un plus tard parfaitement inconnu. J’ai voulu figé ce vécu dans l’espace temps de ma vie, un acte en pleine conscience et j’ai photographié cet instant dans ma mémoire. Je constate aujourd’hui que je ne ferai pas mieux du haut de mes 44ans, j’entends « mieux » en qualité de perception, j’ai déjà tout en moi depuis ma naissance pour gouter l’essence de la vie dans ce qu’elle a de plus parfait. L’exercice le plus difficile est de sortir du schéma imposé par les peurs, par l’éducation, par la société, par nos croyances.

« Le problème de notre société (occidentale), c’est l’esprit cartésien »

Il y a des endroits de ma vie, notamment la période où je me suis retrouvée enfermée pendant 6 mois entre quatre murs d’un hôpital qui ont été des passerelles vers ce retour au sacré de l’existence. La vie vous pousse loin dans vos retranchements mais elle sait profondément de quoi vous êtes capable.

Au cours de ces mois d’enfermement j’ai eu le droit à quelques perms, oui comme à l’armée, j’appelais ça une perm, mes autorisations de sortie. Tout ce dont je me souviens dans ces moments où l’on me rendait ma liberté, c’est ma reconnexion au grand tout. La première fois, je sortais d’un mois de bulle. On m’avait isolée, coupée du monde, je mangeais des trucs insipides, mon espace était aseptisé, j’avais pour unique compagnon un lecteur cassette, j’avais pour unique tenue un pyjama bleu, mon seul terrain de jeu était un lit de 90 cerné d’un dais en plastique qui me laissait à peine un mètre autour de mon radeau pour y coller un joli pot de chambre. Personne ne pouvait pénétrer dans le domaine à moins d’avoir une tenue de cosmonaute. 3 jours de perm, une véritable re-naissance, Yallah!

Première sensation divine : enfiler un jean (oui c’est divin un jean…), sentir le frottement du tissu sur la peau, un peu raide mais pas trop, ma tenue d’apparat pour remettre un pied dans le monde.

Deuxième sensation magique: Sentir la peau de ma maman, deux épidermes qui se rencontrent, vous savez ce truc exceptionnel qui passe uniquement par les sens, RESSENTIR, moment rare que de vivre cela en conscience…instant gravé à jamais. Puis il a fallu retrouver le sens de l’équilibre, marcher et là dehors, à peine franchi le seuil de la porte, sur le parking, prendre de plein fouet l’essentiel (Les sens, Ciel!) : le vent sur ma peau, le parfum de l’air, le chant des oiseaux, arriver à la maison et baver littéralement à l’idée de m’envoyer une bonne raclette en plein de mois de Mai, mon rêve est exaucé, bonheur des papilles, plaisir du corps qui vibre de tous ses sens retrouvés. Comment vous dire que je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’à deux doigts d’y rester. Merci infiniment pour la leçon qui m’a ouverte à une dimension bien supérieure.

La Deuxième perm ne m’a laissée le temps de rien, que de tomber en aplasie (chute majestueuse des globules blancs après chimio qui vous rend très vulnérable) et dans les eaux profondes de mon être à la recherche de la force de vie qui me fera remonter à la surface…et j’ai puisé dans tout ce que j’avais emmagasiné de Dame Nature.

Je l’avais tellement rêvé tout ce mois de juillet 93 enfermée entre les quatre murs de ma chambre d’isolement : voir la mer. J’ai tant de fois regardé ces grands murs blancs et vu yeux grands ouverts, l’océan, le bleu de ses vagues, la puissance de son mouvement, l’énergie qui s’en dégage comme un lieu de ressourcement. J’avais trouvé cette faculté à me transporter ailleurs. L’imaginaire a une force insoupçonnée et si vous y mettez l’intention nécessaire, vous transformez le rêve en réalité. Août, Rêve exaucé, je me revois assise sur le sable, foulard sur ma tête à nu à regarder le flux et le reflux et à m’en imprégner bien plus que du regard des gens qui vous regardent autrement.

Ces quelques secondes de perception ultra sensorielle vous emmènent dans la quatrième dimension, vous ramène au coeur du vivant, à sa substantifique moelle.

Un comble pour celle à qui la moelle a été prélevée pour subir une auto greffe. Cette expérience leucémique a été un véritable « reset ». Reset de mes cellules, reset de mon sang, reset de la moelle, reset des sens, retour à l’essentiel.

Résilience : L’année sabbatique qui s’en est suivie a été consacrée à me reconstruire physiquement et mentalement par le sport (pédaler, marcher, courir) mais bien plus encore à aller puiser à la source, en pleine nature, l’énergie dont j’avais besoin pour nourrir mes belles, fraîches et saines cellules, toutes ces particules infimes de mon corps, le moindre atome.

Toutes les années qui ont suivi j’ai toujours eu besoin de vivre à côté d’un fleuve, d’une rivière ou au milieu des montagnes, j’avais besoin de cette puissance (ou de cet amour) de la nature à mes côtés pour me maintenir en équilibre, pour nourrir ma force de vie (parce que j’en ai une sacrée dans tous les sens du terme).

La grande claque est arrivée aux Etats-Unis, où les paysages sont xxl et l’énergie qui va avec, aussi, virage dans ma vie. ça ne se raconte pas, ça se vit. Je suis rentrée avec dans mes bagages mes « medecine cards » et je les utilise au gré de mes envies comme des balises sur mon chemin du moment. Je suis pleine de gratitude pour cette année qui m’a ouvert les yeux et le coeur sur ce qui m’appelle au plus profond de mon âme. Depuis lors l’Energie me court après et me rattrape, certainement pour me mettre sur mon chemin, celui qui est véritablement le mien.

J’écris peu ces derniers temps mais je me laisse submerger parce que j’ai à vivre et à oser partager, je discipline mes peurs.

C’est ainsi qu’en ce début d’année 2018, le 28 Mars, dans le sillon de la pleine lune, j’ai rencontré un chamane, arrivé sur mon chemin par le plus grand « des hasards ». Alors que le chamanisme n’avait fait que me tourner autour en Californie, il fallait que je rentre en France pour le rencontrer. Voilà comment je me suis retrouvée au milieu des Landes, en plein coeur des pins, lieu accessible uniquement par une piste, à boire le thé, à n’entendre que le son du vent des arbres, à penser que c’est comme le bruit de la mer, à sembler être perdue au milieu de nul part mais être au coeur de tout. C’est alors que me sont revenus en mémoire tous ces instants tatoués, ces moments d’une pureté et d’une vérité incroyable, qui ont ponctué mon existence et m’ont ancrée à la terre, à la vie.

A quelques années lumière de mon enfance, je sais maintenant que le sens que je cherchais est caché là sous mes yeux et bien au delà. Maintenant que j’ai poussé la porte, je n’ai plus qu’à explorer. Dans cette pleine ouverture j’apprends à écouter pleinement mon intuition et à être attentive à toutes les rencontres qui jalonnent ma route et aux messages que la vie me délivre comme un cadeau.

Merci à Fred Sidarta de m’avoir ouvert sa porte…

 

Et comme une cerise sur le gâteau, j’ai terminé cette merveilleuse journée du 28 Mars au concert d’Azaf Avidan. Eponge à émotions, humain qui accède à d’autres dimensions, chamane en son genre, comme en transe sur scène, qui vit sa musique bien au delà des notes de musique. Il porte en lui la quintessence de la vie. A le voir, cet alien là, on le prendrait presque pour un fou à moins que ce ne soit un ange, touché par la grâce. Il a su faire naitre en moi des étincelles de bonheur, des larmes d’émotions…un être à l’état pur.

 

 

Chamane. Nous avons tous cette capacité à explorer cette dimension de nous qui sommeille encore.

Sortez. Mettez vous au vent. Respirez. Sentez la caresse. Ecoutez. Ce monde est dense. Est ce que tout ne fait pas sens?

Ne laissez rien au hasard…♥

 

ps: alors que je finis d’écrire ce post, je choisis de tirer une des médecines cards et je prends « L’Aigle » qui représente la puissance du Grand Esprit, la connexion au divin…qui parlait de hasard?!

 

 

 

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Demain sera Féminin

Demain sera Féminin

 Sororité

Today is my birthday et vous savez quel est mon plus beau cadeau du jour, ce qui m’émoustille et me touche profondément?

C’est de voir toutes ces femmes que je croise qui sont en chemin vers l’accomplissement d’elle même. Celles qui font tomber les barrières, qui s’affirment, qui se cherchent, qui au détour d’un virage se trouvent pour se perdre à nouveau, pleine de doute mais sans jamais lâcher ce fil si précieux qu’elles viennent de retrouver, celui qui les pousse à suivre leur instinct, coûte que coûte.

Je suis sincèrement très émue de voir cette puissance émerger, cette toile qui se tisse entre nous, doucement sans bruit, comme si l’on prenait conscience des valeurs perdues, de ce besoin de se connecter à soi pour offrir le meilleur aux autres et d’être en harmonie avec l’univers qui nous porte.

Dans mon jardin, et bien au delà, je vois de magnifiques fleurs s’épanouir dans le paysage féminin qui m’entoure. Des femmes qui se font confiance,  défient le scepticisme masculin, baissent les armes, font tomber les armures, révisent leurs croyances, font fondre la glace, fissurent le masque, laissent émerger leurs émotions, acceptent leurs peurs, puisent l’énergie, lâchent prise, apprivoisent la nature et de ce terreau de vérité, de cette acceptation de la mise à nu, nait une force rare, unique, qui dépasse ce que nous sommes, êtres de chaire et de sang, pour créer une synergie qui nous porte vers un monde nouveau.

Sur ce grand chemin marchent aussi les hommes qui acceptent de laisser parler leur part de féminité, pousser par ce vent qui souffle sur les femmes qui les accompagnent et par un fort désir de façonner de leurs mains un monde définitivement plus humain, où ying et yang trouveraient un nouvel équilibre. C’est en s’ouvrant à d’autres dimensions, où la fragilité à sa place, où l’émotion prend mot, où la douceur n’est pas rédhibitoire, où l’écoute est reine, où l’empathie trace sa route, où les préjugés tombent, que l’homme ouvre son coeur et revient à l’essentiel.

Comme vous je marche sur ce chemin, où j’avance jour après jour, où parfois je trébuche, tombe, reste assise et doute mais toujours la vie vient me prendre par la main, me montre le beau et me redonne l’énergie et la pulsion nécessaire pour aller toujours plus loin.

Dans cet élan vous me portez tous, par la beauté que vous dégagez dans vos sourires, dans vos silences et bien au delà, dans votre simple présence, sur cette voie qui nous pousse à être la meilleure version de nous même. Merci

Alors que j’écris ces mots me revient en mémoire une citation entendue dans le Cercle des Poètes disparus (il y a donc 2018-1989 = 29ans…la claque!) que j’ai bien du voir une bonne dizaine de fois, mon côté idéaliste sans doute :

« Je partis dans les bois car je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas au soir de la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu. » Henry David Thoreau

Partons dans les bois ♥

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