Catégorie : Places To See

Lieux à visiter, à voir, à découvrir, places to see…

Le dernier jour du reste de ma vie

Le dernier jour du reste de ma vie

…à San Francisco, titre en hommage au film que vous connaissez peut être.

Pour cette dernière semaine passée en solo, parce que tout le monde avait pris l’avion un peu plus tôt, j’avais fait le voeu de (re)voir Alamo Square et ses célèbres painted ladies, site vu en 2015 mais l’endroit avait depuis subi quelques travaux, puis j’avais comme une envie d’aller me perdre dans North Beach, au chaud du quartier Italien, au milieu de ses restaurants et de ses gens….et je fus exaucée le dernier jour.

Réveil tranquille ce jour du 13 Juillet dans ma maison californienne, bercée par la douceur des rayons du soleil, départ prévu à 9h, c’est super Jen qui vient me chercher. Direction Alamo Square à la rencontre du style victorien qui lui va si bien avec ses 7 sisters toutes en couleur. On s’approche pour s’en mettre plein les mirettes, et qu’est ce que je vois pas???? Un portail en fer forgé art déco en forme de ….Papillon. On notera les rondeurs du style Queen Anne, les trompes l’oeil du style italien, le côté très anguleux du style édouardien, une mixité riche qui fait l’originalité et la beauté des rues et des quartiers de la ville, tout en laissant émerger une étrange harmonie.

Sur un balcon l’étendard de la Californie caresse au vent celui de San Francisco, et on remonte les rues jusqu’à se tenir devant un « manoir » immense généreusement célébré les jours d’Halloween. Propriété digne d’un film fantastique, elle devient une rareté. Jen m’explique que la maison n’a pas été scindée en plusieurs appartements (appelés condos) comme il devient courant de le faire, vu qu’il est de plus en plus difficile de tenir la barre du niveau de vie exorbitant et de la constante hausse des prix. Celle-ci doit avoisiner les 3 millions de $, quand on regarde le marché le prix moyen d’une maison environne le million…la loi de l’endettement doucement mais surement. Si vous voulez creuser le sujet à la pelle, je vous invite à vous rendre sur Lostinsf.com.

Un petit tour et puis s’en va faire un bisou à Castro, pour voir la fameuse maison bleue adossée à la colline, s’imprégner de l’atmosphère et en prendre plein la gueule (merci Arletty), voir de la tatouée de la vraie, recevoir un hug (vous savez le câlin américain) d’une commerçante qui est triste de te voir partir alors que tu n’as croisé son chemin que deux fois, se retrouver face à un homme nu comme un vers en chaussettes-baskets avec juste un capuchon sur le sexe et pas oser dégainer le Nikon tellement t’es subjuguée, déjeuner sur l’herbe à Dolores Park, rebaptisé « la plage » par les riverains, dans les effluves de marijuana et faire péter le Champagne pour l’occasion!!! Fallait bien ça pour cette journée au parfum de …je m’en vais mais j’y crois pas.

Retour at home à 15h30 par le Muni, le programme n’est pas fini! A peine le temps de se rafraichir les esprits vaguement embrumés par l’alcool que me voilà repartie à 16h, avec ma voisine américaine, Peggy qui me propose de visiter North Beach (yes!) et de m’emmener voir le fameux show à l’américaine du quartier qui dure depuis 43 ans (1974 mon année!!) Beach Blanket Babylon.

Je pars mains dans les poches, le Nikon étant interdit de soirée. On commence par une visite de la célèbre librairie maison d’édition City lights, datant de 1953 elle fait partie du patrimoine historique de la cité et fut un lieu de contre culture des années 70. L’endroit est littéralement bondé, et je tombe nez à nez avec le fameux recueil « Paroles » de Prévert dont j’avais du apprendre au collège le poème « Je suis comme je suis », Peggy ne connaissant pas l’artiste et chaque poème étant retranscrits en anglais, je lui offre en souvenir de notre soirée franco-américaine.

On file sur Grant street et là je tombe en amour devant une robe 60’s de chez Al’s Attire, de la couture plus que parfaite, ça sent la qualité et le tombé juste, je me sens comme le coyotte avec les yeux exorbités en forme de coeur..bip..bip..fait mon coeur devant ce travail d’artisan hand made à l’italienne qui non seulement fait des fringues rétro de merveille mais aussi des chaussures en cuir à damner un saint, dont on sent l’âme du façonneur. Et le bonhomme de me pousser à la tentation… »mais essayez là cette robe! » et Peggy d’insister, et moi de me raisonner et de rétorquer que mes valises sont déjà pleines à craquer…crève coeur.

On poursuit notre flânerie pour finir chez Sodini’s Green Valley Restaurant, un restaurant italien du siècle dernier, ambiance rétro assurée où je suis transportée par les pâtes aux coques sauce tomate, copieuses et délicieuses. Pas de site web c’est pas le peine, je vous recommande juste de réserver avant ou de faire comme nous de dîner à l’heure où les poules se couchent….enfin je veux dire super tôt!

J’allais oublier c’est aussi le quartier des bars à Zic, suffit de déambuler au hasard et vous entendez au tournant d’une rue, d’une porte entrouverte, par delà les conversations animées, le son des instruments de groupes qui jouent pour nous enivrer et créer une ambiance on ne peut plus appréciée….à l’heure de l’apéro si vous voulez trinquer.

Une fois repues nous filons faire la queue à l’entrée du Club Fugazi où a lieu le spectacle façon cabaret, le show affiche complet tous les soirs de représentation, c’est à dire 5 jours par semaine, avec une entrée possible pour les enfants de -21 ans le dimanche, journée sans service d’alcool.

On nous installe à une table, on prend un bière et c’est parti mon kiki! 1h30 de défilé non stop, de costumes, de voix, de chapeaux, de postiches extravagants, des caricatures de Elvis à Trump en passant par Louis XIV et Tina Turner, le tout en chansons magnifiquement remaniées où se mêlent l’actualité arrosée d’une pointe d’humour bien dosée. Merci ma chère Peggy pour ce cadeau fort bariolé…il restera tatoué.

Merci Mesdemoiselles, pour cette journée enchantée qui restera dans la lignée de cette douce année pleine de bonheurs compilés.♥

 

PS:

Si vous voulez creuser le sujet architecture victorienne, je vous invite à visiter le blog de Stéphanie de visiter-sanfrancisco.com

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N’allez pas à Yosemite…

N’allez pas à Yosemite…

Non n’allez pas à Yosemite  vous pourriez risquer l’émerveillement, et ressortir des lieux beaucoup plus vivants. Non s’il vous plait, n’allez pas à Yosemite, vous pourriez tomber sous le charme d’une nature grandiose et puissante, ce serait dommage un tel carnage. Ne vous laissez pas aller à tant d’audace, non ce n’est pas une menace. Parcourir des sentiers, longer des rivières fougueuses, vous reposer près d’un lac, admirer des cascades nourries en ces temps d’une eau vive qui coule à torrent, vous pourriez en prendre plein les prunelles, est ce que ça en vaut la chandelle?

Puis quand vous apprendrez que Yosemite signifie « ceux qui tuent » vous ne voudrez jamais y mettre les pieds, fouler le sol d’indiens renégats ça ne se fait pas. Par ailleurs vous pourriez croiser des ours noirs ou encore des pumas, ce serait beaucoup trop de chance, vous aurez déjà écureuils et geais de steller à volonté, faudrait pas exagérer !

Non n’allez pas à Yosemite, on dirait que c’est le lieu de la naissance du monde, le berceau de l’humanité, que c’est là que tout à commencer…pourquoi revenir sur le passé? En plus vous allez vous rendre compte que la planète entière se donne rendez-vous à Yosemite, des Amish en robes longues aux indiens en Sari, tout le monde vient randonner et admirer le paysage, non sincèrement ne faites pas ce voyage.

En plus en montant à Vernals falls vous vous ferez irrémédiablement doucher, les chutes sont si puissantes que vous en ressortirez trempés. Quant à Nevada Falls, et ses 180mètres de haut, la magie et la pureté des lieux pourraient vous faire croire que vous êtes en train de rêver, tout cela risque de vous faire vraiment frissonner. Vous allez vous retrouvez là, aux pieds du Half Dôme, assis sur les rochers à pique niquer au bord d’un torrent, franchement rien d’excitant. Qui plus est quand vous tentez de redescendre par un autre sentier, vous ne manquerez toujours pas d’être arrosés par l’eau qui coule des parois…franchement ça ne vaut pas le coup de vous mouiller, comme une récompense après l’effort sous ces fortes chaleurs, non ce serait que du bonheur…C’est comme si plonger vos pieds dans ces eaux bien fraîches pouvait vous faire jubiler, non cessez d’y penser.

Et Mirror Lake, un lac en plein coeur des montagnes où tu peux te baigner, vraiment si c’est pas abuser, on dirait que dame nature a décidé de te charrier, comme si on allait se laisser impressionner!!! Tu ne sais ni comment ni pourquoi, tu te retrouves entouré de verdure à patauger au milieu des grands rochers, en discutant avec une américano salvadorienne, avec le soleil qui te caresse le dos, qu’à cela ne tienne! Faudrait quand même pas en faire une montagne, de ce petit bain plutôt divin.

Forcément vous voudrez finir par les Yosemite Falls. Pour monter à « upper » il vous faut 4h, contentez vous de « lower », y en a que pour un quart d’heure, puis vous aurez tellement crapahuté toute la journée, que vous apprécierez le moment où le soleil se couche, pour admirer cette vallée assis sur une souche, avec à vos côtés, l’énergie de l’eau déversée et le bruit de sa chute sur les rochers. Comme si on allait se laisser prendre par l’émotion, de cet instant déversé comme une potion, de quoi clôturer cette journée qu’il faudrait censurer tellement c’est indécent de nous faire croire qu’on est au firmament.

Malgré tous mes avertissements que j’espère vous écoutez sagement, si jamais il vous prenait l’envie de vous laisser aller à tout ce gâchis, méfiez vous, peut être que vous ne voudrez plus rentrer chez vous…;)

Evidemment après avoir tant marché vous ressentez comme un fort besoin de vous désaltérer, mais pas n’importe où, faisons les choses bien jusqu’au bout.  Un petit arrêt à Groveland, histoire de prendre un bain d’américains en bande. On y trouve du tatoué, du mâle à la voix portée, rendez-vous à l’Iron Door Saloon, c’est pas un endroit pour les clowns. Whisky gobés, devant mes yeux écarquillés, au milieu de ce monde, qui hésite entre brune ou blonde.

Bon, On est pas là pour rigoler, à un moment le soleil va se coucher et nous on veut pas rater ça, avec un grand A, histoire de finir cette magnifique journée sur un ciel en dégradé.

Vous n’irez pas, hein? Ce serait trop bien ♥

 

Source: origine mot Yosemite

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Pretty Old Towns

Pretty Old Towns

Petites cités où le temps s’est arrêté à l’heure de l’or.

 JAMESTOWN

Sur la route depuis San Francisco, défilent de belles collines blondes, fields of gold, herbes asséchées par le soleil, des vaches brunes animent ces étendues désertiques où les éoliennes embrassent le vent par vagues épisodiques. Nous mettons les pieds sur la terre des orpailleurs, premier arrêt Jamestown. Le conté de Tuolumne fût un temps baptisé « Hollywood era », les paysages de cette merveilleuse région ont servi de toile de fond à environ 250 films, et notamment 100 films muets en 1928. Jamestown, petit village, dont le coeur est la grande rue principale à l’architecture d’un autre temps….dépaysement. Je découvre sur les affichages, la longue liste des célèbres movies qui ont planté le décor ici, et je souris…La petite Maison dans la Prairie (1974-1983) et la Ingalls family, notre chère « Lassie » (1954-1974) fidèle compagnon d’une vie, puis Wild Wild West, Retour vers le futur III et je vous laisse découvrir le reste.

 

COLUMBIA

« Joyau des Mines du Sud », ville fondée après la découverte  d’or en 1850, contrairement à beaucoup d’autres elle n’est jamais devenue une ville fantôme. Bien au contraire son patrimoine a été entretenu et reconstitué, une rue exclusivement piétonne s’ouvre chaque jour aux visiteurs, rythmée par la vie des différentes échoppes « à l’ancienne », Salon de thé, Hôtel et restaurants. Tous les acteurs de cette petite cité déambulent en tenue d’époque et on se sent propulsé littéralement dans un autre temps…que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Si vous voulez vous faire chercheur d’or juste pour une heure, c’est ici possible de dénicher quelques pépites, payez votre dû, armez vous de votre chapeau chinois et plongez les mains dans la rivière et enfin suivez les conseils qui vous sont donnés si vous voulez de l’oseille!

De notre côté, nous avons choisi de nous remplir les poches de réglisse et testons sur les bons conseils de notre chère Carole (Mariposas), la fameuse boisson appelée Sarsaparilla. Ce Soft drink très populaire aux Etats-Unis au 19eme siècle était à l’origine non pas à base de Salsepareille comme l’indiquerait son nom mais fait d’un mélange d’huile de bouleau et d’écorces de racine séchée de l’arbre Sassafras. Avant d’être un soda, il était considéré comme remède (on vous confirme que le goût est médicamenteux et riche en plantes) pour les problèmes de peau, sanguins et maladies vénériennes…bienvenue chez les cowboys!

Peu après Columbia, au delà de New Melones Lake, l’une des soeurs de Mariposas nous indique un pont naturel à visiter et où par ces fortes chaleurs, nous pourrons nous rafraichir. Arrivée sur les lieux, après 1km à pied nous trouvons l’endroit sans trop de peine puisque beaucoup d’autres ont eu la même rafraichissante idée. Une grotte souterraine d’où émerge une rivière offre à chacun la possibilité de se reposer sur ses berges ou bien de se plonger dans son eau bien fraîche et pour qui aime l’aventure, d’affronter le noir de la grotte et d’y nager…lampe frontale recommandée!.

Alors au choix, vous êtes Chercheur d’or ou baigneur ?

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Big Trees

Big Trees

Bienvenue au pays des Géants…

Fille et petite fille de charpentier, j’ai dans mes souvenirs d’enfance des parfums de sciures, fragrance chargée de nature, constellations de poussières de bois sur le bleu de mon cher papa. Aujourd’hui quand je croise en chemin, cette familière odeur, j’en ai le coeur qui pétille de bonheur, le bois cette matière chaude et généreuse, dont on ne peut que tomber amoureuse. Arbre millénaire, trait d’union entre ciel et terre, je sens en caressant ton écorce d’où vient ta force, que tu puises en tes racines, l’énergie que je devine. Se confronter aux géants, c’est aussi se confronter au temps, petit grain de poussière que je suis dans cet univers. Te serrer dans mes bras, c’est parler quelques minutes avec toi, prendre un peu de ta sagesse, pour nourrir demain mes promesses, de respecter à mon échelle, celle que je trouve si belle, la terre nourricière qui nous est si chère. Ce jour au milieu des rois, pères et mères des bois, je prends dans les narines en avançant sur les sentiers, cette senteur divine, sève, terre et chaleur mêlées et c’est comme ci sans le savoir, ils m’emportaient un peu dans leur histoire.

Cavaleras Big Trees State Park, rien à voir avec la forêt enchantée qu’est Muir Woods, cette forêt de la Sierra Nevada est le terreau de Sequoias à la taille démesurée, 300 pieds de haut 33 de large et comporte des arbres parmi les plus gros et grands de la planète, certains pouvant avoir jusqu’à 3500ans. Parc scindé en deux, nous commençons par North Grove, accessible dès l’entrée après le péage (10$) où un sentier de 2,5 miles permet de naviguer entre les géants. Territoire découvert il y a plus de 10000 ans par les puples indigènes, ce sont les européens qui en ont porté la connaissance au monde.

Le clou du spectacle, c’était encore il y a peu,  Pioneer Cabin Tree, mais le vieil homme de plus de 2000ans s’est effondré en Janvier 2017, victime d’une forte tempête. Admiré pendant des années par des millions de visiteurs du monde entier qui sont passés en son coeur, aujourd’hui il gît au sol et nous passons à ses pieds.

Non loin de là en déambulant sur les sentiers nous découvrons Mother of the forest, être sacrifié, symbole de l’avidité et du manque de considération. Il a fallu sa perte pour que ce site devienne une zone protégée. En 1854, celle qui porte ce nom grâce à sa beauté et sa taille est dépouillée de son écorce pour enrichir une une exposition à New York et Londres. Condamnée comme étant une tragédie botanique et un acte de vandalisme, il fallu cet évènement pour qu’une sensibilisation accrue à la protection de ces grands arbres soit née et que le site soit protégé en 1931.

A quelques pas de Mother, est allongé sur le sol Father of the forest, il l’était bien avant la découverte de North Grove et fait l’objet favori des photographes depuis plus d’un siècle. Pour vous donner une échelle, pas d’autre moyen que de mettre un humain à son pied, nous pénétrons au coeur de cet arbre mort et remontons le tronc de ce redwood (photo à la une), alors que je me tiens debout, haute de mes 1,70, je mesure ce que signifie être un géant.

8 miles plus bas est South Grove, moins fréquenté, plus tranquille, plus sauvage et en pleine réserve naturelle…on avance avec le secret espoir, de croiser un ours noir, avec la trouille aux fesses, Oh my goodness!

Miss Cairn serais tu passée par là???

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Pine Crest Lake

Pine Crest Lake

Levé à l’aube, on décide à 7h devant une tasse de thé, à PINE CREST de se balader. On arrive sur un site qui a tout pour plaire, un joli lieu de poésie sur terre, où les arbres se baignent les pieds et les rochers forment des ilots pour se prélasser. On se lance sur le trail qui fait le tour du lac et plus encore. Après 2h de marche et un peu d’escalade, nous arrivons à Cleos Bath où l’on domine au loin le lac (photo à la une), assis près de la rivière bouillonnante. Nous traversons une butterflies zone, compagnons de route qui nous accompagnent coute que coute. Chemin faisant sommes intrigués de voir des arbres prendre racines à même la pierre….surprenante nature. L’étendue bleue est animée de paddles, petits bateaux et canoës alors que les rives sont occupées par les pêcheurs, les sentiers par les randonneurs et cachées dans les bois, des cabanes de rêve montrent le bout de leur nez, pour vacances à deux ou à plusieurs, peu importe, ce lieu est béni des dieux de toute façon on sera heureux!

Bilan : Quelques miles de rando au compteur, avec en prime une petite baignade fraîcheur, nous n’avons qu’une hâte détendre nos muscles fourbus, et profiter d’un repos bien mérité. Demain est plein de belles promesses pour partir à l’affût de nouvelles découverte sans cesse.

N’oubliez pas Pine Crest pour le meilleur et pour le « rest »!

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2639 Miles Day9&10 « Back Home »

2639 Miles Day9&10 « Back Home »

Day n°9 Las Vegas – Bakersfield « Ghost town »

On quitte Vegas sans aucun regret et on continue le chemin retour via la freeway 15. Non loin de là, le long de la 66 au niveau de  Newberry Springs, Something is Calling you….C’est le fameux Bagdad Café, qui vous rappellera le film ou la chanson ou les deux…au choix.

On trace et juste avant Barstow nous prend comme une irrésistible envie de voir une ville fantôme, Calico. C’est déjà l’heure du lunch qui sonne, il faut à nouveau, toujours et encore payer une entrée, marre d’être pris pour des ricains….on file manger à Barstow.  Accueil tout sourire, service aimable et efficace, et on ressort de là une recette sous le bras, un plat ultra frais pour les jours de forte chaleur comme aujourd’hui.

Bakersfield (Tu le tiens enfin Daddy? Le champ du boulanger… toi qui nous a vendu du Baskerville toute la semaine!), bourgade agréable, chef-lieu du comté de Kern, ville pour nous de passage au prix d’hôtel défiant tous les records, 50$ pour 4, piscine et petit déjeuner compris! On finit la journée sur une soirée pizza de notre composition…bien méritée.

Allez, juste pour le plaisir on se refait la boucle… 2639Miles…avant de rentrer au bercail!

Day n°10 Bakersfield – San Francisco « La vache! »

Je prends les rênes pour cette dernière ligne droite, les miles défilent sur la freeway 5, on y va au galop, l’engin doit être ramené à l’heure à l’écurie. Plus on avance plus on voit le ciel qui s’assombrit, on quitte la chaleur du Sud pour bientôt tomber dans la grisaille de Frisco frisquet.

Le choc sur la route, un élevage bovin intensif au niveau de Coalinga, des vaches par milliers avec pas un brin d’herbe verte sur des « acres » de terre alors que pendant une semaine on a vu leurs copines se pavaner grassement sur des hectares de verdure, libres de gambader. Donc maintenant non seulement en magasin, on va faire en sorte de vérifier que sur les étiquettes il soit indiqué « No gmo », « No antibiotics » ET « Not from Coalinga », na!

On descend du canasson, repus des miles, remplis de souvenirs extraordinaires, des images plein les yeux, on raccroche les Stetson et on part vers l’horizon, dos au soleil, avec dans les oreilles une certaine musique d’Ennio Morricone.

Il était une fois…

 

PS:

Merci JC pour ce montage souvenir et Merci Daddy de m’avoir élevée au western 😉

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Larsen Peak & Pacifica

Larsen Peak & Pacifica

Un samedi (peu) ordinaire … »Just Walk! »

Si vous aimez marcher, je vous invite à vous rendre à Larsen Peak, sur les hauteurs de Sunset, au bout de l’effort et après avoir monté les quelques marches, vous aurez la réjouissance de profiter d’une vue panoramique sur la ville. Vous pourrez faire une lecture à 360° du site qui vous dévoile Twin Peaks, La côte  Pacifique, Le golden Gate Park, Le Golden Gate Bridge, La Baie & au loin, le coeur de la ville. Le dit day, le Golden Gate bridge était léché par une langue de brouillard qui tentait de s’immiscer dans la Baie, mais la célèbre construction d’acier faisait bravement barrage, et le ciel de nous offrir un bleu azur sans nuage comme pour nous saluer d’être venu jusque là admirer la vue.

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Non loin de là à 20mn de voiture tout au plus, le long de la route Number 1, la fameuse, arrêtez vous à Pacifica. Il est si facile ici de s’évader de la ville, et de se plonger dans la Nature à porté de miles.

Armés de bonnes chaussures, lancez vous sur le sentier côtier et marchez, montez les pentes, dévalez les descentes, admirez les flots, respirez l’air vivifiant, laissez vous emporter par la beauté de cette côte sauvage que vous pouvez longer pendant quelques heures. Chemin faisant dans une lente ascension, prenant un bain entre faune et flore, avec le regard qui peut porter loin à l’horizon, se dessine à nos pieds des spirales, se dressent des cairns ainsi le sol se couvre de Land Art, petits et gros cailloux posés un à un, comme un message des humains adressé aux cieux.

Vos pas peuvent vous mener loin du quotidien, vers la beauté à l’état brut.

…A Marion & Jack

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2639 Miles Day 8 « Navajo Land »

2639 Miles Day 8 « Navajo Land »

Day 8 Monument Valley – Las Vegas

Et au 8ème jour, Dieu créa Monument Valley. Un pas de plus dans la folie des grandeurs, on fait le choix de faire deux heures de piste au milieu de ces géants de terre, façonnés par l’eau et le vent depuis des millénaires. Point de départ le visitor Center, vous passez le « péage » de 20$ pour pouvoir pénétrer les lieux et c’est parti !

Des Navajos vous attendent au volant de leurs 4×4 pour vous faire faire le tour. Si vous choisissez cette option, attention! Vous êtes assis à l’arrière du véhicule à la pluie ou au soleil, au vent, bref en plein air, et vous mangez la poussière, on en a croisé quelques uns…c’est comment dire…comique! Je pense que tu reprends une douche une fois que t’as fini ta visite, donc prévoyez de quoi vous protéger.

Nous sommes arrivés de bonne heure sur le site, 9h, l’heure idéale avant le débarquement des touristes en meute et des autocaristes. On commence fort en se faisant un petit remake d’une pub que vous reconnaîtrez surement. L’endroit est peuplé de quelques chevaux pour emmener qui le voudra en balade. Le soleil est déjà haut et cogne fort. Nous n’avons rien à faire d’autre qu’à apprécier le décor.

En déambulant dans le visitor center, me suis arrêtée devant une exposition, qui parle de l’importance des grands-mères chez les indiens Navajos. « Shima Sani » est la personne la plus importante dans toutes les familles de la nation Navajo. Pour le peuple Navajo Grand Mother représente plusieurs choses : Tout d’abord elle n’est pas qu’une grand mère, elle s’occupe aussi d’élever ses petits enfants quand les parents travaillent dans d’autres régions ou ne sont pas en capacité de le faire. Elle est la personne décisionnaire prédominante, toute décision doit passer par elle avant d’avoir la bénédiction du reste de la famille. Elle enseigne les traditions Navajos, depuis la cuisine jusqu’aux croyances religieuses. Elle est celle qui (main)tient la famille au delà de toutes les circonstances. Et le plus important, elle est la colle (« The glue » dans le texte) qui maintient le peuple Navajo uni.

On a fini par quitter Shima Sani et les Navajos pour reprendre la route direction Vegas, en repassant par Page. Trois états : Utah, Arizona, Nevada, 6h de route c’est pas le moment de s’endormir sur l’asphalte. On en profitera pour enrichir notre album photos d’éolienne, de Joshua Tree, d’un déjeuner au bord du lac Powell…manquait plus que Bono dans la voiture pour nous pousser la chansonnette, « In God’s country », c’est parfait pour avaler les kilomètres.

Epuisés par cette lonnnngue journée, on a fait quelques pas dans Vegas avant d’aller s’écraser de sommeil.

On a souhaité laisser notre trace sur les lieux, imprimer notre passage, et notre petite Cairn addict a fait son travail de patience. Elle en aura semé tout au long de ces 10 jours, ma petite « flèche dorée »,  de ses petits cailloux, jusqu’au bout, comme pour dire, j’y étais….la route est désormais toute tracée vous n’avez plus qu’à suivre ces précieux indicateurs.♥

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2639 Miles Day 7 « Mother Earth »

2639 Miles Day 7 « Mother Earth »

Day n°7 Page -Monument Valley

Aujourd’hui, journée tranquille comme on dirait à Marseille avé l’accent. Rendez-vous pris à 12h50 pour visiter Lower Antelope Canyon à 15mn de là. En attendant, chose promise chose due, visite de Horse Shoe!

 

Est ce bien nécessaire de vous expliquer le pourquoi du comment le lieu s’appelle « fer à cheval »? ça ne parait pas sur la photo mais nous n’étions pas seuls. Désolée vous n’aurez pas la forme complète de l’arrondi du « fer », impossible pour moi d’aller plus en avant sur la pointe du rocher. Deuxième frayeur pour moi avec tous ces gens qui jouent avec le feu…enfin avec le vide, autant vous dire que ce n’est pas le moment de trébucher. Pour ceux qui auraient des yeux de lynx (sortez les loupes!), on voit deux petits points blancs sur la droite….des bateaux, ça vous donne une vague idée de la hauteur.

Après avoir stressé pressé tout le monde parce que j’avais louché sur l’heure de visite d’Antelope, nous arrivons avec 1h d’avance sur l’horaire prévu. Heure minutieusement choisie pour que le soleil soit au plus haut dans le ciel et à l’aplomb du canyon pour éclairer au mieux celui-ci. La particularité de Lower Antelope Canyon est d’être plus étroit en son sommet que ne l’est Upper. J’ai choisi Lower pour de multiples raisons: moins cher, plus long, moins usine, plus de contraintes (accessibilité moins facile)= moins de monde, groupe de 15maxi, c’est vous qui vous rendez sur place, ce n’est pas des Jeep qui viennent vous « ramasser » en ville.

Finalement puisque nous sommes là, on nous propose de passer plus tôt…allons y gaiement. Un groupe de guides nous attend, tous Navajos, vous payez d’ailleurs une redevance de 8$ par personne pour votre entrée sur le territoire en plus de la visite du site.

Lower Antelope Canyon, c’est 1h30 de visite environ, la magie à l’état pur, les entrailles de la terre mère. Déjà évoqué dans mon post « Etre Mère », l’endroit nous a touché par son intense beauté.

En Navajo, « Le lieu où l’eau coule à travers les rochers », a couté la vie à 11 randonneurs dont 7 français en 1997 et dont le seul survivant fut le guide, ce à cause de pluies d’orage qui avaient lieu à 15 miles d’ici…la nature est sauvage, depuis le canyon est fermé les jours d’orage.

Le site est découvert dans les années 50 par hasard, lors de la construction de la centrale thermique érigée à proximité (le guide me fait croire que c’est une usine à chocolat fabricant snickers et cie. Andouille, je tombe dans le panneau, vu que je suis le nez dans le livre « Charlie et la chocolaterie » pour les cours d’anglais de ma fille…naïveté quand tu nous tiens!). Les équipes avaient élu campement sur les lieux,  un chien fouineur a permis cette heureuse découverte.

Claustrophobe s’abstenir! Préférez Upper beaucoup plus évasé, vous pourrez (mieux) respirer. Certains passages sont très étroits et la descente en escalier un tantinet sportive, et les différents niveaux tout au long du parcours vous font gravir quelques échelles. Inutile de raconter quoi que ce soit, il vous suffit de regarder les photos…A l’occasion allez-y c’est 1000x mieux!

La faille par où l’on sort

On ressort du ventre terrestre le sourire aux lèvres, béats. On remercie grandement notre guide, expert photographe qui nous a filé des tuyaux pour faire des photos magnifiques et on lui donne un tip (pourboire toujours de bon ton aux us). Mission accomplie.

On pique nique un bout sur place en compagnie des guides Navajos qui font une pause, avant de repartir et prendre le chemin de Monument Valley. Vu que la journée était plutôt cool, soit seulement 2h20 et 127miles, on se permet un petit détour, une pancarte sur notre chemin nous indique un site sur notre gauche, on se laisse tenter par l’aventure. Bien nous en a pris, on découvre un habitat semi troglodytique que l’on surplombe depuis un point panoramique auquel nous sommes arrivés par un sentier bordé d’informations sur les vertus et l’utilisation des plantes locales par les amérindiens. Veinards que nous sommes, un jeune homme arrive en même temps que nous sur les lieux avec son drone qu’il envoie en excursion pour survoler ces habitats de terre que nous avons du mal à distinguer dans l’ombre du soleil couchant. Discrètement (à 4) par dessus son épaule, on observe depuis son écran ce que notre regard peine à distinguer.

Nous arrivons à la lumière du soleil couchant  sur des monstres qui jaillissent de terre : Monument Valley, une vue dont nous profitons depuis notre chambre, décidément, sommes de sacrés veinards. Une soupe (Navajo) et au lit!

 

yáʼátʼééh chez les Navajos

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2639 Miles Day 6 « Arizona Dream »

2639 Miles Day 6 « Arizona Dream »

Day n°6 Williams – Page

On a bien vu hier soir que nous n’étions pas les seuls à venir dormir à Williams, ce qui veut dire qu’on ne sera pas seuls sur la route pour Grand Canyon Village. Levé tôt pour être de la première vague au breakfast, prendre la route et avaler l’heure qui nous sépare de ce site EXTRA ordinaire. Aux portes du temple, nous passons « la douane » et payons notre redevance de 30$ pour accéder au site, signalétique moyenne, on avance, on avance, on avance, c’est une évidence…jusqu’au premier parking qui nous tendra les bras. Nous voilà parqués non loin du visitor center, pique-nique dans le sac à dos et de l’eau, de l’eau, de l’eau, nous faisons nos premiers pas sur le south rim trail et ce pendant 17kms!

Nous avons fait le choix de la randonnée mais sachez que des navettes gratuites vous emmènent d’un point à un autre du site, ce qui rend le lieu on ne peut plus accessible à tous.

Je ne peux rien vous dire d’autre que le spectacle est immense, que nous sommes bien ridicules de vouloir capter un centième, que dis je? un millième de ce que le paysage nous procure en émotion avec nos petits appareils. C’est indescriptible, le vide, le vertige, la terre, les strates, la faille, le Colorado, le soleil de plomb, la végétation, la faune, la flore, la démesure, la géologie, la géographie, l’histoire, l’humain. D’un regard tu sens tous les millions d’années qui défilent et tu remontes le temps, jusqu’à l’origine… jusqu’à environ 1,7 milliard d’années et là debout devant ce spectacle y a comme un Cro-magnon qui se réveille en toi.

450 km de long, profondeur moyenne 1 300 mètres, avec un maximum de plus de 2 000 mètres, avec une largeur qui varie de 5,5 km à 30 km.

Avec un peu de chance vous verrez passer au dessus de vos têtes un condor de Californie, vous ne pourrez définitivement pas manquer les écureuils gris qui accourent dès qu’ils sentent l’odeur d’une barre de céréales (attention! espèce invasive, on les voit partout, nullement effrayés par l’homme, il est interdit de les nourrir et de les toucher…n’est ce pas daddy!!! Bon j’avoue on a vu la pancarte trop tard… juste après les avoir nourris ET caressés) et admirer les orignaux ou élans (elk) qui se prélassent tranquilles non loin du précipice.

J’avoue que les nuits suivantes le vide m’a hantée, la peur au ventre de tomber, parce que vous ne pouvez que sentir le danger, il n’y a pas ou peu de barrières de protection, et si vous avez de jeunes enfants soignez hyper vigilants! Vous avez à certains endroits des pancartes qui vous informent qu’au delà de cette limite il y a eu des morts et que c’est à vos risques et périls si vous prenez l’initiative de ne pas la respecter. Etrangement tout le long du chemin vous voyez des jeunes et des moins jeunes flirter dangereusement avec le risque pour prendre des photos sensationnelles, les deux pieds dans le vide…je veux pas faire ma rabat-joie mais leur côté « tête brulée » rien que d’y repenser, ça me rend malade.

Après ces longues heures de marche (je suis fière de toi ma fille!), nous sommes rentrés gentiment en navette jusqu’à notre carrosse, satisfaits d’avoir baigné une journée entière en immersion complète dans ce monde séculaire.

Nous voilà repartis pour deux heures de bitume avant d’atteindre notre prochaine destination : Page. On avale les miles goulument, toujours absorbés parce que le paysage a à nous offrir. Etendues désertiques parsemées ça et là d’habitats, de fortune souvent, bungalows améliorés, une densité à faire pâlir un citadin….pays du silence et de l’isolement …certainement. J’ai été intriguée par certaines constructions octogonales Navajo. Le résultat de mes recherches semble indiquer qu’il s’agit de hogan, la maison traditionnelle des indiens de cette tribu. Lieu sacré et aux multiples symboliques, cette bâtisse a évolué avec son temps et ne semble plus être du même matériau qu’à ses débuts.

Sommes arrivés soleil (trop) couchant près de Horse Shoe, site à voir sur la route à deux pas avant Page où une chambre nous attend pour la nuit…ce n’est que partie remise pour demain matin. Cerise sur le gâteau, l’hôtel a une vue imprenable sur le lac Powell, nos journées sont d’une richesse incroyable…pas de repos pour les yeux.

On finit par diner dans un Thaï, histoire d’attraper quelques légumes (rigolez, ce n’est pas si simple de sortir des frites!). Après 3h30 et 192miles, nous voilà au fond de nos lits où nous avons du mettre un quart de seconde à nous endormir. ZZzzzzzz

 

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