Catégorie : De Vous à Moi

confidences pour confidences

Shooting photos

Shooting photos

A découvert avec Karin Legros,

la Déesse de la photo

 

Suis entrée en contact avec Karin alors que j’étais à San Francisco, je voulais lui « piquer » ses photos pour illustrer mes propos dans « Femme sauvage » (depuis retirées pour des raisons xyz).

Mon homme ne sachant pas quoi m’offrir Noël dernier, je lui lance une idée comme un défi à moi même…J’aimerais bien un shooting avec Karin Legros, ni une ni deux je le sauvais des eaux, et me voilà avec mon « fichu » cadeau.

Heureuse, parce que j’adore les shootings de Karin, pourtant un peu mal à l’aise, parce que moi je suis toujours derrière « the camera », ne sachant que faire de ce bout de bonheur que j’avais réclamé avec ferveur. J’ai donc laissé trainer et ce n’est que l’automne passé, que je me suis dit « ma belle va falloir te lancer! ».

Il me fallait donc une thématique, elle est arrivée toute seule sous mon nez….Explorer ma Féminité.

J’ai un côté « bourrin », un brin masculin, je ne suis pas la reine de la délicatesse et encore moins une princesse, me viens donc l’envie de faire comme un pied nez à ces idées dont je suis imprégnée. Retrouver via la séance, sensualité et féminin sacré, pour contrebalancer cette image de moi peut être un peu biaisée. Un mood board plus tard (planche d’ambiance créée via Pinterest), nous étions en accord pour faire de moi, la star (bah oui ça rime!).

Je suis arrivée avec ma valise de fringues, choisir c’est compliqué et ça m’a valu un air désespéré. Karin : »heu la valise dans les dunes ça va pas être possible »; Moi: « Mais si, mais si… » et on y est arrivées.

Quinqua mais ça se voit pas, elle a un côté roots que j’aime bien, féminine mais pas trop, masculine juste ce qu’il faut, elle te met toute suite bien dans tes baskets, te détend en 2 ou 3 coups de « T’inquiète! ». Son truc c’est de te faire lâcher, de se faire oublier, de trouver l’endroit qui te correspondra et de te dire « fais pas ci, fais pas ça, vas y mets toi là, enfile ça, baisse ton bras, redresse toi!  » …et c’est ce qui donne le résultat!

Karin, je tiens à te remercier, pour cet oeil que tu as, si bien affuté, d’avoir mis en avant ma diversité, toutes les faces de ma féminité, de mon côté biker à mon monde de douceur (il existe!), avec pour toile de fond une lumière qui joua en ma faveur. J’ai l’impression d’avoir embrassé le monde entier, comme si en un éclair j’avais voyagé au pays de mon intimité. Merci encore d’avoir réconcilié la pudeur de mon féminin et la force de mon masculin, dans ce merveilleux dessein…m’aimer.

Merci Ma Boss préférée♥…en fait, fallait juste OSER.

 

PS: J invite toutes les femmes à se faire ce cadeau et tous les hommes à offrir ce moment à leur moitié. C est thérapeutique, ça réconcilie avec une part de soi même, un moment magique. Nous les femmes avec nos complexes, toujours trop cela ou pas assez ceci, ça posera comme un pansement sur vos yeux et ça mettra des étoiles dans les vôtres, messieurs….
Merci mon homme♥

 

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Tempête énergétique

Tempête énergétique

Dans l’oeil du cyclone

Nous sommes le 09 Octobre 2018, jour de la nouvelle lune, annoncée à 5h48 du matin et je mets les pieds dans le plat!

L’oeil du cyclone, est ce le terme approprié? L’oeil du cyclone pour dire que je suis au coeur d’une tempête. 3 jours que je suis en pleine tempête énergétique, que je vis cette ascension lunaire de l’intérieur. Je suis chahutée physiquement, incapable d’entreprendre quoi que ce soit, j’ai l’impression d’être au coeur d’une machine à laver et rien n’arrive à l’arrêter. Les miens sont spectateurs de ce déchainement et ne comprennent pas ce déferlement et se sentent impuissants. J’explose littéralement physiquement, je réagis de façon démesurée, quelque chose qui ressemblerait de loin à une crise d’allergie version xxl. Tout m’oblige au repli sur soi, au repos, je ne trouve la paix qu’au fond de mon lit, dès que je suis endormie. Alors que se joue en moi un grand nettoyage, je m’oblige à être sage et j’attends patiemment que la tempête passe.  Je sais d’instinct qu’une fois la lune à son apogée tout va ensuite se calmer et rentrer dans l’ordre et en ouvrant l’oeil ce matin, je savais que le temps de l’apaisement était arrivé.

Confidence pour confidence

Les temps changent et nous ouvrent à d’autres chemins, certains d’entre nous s’éveillent à une quête de sens, une quête de soi, et marchent sur un sentier plus spirituel, j’entends par là, prennent de la distance avec notre monde matériel et férocement cartésien pour laisser place à un peu plus de magie et se laisser habiter par de nouvelles énergies. Ce sentier est le mien et je m’en émerveille chaque matin, surprise du nombre d’années qu’il m’a fallu pour arriver sur ce sentier, mais tout arrive à point nommé, n’est ce pas?

Sentier de terre battue, route nullement tracée, j’ai entamé ce chemin de transformation en conscience il y a maintenant 8 ans par une rencontre, un guide et sa vision façonnée d’amour sur le monde qui nous entoure, et empreint de sérénité. Toutes les épreuves vécues auparavant participent évidemment à prendre cette nouvelle direction, en sont les pavés, mais au cours de ces 8 dernières années, j’ai surtout fini de me victimiser, j’ai compris que le changement devait d’abord passer par changer la manière dont j’appréhende le monde, je devais être la source de ce changement que je voulais voir chez les autres.

Par cette ouverture, cette porte nouvellement entrebâillée, la vie s’est faufilée doucement et vient lentement chaque jour m’apprendre à lâcher prise et à m’ouvrir un peu plus pour laisser place à qui je suis vraiment. La vie m’a apportée pas après pas, sur mon chemin, ce dont j’avais besoin pour aller plus loin, les bons guides: la réflexologie plantaire, le Qi Gong, la PBA, la coupe énergétique, le reiki, un an en Californie, le yoga, la peinture, le monde de la créa, le vedic art, le magnétisme, et chaque individu, chaque rencontre éclairante qui jalonne mon chemin. Autant de signes, si je sais les regarder, et si j’écoute attentivement la petite voix intérieure qui me guide, qui m’ouvrent la voie.

Je sais que je ne suis qu’au début de cette ère de changement, je n’en capte que les prémices, mais la vie m’envoie des messages suffisamment forts pour que je garde le cap, que je garde confiance en cette guidance et je dois dompter mon impatience à vouloir être, mes frustrations à vouloir aller trop vite. Je suis rassurée de voir que d’autres autour de moi sont aussi chahutés que je le suis. Dans un élan parfait, la vie met sur mon sentier, les êtres que je dois rencontrer et nous nous donnons la main sur ce chemin d’éveil et nous nous rassurons les uns les autres. Vous ne serez jamais seul, je vous le dis. Je sais que tout est juste et que ce qui m’arrive aujourd’hui, me portera plus loin demain, même si je n’en comprends pas toujours le dessein.

Hier, alors que je me sentais capable de rien, je me suis juste attablée à faire un dessin, sur un banc de méditation que je souhaite offrir à une amie et il me vient l’envie d’esquisser des fleurs de Pissenlit. Le message de cette fleur, si on regarde sa symbolique : le Pissenlit peut s’épanouir dans des conditions difficiles, il n’est pas étonnant que l’on dise que la fleur symbolise la capacité à s’élever au-dessus des défis de la vie. Comme si la vie me demandait de m’élever toujours plus haut, d’avancer en confiance malgré parfois la tourmente. C’est alors que je vois ma fille, à mes côtés, en train de personnaliser le banc de méditation qu’elle m’a réclamée (du haut de ses 12ans), et y dessiner une main de fatma, symbole de protection…me voilà rassurée :).

Je vois certains sourire, non je ne suis pas un être perché, illuminé ou je ne sais quel autre qualificatif vous aurez peut être trouvé. Je crois que chacun prendra ce chemin en temps donné, ce chemin de l’éveil. Peut être est ce mon chemin aujourd’hui, que mon heure a sonné, à travers ce blog, d’éveiller des consciences, en toute modestie, à travers mon parcours, à travers mes partages sur vos tranches de vie, à travers les évidences où mon intuition me mène, pour vous offrir à vous, les petits cailloux, qui vous guideront sur votre chemin de transformation.

Quitte à vous sidérer pour de bon, perchée pour perchée, je vous fais une dernière révélation. Je suis en pleine lecture de Hippie de Paulo Coelho (ça ne s’invente pas!), autant vous avouer que je suis dessus depuis 2 mois et que j’ai du mal à avancer. Bref hier j’arrive à lire un passage concernant une fille, Marie, qui vient de prendre du LSD et comment vous dire que le descriptif de ce qu’elle voit derrière ses paupières, correspond exactement à ce que je vois derrière MES paupières en séance Reiki, en yoga ou encore quand je sens une connexion profonde à la personne qui intervient sur moi, en coupe énergétique, ou en massage….bien évidemment sans LSD (et toc!), je vous laisse y méditer.

Quand je regarde ces 8 années, je constate que ma vie s’est transformée, ma vie de femme, ma vie d’épouse, ma vie de belle mère, et je continue mes prises de conscience sur ma façon d’être mère, le chemin est sans fin, n’est ce pas?!

Oeuf, larve, chrysalide ou bientôt papillon, par chaque cycle nous devrons passer pour demain nous éveiller.

Que ce post vous semble farfelu ou qu’il soit pour vous une vérité à moitié nue, peu importe, allez surtout où votre coeur vous porte.♥

 

 

 

 

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Voir le beau en tout

Voir le beau en tout

Changer son regard

J’ai souvent des retours sur la beauté de ce que je photographie comme si je mettais toujours les pieds dans des lieux exceptionnels.

Il est vrai  que depuis très jeune, je scrute le monde à travers un appareil photo, j’ai eu mon tout premier à l’age de 12ans et j’ai toujours eu un immense plaisir à photographier…il semblerait que j’ai l’oeil aux dires de certains ou comment je m’applique à voir le beau en tout.

Je n’ai absolument aucune technique, je capture le monde soit avec mon super Nikon, beaucoup trop sophistiqué à mon goût, ou mon simple Samsung, mais je crois que mon premier atout est ma grande capacité d’émerveillement.

Cela peut paraître pour certains très naïf et plein d’innocence, car c’est un regard qui a beaucoup trait à celui de l’enfance, mais je me réjouis de peu, ça étonne mon mari, ça le fait sourire, ça l’attendrit aussi. Je trouve mon bonheur dans les petites choses, un vol de papillon, un doux paysage, un simple levé de soleil, une belle tomate du jardin…parfois trois fois rien. Cela ne tient pas à ce que j’ai vécu même si certainement mon parcours a renforcé cette façon d’être, je suis comme cela depuis l’enfance, les champs de pâquerettes me mettent en joie, véritablement!

Je vous raconte tout cela à l’issu d’un été merveilleux passé à vadrouiller un peu partout sur les routes de France du Nord au Sud et à me régaler de ce qui nous entoure, les jours de pluie comme en plein soleil. Ce que je vois me remplit de gratitude, m’émoustille, me rend légère, m’emplit de zénitude et me nourrit profondément et c’est toutes ces émotions qui je crois transpirent dans mes clichés.

C’est un exercice du quotidien qui s’applique aussi bien sur notre environnement que sur les gens qui nous entourent, comme chercher la lumière dans le noir, prendre de la distance, changer d’angle et s’apercevoir que tout est différent quand on regarde les choses autrement.

J’en ai fait l’expérience encore très récemment lors d’un stage en Vedic Art, qui consiste en un processus de libération de notre puissance créative. Lors de cette formation, nos créations pouvaient parfois ne pas nous donner satisfaction dans leur ensemble et pourtant, en se concentrant sur un détail, tel un zoom sur image, on pouvait alors découvrir de merveilleux paysages.

Vous me direz c’est le principe du verre à moitié plein ou à moitié vide. Je vous répondrais que cela va au delà de ça, c’est plus qu’une leçon d’optimisme, c’est de l’ordre de l’enchantement.

Je ne saurais mieux le dire que Luc Bigé :

C’est-à-dire explorer le monde imaginal, cette réalité invisible qui est comme la racine céleste des choses visibles. En ces espaces inconnus fleurissent les mythes ; les légendes ; les sources d’inspirations des créateurs, des inventeurs et des mystiques ; les esprits des plantes ; les ondines et l’âme du Monde. Cet univers, que toutes les cultures, à l’exception notable de la notre, ont exploré à le pouvoir, pour celui qui le contacte, de susciter de la joie et de le transformer profondément.

Il y a 25ans d’ici, quelqu’un m’a écrit une lettre qui m’accompagne toujours aujourd’hui, en mentionnant ceci :

« En toi vit l’âme du poète, donc le coeur de la vie » – Il se reconnaitra….Schalom Aleichem

Je vous invite à contacter cet espace en vous, l’âme du poète, celui que notre société étouffe à coups de mauvaises nouvelles, en l’assommant de peurs.

Voir le beau en tout, ça commence évidemment et surtout par vous,

Voir le beau en soi, quel challenge dans ce monde de peu de foi

Croyez moi, si vous lui faites confiance,

la vie vous offre un paradis ♥

 

PS : à cette veille de pleine lune, penchez vous vers le ciel et voyez comme elle est belle…à l’heure où l’automne pointe le bout de son nez et ses couleurs chatoyantes, laissez vous porter par cette saison envoutante.

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La Magie Vedic Art

La Magie Vedic Art

Laisser émerger sa force créative

 

L expérience Vedic Art…

J ai traversé des montagnes
Survolé des îles
Voyagé dans l espace
Rencontré la matière
J ai côtoyé le sombre et la lumière
J ai cherché l harmonie
Et dans ces paysages infinis
Je me suis trouvée…Moi

Je suis arrivée au Vedic Art par hasard (no hazard!). On voulait s’arrêter déjeuner dans un petit resto que je souhaitais découvrir et finalement on se trompe d’endroit. J’entre dans la salle de restaurant et je tombe nez à nez avec de grandes toiles qui me percutent de plein fouet. Directement je fonce vers une toile, découvre en bas à gauche une carte de visite, je m’assois, cherche le site web de l’atelier ô en couleurs et tombe sur le VEDIC ART : une révélation à la simple lecture du descriptif. Quelques jours plus tard l’idée ne me lâchant pas la tête, j’appelle Catherine MELUL pour la rencontrer et me voilà dans son atelier. Une heure de discussion plus tard elle avait fini de me convaincre, elle pouvait compter sur mon inscription ferme et définitive pour 6 jours de formation qui allaient me permettre d’explorer ma force créative, alors que je n’avais jamais peint sur une toile!

J’avoue j’étais folle d’impatience à découvrir ce processus. Nous nous sommes retrouvées à 8 femmes au coeur de l’ïlot et sommes parties en voyage au pays Vedic Art grâce aux 17 principes védiques de la création énoncés jour après jour par Catherine.

Je suis arrivée à ce stage avec aucune attente particulière que celle de découvrir, sans aucun bagage technique, aucune connaissance des principes académiques des beaux arts, je me suis juste laissée porter par la vague, l’énergie féminine et la nature qui baigne ce lieu.

Le Vedic Art n’exige rien que de lâcher prise, de poser le mental, de mettre sur off votre cerveau gauche pour vous autoriser une merveilleuse descente en soi de se laisser surprendre du résultat, naviguer parfois entre fascination et déception, en évitant de se juger pour autant, savoir que rien n’est définitif, que tout se remanie, change, évolue, que le monde des possibles est infini et que le cadeau au bout de la route est une rencontre avec soi.

Le Vedic Art m’a appris à changer mon regard, à prendre de la distance, à envisager d’autres angles, à chercher le beau là où tout semble parfois nous désoler. Le Vedic art trouve écho bien au delà de la toile, il vibre au quotidien dans nos vies.

Ce merveilleux processus nous vient de Suède, sous l’égide de Curt Källman, fondateur de cette méthode unique encore peu répandue en France mais qui mérite à mes yeux de déployer ses ailes largement à travers le monde.

Le Védic Art est accessible à tous, même à ceux qui n’ont jamais tenu un pinceau.

Le Vedic Art ne se raconte pas, il se vit et je vous souhaite de vivre cette fabuleuse expérience, baignés dans vos couleurs, dans vos envies profondes, dans cet élan qui émerge de vos entrailles avec pour seul mot d’ordre, Liberté.

Je dédie ce post à Catherine, of course, je la remercie de son accueil chaleureux et de nous offrir cet espace de liberté, à Valérie, Karine, Lætitia, Sophie, Françoise, Emma, Marie-Rose et Alexandra, femmes sauvages en chemin ♥.

 

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Rituel 100% naturel

Rituel 100% naturel

Beauté d’ailleurs

Rien de tel qu’un bon dimanche matin pour s’enfermer dans la salle de bain et prendre le temps de prendre soin de soi. L’évènement est chez moi assez rare mais je trouve divine cette tradition du Maghreb de se réunir pour quelques heures, prendre soin les unes des autres, au sein d’un hammam et de ritualiser le moment. Alors à défaut, ce matin, je m’enferme en solo et je sors tous mes produits ramenés d’ailleurs et pendant cette parenthèse enchantée, je fais un doux voyage en terres ensoleillées.

Je ramène ces produits entièrement naturels et écologiques de mes escapades, du Maroc ou encore cet été du fin fond des Cévennes où j’ai rencontré une jeune marocaine qui vendait ces produits sur les marchés.

Le Henné

Le henné est un arbuste épineux. On extrait des feuilles du henné différentes qualités de poudres également dites « henné ». Ses feuilles réduites en poudre contiennent une molécule particulière. Elles produisent des teintes rouges, jaunes et orangées rose, utilisé en teinture textile et corporelle.

Fabuleuse poudre verte, que j’utilise au naturel pour me faire un soin des cheveux. Je mélange délicatement une bonne dose de henné avec de l’eau jusqu’à l’obtention d’une pâte que j’applique ensuite sur toute la longueur du cheveux et que je laisse reposer 15/20mn, soit suffisamment pour obtenir de doux reflets auburns et pas assez pour devenir rouquine…et ô miracle, mes premiers cheveux blancs disparaissent ;).

Sur les conseils de la jeune fille rencontrée dans les Cévennes, mélanger la poudre de henné au savon noir et étaler le tout sur l’ensemble du corps au moment de la douche, laisser légèrement sécher et frotter, vous obtenez un gommage naturel de la peau, rincez…vous êtes toute douce.

Je l’aime aussi sur la peau pour y dessiner des arabesques et je trouve qu’elle excelle dans cet art, Naima Henna Bordeaux. N’ayez pas peur de lui laisser carte blanche, c’est une artiste dans l’âme, elle ne fera pas d’erreur, son talent émane de son coeur.

 

Rhassoul

Le rhassoul (rassoul) ou ghassoul est une argile minérale naturelle utilisée par les femmes orientales pour leurs soins capillaires et corporels. Cette argile est extraite des seuls gisements connus dans le monde, situés en bordure de moyen Atlas au Maroc.

J’ai rapporté de Rabat du Rhassoul en vrac et nous avions également reçu de Marie Pénélope Pérès lors de notre stage « Pratique de la Médecine de la femme sauvage », de la poudre de rhassoul mixée avec de la poudre de roses, cadeau divin. Pendant que le henné pose sur les cheveux, j’en profite pour me faire un masque au Rhassoul sur le visage. Poudre que je mélange avec de l’eau également et dont je me tartine le visage allègrement, notamment sur la fameuse zone T (Front, nez, menton). Cette pâte absorbe les impuretés et les graisses comme un buvard. Elles s’éliminent ensuite au rinçage. Il est ainsi particulièrement recommandé pour les peaux sensibles et allergiques.

A ce stade évitez d’ouvrir la porte à qui que ce soit, vous pourriez faire peur! Une fois que la peau commence à tirer sous la couche d’argile et que vous avez atteint le temps souhaité pour le henné, filez sous la douche vous rincer au gant de kessa, gant marocain utilisé dans les hammams idéal avec le savon noir.

Le savon noir

Le savon noir destiné aux soins corporels est fabriqué à partir d’une pâte d’olives (olives broyées et macérées) dans du sel et de la potasse (potassium olivate). On le trouve présenté sous forme d’une pâte souple d’un brun plus ou moins foncé.

Véritable pépite d’or écologique j’utilise le savon noir pour laver le sol, pour laver mon linge et pour me nettoyer le corps, un produit multifonction qui n’abime pas la planète (attention vous n’utilisez pas le même savon noir pour le ménage et en cosmétique!!!). Ce produit est un véritable décrassant qui n’altère pas le film épidermique, il enlève toutes vos peaux mortes et dépose sur l’épiderme une fine pellicule de gras qui la protège et la rend nettement plus lisse.

Vous pouvez également l’utiliser tel un shampoing pour les cheveux mais il pourrait avoir tendance à les dessécher, tout dépend de la nature de ceux ci.

L’eau de Rose

Secret de beauté ancestral, produit de mon quotidien, que j’utilise matin ET soir, elle aide à cicatriser plus rapidement, pour les plaies minimes et les cicatrices de l’acné. L’eau de rose aide également à prévenir le vieillissement des cellules grâce à sa forte concentration en vitamine C. En l’appliquant régulièrement sur vos tâches, rides et rougeurs, vous verrez progressivement vos problèmes de peaux se résorber.

Je m’assure à l’achat qu’elle ne contient pas d’alcool, et qu’il s’agit bien d’un hydrolat, obtenu par distillation à la vapeur. Pour s’assurer de la qualité du produit, vérifier que la liste des ingrédients ne mentionne pas : huile essentielle de rose. Mon meilleur plan et le moins cher, est de m’adresser au pharmacien du coin, qui reçoit l’eau de Rose en vrac et m’en remplit un plein flacon de 250ml pour un peu plus de 2€!

Pour varier les plaisirs il m’arrive d’alterner avec de la fleur d’oranger (eh oui ce n’est pas que pour parfumer les crêpes!), eau calmante et apaisante, qui illumine votre teint parce que vous le valez bien (haha!). Par ailleurs il m’arrive d’en mélanger une cuillère à café dans un verre d’eau que j’avale avant d’aller dormir…sommeil paisible assuré dans de douces effluves sucrées.

Beurre de Karité

Le beurre de karité est une substance comestible extraite des fruits du karité,  un arbre poussant dans les savanes arborées de l’Afrique de l’Ouest et dont le nom signifie « vie » en langue mandingue. Le beurre de karité est  surtout connu pour ses propriétés cosmétiques comme hydratant et assouplissant de la peau.

Après s’être rafraichie le visage à l’eau de rose, je m’enduis littéralement le corps de beurre de karité que j’ai toujours en stock dans mes tiroirs. Mon amie Véronique m’en a offert dernièrement puisqu’elle a plaisir à préparer ses propres cosmétiques.

Assurez vous d’acheter du beurre de karité de bonne qualité. Jamais blanc, il a souvent une couleur jaunâtre et une odeur plus ou moins rance selon sa provenance. La meilleure extraction étant celle par pression à froid, entièrement naturelle elle permet de conserver tous les principes actifs.

Et avant de sortir de votre bulle mesdames, le coup de grâce, dégainer le khôl, il vous donnera un regard irrésistible.

Le Khôl marocain

Le khôl marocain est un minéral extrait des roches montagneuses de l’Atlas. Cette poudre naturellement grise est obtenue en broyant le sulfure d’antimoine.

Les Égyptiens l’utilisaient en tant que collyre pour prévenir et soulager des infections oculaires. Les pharaons et ses sujets semblent avoir été également conquis par l’effet esthétique que conférait le khôl à leur regard, et ils l’utilisaient pour se maquiller. Au fil des siècles, le khôl a continué à être utilisé par les Arabes et les Berbères. Au Maroc, le khôl était utilisé comme produit de soin, pour soigner des conjonctivites, des irritations et des rougeurs de l’oeil. L’utilisation du khôl chez les peuples orientaux (Bédouins, Berbères et Touaregs en particulier) avait une raison pratique : protéger des infections oculaires mais aussi du vent sablonneux et de la lumière ardente du désert. Au septième jour d’un nouveau-né, la sage-femme mettait du khôl au bébé, afin de protéger ses yeux fragiles des piqûres d’insectes et des conjonctivites. (https://www.dorsetdeja.com)

Secret de beauté orientale vieux de 5000 ans, je trouve qu’il donne une autre dimension au regard, beaucoup plus profond, ce noir énigmatique fait ressortir l’iris. Je conserve précieusement cette poudre pailleté dans son traditionnel flacon bois et je l’applique avec le bâtonnet prévu à cet effet. Il a une tenue irréprochable bien plus efficace qu’un simple coup de crayon.

♥♥♥

C’est une autre moi qui sort de la salle de bain, la conquérante. Heureuse de s’être enduite de terre, pour reprendre racine, renouer avec son intime féminité. Je me sens plus sûre, plus ancrée, bercée par ces années de traditions sacrées, portées par ces rituels de femmes. Je me sens d’ici et d’ailleurs.

Synchronicité à l’heure où j’écris ces mots? Une amie m’envoie à l’instant un doux message et me fait remarquer gentiment que nous sommes le 09.09 et que c’est la nouvelle lune ce soir, il n’y a pas de hasard assurément. La lune me porte dans cet élan à renouer avec la femme, à ne pas être que l’amante ou la mère et rééquilibre ainsi les sphères.

Que chacune de vous trouve l’équilibre à sa façon, par le rituel qui lui conviendra le mieux, pour être toutes les facettes de vous même, je vous souhaite à chacune une belle nouvelle lune, qu’elle vous indique le chemin à suivre.

N’oubliez pas: « écouter la petite voix au fond de soi ».♥

 

ps: et j’attends toutes les femmes du Maghreb dans les commentaires pour nous donner toutes leurs astuces beauté avec ces produits naturels 😉

Sources:

http://www.alterafrica.com

https://www.artdumaroc.com

https://maroc-argan.fr

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Étiqueté handicapé

Étiqueté handicapé

Je suis différent

Je m’appelle Axel, j’ai 13 ans, personne ne sait ce que je suis vraiment, mais je suis différent. Je ne suis pas autiste ou dysquelque chose, c’est juste que je ne rentre pas dans une case, notamment celle de la « norme » qui mène le monde et le système éducatif établi, qui a été le grand révélateur de MON dysfonctionnement.

Pourtant je suis un grand précurseur! J’ai été le premier en primaire, dès la moyenne section, à bénéficier d’une AVS (aide de vie scolaire) sur ma commune. Depuis de plus en plus d’enfants connaissent cette chance. Une aide qui m’était chère puisqu’elle me permettait de suivre une scolarité « normale » en ayant le même rythme que ma soeur et mon frère, plus jeunes.

Sauf que voilà, dans notre pays, nous sommes très attachés aux étiquettes et te mettre dans une case présente certains avantages et permet d’ouvrir certaines portes, il me fallait donc une étiquette!

En effet, comme je n’apprends pas au même rythme que tout le monde et mes parents ne sachant pas par quel bout prendre le problème m’ont emmené voir dès mon plus jeune âge, un orthophoniste, pensant que je reprendrai le fil d’une scolarité normale par la suite.

Depuis le début, mes parents n’ont pas bénéficié d’accompagnement particulier, ils ont avancé dans le brouillard, allant de consultation en consultation et se faisant leur propre idée. Car en matière de DIFFERENCE, il n’existe pas une porte miraculeuse que tu pourrais pousser et derrière laquelle se cacherait une mine d’or d’informations qui te permettraient de savoir quel chemin emprunter. Tout est affaire de rencontres avec des personnes investies et renseignées qui vont avoir le désir de débroussailler ton chemin.

Néanmoins, au fil des consultations, il a fallu, pour des raisons financières, « monter » un dossier purement administratif complété du rapport du psychologue, de l’orthophoniste, de l’enseignant et de l’AVS auprès de la MDA (Maison de l’autonomie) pour que je bénéficie de cette reconnaissance « handicapé« , la clé qui allait me permettre d’accéder à un réseau d’aides avec prise en charge. Ce, grâce à l’Orthophoniste qui fut un vrai guide dans la structuration de mon accompagnement.

Désormais, pour le système, je rentrais enfin dans une case , j’avais l’étiquette : « HANDICAPE« .

Dans mon monde à moi, je suis un preux chevalier solitaire, qui s’évade dans les BD dès qu’une occasion se présente. Je cloisonne mes expériences, mes mondes, peu importe ce qu’on en pense ou ce que peuvent être vos exigences. Je n’ai pas d’amis, je n’en ressens pas le besoin, ceux qu’il me faut sont les animaux.

Je nourris bien des colères, notamment à l’égard de ma soeur et de mon frère, moi qui suis leur ainé, désappointé devant ces exigences de la normalité, je vis un monde de frustrations dans cette société qui manque parfois d’imagination pour réussir mon intégration et m’offrir une scolarité adaptée.

J’ai pu bénéficier d’aide en classe ULIS à partir du CP, des classes avec un enseignant et une AVS pour un effectif de 12enfants maximum, où il n’est nullement question de niveau (CM1, CM2…) mais de temps.

Les élèves scolarisés au titre des ULIS présentent des troubles des fonctions cognitives ou mentales, des troubles envahissants du développement, des troubles de la fonction auditive, des troubles de la fonction visuelle ou des troubles multiples associés.

Les ULIS accueillent des élèves dont le handicap ne permet pas d’envisager une scolarisation individuelle continue dans une classe ordinaire mais qui peuvent bénéficier, dans le cadre d’un établissement scolaire du second degré, d’une scolarisation adaptée. Les ULIS sont un dispositif permettant la mise en œuvre des projets personnalisés de scolarisation (PPS).

Chaque élève scolarisé au titre des ULIS bénéficie, selon ses possibilités, de temps de scolarisation dans une classe de l’établissement scolaire où il peut effectuer des apprentissages scolaires à un rythme proche de celui des autres élèves.

La merveilleuse Orthophoniste de mes débuts a également orienté mes parents tout d’abord vers le CMP (Centre Medico-Psychologiques) qui s’est révélé inefficace pour ma cause, puis vers un SESSAD (Service d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile) dont la condition sinéquanone pour bénéficier de ce sésame est d’avoir une reconnaissance « handicapé » de la MDA (ça c’était chose faite!).

Le SESSAD allait m’ouvrir les portes d’activités et de praticiens entièrement pris en charge (….encore faut il tomber sur les bons!). Par ailleurs comme je ne rentre dans aucune case précise, c’est à dire, handicapé mais pas avec une déficience nommée, mon accès aux activités est limité….en clair, je ne suis pas prioritaire!

Car au sein du SESSAD, le référent est le psychologue qui juge dans quelles cases peut rentrer l’enfant et ainsi à quelles activités il peut prétendre…ou pas.

Les quelques lumières sur la palette des activités qui m’étaient potentiellement offertes, sont arrivées finalement de « l’extérieur » (hors système sessad), c’est à dire, par ma tante, éducatrice spécialisée, qui a apporté des éléments d’informations supplémentaires sur l’éventail des ateliers auxquels je pouvais postuler mais contre lesquelles mes parents butaient : Ateliers Musique, Contes et autres qui m’ont été refusés. C’est en faisant du forcing, c’est à dire, en passant outre l’avis du psychologue référent et en s’adressant au médecin du SESSAD que j’ai enfin pu intégrer une activité en centre équestre pour laquelle initialement je ne rentrais pas dans la fichue case!

Par ailleurs, pas de soutien (hors financier) pour mes parents qui ont une vie trop normale et la tête bien sur les épaules pour bénéficier de quoi que ce soit, à chacun sa croix…

ULIS s’est révélé comme étant l’environnement d’apprentissage idéal pour moi sauf que l’entrée au collège demandait des exigences plus élevées que je ne pouvais pas suivre en terme de temps de concentration notamment…et c’est ainsi que je me suis retrouvé en IME, faute d’alternative. Les Instituts Médico-Educatifs (IME) ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents handicapés atteints de déficience intellectuelle, quelque soit le degré de leur déficience. De bataille, en refus, en appel, je fus finalement placé dans le centre désiré par mes parents.

Un placement malgré tout douloureux, puisque je me retrouvais soudain au milieu d’enfants avec des degrés de handicap largement supérieurs aux miens, ce qui a réveillé mes frustrations, mes colères, faisant naître un mal être, car devant ce miroir de L’IME, on me renvoie ma différence de plein fouet et de façon démesurée. Je me couche le soir faisant à voix haute auprès de mes parents cette soudaine évidente constatation que je suis handicapé voire un monstre dans mon propre regard.

Je suis un enfant en souffrance parce que je ne trouve pas ma juste place dans ce monde et pourtant, je suis gaillard, le sourire aux lèvres, malin, spontané, intelligent et sensible. Oui je ne suis pas facile à vivre tous les jours quand je suis confronté à cet environnement plein d’exigences qui dépassent mes capacités propres et ne m’est pas adapté. Non je ne marche pas droit, je me laisse dérouté par tout autre chose qui suscite mon intérêt et pourtant j’ai la volonté d’apprendre mais pas forcément en temps voulu.

Mon plus grand souhait est pourtant bien banal, être avec et faire comme mon frère et ma soeur dans les limites d’apprentissage qui sont les miennes. Etre juste moi au milieu des autres, avec mes différences.

♥♥♥

Nous vivons dans une société où il est de bon ton de se fondre dans le moule parce que dès qu’on sort des clous, l’évolution devient difficile et le parcours est semé d’embuches.

 

Même si les choses commencent aujourd’hui à bouger, je pense que le chemin est long avant d’en arriver à un système qui permettrait à chacun de s’épanouir pour ce qu’il est VRAIMENT et non pour ce qu’on veut qu’il soit. Bêêêeeee

Mon bref passage à San Francisco m’a permise de rencontrer Louis et sa maman, une française ex-enseignante qui vit là-bas depuis quelques années maintenant et où Louis fait sa scolarité. Louis est différent. Sa maman qui n’a pas fait faire de diagnostique au vue du coût de ce que celui-ci représente pense que son fils est ASPERGER. Louis présente des facultés exceptionnelles pour son âge dans certains domaines d’apprentissage et dans d’autres est en retard.

« Certains chercheurs comme Simon Baron-Cohen, et des personnes Asperger comme Daniel Tammet, s’interrogent sur le fait que cette forme d’autisme puisse être considérée comme une différence plutôt que comme un handicap nécessitant un traitement. Il est question de singularité dans la mesure où les limitations handicapantes, socialement en particulier, sont souvent associées à des compétences, parfois exceptionnelles, dans le domaine des centres d’intérêts sur-investis. »-Syndrome d’Asperger wikipedia

La chance de Louis est d’être en Californie dans un système éducatif classique qui a pris en compte cette différence et qui met tout en oeuvre, sans frais, pour l’accompagner sur son chemin et lui offrir une vie scolaire « normale » jusqu’à sa majorité sans être stigmatisé d’handicapé. Un élément clé pour cette maman qui pour cette raison (entre autre), ne souhaite pas particulièrement rentrer sur le sol français.

Nul système dans sa globalité n’est idéal, ni le français, ni l’américain, cependant je m’interroge sur cette ouverture d’esprit propre aux américains ou peut être devrais je dire aux californiens voire San Franciscains, à offrir une chance à tout un chacun d’être pleinement ce qu’il est dans toute sa différence que ce soit le handicap, l’homosexualité, l’excentricité, ou que sais je.

A Axel, mon neveu… je souhaite de tout coeur que tu te réalises ♥

Merci à Laet et Matt, mon frère, pour leur témoignage

 

PS: Je souhaite que ce témoignage soit le maillon d’une chaîne, qu’il brise des solitudes, que vous soyez parent, famille, éducateur, enfant dit différent, n’hésitez pas à parler de votre expérience dans les commentaires. Un mot parfois peut ouvrir une porte, apaiser une souffrance, accompagner le silence.

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Lettre à Simone

Lettre à Simone

IVG…La vie n’est que choix

Bonjour Chère Madame,

Enfin, permettez moi de vous appeler Simone…

Je voulais vous écrire plus tôt Simone, mais pour tout vous dire je ne trouvais pas les mots, je crois même que j’avais peur.

Vous êtes partie il y a 1an maintenant, à quelques jours de vos 90ans. Laissez moi vous dire combien j’admire la femme que vous êtes même si je ne sais que peu de choses de vous. Vous avez de tous temps rayonné d’une beauté dont on soupçonne la force intérieure indomptée. Je tenais à vous remercier de ce modèle que vous nous avez données : la femme n’est que la somme de toutes ses volontés. Je ne doute pas que sous l’armure, il y eut surement quelques fêlures, mais vous avez certainement su les apprivoiser, c’est ce qui a fait de vous un vrai guerrier.

La seule chose qui m’ait tatouée, historiquement parlant, dans mon parcours de collégienne, c’est vous et votre bataille pour le droit à l’IVG. J’étais en 3ème la première fois que votre nom m’a percutée, cet instant est photographique, c’était annonciateur d’un futur, c’était sans savoir que des années plus tard je comprendrai pourquoi vous m’aviez tant marquée. Cette loi qui prendra votre nom « Veil » est arrivée quelques mois après ma naissance en 74. Allez savoir pourquoi je n’ai retenu de vous que cette bataille, j’étais très jeune, je ne me sentais pas concernée, ça ne m’arriverait pas, au grand jamais….J’avais bien dit Jamais.

Vous savez, j’avais la prétention de penser que je n’étais pas une fille « comme ça », j’ai reçu une éducation catholique, donc comment vous dire que ça n’aurait pas fait très chic dans mon paysage pétri de chrétienté, une ombre au tableau. De toute façon ça ne pourrait pas m’arriver, ces choses là ça n’arrivent qu’aux autres, je me sentais au dessus de tout soupçon, j’avais l’auréole de la fille chez qui tout tourne rond, je me voulais en odeur de sainteté, jamais je ne pourrai pêcher….parce que dans le regard des biens pensants, avorter c’est pêcher, n’est ce pas? et j’ai été de ceux là, de ceux qui jugent.

Mais voilà Simone, un beau jour ça m’est arrivé. On croirait à me lire que ça m’est tombée dessus par hasard, sans même le vouloir. Disons que c’est la résultante d’un mélange de peurs, d’incompréhensions mutuelles, d’attentes inespérées, d’illusions, d’une mauvaise communication, du passé qui pèse son poids comme le futur, avec tout ce qu’il représente d’inconnu. Quoi qu’il en soit cette décision est loin d’avoir été facile à prendre, à vivre et à assumer, même si pour certaines c’est une évidence, elle peut être (très) lourde de conséquences.

Tant d’années après votre loi, je me rends compte combien il est encore tabou d’en parler, de l’écrire, d’ailleurs ivg ça passe tellement mieux qu’avortement sur le papier, c’est tellement plus « léger ». Pourtant je rencontre chaque jour des femmes qui « y sont passées », qui l’ont vécu dans leur chaire et qui portent en elle, encore des années plus tard, les stigmates de ce vécu, de ce choix qui nous a semblé le plus propice à l’instant T.

Ce n’est pas bien vu de raconter, le sujet est supposé rester dans la sphère de l’intimité et pourtant quel merveilleux droit vous nous avez offert Simone, celui d’avoir le choix…de ne pas subir.  Droit si fragile, qu’en plusieurs pays aujourd’hui il vacille, donc si les femmes n’en parlent pas comment lutter pour préserver cet acquis là, montrer que c’est une nécessité pour la femme de pouvoir décider?

D’avoir acté ne fait pas de moi une fille légère ou mauvaise, n’en déplaise à ceux que ça ne met pas à l’aise. J’étais bien initiée aux contraceptions, autant dire que j’avais essayé quelques dispositifs, c’est une familiarité pour la gente féminine, je crois. Ce qui n’a pas empêché l’impensable d’arriver. Je ne vous raconterai pas l’histoire qui m’appartient, tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai agi par amour. Jusque là j’avais déjà encaissé pas mal de choses sur mon parcours et je croyais que je serais suffisamment forte pour supporter ce choix (moi guerrière!). Sauf qu’il m’en a chèrement couté et que j’ai cru ne pas m’en relever. Je me suis sentie morte à l’intérieur, j’ai vécu quelques temps en mode automatique et j’ai mis 9 mois pour que la vie fasse à nouveau fleurir en moi des vagues de joie, naitre de vrais sourires sur mes lèvres, que je retrouve la voie du bonheur et j’ai mis des années pour faire le chemin du deuil et du pardon.

Il y a encore tant de chemin à parcourir, pour aider les femmes à moins souffrir. Cette omerta du silence, c’est tragique quand on y pense. La femme se retrouve noyée dans sa solitude, à panser ses plaies même si pour les autres cela parait absurde, puisque l’ivg devrait être un acte assumé et ne devrait pas laisser de blessures à l’âme.

J’ai eu l’occasion de parler de ma souffrance avec mon homéopathe préféré, un homme d »une autre génération, fervent catholique, qui m’a racontée voir pleurer dans son cabinet des femmes d’un âge avancé versant des larmes sur ce qu’elles avaient vécu il y a fort longtemps. Des souffrances inexprimées, le poids du non dit, des expériences lourdes à porter.

Pourtant, rien n’est moins évident, car nous sommes humaines voyez-vous, façonnées de tant de sentiments contraires, de tiraillements, avec nos valises pleines d’affects. J’ai passé des nuits entières à chercher dans la blogosphère, des réponses à mes questions et je n’ai fait que tomber sur des situations pleines de désespoir qui venaient ajouter du désarroi, une grande détresse à ma situation dépressive. Je cherchais la terre ferme, des mots doux de femmes compréhensives, une oreille attentive, pour m’offrir une trêve dans ce mal être.

En ces temps de traversée du désert, ironie du sort, mes deux amies les plus proches étaient des femmes qui ne pouvaient pas ou n’arrivaient pas à avoir d’enfant alors que c’était leur désir le plus fort. Malgré toutes mes appréhensions, ces femmes ont su m’offrir du réconfort, et plein d’amour à travers leurs larmes, cadeau du coeur de femme à femme.

Il y a x raisons de passer à l’action, chacune est respectable, je ne me poserai pas en diable, personne n’a à porter de jugement. J’ai longtemps regretté qu’il n’y ait pas a postériori d’accompagnement, quelqu’un qui soit présent et vous entend, sans vous considérer en contrevenant. Dans l’environnement médical, il faudrait ouvrir certains esprits, qu’on ne regarde pas la femme comme une ahurie, une irresponsable, ce traitement n’est pas acceptable. Vivre un IVG est dans les actes une banalité, sur une journée le tour est joué mais il faut parfois ensuite des mois pour se reconstruire et poser un regard neuf sur l’avenir avec des cicatrices à l’âme, écorchures que nul d’entre vous ne saurait voir tant les femmes sont douées pour camoufler leurs trous noirs.

Je me suis relevée Simone, mon regard a fini par muer, il a changé quand par un prénom, j’ai insufflé la vie. Le simple fait de ce prénom qui habitait désormais mon existence me donnait de nouvelles perspectives, je n’étais plus une femme à la dérive.

Après cela, j’ai longtemps été animée par le fait de vouloir apporter mon soutien à des femmes en détresse qui aurait connu ce parcours long et parfois difficile du post ivg. Créer un cercle de paroles, échanger, partager, créer un espace de non jugement pour libérer les souffrances, trouver une écoute, du sens, offrir des clés. Je n’ai pas encore OSE, Simone, mais je n’ai pas dit mon dernier mot …

Merci mille fois pour tout Simone, pour vos batailles pour chacune de nous, et je me permettrai de citer une autre Simone « Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère », comme si vous les Simone aviez un chemin tout tracé, celui d’ouvrir la voie aux femmes pour plus de liberté.

Je me souviendrai de votre entrée dans ma vie comme de votre départ Simone, j’étais dans une cabane, perdue au milieu de la nature au pays des chercheurs d’or en Californie, ma vie venait de prendre un virage xxl et le papillon, à Mariposas, déployait surement ses ailes.

C’est ma façon de lutter Simone, ces quelques mots couchés sur le papier, c’est votre combat que l’on doit continuer.

A toutes les femmes,

de quelque génération que vous soyez,

qui aimeraient voir fleurir un cercle,

poussez ma porte….ELLE EST OUVERTE♥

 

A Noé  …

 

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Les Fondamentaux

Les Fondamentaux

Les fonds d’âme manteau

Comment renouer avec ces essentiels qui nous enveloppent de plaisir et de gratitude.

Le bonheur a ce petit truc spécial qu’il se cache dans l’instant, dans ce qui nous semble insignifiant et j’ai renoué depuis peu avec deux fondamentaux : RIRE aux éclats et CHANTER à pleine voix.

Attention ne voyez pas en moi un être austère et lugubre, je suis plutôt de bonne humeur et pleine d’enthousiasme mais j’ai remarqué il y a quelques semaines, cette petite étincelle, cette subtile différence, cette ouverture du coeur, ce quelque chose qui va bien au delà du simple sourire, comme si j’avais lâché des vannes et que l’essentiel se trouvait juste dans ce lâcher prise.

Le rire est un aspect secret de la sexualité féminine, un aspect physique, primitif, passionné, vitalisant et donc excitant. C’est le genre de sexualité dépourvue de but, au contraire de l’excitation génitale. C’est une sexualité joyeuse, une sexualité du moment, un véritable amour sensuel qui se libère, vit, meurt et revit de par sa propre énergie. Il est sacré parce qu’il a valeur de guérison. Il est sensuel parce qu’il réveille le corps et les émotions, parce qu’il excite et fait naître des ondes de plaisir. Il n’est pas unidimensionnel, car le rire se partage. C’est la sexualité la plus sauvage de la femme.

Femmes qui courent avec loups- Clarissa Pinkola Estés

J’ai longtemps oublié de remettre ces deux là dans mon quotidien, il est clair que l’on ne peut pas rire aux éclats et chanter tous les jours à tue tête (quoi que!) mais on peut faire en sorte que cet état de grâce revienne plus fréquemment que rarement.

Je vous parle de RIRE à gorge déployée, sans aucune barrière de l’esprit, sans aucun diable pour vous dire c’est trop, ce n’est pas convenable, un peu de tenue, un peu de retenue. RIRE sans aucune espèce de limite, en toute liberté, avec peine à respirer, presque à suffoquer, les yeux baignés de larmes. RIRE pleinement, pour un rien, juste pour un moment et se sentir tellement vivant. C’est une liberté extraordinaire, une bulle de bonheur où l’on se surprend soi même dans cette faculté à tout envoyer valser pour ne ressentir que cette joie pure qui fait venir des larmes chaudes et bienheureuses qui se perdent à la commissure des lèvres où naissent les zygomatiques devenus merveilleusement élastiques. J’ai senti le frétillement de cette joie pleine renaitre aux fêtes, des fous rires aiguisés par une bonne dose de complicité….c’est euphorisant!

Puis ma fille me demande il y a peu de renouer avec les plaisirs de sa petite enfance où tous les soirs avant de s’endormir, je lui chantais tout un répertoire de comptines. Ce moment eut pour toutes les deux la saveur d’un doux parfum sucré par le simple fait de renouer avec ce plaisir perdu. C’est alors que j’ai voulu lui apprendre à chanter en canon, et d’entendre cette horrible cacophonie de nos voix, de lui déclencher un rire fou qui engendra le mien, nos rires se répondant en écho ce qui fit durer cette bonne poilade pendant dix bonnes minutes pour le pur plaisir de mon mari qui était l’heureux témoin de cette crise de bonheur à l’étage du dessus.

Et je remarque pour toutes les fois suivantes que ces éclats sont provoqués par ma fille, comme si à travers elle, je renouais avec mon enfant intérieur, avec ma légèreté d’être, une certaine candeur. Pourtant notre vie s’apparenterait plus aujourd’hui à de l’arrachage de cheveux qu’à une franche rigolade mais je crois avoir trouvé en moi l’enracinement suffisant pour de ne pas me laisser envahir par mes peurs et cette latitude que je prends face aux évènements m’offre des joies aussi profondes que le seraient mes angoisses si je leur laissais libre cours. D’ailleurs il n’y a pas plus juste terme que « Fou rire » parce que j’ai franchement l’air d’une folle quand ça m’arrive, je le lis dans les yeux de ma fille toute étonnée de voir sa mère dans cet état ce qui rajoute du piment à ma douce folie.

J’ai toujours aimé CHANTER, dans mon jeune temps comme disent les vieux, c’était une vraie joie de former des duos avec ma chère soeur, c’était notre façon de nous retrouver, nos moments de complicité et de partager à l’unisson. Suis bon public, je retenais à peu près tous les airs qu’on entendait sur les ondes vu qu’ils reviennent incessamment en boucle. Quand on était gamins, le plaisir de mon père le dimanche matin, c’était de nous passer des vinyles, ça allait des Pink Floyd à Joe Dassin en passant par Malicorne et Edith Butler, la palette était plus que large!

Bref la musique a toujours été présente sauf que bien souvent, au niveau des oreilles, je suis aux antipodes des aspirations de mon mari qui préfère l’underground donc pour éviter sa tête accablée et ses commentaires parfois désobligeants, j’ai mis le son sur off…sauf que Johnny est mort! Non non non  je ne suis pas une fan mais comme c’est certainement vrai pour beaucoup d’entre nous, je connaissais quelques chansons de sa longue discographie et à son décès j’ai ressenti le profond besoin de me saouler de chanter toutes ces chansons qui m’avaient d’une façon ou d’une autre accompagnée.

Besoin renouvelé à la mort de France Gall, comme un déclic, un plaisir retrouvé. Je n’ose pas vous dire la tête de mon cher et tendre qui voyait en moi la diva renaitre de ses cendres, chantant à tue tête « Evidemment » et entrainant dans mon sillon ma fille. Qu’est ce que ce fût bon, de s’autoriser à être sans se soucier du qu’en dira t on, même si mon répertoire pouvait donner à certains le cafard! J’ai toujours le sourire aux lèvres d’entendre les autres chanter ou fredonner, l’air de rien, je trouve qu’il n’y a pas plus beau signe de joyeuseté.

Chanter chez soi, dans son intimité, c’est une chose mais chanter avec les autres s’en est une autre. La semaine dernière alors que je faisais une séance test de yoga, on finit la session en chantant en coeur un mantra (le premier de ma vie!) et ce pendant dix bonnes minutes. Comme si la vie insistait à ma porte pour me dire…vas y ! lâche toi! Fais toi du bien! Depuis je ne cesse de le fredonner, bercée que je fus par cette communion des voix et fière d’avoir osé sortir des sons auxquels je ne comprenais absolument rien mais qui me procuraient le plus grand bien.

Je découvre à l’instant le sens de ce mantra dit de protection :

« Je m’incline devant la sagesse première.

Je m’incline devant la sagesse à travers les âges.

Je m’incline devant la sagesse véritable.

Je m’incline devant la grande Sagesse invisible. »

Alors oui je m’incline devant les rires aux larmes et les chants déployés

qui font naître au creux de nous des fontaines de bien être dans l’instant présent.

 

Et vous, quels sont vos fondamentaux? Que vous dit votre enfant intérieur?

Petit clin d’oeil à ma cousine Diane que vous pouvez écouter en cliquant ici,

elle qui nous partage si souvent son talent et pour qui chanter est une sensation de liberté,

une connexion à qui elle est profondément, ici et maintenant.

 

Souces: photo pinterest

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La goutte d’eau qui fait….

La goutte d’eau qui fait….

Chers crabeurs, chères crabeuses,

interview et images réalisés par  Emmanuel Polsinelli

  En écho à cette publication de Véronique Peuchamiel du 29 Novembre concernant la vidéo de Maître Liujun Jian de l’Institut Quimétao,  son père spirituel et professeur de Qi Gong, qui enseigne tous les arts énergétiques (Qi gong et Tai chi) et la médecine traditionnelle chinoise…. je réagis.

Maître Jian affirme que 80% des maladies viennent de nos pensées, c’est pourquoi en médecine chinoise on ne soigne pas seulement le corps mais aussi et surtout l’esprit….et j’adhère complètement à cette philosophie si s’en est une.

Il s’avère qu’après avoir été traitée pour ma leucémie en 1993, tout bon crabeur qui se respecte sait qu’il y a une période de rémission qui suit que l’on dit complète au bout de 5 années. Une période où tous les signes de la maladie ont disparu mais 5 ans où l’on vous suit de très près. La guérison complète est avérée seulement quand au fil des ans la maladie ne s’est plus jamais manifestée.

Après avoir sorti la tête de ce « foutu » cancer, c’est à dire être sortie de 6 mois d’hospitalisation, surmonté le choc d’être revenu parmi les vivants. Parce que ce fût un choc de passer du statut compréhensible et logique de malade parmi les malades à celui de survivor parmi les vivants. Un vrai choc psychologique sans sas de décompression, sans accompagnement thérapeutique, sans mots pour le dire. Choc de la violence des mois passés qu’il fallait digérer et celui de la confrontation au miroir, le visage et le corps bouffis par les chimios et le système pileux qui s’était fait la malle. Je me suis reconstruite avec le sport, à pied ou à vélo, en courant ou en marchant, je sortais presque tous les jours, j’avais devant moi une année sabbatique puisque je n’avais pas pu reprendre mes études à la rentrée, puisque l’hôpital, à fin septembre, m’avait libérée. Une année pour se reconstruire et repartir….

Je me souviens que les premiers mois, je suis parfois tombée dans des puits sans fond, où la nuit était si noire, et la douleur si grande que j’avais envie d’abandonner, ça parait certainement incongru alors que j’étais semble-t-il sortie d’affaire, mais l’électro choc avait été si fort que je ne trouvais pas la force de me relever. Ce dont je me souviens très bien, c’est que dans les heures les plus sombres, celles où l’on broie du noir, celui des coups de cafard où l’on me retrouvait prostrée dans un coin de mon lit, ma chère maman venait me chercher, non pas pour parler mais juste pour dire « viens on va marcher ». Il pleuvait parfois averse mais comme elle disait « on ne va pas fondre, on n’est pas en sucre! ». Et au fil des pas je sentais le cauchemar s’éloigner de moi, et la vie reprendre un peu plus de place comme si m’ouvrir à la nature, sortir de ma bulle, respirer le grand air me redonnait le goût d’avancer malgré tout.

Ce n’est que deux ans après ma sortie, pour un contrôle de routine dans le bureau du Professeur Ifrah que je lui pose la question ultime « Pourquoi ce cancer? »

C’est alors qu’il m’avoue qu’ils m’ont sauvée in extremis, que les minutes étaient comptées et c’est alors que je m’effondre comme si je n’avais jamais vraiment perçu avec quel feu j’avais joué….finalement c’était peut être ma chance.

Et Alors que j’attends une explication bien rationnelle, scientifique, médicale, il me répond « Vous connaissez l’expression la goutte d’eau qui fait déborder le vase? La bouteille qui se remplit au goutte à goutte, qui n’évacue pas, le cancer arrive d’un trop plein ».

C’est le fameux phénomène des évènements qui s’empilent qui mettent le corps en tension jusqu’à l’explosion et au fond de moi je sais qu’il dit vrai, je sais qu’il a parfaitement raison, j’avais la réponse avant de poser la question. Mon crabe, c’est tout ce que je n’ai pas dit, tout ce que je n’ai pas su faire, tout ce que je n’ai pas osé, tout ce qui m’a manquée, c’est ma petit compilation maison avec laquelle je me suis rongée les sangs. Le difficile passage de l’adolescence, parce que je suis sensible, papier buvard, que je cherche du sens en permanence, que tout me touche et que j’ai une sensibilité extrême et que malgré mes poèmes je n’avais pas trouvé le chemin pour exprimer ce qui au fond de mes tripes m’avait minée.

Au risque de choquer, de heurter quelques sensibilités, je le dis « Dans ce cancer j’ai une grande part de responsabilité même si elle n’est pas consciente, c’est ma croyance, ma conviction profonde et depuis longtemps….et celle de beaucoup d’autres assurément »

Et Tchernobyl alors? ce délicieux cocktail de substances radioactives, il est innocent? Parce qu’en 1993 on disait que le nuage n’était passé pas bien loin, a priori juste stoppé à l’Est par les montagnes, ouf on a eu chaud! foutaises…Tchernobyl c’est un des éléments déclencheurs, la combinaison toxique, le truc qui met le feu aux poudres.

La semaine dernière, nouvelle confirmation de mes convictions alors que je rencontre un praticien en Chi Nei Tsang (article à venir) et alors que je donne mes antériorités (le crabe ça te suit toute ta vie), il me demande « Alors pourquoi ce cancer? » et moi d’esquisser un sourire, en disant « Vous aussi c’est ce que vous pensez…. »,  personne n’est innocent…décidément 🙂

Alors cher crabeur, chère crabeuse, qu’y a t il enfoui au fond de ton âme que tu n’exprimes pas? Qu’est ce que tu tais pour devoir mettre des maux sur les mots? Dis moi….

Je vous envoie plein d’Amour pour que vous mettiez des mots autour ♥

 

Source photo:

Professeur Norbert Ifrah, Courrier de l’Ouest 07.06.2016  ….en vous remerciant encore cher Professeur.

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