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La révolution intérieure

La révolution intérieure

ENSEMBLE

Tout ce qui est juste vibre par deçà et par delà le monde. MBC

On peut être en révolution en silence, on peut être en révolution forte de ce que nous sommes au fond de l’âme, je pense.

Femmes ensemble, oeuvrant à se découvrir, à défaire l’histoire, les couches camouflant les profonds désirs, femmes en silence, unies par la puissance, du féminin, de nos chagrins, de nos espoirs, de nos joies, de nos peurs, de nos douleurs, de nos doutes, de la mise à nu des coeurs.

Descendre lentement, par un processus de liberté inégalé, aller cueillir la lumière dans les abysses, le sacré, l’animal, l’instinct primaire, le laisser émerger dans l’atmosphère. Sentir toutes ces petites bulles, minuscules particules, émerger des eaux profondes, pour forger un présent nourricier d’un nouveau monde. Semer les graines du changement intérieur, les unir à celles de nos soeurs, sentir la force qui se dégage, tout cela sans l’ombre d’un remue ménage.

Une révolution lente, douce, ancrée dans la matière que personne ne pourra jamais défaire. Chemin insensé, que l’on ne peut expliquer, par lequel il faut se laisser porter sans chercher à comprendre…surtout sans chercher à comprendre. Que le mental cesse de vouloir se défendre.

La terre vibre, tremble, d’un grondement sourd, celui du pas des femmes, elles remontent à la surface pour prendre leur place. Pas question de pouvoir, juste leur place, les hommes ne pourront pas nous en vouloir, sommes leur égal en miroir.

Femmes pour remettre les émotions au coeur de l’action, jouer de la créativité comme fin balancier, pour exprimer le pire comme le meilleur dans le respect des leurs.

« La créativité est la plus grande rebellion »
Si t’as perdu tous tes repères …crée
Si t’as des bleus à l âme…crée
Si tu as de la joie… crée
Si tout t indiffère….crée
Si tu cherches le silence….crée
Si t es en colère… crée
Si tu as oublié d où tu viens… crée
Si tu as peur de demain ….crée
Si le passé pèse trop lourd….crée
Chaque jour …crée…car de la créativité naît
le sentier qui te fera naitre au jour avec humilité et amour.

Nous « délockons » un à un tous les verrous, ceux qui nous pendaient au cou, de ce poids, allégées, nous pouvons désormais nous redresser, pour marcher en regardant droit devant, avec l’homme au bras pour meilleur amant.

A chaque pas avancé, quand alors du doigt nous touchons l’Unité,

sororité en symbiose, pour peu que l’on ose,

dans notre empreinte se dessine en couleurs : LIBERTE.

Bonne Fête ♥

A Catherine, Emma, Laeticia, Karine, MarieRose, Amandine, Valérie et à toutes les femmes de ce monde.

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Sagesse et pouvoirs du Cycle Féminin

Sagesse et pouvoirs du Cycle Féminin

La nouvelle bible du féminin

Il est grand temps d’offrir à nos filles la compréhension de leurs cycles pour qu’elles se connaissent intimement, fassent leurs choix en conscience et reprennent le pouvoir de leur corps et cela est une affaire d’éducation, de lever des tabous et d’aborder la chose en toute simplicité, en toute sororité. Car les expériences, les vécus des unes et des autres viennent enrichir notre savoir, lever nos peurs et nos doutes et parfaire cette intime conviction que la femme est infiniment puissante au sens noble du terme, avec toute la force de vie qu’elle porte en elle. Ce livre nous offre une passerelle vers cette reconnexion à soi, aux pouvoirs de la nature, aux interactions que nous créons avec elle et comment nous pouvons y puiser une profonde harmonie avec nous même et le monde qui nous entoure.

A San Francisco, ma fille a eu sa première approche de l’anatomie des organes génitaux en CM2. Pour mettre tout le monde à l’aise, les garçons ont eu cours avec un professeur masculin sur la puberté des garçons et les filles avec une femme pour ce qui les concerne. Ce qui a permis à chacun d’être plus en confiance et surtout à l’aise pour s’exprimer, puis ensuite confrontation des genres, tous ensemble, autour des organes sexuels féminins et masculins.

Si ma mémoire est bonne, pour ma part, génération 70, on a du avoir un ou deux pauvres cours sur l’anatomie humaine et la sexualité en 4ème ou 3ème où le difficile passage de l’adolescence ne rendait pas le sujet facile à aborder, et poser des questions l’était encore moins face aux regards rieurs de certains. Je n’ai pas eu le sentiment de me sentir vraiment impliquée face à ce cours magistral. Par ailleurs je n’ai pas souvenir de débats endiablés à la maison sur le sujet, chacun n’osant sans doute pas aborder franchement la question.

Nous sommes des générations à avoir pris la pilule du bonheur de bonne heure, libératrice, elle a permis, un meilleur sommeil des parents qui ont pu presque dormir sur leurs deux oreilles et à nous les filles de vaquer tranquillement. Sauf qu’à prendre de la chimie si tôt je pense qu’on en oublie d’apprendre à se connaître. Pour ma part me suis réveillée un peu sur le tard à l’approche de la quarantaine. Saturée d’avoir le sentiment d’être à côté de la plaque et surtout de mes rythmes naturels, frustrée de subir des contraceptions qui n’étaient pas du tout en adéquation avec mon bien être, de guerre lasse j’ai fini par tout envoyer valser. J’ai commencé à me plonger sur notre magnifique mécanique intérieure (Si vous saviez les trésors que l’on cache!!!) enfin à l’écoute (un début) de mon corps et en ai tiré une plus grande sérénité, un chemin d’harmonie, surprise d’être si longtemps passée à côté et fascinée de la réciprocité de mes rythmes avec ceux de l’univers.

Nouvelle édition

Je pense que « Sagesse et pouvoirs du Cycle féminin », devrait être mis entre les mains de toutes les collégiennes et abordé soit avec sa mère, comme un précieux partage mère-fille, un accompagnement de la femme en devenir. Soit avec une intervenante extérieure pour les mères non disponibles ou les enfants qui préfère parler de leur intimité avec un tiers.

« Sagesse et pouvoirs du Cycle féminin » n’offre pas LA solution mais UNE solution multifactorielle naturelle pour apprendre à se connaitre. Une approche respectueuse, pour comprendre le mécanisme de ses cycles et savoir s’auto-diagnostiquer, qui propose des outils et donne toute une palette de clés à base de plantes et de gestuelles pour accompagner en douceur et en conscience, chaque temps de nos cycles et soulager les maux. Le B.a ba quoi!

Marie Pénélope est professeur de yoga, de Qi gong, en mouvement sensoriel, danseuse, artiste et accompagnante en santé féminine. Une femme qui a le corps à coeur, l’a éprouvé, l’a sondé. Elle vous ramène à l’origine du monde, dans les profondeurs de ce qui fait de vous une femme. La sphère gynécologique est un endroit trop souvent oublié, négligé, pour lequel on manque cruellement d’attention. Dans le meilleur des cas, on confie un petit contrôle annuel à un-e gynécologue et puis c’est tout, et pourtant les cycles reviennent mensuellement et sont très influents, c’est pourquoi il convient d’apprendre à observer par soi même les rouages de cette superbe machine et apprendre à décrypter son langage. Au delà des maux, on prend la mesure de l’impact de ce rythme sur notre psychologie féminine et on découvre, on se découvre, à travers les archétypes féminins* qui font écho à chaque période de nos cycles et de nos vies de femmes.

Sarah-Maria Leblanc que je n’ai pas encore eu le bonheur de croiser est herboriste au Québec et spécialiste en santé des femmes, elle apporte à l’ouvrage sa grande connaissance des plantes.

Un livre écrit à quatre mains, pour notre plus grand bien, et servir un dessein à mon sens beaucoup plus grand, celui de rapprocher les femmes dans ce qu’elles ont de plus intime.  Essayez donc un stage avec Marie Pénélope vous verrez de quoi je veux parler 😉 (Chaleureuses pensées pour mes soeurs de bassines).

Merci Marie Pénélope, Merci Sarah Maria…on vous suit sur le délicieux chemin du féminin♥

*Je vous invite à participer en 2018 aux stages « Métamorphoses » organisés en 4 temps par Marie Pénélope Pérès pour aller à la découverte de toutes les femmes qui vivent en nous. Inscrivez-vous!.

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Marc Zaffran

Marc Zaffran

alias Martin Winckler

..ex-médecin & écrivain ou l’histoire d’un coup de coeur.

J’ai rencontré Martin Winckler par hasard. Missionnée pour faire des photos lors d’un évènement du Lycée français, je me retrouve dans la bibliothèque, arrivant au beau milieu d’une conférence à prendre des photos de l’intervenant. Perturbant un chouia l’atmosphère silencieuse avec le clic clac de mon Nikon, je tends l’oreille à ce qui se raconte et fort intéressée par ce que j’entends, je finis par m’asseoir et écouter, mettant de côté ma mission, photographier.

Martin Winckler est écrivain, c’est d’ailleurs son pseudonyme, médecin de formation, français, ayant pratiqué pendant 25ans et vivant depuis 8 ans au Canada. Auteur  de la « Maladie de Sachs » et du « Choeur des femmes » entre autre, il exerce également comme critique de séries télévisées, traducteur and so on.

Il débattait ce jour de la relation Soignant/Patient, de l’importance du rôle/place de chacun, et que le patient devrait toujours se sentir mieux après une consultation (sauf exception, le médecin doit malheureusement parfois annoncer des nouvelles qui ne sont pas toujours agréables), dans le cas contraire le soignant devient selon lui, maltraitant. J’en viens naturellement à vous raconter une petite expérience personnelle que le sujet ravive spontanément:

J’ai 24/25ans, j’ai emménagé dans en Savoie depuis peu et comme toute femme bien intentionnée, je prends rendez-vous chez une gynéco pour un suivi classique, un rendez-vous lambda. J’arrive chez LA dite gynéco, qui ne me connait ni d’Adam ni d’Eve, le moral au beau fixe, mon pavé médical sous le bras. Question de routine « Vos antécédents? » « Leucémie aigüe à 19ans, vous avez le détail dans le dossier. » Après quelques minutes la tête dans la paperasse, elle relève le regard et m’annonce comme si on parlait de la pluie et du beau temps, « Vous savez là, avec les antécédents que vous avez eu et les traitements, vous avez des risques de ménopause précoce, faudrait peut-être penser à faire des enfants ». Heureusement que j’étais assise!!! La délicate me balance une bombe (je n’avais absolument aucune idée de la chose, j’en étais juste restée à « on t’a fait une auto greffe pour préserver tes chances d’être mère un jour » et j’en étais encore à mon chemin de reconstruction, le temps faisant son oeuvre). Un je ne suis pas au courant, Deux les enfants c’est pas au programme, Trois « Mais qu’est ce que tu me racontes là???? » avec la voix de Arnold dans Arnold et Willy. Je ressors primo très en colère contre la dame en question, deuxio vénère contre le professeur et l’équipe du service qui m’a suivie (et me suis encore de loin!) genre on m’aurait mentie par omission. C’est ce que j’appelle un soignant maltraitant qui peut-être par son intention de prévention déclenche un cataclysme par manque de finesse, psychologie, pudeur, empathie, bon sens …

Au delà du discours qui faisait donc écho à certaines périodes de ma vie, c’est la simplicité, la sensibilité, la lucidité du bonhomme qui m’ont touchée. Particulièrement soucieux de la condition féminine, il a dans sa façon de s’exprimer du corps féminin et de ce qui le concerne, une profonde bienveillance, libératrice, accueillante, qui panse les plaies de la femme blessée en moi. Il peut en moins de 5 minutes placer les mots vagin, stérilet et ivg sans que personne ne se sente offusqué ou ai l’impression que d’immondes gros mots venaient de sortir de sa bouche. Je me sens comme apaisée, réconciliée avec la gente masculine par le regard neuf qu’il me propose, imprégné d’un profond respect pour la femme dans son entièreté, en faisant fi des tabous bien enracinés par notre éducation judéo chrétienne. Je respire et un enthousiasme, une joie profonde nait de mes entrailles.

Il n’en fallait pas plus pour que j’aille à la pêche aux informations et découvrir d’autres interventions du Monsieur à Frisco. Mr Winckler est artiste en résidence, assigné pour 5 semaines à San Francisco pour écrire et s’inspirer des lieux pour son prochain livre suite à une candidature qu’il a déposée auprès du Service culturel du Consulat français lançant la première édition de « A room with a view » et je comprends pourquoi cet intitulé quand j’arrive à la Résidence de France qui bénéficie d’une vue extraordinaire sur la ville.

Peu de temps après Farinaz Agharabi accueille Martin Winckler à son émission de radio « Francofun » à laquelle elle me propose très gentiment de me joindre mais « je peux pas, je fais la guide touristique!!!! aaaah! ». Emission dont vous pouvez retrouver le podcast sur le blog de Martin Winckler : « Cavalier des touches« 

Restant sur ma faim, j’achète un ticket pour retourner voir Martin Winckler0 en Résidence, le 01 Juin et approfondir « cette rencontre ». Suis assise au premier rang telle une groupie, et j’apprends que le Monsieur écrit depuis ses 12ans, de la même façon que j’ai commencé à nourrir mon envie/besoin d’écriture à cet âge. A l’heure des échanges, la question qui m’intéresse : « D’où vous vient cette sensibilité pour la gente féminine? », MW: « J’ai été élevé par des femmes..et sur mon parcours, j’ai exercé dans un centre de planification, de santé des femmes, géré par Madame Yvette Lagneau qui n’était à l’origine que simple surveillante et n’a jamais pratiqué d’intervention. Cette femme m’a appris les gestes et les mots pour aborder dans un profond respect les patientes lors des ivg que j’ai pratiqué ».

J’évoque alors mon arrivée récente à San Francisco, le blog, la joie d’avoir renoué avec l’écriture, lui expliquer le pourquoi du blog, de l’importance du partage d’expériences pour que chacun puisse y trouver ses clés..ou pas. L’importance d’être à San Francisco pour remettre le pied à l’étrier de l’écriture parce que le lieu est libérateur et ses belles énergies vous permettent d’OSER. MW soutient mes propos et m’encourage à poursuivre mon chemin, lui même a vécu 1 an aux Etats-Unis à l’âge de 17ans et cet évènement a changé sa vie, certainement comme il aura changé la mienne, je comprends infiniment. « Et votre retour en France ça s’est passé comment? », MW avoue qu’une certaine mentalité française et ses barrières « ont nourri des colères et les colères ont nourri mes écrits »…c’est pour cela qu’il faut continuer d’écrire, peu importe le reste, il faut OSER, continuez.

Je lui avoue que je n’ai lu aucun de ses livres mais je repars avec « En souvenir d’André » sous le bras avec l’idée que ce n’est qu’un début (livre que j’ai gobé hier dans l’après midi :)).

Chers lecteurs, si vous connaissez déjà l’auteur et ses livres, je vous invite à m’en faire part en commentaires, avide de connaître votre opinion. Par ailleurs est ce que cette notion de « maltraitance » résonne aussi en vous?

Merci Monsieur Winckler, d’être un homme engagé, le corps de la femme est à reconsidérer et votre humanité contribue au changement♥

 

 

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