Catégorie : Portraits

Une rencontre, un lien, un parcours, un chemin

Ruée vers l’Or

Ruée vers l’Or

…comme ces douze mois en Californie, où pépite après pépite, je découvre au fond de la mine…le filon.

Alors que le compte à rebours est lancé, J-10 avant décollage, comme une cerise sur le gâteau, on a décidé de s’évader quelques jours, juste un petit tour et puis s’en va, une plongée en pleine nature, un dernier brin d’aventure,  pour quelques heures encore, avant de faire cap à Tribord.

J’avoue ces derniers temps ne pas être très assidue derrière mon pc, mais je sens comme une urgence à remplir mes journées de souvenirs avant de partir.

Je passe au tamis les destinations, c’est tout choisi….Direction Twain Harte, au pays des chercheurs d’Or. Nous arrivons par une route de montagne, sinueuse au milieu des pins, je crois que je viens de dénicher un trésor. Plus que Sept jours avant les préparatifs de départ, 7 days qui me confirment qu’il n’y a pas de hasard, tout est fait pour t’emmener sur le chemin qui est le tien.

Il est dans mes rêves une cabane en lisière de bois au bord d’un ruisseau quand je cherche à m’évader d’un monde trop chargé d’habitudes. J’ai voulu comme unique exigence un lieu en toute simplicité, nous isoler dans la nature, pour quelques dollars, rien d’insensé. Pari gagné on se retrouve au milieu des arbres près de Twain Harte, dans ce que j’appellerais un cocon de « Femmes sauvages« , nous y revoilà, on y revient, la boucle est bouclée. 8 hectares tenus par 5 femmes, 5 véritables soeurs, qui se disent Wild Women activistes, »en d’autres temps on nous aurait brulées sur le bucher, telles des sorcières », ce sont les premiers mots échangés….voilà donc où me menaient mes pas depuis des mois. Je n’en savais rien à la réservation, juste une petite voix, une forte intuition qui guide mon choix.

L’enseigne de mon activité artisanale est « L’Arbre à Papillons« , parce que c’est un animal joyeux, coloré, poétique malheureusement fragile et menacé. Cependant durant cette année californienne, j’ai été surprise de croiser partout en tout temps, toute saison, des papillons . Je n’en avais jamais vu autant, tel un compagnon de route qui chemine à mes côtés dans cette Mue douce et lente qui opère en moi, telle la chenille déploie un jour ses ailes dépouillée de toutes ses illusions. Pour la petite anecdote mon amie Véronique m’a fait remarquer il y a quelques temps que je me suis mariée sur la commune de Chenillé Changé….(coïncidence?). Je vis ce long processus de métamorphose, ce changement de regard, l’ouverture du coeur et une profonde intuition guide de plus en plus justement mes choix. Ce paradis caché s’appelle Mariposas, et j’apprends un matin que Mariposa signifie Papillon en espagnol (je n’ai jamais fait d’espagnol..).

Carole, l’une des soeurs qui nous accueille est réflexologue-Maitre Reiki-masseuse, une autre, Donna qui s’occupe des réservations, est Naturopathe-Chaman, une autre à un don inné pour la musique qui plus est excellente chanteuse, bref on rencontrera tout au long du séjour chacune de ces 5 femmes, leurs talents et leurs personnalités chaleureuses et franches.

Devant mes yeux écarquillés de voir où je venais de mettre les pieds, elles m’informent qu’à l’occasion elles animent des cercles de femmes au moment des lunes…Sister Moon, proposent des massages, puis font découvrir le pouvoir bienfaiteurs des plantes qui poussent sur leur terre, invitation que j’accepte avec un plaisir infini. Non de non, ces wild women ne sont pas illuminées, si non je peux vous dire que j’ai un mari qui aurait certainement pris la poudre d’escampette (mon garde fou), elles ont la tête plutôt bien faite.

Me voilà dans mon rêve, « Cabin » isolée, baignée de silence, à l’équipement rudimentaire, en bas de laquelle coule une rivière. Le mot d’ordre ici c’est « Liberté », une cuisine et un espace de vie partagés nous permettent de rencontrer les uns puis les autres, mais on peut tout aussi bien rester dans son nid douillet.

Sur leurs précieux conseils, nous visiterons Pine Crest Lake, Big Trees, Jamestown, Yosemite, Columbia, dirty pretty old town  avec son pont naturel et sa grotte où Carole me suggère en un souffle « Go in the cave and sing Happy Birthday to me! »…elle lit mon blog ou bien???

Nous avons pu profiter de l’harmonie et de la symbiose des voix des soeurs (pensée pour toi my sister quand on chante en coeur), auxquelles se joint qui veut. Notamment le dernier soir, un potluck (genre auberge espagnole)  était organisé, et cette joyeuse réunion a commencé par un tour de table avec « que veut dire pour vous le mot « Freedom? », bonne question lancée à la volée un verre à la main, et de découvrir combien ce mot peut être lourd de sens pour des personnes qui en ont été largement privées, parcours de vie un temps emprisonné au Guatemala. Le moment s’est ensuite prolongé en touchante parenthèse musicale. J’en avais les larmes aux yeux de voir ses femmes-soeurs sauvages en leurs coeurs, d’entendre ces voix, où chacune bien que différentes trouvaient merveilleusement sa place et de constater avec joie que les larmes roulaient aussi sur les joues de ma voisine de banc. Devant nos yeux en point d’interrogation, stupéfaits de ces chants à l’unisson, elles nous expliquent  qu’ils sont en fait 6, avec un frère en plein milieu, et qu’ils ont grandi ensemble telle la famille Ingalls (cf La petite maison dans la Prairie, série débuté en 1974, aussi vieille que moi), les filles en robes longues, cheveux coiffés de bonnet, façon Amish, auprès d’une mère strictement vegan (Carole nous raconte avec émerveillement le jour où elle a découvert le savoureux goût du poulet à 16ans!) et d’un père qui leur fait des misères, tout cela sans radio, ni télévision, ni téléphone, ni journaux, …chanter c’est toute notre enfance, « nous n’avions que la musique ».

….Hotel California ♥Amazing Grace♥ Don’t think twice it’s all right….

C’est comme si tout mon cheminement de ces derniers mois que vous avez pu suivre pas à pas trouvait une raison d’être et me confortait dans mes ressentis. Suis je en train de virer hippie???? Je ne crois pas (ou peut être que oui 😉 ), je pense que j’avais besoin de ça, de retrouver du sens après toutes ces années, de marcher dans les bois, de me perdre sur les chemins au milieu de la verdure, de faire de tendres câlins à des inconnus de bon matin (le fameux hug américain, on devrait essayer par chez nous…franchement ça fait du bien)  et de regarder ce qui m’entoure sous un nouveau jour.

De ce bonheur dans les bois je suis rentrée avec un massage à 4 mains délicieusement offert (« because I Love You »), d’un bain de bon(ne) heur(e) et de fraîcheur dans la rivière, avec de belles plantes dans mon herbier de sorcière, des éclats dans les yeux tels des perles de verre, comme un ciel étoilé d’été et dans le coeur, une douce mélodie avec un air de pas s’en faire.

Ce que je veux vous dire, au delà du fait que je sois tatouée par l’année écoulée, c’est que quand vous prenez le temps, que vous acceptez de regarder en vous honnêtement vers ce quoi vous avez envie de tendre irrémédiablement, tout l’univers vous envoie des signes, et si vous voulez bien les voir, tout se rassemble et tout concourt à vous l’offrir comme un merveilleux bouquet parfumé et coloré. Tout arrive en une suite logique, comme une vague de plus en plus puissante te porterait vers le rivage de ta destinée.

La condition est de bien vouloir écouter cette petite voix intérieure, que bien souvent on tente de raisonner pour déguiser ses peurs. Tout est question de vérité et alors que tu sens enfin que tu agis et fais tes choix avec justesse, les peurs étrangement s’envolent une à une pour laisser place à la confiance, il nait alors en ton corps un espace tranquille de liberté, une bulle que tu dois apprendre à préserver, nourrir et faire grandir. Cet amour que tu t’accordes, n’a rien d’égocentrique, il serait plutôt cosmique, il prend sa source en toi pour nourrir d’une richesse infinie ta relation à l’autre. L’Autre celui là même qui a alimenté mes peurs pendant longtemps, belle erreur, alors que tombent pas après pas ces barrières de mon coeur, je m’ouvre enfin au monde et découvre de merveilleuses pépites d’or.

Merci Mes Mariposas

Et pour vous, que signifie « Liberté »?

Vous aimez cet article ? Alors recommandez le :


Combien d'étoiles donnez-vous à cet article ?
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles (3 votes, moyenne: 5,00 out of 5)
Loading...

L’effet Papillon

L’effet Papillon

Aidez moi à Aider ALBERT

Une fois n’est pas coutume, dans un élan du coeur j’ai ouvert une cagnotte en ligne pour un homeless que je vois tous les matins et avec qui je discute de temps en temps….ALBERT.  Je lui ai déjà donné 50$ pour ses médicaments, mais il aurait besoin d’un peu plus pour retrouver un brin de dignité. En cliquant sur le lien Leetchi vous saurez ce que je sais d’Albert.

Mon amie Véronique et son mari, qui vivent en France, bien loin de San Francisco ont dans un élan de générosité et d’amitié, eu la merveilleuse idée d’unir leurs compétences pour mettre en images cet appel du coeur et je les en remercie infiniment, car ils ont su donner la première impulsion.

Je sais que nul d’entre vous connait Albert, j’ai voulu lui demander de faire une photo avec moi en lui expliquant que je pourrais sans doute solliciter de l’aide et que les gens (vous) seraient certainement plus avenants s’ils mettaient un visage sur un prénom, mais Albert à honte de ce qu’il est après dix ans de rue, et a peur que cette image soit subtilisée sur le net à de mauvaises fins, il se terre dans ses capuches…et je comprends infiniment.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières..non?

Lien pour participer ….AVANT Samedi…Merci 🙂
https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-albert-20308693

 

Merci d’avance chers papillons, vos battements d’ailes vont engendrer beaucoup de bonheur ♥

Vous aimez cet article ? Alors recommandez le :


Combien d'étoiles donnez-vous à cet article ?
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles (1 votes, moyenne: 5,00 out of 5)
Loading...

Je suis Bipolaire

Je suis Bipolaire

Je connais côtoie Céline depuis mon arrivée à Frisco, ce que je vois d’elle: une fille joviale, dynamique, au franc parlé. C’est à l’occasion d’une conférence de Martin Winckler sur le sujet « La relation Soignant/Patient » que j’apprends publiquement de par sa bouche que Céline est bipolaire. J’en suis forte étonnée, à me dire que je n’avais rien vu, mais à quoi pouvais-je donc m’attendre? Un hydre à deux têtes ou bien qu’elle se colle une étiquette sur le front?

Céline a 36 ans, deux enfants, mariée depuis 15 ans et me confirme n’être en rien un monstre, ni nymphomane (la joie des amalgames!). De ses mots entendus lors de cette rencontre, dont notamment « je ne veux plus avoir honte », me vient l’idée de la contacter et de faire de mon ignorance un sujet qui permettra, je l’espère, de changer nos regards pas toujours bienveillants. Martin Winckler comme trait d’union de cet aparté avec comme crédo l’expérience des uns nourrit l’expérience des autres.

Céline est une fille « normale », initialement coiffeuse, elle a également eu l’opportunité d’écrire des guides touristiques, fut event manager et a voyagé dans de nombreux pays. Originaire de Guyane, elle rencontre son mari à Toulouse. Pas très à l’aise avec la mentalité française et ses codes, n’ayant jamais vécu avec des blancs, « je ne me sens pas tellement blanche », tu m’en diras tant pour une blonde aux yeux bleus ! Elle est rassurée, souvent, de croiser des noirs dans la rue « ouf je ne suis pas toute seule ». Enceinte a 21 ans, elle a ses deux enfants à 15 mois d’intervalle, de là commence la ronde des déménagements Montréal, Miami, Allemagne, Chili, Australie (5ans), Los Angeles (1an), Finlande (1an), Qatar (1an), et Frisco depuis 1 an.

« J’ai commencé à réaliser que quelque chose n’allait pas lorsque j’étais enceinte de mon premier enfant », je ne savais pas bien ce que c’était. J’ai voulu être enceinte mais je crois que j’ai raté un stade, je suis passée de post ado à maman et je me suis sentie un peu perdue. Tout allait très vite, on s’est mariés, on a acheté une maison, une voiture, et nerveusement je ne tenais pas le coup du tout. J’étais tout le temps fatiguée et j’avais …envie de mourir alors que je venais d’être maman, je ne comprenais pas ce qui se passait. Les médecins et la sage femme qui me suivaient ont fini par mettre cela sur le compte d’une dépression post partum, mais je n’osais en parler à personne, pas même à mon mari, je me sentais coupable, j’avais l’impression d’être un monstre. Le symptôme récurant était que j’avais vraiment « envie de crever ».

La dessus je tombe enceinte du deuxième, les hormones de la grossesse mettent mystérieusement mon état en veille, puis deux mois après l’accouchement, j’ai le mal être qui revient avec une puissance décuplée. Ma chance c’était qu’à cette période nous étions à Montréal où vivait ma meilleure amie qui est médecin. Elle avait aussi une passe difficile dans sa vie, on se soutenait mutuellement. Mon mari était très pris par son travail et j’avais les enfants à temps plein, c’était difficile avec deux petits mais comme ça peut l’être pour beaucoup d’autres mamans.

La bipolarité c’est en fait une succession de hauts et de bas, mais de hauts très haut et de bas très bas, une vie en yoyo qui t’emmène vers les extrêmes. « Demain je suis la présidente de la République si je veux! » 😉 et après ça je tombe au fond du trou, je ne vaux rien et tout ce que je fais est nul. Je passe du tout ou rien dans un intervalle très mince, de peu de jours. Mon corps aussi subissait le même régime, mon poids pouvait fluctuer en fonction des crises.

J’ai les mêmes émotions que tout le monde mais en version exagérée. Le problème viendrait du cerveau qui oublie de fabriquer l’hormone qui stabilise les émotions…enfin c’est ce que j’ai lu.

L’élément déclencheur pour me faire traiter est le jour où  j’ai failli mettre mes enfants et moi même en danger…genre comme l’envie soudaine de se jeter sous un bus.

Dans un sursaut de conscience mais avec la panique de ce qui avait pu lui passer par la tête Céline appelle son amie et file à l’hôpital où on lui administre un anti dépresseur naturel, « Ne vous inquiétez pas ça va passer », comme si ce qui se tramait depuis des mois allait s’envoler comme par enchantement. Je ne comprenais pas mon mal être, j’ai une famille que j’aime, un mari plutôt pas mal, des enfants en bonne santé, aucune raison de trainer ce mal être.

A un moment, au Chili, je me suis passionnée pour la couture, je pouvais coudre des robes toute la semaine en ne dormant que 3 heures par nuit, jusqu’à ce que je réalise que quelque chose n’allait pas.

Ma première chance est d’avoir une espèce de zone tampon qui me permet de prendre une certaine distance par rapport à mes comportements et d’avoir l’éclair de lucidité qui me fait comprendre que ma façon d’être est disproportionnée.

Ma seconde chance est d’avoir un mari très exigeant, qui ne m’a jamais considérée comme « malade », peut être folle mais ça il ne l’a jamais dit (;) ) du coup il ne me laisse rien passer. De fait je réfrène mes ardeurs, j’ai peur de me faire engueuler.

De médecins généralistes, en psychiatres, en psychologues, de doses d’antidépresseur décuplées pour tenter de l’anesthésier, d’ordonnances renouvelées sans précaution, de confiance égratignée en la médecine, en diagnostic de dépressive….Céline en arrive enfin au mot bipolaire (dont le diagnostique est posé généralement au bout de 5 à 6ans).

Mon état est allé crescendo de pays en pays, l’instabilité géographique participant au processus…ce que je n’ai su qu’une fois « étiquetée » bipolaire. L’Australie fut un  » festival ». Je n’arrivais parfois même plus à me lever, je ne mangeais plus, je buvais beaucoup, je mentais, je racontais n’importe quoi…ce qui a postériori était très gênant. Toutefois j’avais une espèce de « garde fou » qui me disait de ne pas tomber dans les addictions et mon refuge quand ça ne va pas, c’est le sommeil.

Je suis une maman avant tout et mes enfants m’apportent énormément, c’est aussi beaucoup pour eux que j’ai toujours voulu garder la tête hors de l’eau et ne pas me noyer dans les anti dépresseurs. J’ai fini par rencontrer une psychologue en Australie, une antillaise, qui a finit par me dire entre autre que la bipolarité c’est une maladie pas un choix. Il m’a fallu un temps pour accepter la médication quotidienne, je savais que c’était difficile pour mon mari et mes enfants, je me suis convaincue que si je ne me soignais pas, je passais du statut de victime à bourreau… pas possible pour moi. Je pense pouvoir dire que depuis on a retrouvé un équilibre.

Par ailleurs j’ai toujours été très dure avec mon ainée parce que j’ai toujours eu peur qu’elle devienne comme moi. Je m’en voulais aussi de n’avoir pas été parfaite à son arrivée et d’avoir parfois pensé que si elle n’était pas venue au monde j’aurais évité cette grosse crise dont je n’arrivais pas à émerger.  Alors je me suis mise à lui dire souvent que je n’étais pas toujours celle que je voudrais. Dès 4 ans elle disait à son petit frère « Chut! Maman elle a mal à la tête » parce que  je ne supporte pas le bruit quand je suis en crise. Quant à mon fils, il est très câlin et il voit quand ça ne va pas, et dans ces cas là il me fait parler. D’ailleurs je leur ai toujours parlé de ce qui se passait, je ne voulais pas qu’ils se sentent responsables.

Encore aujourd’hui, quand ça ne va pas, je m’isole, j’arrête de répondre au téléphone, je me réfugie dans le sommeil, je lance des signaux, je préviens, je conseille de prendre de la distance…dire c’est le meilleur moyen. C’est sain qu’on puisse en parler simplement, voire en plaisanter. Parce que ma crainte c’est que « ça » arrive à mes enfants, sachant qu’il y a un terrain familial et je me dis que le fait d’en parler, je le fais aussi pour eux pour que si demain « ça » leur arrive, ils ne se pensent pas fous ou n’en fassent pas un tabou, ils perdraient moins de temps que moi et pourront sans doute continuer à avancer.

Un jour j’ai fini par tomber sur un article sur internet parlant de la Bipolarité (ex maniaco dépression) et c’était tellement « ça », par contre mon mari n’adhérait pas du tout, parce que je savais noyer le poisson et mettre des barrières entre les autres et ma bipolarité. Alors que je croyais être folle depuis 10 ans, je mets enfin un nom sur ce que je vis. Sachant que ça se soigne, c’est plutôt porteur d’espoir. Par contre je déconseille à tout le monde d’aller lire les forums sur le net, on y voit de tout, surtout le pire et de quoi vous enfoncer dans le désespoir. A savoir qu’il y a différentes Bipolarités, il existe 3 niveaux. De ce constat on a changé mon traitement et mes oscillations d’humeur se sont faites moins importantes avec moins d’amplitude. Désormais je n’ai plus à faire à des antidépresseurs mais à un régulateur d’humeur.

Des bipolaires j’en connais d’autres et y en a de plus en plus qui sortent du placard, et tout déséquilibre (de couple, familial, professionnel, problème financier ou autre)  est potentiellement un facteur aggravant.

Ce matin avant de partir alors que je regardais un documentaire sur la bipolarité qui faisait part de la souffrance possible des enfants, je me retourne vers les miens et je leur demande « Vous en souffrez que maman soit bipolaire? » « Heu non c’est comme si t’avais tes règles tout le temps! » « t’es une maman comme toutes les autres, t’es même plutôt cool! »…et là je me dis que j’ai rien raté 🙂

« au bout du compte, je relativise, je m’en tire plutôt bien. »

Merci Céline de ta confiance, de ton regard franc, de ta simplicité à dire avec humour.

Bonne route♥

Toujours dans l’échange, si vous souhaitez commenter, partager vos expériences ou poser des questions, vous êtes toujours les bienvenus.

Sur les conseils de Céline: lebipolaire.com & une intervention de Michel Bourin spécialiste du sujet

Vous aimez cet article ? Alors recommandez le :


Combien d'étoiles donnez-vous à cet article ?
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles (2 votes, moyenne: 5,00 out of 5)
Loading...

Marc Zaffran alias Martin Winckler

Marc Zaffran alias Martin Winckler

..ex-médecin & écrivain ou l’histoire d’un coup de coeur.

J’ai rencontré Martin Winckler par hasard. Missionnée pour faire des photos lors d’un évènement du Lycée français, je me retrouve dans la bibliothèque, arrivant au beau milieu d’une conférence à prendre des photos de l’intervenant. Perturbant un chouia l’atmosphère silencieuse avec le clic clac de mon Nikon, je tends l’oreille à ce qui se raconte et fort intéressée par ce que j’entends, je finis par m’asseoir et écouter, mettant de côté ma mission, photographier.

Martin Winckler est écrivain, c’est d’ailleurs son pseudonyme, médecin de formation, français, ayant pratiqué pendant 25ans et vivant depuis 8 ans au Canada. Auteur  de la « Maladie de Sachs » et du « Choeur des femmes » entre autre, il exerce également comme critique de séries télévisées, traducteur and so on.

Il débattait ce jour de la relation Soignant/Patient, de l’importance du rôle/place de chacun, et que le patient devrait toujours se sentir mieux après une consultation (sauf exception, le médecin doit malheureusement parfois annoncer des nouvelles qui ne sont pas toujours agréables), dans le cas contraire le soignant devient selon lui, maltraitant. J’en viens naturellement à vous raconter une petite expérience personnelle que le sujet ravive spontanément:

J’ai 24/25ans, j’ai emménagé dans en Savoie depuis peu et comme toute femme bien intentionnée, je prends rendez-vous chez une gynéco pour un suivi classique, un rendez-vous lambda. J’arrive chez LA dite gynéco, qui ne me connait ni d’Adam ni d’Eve, le moral au beau fixe, mon pavé médical sous le bras. Question de routine « Vos antécédents? » « Leucémie aigüe à 19ans, vous avez le détail dans le dossier. » Après quelques minutes la tête dans la paperasse, elle relève le regard et m’annonce comme si on parlait de la pluie et du beau temps, « Vous savez là, avec les antécédents que vous avez eu et les traitements, vous avez des risques de ménopause précoce, faudrait peut-être penser à faire des enfants ». Heureusement que j’étais assise!!! La délicate me balance une bombe (je n’avais absolument aucune idée de la chose, j’en étais juste restée à « on t’a fait une auto greffe pour préserver tes chances d’être mère un jour » et j’en étais encore à mon chemin de reconstruction, le temps faisant son oeuvre). Un je ne suis pas au courant, Deux les enfants c’est pas au programme, Trois « Mais qu’est ce que tu me racontes là???? » avec la voix de Arnold dans Arnold et Willy. Je ressors primo très en colère contre la dame en question, deuxio vénère contre le professeur et l’équipe du service qui m’a suivie (et me suis encore de loin!) genre on m’aurait mentie par omission. C’est ce que j’appelle un soignant maltraitant qui peut-être par son intention de prévention déclenche un cataclysme par manque de finesse, psychologie, pudeur, empathie, bon sens …

Au delà du discours qui faisait donc écho à certaines périodes de ma vie, c’est la simplicité, la sensibilité, la lucidité du bonhomme qui m’ont touchée. Particulièrement soucieux de la condition féminine, il a dans sa façon de s’exprimer du corps féminin et de ce qui le concerne, une profonde bienveillance, libératrice, accueillante, qui panse les plaies de la femme blessée en moi. Il peut en moins de 5 minutes placer les mots vagin, stérilet et ivg sans que personne ne se sente offusqué ou ai l’impression que d’immondes gros mots venaient de sortir de sa bouche. Je me sens comme apaisée, réconciliée avec la gente masculine par le regard neuf qu’il me propose, imprégné d’un profond respect pour la femme dans son entièreté, en faisant fi des tabous bien enracinés par notre éducation judéo chrétienne. Je respire et un enthousiasme, une joie profonde nait de mes entrailles.

Il n’en fallait pas plus pour que j’aille à la pêche aux informations et découvrir d’autres interventions du Monsieur à Frisco. Mr Winckler est artiste en résidence, assigné pour 5 semaines à San Francisco pour écrire et s’inspirer des lieux pour son prochain livre suite à une candidature qu’il a déposée auprès du Service culturel du Consulat français lançant la première édition de « A room with a view » et je comprends pourquoi cet intitulé quand j’arrive à la Résidence de France qui bénéficie d’une vue extraordinaire sur la ville.

Peu de temps après Farinaz Agharabi accueille Martin Winckler à son émission de radio « Francofun » à laquelle elle me propose très gentiment de me joindre mais « je peux pas, je fais la guide touristique!!!! aaaah! ». Emission dont vous pouvez retrouver le podcast sur le blog de Martin Winckler : « Cavalier des touches« 

Restant sur ma faim, j’achète un ticket pour retourner voir Martin Winckler0 en Résidence, le 01 Juin et approfondir « cette rencontre ». Suis assise au premier rang telle une groupie, et j’apprends que le Monsieur écrit depuis ses 12ans, de la même façon que j’ai commencé à nourrir mon envie/besoin d’écriture à cet âge. A l’heure des échanges, la question qui m’intéresse : « D’où vous vient cette sensibilité pour la gente féminine? », MW: « J’ai été élevé par des femmes..et sur mon parcours, j’ai exercé dans un centre de planification, de santé des femmes, géré par Madame Yvette Lagneau qui n’était à l’origine que simple surveillante et n’a jamais pratiqué d’intervention. Cette femme m’a appris les gestes et les mots pour aborder dans un profond respect les patientes lors des ivg que j’ai pratiqué ».

J’évoque alors mon arrivée récente à San Francisco, le blog, la joie d’avoir renoué avec l’écriture, lui expliquer le pourquoi du blog, de l’importance du partage d’expériences pour que chacun puisse y trouver ses clés..ou pas. L’importance d’être à San Francisco pour remettre le pied à l’étrier de l’écriture parce que le lieu est libérateur et ses belles énergies vous permettent d’OSER. MW soutient mes propos et m’encourage à poursuivre mon chemin, lui même a vécu 1 an aux Etats-Unis à l’âge de 17ans et cet évènement a changé sa vie, certainement comme il aura changé la mienne, je comprends infiniment. « Et votre retour en France ça s’est passé comment? », MW avoue qu’une certaine mentalité française et ses barrières « ont nourri des colères et les colères ont nourri mes écrits »…c’est pour cela qu’il faut continuer d’écrire, peu importe le reste, il faut OSER, continuez.

Je lui avoue que je n’ai lu aucun de ses livres mais je repars avec « En souvenir d’André » sous le bras avec l’idée que ce n’est qu’un début (livre que j’ai gobé hier dans l’après midi :)).

Chers lecteurs, si vous connaissez déjà l’auteur et ses livres, je vous invite à m’en faire part en commentaires, avide de connaître votre opinion. Par ailleurs est ce que cette notion de « maltraitance » résonne aussi en vous?

Merci Monsieur Winckler, d’être un homme engagé, le corps de la femme est à reconsidérer et votre humanité contribue au changement♥

 

 

Vous aimez cet article ? Alors recommandez le :


Combien d'étoiles donnez-vous à cet article ?
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles (1 votes, moyenne: 5,00 out of 5)
Loading...

Happy Birthday to Me

Happy Birthday to Me

4+3=7

Connaissez-vous les cycles de 7 ans?

Les cycles font partie de notre vie à chaque instant. Le tic-tac de l’horloge, le jour et la nuit, les cycles de la lune, des plantes, de la vie, des saisons, du jour et de la nuit, du temps, de l’eau, de la semaine… Puis celui des constellations, de la rotation des planètes ; les cycles jouent un rôle primordial sur notre planète.
Le 7 est considéré comme un « chiffre magique ». Vous connaissez les sept jours de la semaine, les sept couleurs de l’arc-en-ciel, le septième ciel, les sept vertus, les sept péchés capitaux, les sept sacrements etc. Avec sa grande barre vers le haut un trait oblique et un petit point vers le sol, le 7 est un chiffre du ciel, un chiffre que l’on qualifie de spirituel.
« Il y a dans l’existence humaine, sept temps que nous nommons « âge » », révèle Hippocrate (460-377 av JC), père de la médecine. Guidés par l’observation des astres, les Chaldéens décrivaient sept âges particuliers : l’enfance correspondait à la Lune, la seconde période à Mercure, l’adolescence à Vénus, la jeunesse, le quatrième âge, correspondait au Soleil, la cinquième période à Mars, la première vieillesse à Jupiter et la dernière à Saturne.
L’Ordre de la Rose-Croix voit en la vie humaine une progression de périodes durant approximativement, chacune, sept années solaires complètes,… La septième 42-49 est influencée par Mars …
Le cycle 42-49 : révolte apaisée.

Non je ne suis pas perchée …

J’ai adoré ce 31 Mai…43, si ce chiffre est clé et magique, il fallait que cette journée soit autrement.

Tous les matins en emmenant Zoé à l’école, je passe devant une église et devant l’entrée de cette église loge un homeless, et c’est ici un sujet qui me touche, cette misère humaine si omniprésente à Frisco, j’ai l’impression qu’il n’y a qu’un pas entre lui et moi.

Il est là tous les matins et s’il n’est pas là, il a soigneusement rangé ses affaires qu’il dissimule dans un coin pour ne pas déranger. Je vois cet homme tous les jours et ce matin pour la première fois, j’ai fait le pas parce que je voulais ce jour différent et changer mon attitude. Il était assis sur le muret et je suis arrivée par derrière en lui tendant un billet. Avant de le prendre il me dit « qui êtes vous? » « Juste quelqu’un qui passe ici tous les jours et qui vous vois », il m’a fallu engager la conversation et quelques minutes avant qu’il ne prenne ce peu d’argent, et alors il m’a racontée sa vie pendant une bonne demi-heure. J’avais déjà vu cet homme un peu plus bas assis dans l’arrêt de bus et cette fois là en voulant me loger sous l’abri il m’avait dit « you are too close » signifiant que j’étais physiquement trop prêt et aujourd’hui il m’explique que ce n’est pas contre moi, « je ne peux juste avoir confiance en personne » dit-il. Albert B., 60 ans, vétéran, a voyagé en Chine, en Russie, en Europe de l’Est, etc pour servir son pays et est très au fait de l’actualité avec sa petite radio, « Votre nouveau président il a 39ans ».

La dégringolade a commencé quand il a eu des problèmes de santé… »dans ce pays, il faut être ni malade, ni noir », il vit dans la rue depuis le 2d mandat de G.W.Bush soit plus de dix ans. Je savais qu’il était clean (pas de drogue, pas d’alcool). Y a rien de glorieux dans cet acte, juste que je suis allée au devant de mes appréhensions et qu’Albert m’a expliquée combien ce geste était pour lui important et porteur d’espoir pour la nature humaine (human behavior). Son rêve : prendre une douche, tailler sa barbe, laver ses vêtements et récolter 50$ pour ses médicaments, soigner son pied et ses douleurs articulaires. Il était juste heureux en ce 31, du soleil qui allait réchauffer ses os. Aujourd’hui 01 Juin je l’ai trouvé frigorifié, les mains glacées par la nuit de brouillard avec la peur d’attraper une pneumonie…j’aime à croire que j’aurais réchauffer un peu sa matinée par un brin d’humanité. A demain Albert…

J’ai 43 ans et je viens de vivre l’une des années les plus denses de mon existence. J’ai eu mon cadeau avec un peu d’avance, des mois et des jours extraordinairement intenses, et  je pars bientôt avec dans mes bagages de précieux trésors mais ça c’était annoncé! (cf I wish you…).

Cette 42ème année aura été lumineuse à souhait. Je me suis faite chercheuse d’or dans le grand Ouest américain et j’ai déniché quelques pépites, ce fût l’occasion de grandes premières..

Ma première fois en Californie, une expérience désormais gravée à jamais dans l’esprit avec ses dimensions xxl et par sa belle énergie.

Ma première fois en terre Amérindienne, c’est peut être ce qui m’a le plus poussée à la recherche de la femme sauvage qui vit en moi pour des heureuses retrouvailles avec celle que je suis. Je rêve de me peindre le visage en couleurs qu’elles me donnent, comme les indiens, la puissance des forces qui m’entourent.

Pour la première fois, j’ai rencontré des Non Desperate Housewives ;), des femmes, toutes aussi différentes les unes que les autres, mais chacune avec leurs richesses. Merci Mesdames on en aura bien profité!

Ma première fois belle maman à plein temps, j’avoue on n’a pas rigolé tous les jours et pourtant, il y a eu parfois comme des moments de …complicité, des chants à l’unisson, des gestes inattendus, de mots qui ont ému, et pas après pas peut être un fil invisible qui tisse une toile…long est le chemin.

Ma première fois sans revenu, finalement c’était une angoisse de départ, dépendre. Généreusement la vie cette année m’a fait plein de jolis cadeaux, elle m’a offert tant de choses sur un plateau.

Ma première année sans voiture, autant dire que je n’ai jamais autant marché et je ne suis pas peu fière de cette mince contribution à moins de pollution! Je remercie néanmoins avec ardeur toutes les âmes généreuses qui m’ont amicalement trimbalée dans leurs carrosses …MiLlE MeRcIs!!!

& mes premiers pas de blogueuse… grâce à Maud’moiselle j’ai pu renouer avec l’écriture qui me procure une douce et vive sensation, fait couler des rivières d’énergie positive en moi sur lesquelles naviguent les mots qui soudain sur mon clavier se mettent à danser pour venir à vous. J’ai pris un malin plaisir à marier ces mots aux images pour mieux vous emmener dans mes voyages. C’est ce qui me fait le plus vibrer je crois, PARTAGER, c’est ce qui me pousse toujours plus en avant depuis …tout le temps et si parfois je choisis la solitude, c’est pour faire page blanche et revenir avec l’envie d’écrire.

 Enfin et surtout, j’ai compris ce que signifiait PLENITUDE sur la longueur. J’avais bien saisi la notion par soubresauts mais je n’avais pas connu cet état en continuité.

Je me souhaite une année à venir plus riche encore …que je n’ose l’imaginer et que Maud’moiselle déploie ses ailes ♥

Je vous offre un soleil, symbole de Joie Navajo

MERCI…

 

Vous aimez cet article ? Alors recommandez le :


Combien d'étoiles donnez-vous à cet article ?
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles (1 votes, moyenne: 5,00 out of 5)
Loading...

Femme Sauvage

Femme Sauvage

« Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde. »

« Pourtant, si éloignés que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin. […] La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie. Il ne tient qu’à nous d’être cette femme-là. »

Clarissa Pinkola Estés

N’entendez vous pas au loin les pas de femmes marchant les pieds nus sur la terre, les yeux tournés vers le ciel, suivant les sentiers qui nous ramènent à notre essence suprême? Nous sommes de plus en plus nombreuses, nous sommes de toutes les générations, nous sommes de toutes confessions, nous sommes de toutes les couleurs, nous sommes « Femme », toutes connectées par notre divine Féminité, nous revenons à la source et sommes infiniment liées.

Renouons avec la femme sauvage qui est en nous. Inspirée par l’oeil de la photographe Karin Legros qui sait si bien dévoiler la beauté du monde et de chacun, ose nous défaire de nos habits du quotidien pour devant l’objectif mieux nous mettre à nu, et nous révéler à l’état brut, je vous invite sur les pistes qui me mènent au coeur du féminin sacré (notre véritable essence). Tous les pas qui me guident, toutes les rencontrent qui me nourrissent et toutes les expériences grâce auxquelles j’avance, toutes ces peaux dont je me défais jour après jour….femme en transhumance.

Au delà de La lune qui nous guide (cf Sister MooN), je constate que sur mon chemin, l’eau a toujours joué un grand rôle, inconsciemment j’ai toujours senti le besoin d’être accompagnée par elle, comme si elle m’offrait force et apaisement. Sortie du ventre de ma mère où j’ai bien heureusement baigné, c’est comme si toute ma vie j’avais cherché à garder ce lien avec ce milieu utérin. J’ai grandi dans un village dit aux trois rivières. J’ai déménagé souvent et quand je regarde, j’ai toujours vécu à proximité d’un cours d’eau et chaque été, c’est près de l’océan que je viens me ressourcer. J’ai vécu dans le Lot à deux pas de la Dordogne, en Savoie, L’Isère coulait à mes pieds, en Touraine passait au bout du chemin la Loire près de qui je suis revenue souvent, en Gironde je voyais au loin la Garonne, et depuis que je vis ici, je profite depuis ma fenêtre d’une magnifique vue sur le Pacifique. C’est une force qui m’appelle depuis ma naissance, une compagne de toujours. L’eau est source de vie, symbole de féminité et fécondité.

J’ai longtemps fait fausse route, j’ai longtemps confondu femme sauvage et femme rebelle, j’aurai pu faire partie des Warriors de SF, une vraie guerrière. J’ai parcouru des kilomètres de mon existence, en croyant qu’il fallait se battre toujours, que la vie était un ring de boxe. Je la trouvais fatigante, épuisante, parce que bien évidemment plus tu te bats, plus la vie t’offre de combats (la loi de l’attraction). J’étais pleine de colère, une colère sourde, celle qui se loge en toi à force d’acceptation de choses qui ne te correspondent pas, pour arrondir les angles, pour rentrer dans le moule, tu prends sur toi et ça finit par peser lourd jusqu’à t’empêcher d’avancer. A force de trop de poids, tu en arrives à des points de non retour, tu fais tout éclater pour te libérer et finalement réaliser que cette rage, elle est un peu beaucoup contre toi même dans ton incapacité à (te) dire. Il m’a fallu tomber bien bas, un coup par ko, pour comprendre et faire renaitre des cendres, la femme sauvage qui sommeillait en moi.

Celle qui n’a pas besoin d’arme, celle qui retourne en son centre et renoue avec ses entrailles, y puise une force sereine, qui lève les yeux vers le ciel et se connecte à l’univers, embrasse les arbres, et écoute son coeur. J’aurais voulu avoir plus tôt entre les mains le délicieux livre écrit à quatre mains « Sagesse et pouvoirs du cycle féminins » de Marie Pénélope Pérès et Sarah-Martia LeBlanc, c’est un merveilleux cadeau pour toutes les générations et surtout une clé précieuse pour toutes les femmes sauvages en devenir. Un manuel pour se réapproprier son corps, un trésor pour nos filles, un allié pour les hommes, un trait d’union féminin.

C’est la journée des droits de la femme, et parmi ces droits elle a gagné celui de gérer sa fécondité par le biais de la contraception et ce fut une merveilleuse victoire qui lui a permis de faire un pas vers plus de liberté. Cependant la femme y a laissé aussi quelque part sa profondeur d’âme, ce qui fait sa valeur fondamentale, sa richesse, sa force de connexion. J’ai gobé la pilule tel un bon petit soldat parce que c’était un chemin facile, j’en ai oublié pendant des années d’écouter mon vrai rythme intérieur, je ne me connaissais pas moi même. J’ai fini par tout abandonner pour mieux m’abandonner à mon être et j’ai découvert mon harmonie avec la lune. Nous sommes une merveilleuse mécanique de la vie, nous avons ce pouvoir magique de la porter, nous devons prendre soin de ce temple intérieur où se loge notre vrai visage.

Je me suis liée d’amitié avec les plantes, que ce soit en phytothérapie, homéopathie, huiles essentielles, élixirs floraux, ces alternatives m’apportent une aide naturelle, précieuse et me maintiennent connectée à la nature, à ma nature. Que ce soit chez les chinois, les amérindiens, les druides ou nos gentilles sorcières, les plantes ont depuis des lustres fait preuve de leur capacité à nous aider. Contrairement à nos voisins européens ou au Canada, étrangement en France nous ne trouvons pas de formation d’herboriste délivrant de diplôme reconnu…. Serait ce un métier qui dérange alors que de plus en plus de personnes manifestent un intérêt pour leur usage?

Je suis piètre jardinière mais gratter la terre, ça me libère et faire pousser soit même quelques basiques (sauge, basilic, menthe, lavande..) est une source de satisfaction et me donne l’impression de revenir à mon état primitif (moi Jane!). L’onagre est entrée dans ma vie il y a des années pour mieux appréhender les syndromes prémenstruels, dès qu’un rhume pointe le bout de son nez, je me concocte des infusions de thym frais que je bois tout au long de la journée et que je combine à une inhalation d’huiles essentielles niaouli, ravinsara, eucalyptus dont je me badigeonne aussi mixées à une huile végétale. Je saute sur  l’huile essentielle d’arbre à thé dès qu’un bouton fait surface. J’ai soigné tous les hématomes de mon apprentissage de la conduite à moto avec de l’hélichryse italienne. Quand à la maison un ventre est en souffrance à cause des lunes, je propose des infusions de sauge (maintenant on me les réclame!). Entant que grande allergique, j’ai fini pas retourner il y a quelques années vers l’homéopathie. Loin d’être un placebo, cela nous a aidés sur bien des terrains, bien que je juge son utilisation comme contraignante,  j’y ai trouvé un intérêt pour la famille au niveau subtile, pour gérer certaines émotions qui avaient des conséquences directes sur le corps de façon chronique.

La nature est une source inépuisable de bien être qu’il faut savoir utiliser à bon escient, je ne suis pas chamane, ni sorcière, mais je sais que cultiver ce lien avec ce que la terre nous offre, me permet d’être profondément en harmonie avec la vie qui m’entoure.

Pour revenir en mon centre, j’ai expérimenté le Qi Gong, que je vois à San Francisco fleurir au petit matin un peu partout dans les parcs grâce notamment à la forte présence de la communauté asiatique ou bien il m’arrive d’observer des postures de l’arbre chez certains à l’arrêt de bus. Le Qi Gong comme une hygiène de vie, c’est cette discipline qui m’a fait faire mes premiers pas vers mon recentrage, elle m’a aidée à ralentir le rythme fou des journées de travail qui s’accouplent aux tâches domestiques pour mieux t’essorer. C’était ma bulle, mon espace zen, ma respiration, les neurones au calme, les dossiers en cours fermés, mon attention centrée sur l’énergie à faire circuler, rythmée par les saisons, les éléments, les saveurs, agissant ainsi sur les principaux organes. Chahutées que nous sommes par la vie, j’en ai retenu parfois mes larmes de bonheur de fermer les yeux pour  redevenir un arbre, d’imaginer l’herbe sous mes pieds, de sentir mes racines s’enfoncer dans le sol alors que ma tête cherchait à embrasser le ciel et trouver ainsi une parenthèse de paix intérieure.

Pour me faire plaisir, comme un retour au cocon, à soi, je m’offre (et j’offre) des séances de réflexologie plantaire pour que de guerre lasse mes neurones autrefois trop agités trouvent le repos et par le biais de ce massage des pieds, parvenir à un nouvel équilibre.

Pour délivrer mes émotions passées, je me suis transformée en caisse de résonance grâce à la coupe énergétique. C’est comme aller chez le coiffeur mais pour vivre une expérience peu ordinaire (hein maman?!). Vous vous installez dans un délicieux fauteuil (jusqu’ici rien à signaler), puis on vous présente un coupe-chou, l’outil qui va servir à réaliser votre nouvelle coupe (ne partez pas en courant tout de suite!!). On vous explique que la technique consiste à suivre les méridiens du crâne, que chaque zone représente une facette de ta vie (enfance..), qu’une moitié de ton crane est liée au féminin, l’autre au masculin et qu’à chaque passage de la lame, une vibration va venir faire écho dans ta boite crânienne à la mémoire ancrée dans tes cellules, qu’elle va libérer et permettre ainsi d’évacuer des traumatismes bien ancrés. Je peux vous assurer que certaines zones sont effectivement douloureuses (on accouche de rien sans douleur, non?) et d’autres pas du tout, et que coupe après coupe, les zones sensibles le sont de moins en moins. La toute première fois, vous ressortez du salon avec un sentiment étrange, comme vidée, mais sereine, le visage lumineux drainé par ce « massage » crânien. J’avais les cheveux fins, ils sont devenus plus vigoureux, épais et forts…et étaient doux comme ceux d’un bébé après être passés sous la lame.

Pour libérer et faire le ménage plus en profondeur, tel appuyer sur une touche « reset » de l’ordinateur, j’ai eu la chance d’atterrir entre les mains d’Emily, praticienne en Psycho Bio Acupressure (PBA). Activité que j’ai découverte « par hasard », quelques mots échangés au dessus d’une table lors d’un déjeuner qui ne se prêtait pas du tout au sujet et me voilà demandant illico un rendez-vous, comme poussée par mon instinct qui me dictait qu’il y avait urgence à agir. Bingo!

Je suis une aventurière, j’expérimente toujours sans idée préconçue, je ne me renseigne pas avant, pas de recherche sur le net, je me laisse porter, je veux arriver vierge de toute opinion pour me faire la mienne.

Le praticien va d’une part identifier les blocages émotionnels par une étude spécifique du pouls des personnes, et d’autre part permettre leur effacement par l’action conjointe d’une part de la verbalisation (sous certaines conditions) de ces blocages qui permet de les conscientiser, et de la libération d’endorphines liée à l’application des circuits d’acupressure, la libération de ces endorphines modifiant la plasticité synaptique. Les blocages émotionnels sortent alors des zones du cerveau où ils étaient enkystés et sont captés par le cortex préfrontal, dont le rôle est d’évacuer les émotions.

Whaou! Je suis ressortie de ma première séance, comme portée par le vent, légère, dans une bulle où rien ne pouvait m’atteindre. Le grand luxe c’est que tu n’as rien à dire, rien à faire, pas besoin de raconter ta vie, juste tu sens ton corps réagir et libérer les fameuses endorphines. A ton insu tu fais de grands soupirs, j’ai eu parfois la sensation de vague de froid dans le dos, d’eau glacée qui me coulait sur les épaules alors que tu as une grosse et chaleureuse couverture sur le corps…ton corps fait son travail de nettoyage. La PBA a été pour moi une grande révélation, une véritable clé. Comme je suis une fille de partages, j’en ai fait profiter ma fille, qui fut profondément émue par cet échange, elle pensait d’ailleurs que j’avais raconté son parcours à la praticienne avant la séance tant elle lui disait des choses qui ne pouvaient parler qu’à son vécu…puis j’ai transmis ce cadeau à tout un tas de personnes tellement j’ai été fascinée par le résultat.

Plus tu te délestes du poids de ce qui t’empêche d’avancer, plus tu fais de place pour la femme sauvage en toi, et plus tu te sens libre. A chacune ses clés pour ouvrir les portes verrouillées, parfois à triple tours et je n’ai pas fini de faire de belles découvertes. Car c’est avec une joie retrouvée que je ramasse un à un tous ces cailloux qui jalonnent ma route et qui l’un après l’autre me (ra)mènent « à la maison ».

Le merveilleux cadeau, c’est bien évidemment toutes les rencontres, avec une mention spéciale pour toi, Véronique, mon amie, mon cairn, tu es définitivement entrer dans ma vie à la croisée d’un chemin, et je remercie toutes ces femmes en quête d’elle même qui croisent ma route et sont d’une richesse incroyable et celles que j’ai hâte de bientôt rencontrer.

Toute chrysalide que nous sommes, je nous souhaite de devenir de fantastiques papillons pour réenchanter le monde.

Sources/liens:

http://home.naturopathe.over-blog.com

psycho-bio-acupressure

Salon Art & Nature

Emily Montet praticienne PBA

Vous aimez cet article ? Alors recommandez le :


Combien d'étoiles donnez-vous à cet article ?
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles (1 votes, moyenne: 5,00 out of 5)
Loading...

DJ Fari : Un parcours, une femme

DJ Fari : Un parcours, une femme

Farinaz Agharabi ou DJ Fari un nom à retenir.

J’ai rencontré Farinaz lors d’un petit déjeuner du Lycée Français, et je me rends compte que bien souvent quand j’évoque Farinaz, elle est au rang des anonymes. Restaurons lui sa place. Vous ne la connaissez pas ? Elle est pourtant partout! Très investie sur les 3 campus, Ashbury, Sausalito et Ortega, c’est elle que vous voyez armée d’une caméra ou d’un appareil photo à chacun des évènements.

Côté fun, Farinaz, est à la tête d’une émission de radio appelée FRANCOFUN pour les amoureux des chansons francophones …underground, bref tout sauf du commercial. Une radio web que vous pouvez écouter sur www.savekusf.org ou www.sfcommunityradio.org. Une émission francophone à San Francisco, Pourquoi? Comment? Et comme derrière cette performance se cache une femme…voici la femme.

On se retrouve au FlyWheel Coffee (une adresse à retenir pour les amoureux du café), il pleut à verse et on se love à l’abri. La chaude voix de Farinaz est singulière, avec son doux accent, un peu rauque, un peu rock…Interview…

Je suis née en Iran, je suis allée dans une école française à Téhéran, une vieille école de plus de 100ans de l’époque du Shah. J’ai eu une éducation franco-iranienne, parce que mon père était un grand francophile, il avait été lui même à l’école française. La révolution de 1978, la guerre avec l’Irak, a tout bouleversé et cette école n’a plus été ce qu’elle était. Nice était notre ville de coeur, mon père y avait des liens professionnels, nous y sommes allés à plusieurs reprises.

Ne pouvant continuer nos études en Iran, mon père a envoyé mon frère de 14ans dans une famille française …à Nice. On attendait la réouverture des frontières pour que je puisse faire de même, et j’ai suivi à l’âge de 17 ans. J’avais fait une demande pour les universités de Caen et Nice…et j’ai été acceptée à Caen! J’ai écrit « la lettre de ma vie » à l’université de Nice pour défendre ma cause, chose qui ne se faisait pas à l’époque.  Je ne pouvais pas retourner dans mon pays à cause de la guerre, Nice avait toujours été dans notre vie et je voulais être proche de mon frère… ils ont accepté, suis entrée en Maths/physique.

C’était le début des années 80 et de l’informatique, et quand on a commencé le premier cours, j’ai su que c’était ma voie, je voulais programmer des films d’animation,  mais il n’existait qu’une école de 30 élèves à Paris. J’ai voulu prendre un chemin de traverse et aller à l’IUT mais il fallait un bac franco/français et non franco/iranien. Donc pour pouvoir avoir un diplôme français pour ensuite faire l’IUT, j’ai choisi de faire une maîtrise de littérature d’anglais alors que je n’avais pas appris l’ anglais…autant te dire que ça été dure! et j’ai mené de front un DEUG d’Art communication Langages à la fac de lettres où je faisais de l’informatique.

Quand j’ai eu fini mes études j’avais 24 ans, j’avais toujours une carte de séjour étudiante et j’avais besoin d’une carte de travail et pour cela je devais rester 3 ans supplémentaires en France…sans travailler. J’ai fait le choix de suivre mon frère qui était au Canada depuis 2 ans. 9 mois ont été nécessaires pour obtenir mon visa d’immigration, ce fut rapide car j’étais seule en France, je voulais me rapprocher de mon frère et mon domaine de compétences, informatique et traduction, était sur le haut de la liste des profils recherchés. Suis arrivée à Québec, j’ai trouvé du travail, c’était facile j’étais francophone, sauf qu’en anglais je pouvais te faire une analyse d’un poème de Shakespeare mais j’étais incapable d’utiliser le langage courant!…J’ai appris. On faisait des diapositives sur film, c’est alors que j’ai rencontré mon mari qui faisait les vidéos.

Suis restée 10 ans à Montréal, on a déménagé pour des raisons de santé en Californie…j’étais « allergique » à Montréal, j’avais besoin de soleil. A SF, j’ai commencé comme chef de projet informatique, puis après un nouvel aller/retour à Montréal, on a fini par revenir. J’ai eu mes enfants très tard en 2006 et j’ai arrêté de travailler pendant 2 ans. J’ai repris comme traductrice et comme j’ai toujours eu un pied dans la musique, notamment la guitare (j’avais fait le conservatoire de Cagnes sur mer), j’ai été présidente de la société de guitare de Montréal, avec mon bagage culturel et musical j’ai fini par être présidente de la société de guitare de SF 2 mois après mon arrivée soit en Aout 2000 et ce jusqu’à la naissance de mes enfants. Un mois plus tard, en septembre 2000,  une radio qui cherchait une animatrice a appelé, on m’a demandée si j’étais intéressée. J’avais déjà fait de la radio par deux fois au Canada…je me suis lancée….la radio c’était KUSF 90.3FM.

En 2011, la licence est vendue par l’université de SF pour 4 Millions de $ à l’université de San Diego et on a été sortis des grandes ondes, ce qui n’a pas été sans luttes. Quand elle a été arrêtée c’était après 33 ans de radio communautaire, indépendante, universitaire. On s’est alors appelé KUSF in exile, depuis 2 ans nous sommes un organisme à but non lucratif, et on mène une grosse levée de fonds à fond puisque nous avons besoin de 50K$ d’équipements et 200K$ de prévision de frais de fonctionnement pour les deux ans à venir, pour être l’an prochain à nouveau sur 102.5FM et enfin retrouver l’esprit radio.

J’ai commencé à diffuser de la chanson francophone en 2002 lors d’une première émission « Spotlight » qui a eu un réel succès, cependant elle ne devait avoir lieu que tous les deux voire trois mois, et mon créneau s’appelait déjà FRANCOFUN….puis en 2005, elle est devenue hebdomadaire et ultra populaire et se développait crescendo. J’y invitais des artistes de passage et des personnalités francophones de la région. C’est la passion qui m’animait, les années que j’ai passées en France, ont été très formatrices, elles ont été le socle de l’adulte que je suis devenue.

« Il ne faut pas arrêter de prendre des initiatives dans la vie, je ne suis pas perfectionniste, j’essaie d’aller vers…il faut continuer toujours, ne pas dormir trop souvent »

Mon père est venu un jour me voir à Montréal, quelques mois avant sa mort, il avait 62 ans. Je n’étais plus dans ma petite chambre d’étudiante de Nice, je travaillais, j’avais un appartement mais presque pas de meubles, juste un sofa. Il est revenu le lendemain avec un poste de télévision, c’était le bonheur, il était fier de moi, que j’ai réussi au prix de toutes ses années loin des miens.

Nous aussi nous sommes fiers d’avoir une émission FRANCOFUN à SF, le samedi matin de 11h à Midi avec uniquement de la new music!

Avis aux Bordelais, DJ Fari travaille avec UN collaborateur Dominique Ollivier, que vous retrouvez dans « les chroniques de Domi » et qui est basé à …Bordeaux.

Soutenez FRANCOFUN, écoutez DJ Fari le samedi matin

(voire faites un don…)

et dites nous ce que vous en pensez !

Merci Farinaz…♥

Source: Photo de DJ Fari prise par son fils DJ Flying Japan (et oui ses fils de 10 et 6 ans, Dj Panda, sont aussi dans le coup…la relève est assurée!)

 

 

 

 

Vous aimez cet article ? Alors recommandez le :


Combien d'étoiles donnez-vous à cet article ?
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles   (Il n'y a pas encore de vote)
Loading...

Les bonnes adresses de Jen

Les bonnes adresses de Jen

Who’s that Girl?

Nom : Jen CB

Statut : Non Desperate housewife

Nationalité : Américaine

Age: « Mais qui c’est qui demande ça??? »; Réponse : « J’ai la jeunesse du coeur »

Particularités : Fine bouche, Golfeuse et grande voyageuse…épicurienne quoi!

Passif : a voyagé dans 51 pays, a vécu sur 3 continents (Asie, Amérique et Europe), et a vécu 3 ans à Paris où elle a eu le temps d’égrener quelques très bons restaurants.

Pourquoi une nouvelle rubrique « Les bonnes adresses de Jen »? Parce que c’est une resto addict!!! et que sincèrement je ne lui arrive pas à la cheville dans le domaine. C’est LA spécialiste, elle saura nous aviser sur ses découvertes en termes de prix, de qualité produits, qualité de service et sur l’ambiance déco. L’amie étant ultra compétente et connaissant San Francisco comme sa poche, pourquoi ne pas vous faire partager ses bons plans??!!!

N’oubliez pas de suivre ses bons conseils…

Vous aimez cet article ? Alors recommandez le :


Combien d'étoiles donnez-vous à cet article ?
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles   (Il n'y a pas encore de vote)
Loading...

I wish you…

I wish you…

Pour débuter cette nouvelle année, je voulais voir loin, l’horizon dégagé, alors baskets aux pieds en ce matin ensoleillé du 01 Janvier, suis montée sur les collines de Twin Peaks, qui avec leurs 922 pieds (1 pied étant égal à +/- 30cm je vous laisse faire le calcul)  arrivent en hauteur juste après le Mont Davidson, point culminant des environs.

Vous pensez bien, impossible de faire un selfie avec un Nikon D300s, vous ne m’en voudrez donc pas de vous offrir la piètre qualité photo d’un pauvre smartphone, mais l’intention était bonne, celle de partager.

C’est une de mes résolutions pour 2017, ouvrir des horizons nouveaux, pousser des portes, tisser des liens (2), tout au long de mes émerveillements de voyageuse, des nouvelles rencontres et à travers mes expériences d’un nouveau genre qui me rapprochent jour après jour de qui je suis profondément.

Quand je regarde autour de moi, ici où ailleurs, je me nourris de la beauté de la nature, capacité d’émerveillement (6) qui fait parfois sourire mon cher et tendre. D’ailleurs je me fais un devoir en cette nouvelle année, de suivre les bonnes intentions de RUN ECO TEAM (3), un run un déchet et malheureusement on se rend très vite compte du peu de respect des gens pour ce qui les entoure…tristesse.

En 2017 gardez votre âme d’enfant (6), croyez à l’impossible (1), réalisez vos rêves (2), changez vos habitudes (3), apprivoisez vos peurs (4), devenez meilleur (5).

Une personne décidément bien attentionnée (merci mon parrain préféré) m’a offert pour Noël le dernier roman de Gounelle:

« Et tu trouveras le trésor qui dort en toi » (5)

Au delà du contenu du livre que je ne connais pas encore, je prends ces quelques mots qui résonnent en moi comme un signe,  la mission que je dois mener à bien, mon défi de 2017 et des années à venir sans aucun doute.

Je vous invite pas après pas, à  laisser tomber vos armures, pour nous faire gouter toutes vos richesses. Peut être de celles qui dorment encore en vous parce que vous n’avez pas osé, parce qu’on ne vous a pas autorisé, parce ce que la vie est ainsi faite que le temps file à une vitesse qui souvent nous oppresse et qu’à courir après on en oublie l’essentiel : respecter qui l’on est vraiment et ce vraiment reste encore parfois à définir, bien caché au fond de nos valises, bien tassé sous nos vécus.

Alors mes chers trésors, joyaux bruts en devenir, où que vous soyez sur notre bientôt propre planète(1), je vous invite à partager dans les commentaires,  tout au long de ces 365 jours à venir, ce que 2017 vous aura appris de vous même, en toute humilité.

Une très chère amie m’a appris il y a déjà quelques temps que la vie est parfaite, quoi qu’elle nous amène à vivre, c’est toujours pour mieux nous révéler et dans le fond ça m’apaise, parce que désormais quand quelque chose de sombre arrive (4), je commence par me demander ce que j’ai à en apprendre (Pour ceux et celles qui souhaitraient aller plus loin, je vous invite à lire le livre de Nathalie Bridonneau « Le jeu de l’Amour et de la Perfection », j’en ai eu parfois les larmes aux yeux d’émotion).

Tout cela pour vous dire, vous crier, vous souhaiter pour cette année pleine de promesses, une belle chasse au trésor!

 

Vous aimez cet article ? Alors recommandez le :


Combien d'étoiles donnez-vous à cet article ?
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles   (Il n'y a pas encore de vote)
Loading...