2639 Miles Day 4 « Death Valley »

2639 Miles Day 4 « Death Valley »

Day n°4 Lone Pine -Las Vegas   » Death Valley »

Chose promise chose due, levé 6h du matin pour voir celui du soleil sur le Mont Whitney…Whaou! Et cadeau… un arc en ciel nait au milieu des montagnes dont la tête est encore embrumée de nuages au petit matin. Breakfast près d’une table de français, ça nous dépayse. Départ 8h vers Sand Dune où l’on découvre une fois sur place qu’il ne faut pas y arriver après 10h du matin (cause fortes chaleurs). A peine partis nous voilà déjà arrêtés 3 fois en à peine 30mn pour prendre des photos…on est pas rendus! Seuls sur la route, nous sommes époustouflés de tant de beauté…ça a du bon l’émerveillement.

Le petit conseil de ceux qui sont tombés dans le piège: Pensez à bien remplir vos réservoirs (genre à Lone Pine), parce que des stations services vous n’en avez pas tous les kilomètres dans la DEATH VALLEY et celles que vous trouvez vous attendent au tournant, si vous voyez ce que je veux dire. A savoir qu’ici le prix est affiché au gallon soit 3,78litres, et les prix tournent autour de +ou- 3$ du gallon en fonction d’où vous vous trouvez. C’est une tâche quotidienne : passage à la pompe et lavage du pare-brise.

A la pompe

Nous voilà en plein désert de sable…Sand Dune, lieu de tournage des premiers Star Wars, phénomène rare que ces dunes dans la Vallée de la Mort. Un petit tour et puis s’en va au visitor center à Furnace Creek pour payer notre bon d’entrée dans le Parc (30$). Juste avant on fera une petite étape à Mustard Canyon, on comprend pourquoi ce nom à la couleur ocre des lieux.

90° Farenheit à l’Oasis de Furnace Creek, ça mérite bien un jus frais à l’ombre. Baptisé le pays de l’extrême, il a été relevé la même année 1913, 15°F (-9°) le 8/1 et 134°F (57°) le 10/7. De la même façon le 17/7/1998, 6/7/2007 et 30/6/2013, il a été relevé un pic de chaleur de 129°F (54°). Je comprends mieux pourquoi l’ex Ranger vu à Obispo, nous a avisé de ne pas partir sans clim, sans eau, sans crème solaire, ni chapeau, car en été, dit-il,  y a pas un américain dans la Death Valley…que des Européens. Serions nous donc un tantinet inconscients?

On décide de se faire une boucle. Badwater (85m en dessous du niveau de la mer), un bassin dont le lit n’est rien d’autre qu’une grosse croute de sel…éblouissante, on croirait marcher sur de la neige. Puis on remonte via Artist’s palette et sa voie à sens unique où on déjeune devant du magnésium, de l’aluminium, fer, manganèse, mica, etc, le tout oxydé par le temps ce qui donne de magnifiques couleurs…et on prend la porte de sortie des lieux:  Zabriskie point, qui non seulement est devenu le titre d’un film des années 70 avec une bande son qui nous vient des Pink Floyd mais c’est aussi et surtout un lieu lunaire, où les formations volcaniques et l’érosion ont fait leur (chef d’) oeuvre. Il semble que ce soit désormais l’heure de filer à Vegas.

C’est moi le pilote sur cette dernière portion de route et quel phénomène étrange de voir Las Vegas émerger d’entre les montagnes au milieu de nul part. Vegas est un mirage (enfin je préfèrerais!), c’est une compilation de bruits, foule, de lumières, c’est l’effervescence, un contraste un peu violent avec la journée que nous venons de passer. Nous arrivons dans notre hôtel casino. Premier choc à l’arrivée, alors que tu entres en slalomant entre les machines à sou pour atteindre la réception, la fumée de cigarette t’agresse les narines et tu constates que tout le monde boit, mange et fume sans devoir bouger de sa place, faut optimiser le potentiel de gains (pour les deux parties), n’est ce pas? L’homme est un loup pour l’homme.

On se rafraichît un brin avant de partir à l’aventure sur l’artère principale, Las Vegas Boulevard. La jungle!!! Tout s’imbrique, s’empile, Le Caesars Palace, Dior, Prada, Le Belaggio devant lequel on fera le piquet pendant 45 mn pour voir le spectacle des jets d’eau finalement annulé pour cause de trop de vent, Gucci, la réplique miniature de la Tour Eiffel, puis celle de la Statue de la Liberté, de l’Empire State Building, une grande roue, du Céline Dion et David Copperfield format xxl, des pubs, des écrans géants, des buildings et des gens, des gens, des gens. On aurait pas pu faire plus contrasté comme journée!

Ce qui aura le plus marqué la choupette, des femmes à moitié nues aguichantes, des chippendales qui font le show sur le trottoir puis on croise superman au bras de pokemon, des camions publicitaires qui vous proposent des filles pour 24h…c’est ce qu’elle en aura retenu, je crois.

Sur ce nous sommes saoulés de ce flot incessant, on rentre, demain on se fait la belle.

See you soon

 

ps: site intéressant pour en savoir plus géologiquement parlant http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/sel-Death-Valley.xml

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