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Débrider votre créativité

Débrider votre créativité

C’est un pur sang, soyez l’amazone, chevauchez votre créativité!

On entend son galop, il vient de loin, d’espaces indomptés, de terres inhabitées, des endroits de nous désertés. C’est un cheval fougueux, plein d’élan, une partie de vous un peu folle qui sommeille en dedans. Sortez la de l’enclos, offrez lui des espaces de liberté, accordez lui du temps et cet animal de feu quand vous l’aurez libéré vous dévoilera votre face cachée. La créativité, animal racé qui trépigne d’impatience. Sentez-vous cette puissance ? Chaleur sous la peau, elle donne le sang chaud, nous fait tourner en bourrique, bouillonne tant dans nos têtes que parfois on panique. Elle pousse à créer sous des formes diverses et variées, peu importe le terrain de jeu, elle doit s’exprimer pour peu à peu s’affirmer même si parfois elle nous étonne et nous désarçonne.

Elle est inconstante, habite nos nuits et les jours nous hante, puis repart dans le brouillard pour revenir un peu plus tard, de façon fulgurante ou timidement, pointe le bout de son nez. Elle est majestueuse, magique et merveilleuse, elle nous emmène dans des lieux inconnus, peut être parfois un peu saugrenus, nous transporte dans des régions de nous même que l’on découvre avec une curiosité extrême.

Elle ne respecte pas les codes, se moque bien des standards, la liberté est son étendard. Alezan à la crinière sauvage, regard noir et franc, il est tout sauf sage, il lit en nous les mystères, telle une vieille sorcière, il les pousse à la surface, que par nos pores, notre vraie nature prenne place. La chaleur de ses naseaux nous réconfortent l’âme, parce qu’il n’y a rien de plus beau, que cette élévation sans trame. Il prend toutes les couleurs car son coeur n’a pas d’état d’âme. On l’appellerait Pégase parce qu’il nous mène sur la voie de l’extase et que sur ses ailes nous nous rapprochons du ciel puis soudain, enfin libéré des carcans, il devient d’apparat pour nous faire toucher l’au delà.

N’ayons pas peur de l’approcher, cet animal vient nous révéler

et je crois bien que c’est de nous que nous allons enfanter.♥

ps: une fois n’est pas coutume, photo à la une source pixabay

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La Magie Vedic Art

La Magie Vedic Art

Laisser émerger sa force créative

 

L expérience Vedic Art…

J ai traversé des montagnes
Survolé des îles
Voyagé dans l espace
Rencontré la matière
J ai côtoyé le sombre et la lumière
J ai cherché l harmonie
Et dans ces paysages infinis
Je me suis trouvée…Moi

Je suis arrivée au Vedic Art par hasard (no hazard!). On voulait s’arrêter déjeuner dans un petit resto que je souhaitais découvrir et finalement on se trompe d’endroit. J’entre dans la salle de restaurant et je tombe nez à nez avec de grandes toiles qui me percutent de plein fouet. Directement je fonce vers une toile, découvre en bas à gauche une carte de visite, je m’assois, cherche le site web de l’atelier ô en couleurs et tombe sur le VEDIC ART : une révélation à la simple lecture du descriptif. Quelques jours plus tard l’idée ne me lâchant pas la tête, j’appelle Catherine MELUL pour la rencontrer et me voilà dans son atelier. Une heure de discussion plus tard elle avait fini de me convaincre, elle pouvait compter sur mon inscription ferme et définitive pour 6 jours de formation qui allaient me permettre d’explorer ma force créative, alors que je n’avais jamais peint sur une toile!

J’avoue j’étais folle d’impatience à découvrir ce processus. Nous nous sommes retrouvées à 8 femmes au coeur de l’ïlot et sommes parties en voyage au pays Vedic Art grâce aux 17 principes védiques de la création énoncés jour après jour par Catherine.

Je suis arrivée à ce stage avec aucune attente particulière que celle de découvrir, sans aucun bagage technique, aucune connaissance des principes académiques des beaux arts, je me suis juste laissée porter par la vague, l’énergie féminine et la nature qui baigne ce lieu.

Le Vedic Art n’exige rien que de lâcher prise, de poser le mental, de mettre sur off votre cerveau gauche pour vous autoriser une merveilleuse descente en soi de se laisser surprendre du résultat, naviguer parfois entre fascination et déception, en évitant de se juger pour autant, savoir que rien n’est définitif, que tout se remanie, change, évolue, que le monde des possibles est infini et que le cadeau au bout de la route est une rencontre avec soi.

Le Vedic Art m’a appris à changer mon regard, à prendre de la distance, à envisager d’autres angles, à chercher le beau là où tout semble parfois nous désoler. Le Vedic art trouve écho bien au delà de la toile, il vibre au quotidien dans nos vies.

Ce merveilleux processus nous vient de Suède, sous l’égide de Curt Källman, fondateur de cette méthode unique encore peu répandue en France mais qui mérite à mes yeux de déployer ses ailes largement à travers le monde.

Le Védic Art est accessible à tous, même à ceux qui n’ont jamais tenu un pinceau.

Le Vedic Art ne se raconte pas, il se vit et je vous souhaite de vivre cette fabuleuse expérience, baignés dans vos couleurs, dans vos envies profondes, dans cet élan qui émerge de vos entrailles avec pour seul mot d’ordre, Liberté.

Je dédie ce post à Catherine, of course, je la remercie de son accueil chaleureux et de nous offrir cet espace de liberté, à Valérie, Karine, Lætitia, Sophie, Françoise, Emma, Marie-Rose et Alexandra, femmes sauvages en chemin ♥.

 

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Lettre à Simone

Lettre à Simone

IVG…La vie n’est que choix

Bonjour Chère Madame,

Enfin, permettez moi de vous appeler Simone…

Je voulais vous écrire plus tôt Simone, mais pour tout vous dire je ne trouvais pas les mots, je crois même que j’avais peur.

Vous êtes partie il y a 1an maintenant, à quelques jours de vos 90ans. Laissez moi vous dire combien j’admire la femme que vous êtes même si je ne sais que peu de choses de vous. Vous avez de tous temps rayonné d’une beauté dont on soupçonne la force intérieure indomptée. Je tenais à vous remercier de ce modèle que vous nous avez données : la femme n’est que la somme de toutes ses volontés. Je ne doute pas que sous l’armure, il y eut surement quelques fêlures, mais vous avez certainement su les apprivoiser, c’est ce qui a fait de vous un vrai guerrier.

La seule chose qui m’ait tatouée, historiquement parlant, dans mon parcours de collégienne, c’est vous et votre bataille pour le droit à l’IVG. J’étais en 3ème la première fois que votre nom m’a percutée, cet instant est photographique, c’était annonciateur d’un futur, c’était sans savoir que des années plus tard je comprendrai pourquoi vous m’aviez tant marquée. Cette loi qui prendra votre nom « Veil » est arrivée quelques mois après ma naissance en 74. Allez savoir pourquoi je n’ai retenu de vous que cette bataille, j’étais très jeune, je ne me sentais pas concernée, ça ne m’arriverait pas, au grand jamais….J’avais bien dit Jamais.

Vous savez, j’avais la prétention de penser que je n’étais pas une fille « comme ça », j’ai reçu une éducation catholique, donc comment vous dire que ça n’aurait pas fait très chic dans mon paysage pétri de chrétienté, une ombre au tableau. De toute façon ça ne pourrait pas m’arriver, ces choses là ça n’arrivent qu’aux autres, je me sentais au dessus de tout soupçon, j’avais l’auréole de la fille chez qui tout tourne rond, je me voulais en odeur de sainteté, jamais je ne pourrai pêcher….parce que dans le regard des biens pensants, avorter c’est pêcher, n’est ce pas? et j’ai été de ceux là, de ceux qui jugent.

Mais voilà Simone, un beau jour ça m’est arrivé. On croirait à me lire que ça m’est tombée dessus par hasard, sans même le vouloir. Disons que c’est la résultante d’un mélange de peurs, d’incompréhensions mutuelles, d’attentes inespérées, d’illusions, d’une mauvaise communication, du passé qui pèse son poids comme le futur, avec tout ce qu’il représente d’inconnu. Quoi qu’il en soit cette décision est loin d’avoir été facile à prendre, à vivre et à assumer, même si pour certaines c’est une évidence, elle peut être (très) lourde de conséquences.

Tant d’années après votre loi, je me rends compte combien il est encore tabou d’en parler, de l’écrire, d’ailleurs ivg ça passe tellement mieux qu’avortement sur le papier, c’est tellement plus « léger ». Pourtant je rencontre chaque jour des femmes qui « y sont passées », qui l’ont vécu dans leur chaire et qui portent en elle, encore des années plus tard, les stigmates de ce vécu, de ce choix qui nous a semblé le plus propice à l’instant T.

Ce n’est pas bien vu de raconter, le sujet est supposé rester dans la sphère de l’intimité et pourtant quel merveilleux droit vous nous avez offert Simone, celui d’avoir le choix…de ne pas subir.  Droit si fragile, qu’en plusieurs pays aujourd’hui il vacille, donc si les femmes n’en parlent pas comment lutter pour préserver cet acquis là, montrer que c’est une nécessité pour la femme de pouvoir décider?

D’avoir acté ne fait pas de moi une fille légère ou mauvaise, n’en déplaise à ceux que ça ne met pas à l’aise. J’étais bien initiée aux contraceptions, autant dire que j’avais essayé quelques dispositifs, c’est une familiarité pour la gente féminine, je crois. Ce qui n’a pas empêché l’impensable d’arriver. Je ne vous raconterai pas l’histoire qui m’appartient, tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai agi par amour. Jusque là j’avais déjà encaissé pas mal de choses sur mon parcours et je croyais que je serais suffisamment forte pour supporter ce choix (moi guerrière!). Sauf qu’il m’en a chèrement couté et que j’ai cru ne pas m’en relever. Je me suis sentie morte à l’intérieur, j’ai vécu quelques temps en mode automatique et j’ai mis 9 mois pour que la vie fasse à nouveau fleurir en moi des vagues de joie, naitre de vrais sourires sur mes lèvres, que je retrouve la voie du bonheur et j’ai mis des années pour faire le chemin du deuil et du pardon.

Il y a encore tant de chemin à parcourir, pour aider les femmes à moins souffrir. Cette omerta du silence, c’est tragique quand on y pense. La femme se retrouve noyée dans sa solitude, à panser ses plaies même si pour les autres cela parait absurde, puisque l’ivg devrait être un acte assumé et ne devrait pas laisser de blessures à l’âme.

J’ai eu l’occasion de parler de ma souffrance avec mon homéopathe préféré, un homme d »une autre génération, fervent catholique, qui m’a racontée voir pleurer dans son cabinet des femmes d’un âge avancé versant des larmes sur ce qu’elles avaient vécu il y a fort longtemps. Des souffrances inexprimées, le poids du non dit, des expériences lourdes à porter.

Pourtant, rien n’est moins évident, car nous sommes humaines voyez-vous, façonnées de tant de sentiments contraires, de tiraillements, avec nos valises pleines d’affects. J’ai passé des nuits entières à chercher dans la blogosphère, des réponses à mes questions et je n’ai fait que tomber sur des situations pleines de désespoir qui venaient ajouter du désarroi, une grande détresse à ma situation dépressive. Je cherchais la terre ferme, des mots doux de femmes compréhensives, une oreille attentive, pour m’offrir une trêve dans ce mal être.

En ces temps de traversée du désert, ironie du sort, mes deux amies les plus proches étaient des femmes qui ne pouvaient pas ou n’arrivaient pas à avoir d’enfant alors que c’était leur désir le plus fort. Malgré toutes mes appréhensions, ces femmes ont su m’offrir du réconfort, et plein d’amour à travers leurs larmes, cadeau du coeur de femme à femme.

Il y a x raisons de passer à l’action, chacune est respectable, je ne me poserai pas en diable, personne n’a à porter de jugement. J’ai longtemps regretté qu’il n’y ait pas a postériori d’accompagnement, quelqu’un qui soit présent et vous entend, sans vous considérer en contrevenant. Dans l’environnement médical, il faudrait ouvrir certains esprits, qu’on ne regarde pas la femme comme une ahurie, une irresponsable, ce traitement n’est pas acceptable. Vivre un IVG est dans les actes une banalité, sur une journée le tour est joué mais il faut parfois ensuite des mois pour se reconstruire et poser un regard neuf sur l’avenir avec des cicatrices à l’âme, écorchures que nul d’entre vous ne saurait voir tant les femmes sont douées pour camoufler leurs trous noirs.

Je me suis relevée Simone, mon regard a fini par muer, il a changé quand par un prénom, j’ai insufflé la vie. Le simple fait de ce prénom qui habitait désormais mon existence me donnait de nouvelles perspectives, je n’étais plus une femme à la dérive.

Après cela, j’ai longtemps été animée par le fait de vouloir apporter mon soutien à des femmes en détresse qui aurait connu ce parcours long et parfois difficile du post ivg. Créer un cercle de paroles, échanger, partager, créer un espace de non jugement pour libérer les souffrances, trouver une écoute, du sens, offrir des clés. Je n’ai pas encore OSE, Simone, mais je n’ai pas dit mon dernier mot …

Merci mille fois pour tout Simone, pour vos batailles pour chacune de nous, et je me permettrai de citer une autre Simone « Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère », comme si vous les Simone aviez un chemin tout tracé, celui d’ouvrir la voie aux femmes pour plus de liberté.

Je me souviendrai de votre entrée dans ma vie comme de votre départ Simone, j’étais dans une cabane, perdue au milieu de la nature au pays des chercheurs d’or en Californie, ma vie venait de prendre un virage xxl et le papillon, à Mariposas, déployait surement ses ailes.

C’est ma façon de lutter Simone, ces quelques mots couchés sur le papier, c’est votre combat que l’on doit continuer.

A toutes les femmes,

de quelque génération que vous soyez,

qui aimeraient voir fleurir un cercle,

poussez ma porte….ELLE EST OUVERTE♥

 

A Noé  …

 

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Women’s Day

Women’s Day

Rien n’est jamais acquis…

« Il est d’une importance capitale de considérer la vie comme un corps vivant en soi, avec sa respiration, le renouvellement de ses cellules, ses déchets. Ce n’est pas parce que nous avons mangé hier que nous n’aurons pas faim aujourd’hui. Ce n’est pas parce que nous avons résolu une question qu’elle va rester résolue, parce que nous avons appris quelque chose que c’est coulé dans le béton. Non, la vie est un grand corps qui croît et décroît en des endroits différents et à des rythmes différents. Tant que nous nous comportons comme ce corps, que nous grandissons de nouveau et pataugeons dans la mierda, nous sommes vivantes, nous suivons les cycles de la Femme Sauvage. Si nous prenions conscience que notre tâche est de continuer la tâche, nous serions plus véhémentes et plus calmes « 

Extrait de l’instinct de conversation « Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estés

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Le jugement dernier

Le jugement dernier

Je vous VOIS comme dans Avatar, avec amour, je ne veux révéler que le meilleur de vous même, parce que l’expérience des uns sert l’expérience des autres, et qu’en éclatant nos bulles, on tisse un lien, un lien réconfortant…et qui se doit toujours bienveillant.

Il est lourd le regard de l’autre depuis l’enfance, il pèse dans la balance dans chacune de nos actions bien souvent, c’est dur de s’en défaire, de n’avoir qu’en faire tant on cherche à se faire aimer, à être accepté.

Je le constate tous les jours, ne serait ce que quand j’écris un article un peu plus personnel, un peu plus intime, comme Sister Moon ou Tatoué, c’est difficile d’appuyer sur le bouton « publier », t’as comme un brin d’hésitation,  « j’y vais, j’y vais pas? je le fais? je le fais pas? »…puis pof tu fermes les yeux et avec un élan du coeur qui te laisse penser que tu es sur un chemin de vérité tu finis par te lancer…comme tu te jetterais dans le vide avec la certitude que tu va retomber sur tes deux pieds.

Se mettre à nu, c’est prendre un risque, celui de ne pas être apprécié,  même si tu es convaincue dans le fond que c’est ce que tu as de mieux à faire. C’est plus fort que toi, tu te poses plein de questions : Est ce que je suis à ma place d’écrire ces lignes? Qu’est ce que les autres vont en penser? Et si j’étais allée trop loin ou pas assez ? etc et patati et patata. N’allez pas croire que c’est plus facile cachée derrière un écran de se dévoiler, parce que demain je croiserai certainement le regard de certains.

Je le constate aussi auprès de vous. J’ai plaisir à recevoir des messages chargés d’émotions, d’encouragements, de compliments par les chemins de traverse, et ce n’est pas les moyens qui manquent de nos jours, mais je constate que ce n’est pas si simple de laisser un commentaire en bas d’un article, d’Oser se montrer, de sortir de l’anonymat, de dire ce qu’on pense avec bienveillance, de partager son expérience.

Chapelle Sixtine, le jugement dernier

Je le VOIS également chez les mamans qui m’entourent, qui ont souvent toutes quitté un job pour suivre leur mari. La difficulté de se retrouver en mode (non) desperate housewives qui est un statut pas très valorisant pour soi et aux yeux des autres, même si certaines avouent l’apprécier parce qu’il marque une pause dans leur vie. Il représente une parenthèse qui permet de s’occuper plus des enfants et de prendre du temps, un moment qui peut permettre un vrai retour sur soi et se poser les bonnes questions quant à son avenir. Mais dès les premiers mois les peurs surgissent bien vite pour nous faire courir après un job malheureusement pas toujours pour les bonnes raisons.

Je l’ai vécu encore ce matin, avec ma fille de 10 ans, qui fait du basket avec des américains depuis deux mois mais qui n’ouvre pas la bouche par peur d’être jugée, de se tromper alors que tout pousse à lui donner confiance. Elle garde un goût amer d’une année passée ou une institutrice l’avait dévalorisée devant toute la classe en anglais le jour où elle avait eu UNE panne sur UN devoir. Son rêve, c’est de devenir basketteuse professionnelle…Why not? Déjà avant de l’inscrire à l’entrainement, elle ne voulait pas y aller, « je ne sais pas parler anglais! », jusqu’à ce que quelqu’un lui explique que les américains ne te jugent pas sur ce que tu es, ils jugent tes compétences à faire ce qu’on te demande. Point. Et c’est vrai.

Dans l’esprit français version ancienne génération: Zoé dit à son arrière grand-mère qui lui demande ce qu’elle veut faire plus tard « je veux devenir basketteuse » Réponse de la grand ma : « C’est un rêve, c’est pas sérieux »…coup au moral.

Fin de match ce matin, un papa de l’équipe adverse vient vers moi « C’est votre fille la numéro 9? », « Heu oui », avec des étoiles dans les yeux, et de rajouter « elle est incroyable, elle a les compétences, elle a une bonne agressivité, elle a une très bonne façon de jouer », ( je biche) et ce n’est pas le premier à le dire et à le lui dire, sur ce je lui lâche son rêve et lui de me répondre « Elle peut y arriver ». Vous allez me dire c’est très américain d’encenser avec des « awesome », « great job », mais ça te donne du courage, la motivation, l’envie, ça te charge de positif, ça fait taire tes peurs et apaise tes doutes et nourrit la confiance en soi….si difficile à acquérir.

Après deux mois, ils l’ont nommée capitaine de son équipe, alors qu’elle ne sort pas un mot d’anglais, mais sur le terrain c’est une vraie Warriors (c’est le moment de le dire!)…alors peu importe le reste. Focus sur les talents.

C’est la GRANDE différence que je ressens, ici on t’offre un monde de possibles alors qu’en France, avec nos esprits bien souvent sclérosés par nos peurs, avec cette pression de la réussite avant même d’avoir commencé,  c’est comme si on essayait de te décourager :  « t’es sure que tu vas y arriver? ça va être difficile? Comment tu vas faire pour t’en sortir? », je parle en connaissance de cause quand je me suis lancée auto entrepreneur. Par ailleurs chez nous l’échec est négatif, ici l’échec, c’est pour mieux te relever « Tu veux tenter ta chance? vas-y, si tu échoues tant pis, tu recommenceras autrement en mieux ».

Ici pas de jugements, je ne VOIS que des encouragements, et je vous VOIS tel que vous êtes, tels que nous sommes avec ce que l’on a de meilleur à partager sur nos chemins d’humains en quête de vérité.

le lien qui se crée quand tu éclates ta bulle

 

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Le règne de la Basket

Le règne de la Basket

basket

RUN RUN RUN

Comme le chantaient les Velvet Underground

Des miracles arrivent tous les jours….

J’avoue, elles datent des années 90 mes petites baskets, mais je les avais amenées dans mes valises par précaution…parce que c’est bien connu, à San Francisco, si tu fais pas de sport, t’es OUT! Je rigole à peine.

ça fait 20 ans que je n’ai pas couru, au moins. Sincèrement je me croyais trop « vieille » pour reprendre, j’ai le dos qui me titille de temps en temps, les articulations qui me chamaillent ici ou là. Pas que je ne fasse pas de sport, j’en ai toujours fait (natation, fitness, Qi Gong…). Je me disais arrivée ici, que j’allais me mettre au yoga mais les tarifs pratiqués dans les salles te font réfléchir à deux fois. Quoique je pense que je vais bientôt me laisser tenter par une ou deux séances de Hot Yoga et/ou Hot Pilate…histoire de voir.

Donc à force de te balader et de voir des gens courir à peu près partout, tu finis par te dire que c’est certainement LA solution la moins onéreuse : ressortir tes bonnes vieilles baskets! Et quelle merveilleuse idée quand on habite à deux pas du Golden Gate Park. A moi les levés matinaux, les petits oiseaux, les écureuils, les tortues au bord du lac, pour me distraire de ma course. Et là ô surprise, aucune douleur, le souffle est là, manque juste un peu d’entrainement (pas si vieille alors..).

Deuxième aveu, pour me motiver, je me mets une petite récompense (vous savez…la fameuse carotte) au bout du nez et LA récompense, c’est que 3 matinées par semaine, le Japanese Tea Garden est gratuit pour toute entrée avant 10h donc j’ai bien l’intention de profiter de ce moment de Zénitude après l’effort pour m’offrir un délicieux thé au Jasmin bien mérité.

Qui plus est à San Francisco, tu peux sortir tous les jours en « sneakers » c’est LA chaussure du quotidien, c’est hyper fashion, donc t’as plus de mauvaise excuse pour ne pas courir et dire « c’est ringuard de sortir en basket » parce qu’en fait c’est super IN!!! (Sauf avec des chaussures des années 90, promis je vais bientôt investir pour moderniser la tenue!).

Alors Vous suivez le mouvement RUN RUN RUN?

Allez cours Forrest, cours! (tiens ça aussi ça date des 90′!)

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