Le jugement dernier

Le jugement dernier

Je vous VOIS comme dans Avatar, avec amour, je ne veux révéler que le meilleur de vous même, parce que l’expérience des uns sert l’expérience des autres, et qu’en éclatant nos bulles, on tisse un lien, un lien réconfortant…et qui se doit toujours bienveillant.

Il est lourd le regard de l’autre depuis l’enfance, il pèse dans la balance dans chacune de nos actions bien souvent, c’est dur de s’en défaire, de n’avoir qu’en faire tant on cherche à se faire aimer, à être accepté.

Je le constate tous les jours, ne serait ce que quand j’écris un article un peu plus personnel, un peu plus intime, comme Sister Moon ou Tatoué, c’est difficile d’appuyer sur le bouton « publier », t’as comme un brin d’hésitation,  « j’y vais, j’y vais pas? je le fais? je le fais pas? »…puis pof tu fermes les yeux et avec un élan du coeur qui te laisse penser que tu es sur un chemin de vérité tu finis par te lancer…comme tu te jetterais dans le vide avec la certitude que tu va retomber sur tes deux pieds.

Se mettre à nu, c’est prendre un risque, celui de ne pas être apprécié,  même si tu es convaincue dans le fond que c’est ce que tu as de mieux à faire. C’est plus fort que toi, tu te poses plein de questions : Est ce que je suis à ma place d’écrire ces lignes? Qu’est ce que les autres vont en penser? Et si j’étais allée trop loin ou pas assez ? etc et patati et patata. N’allez pas croire que c’est plus facile cachée derrière un écran de se dévoiler, parce que demain je croiserai certainement le regard de certains.

Je le constate aussi auprès de vous. J’ai plaisir à recevoir des messages chargés d’émotions, d’encouragements, de compliments par les chemins de traverse, et ce n’est pas les moyens qui manquent de nos jours, mais je constate que ce n’est pas si simple de laisser un commentaire en bas d’un article, d’Oser se montrer, de sortir de l’anonymat, de dire ce qu’on pense avec bienveillance, de partager son expérience.

Chapelle Sixtine, le jugement dernier

Je le VOIS également chez les mamans qui m’entourent, qui ont souvent toutes quitté un job pour suivre leur mari. La difficulté de se retrouver en mode (non) desperate housewives qui est un statut pas très valorisant pour soi et aux yeux des autres, même si certaines avouent l’apprécier parce qu’il marque une pause dans leur vie. Il représente une parenthèse qui permet de s’occuper plus des enfants et de prendre du temps, un moment qui peut permettre un vrai retour sur soi et se poser les bonnes questions quant à son avenir. Mais dès les premiers mois les peurs surgissent bien vite pour nous faire courir après un job malheureusement pas toujours pour les bonnes raisons.

Je l’ai vécu encore ce matin, avec ma fille de 10 ans, qui fait du basket avec des américains depuis deux mois mais qui n’ouvre pas la bouche par peur d’être jugée, de se tromper alors que tout pousse à lui donner confiance. Elle garde un goût amer d’une année passée ou une institutrice l’avait dévalorisée devant toute la classe en anglais le jour où elle avait eu UNE panne sur UN devoir. Son rêve, c’est de devenir basketteuse professionnelle…Why not? Déjà avant de l’inscrire à l’entrainement, elle ne voulait pas y aller, « je ne sais pas parler anglais! », jusqu’à ce que quelqu’un lui explique que les américains ne te jugent pas sur ce que tu es, ils jugent tes compétences à faire ce qu’on te demande. Point. Et c’est vrai.

Dans l’esprit français version ancienne génération: Zoé dit à son arrière grand-mère qui lui demande ce qu’elle veut faire plus tard « je veux devenir basketteuse » Réponse de la grand ma : « C’est un rêve, c’est pas sérieux »…coup au moral.

Fin de match ce matin, un papa de l’équipe adverse vient vers moi « C’est votre fille la numéro 9? », « Heu oui », avec des étoiles dans les yeux, et de rajouter « elle est incroyable, elle a les compétences, elle a une bonne agressivité, elle a une très bonne façon de jouer », ( je biche) et ce n’est pas le premier à le dire et à le lui dire, sur ce je lui lâche son rêve et lui de me répondre « Elle peut y arriver ». Vous allez me dire c’est très américain d’encenser avec des « awesome », « great job », mais ça te donne du courage, la motivation, l’envie, ça te charge de positif, ça fait taire tes peurs et apaise tes doutes et nourrit la confiance en soi….si difficile à acquérir.

Après deux mois, ils l’ont nommée capitaine de son équipe, alors qu’elle ne sort pas un mot d’anglais, mais sur le terrain c’est une vraie Warriors (c’est le moment de le dire!)…alors peu importe le reste. Focus sur les talents.

C’est la GRANDE différence que je ressens, ici on t’offre un monde de possibles alors qu’en France, avec nos esprits bien souvent sclérosés par nos peurs, avec cette pression de la réussite avant même d’avoir commencé,  c’est comme si on essayait de te décourager :  « t’es sure que tu vas y arriver? ça va être difficile? Comment tu vas faire pour t’en sortir? », je parle en connaissance de cause quand je me suis lancée auto entrepreneur. Par ailleurs chez nous l’échec est négatif, ici l’échec, c’est pour mieux te relever « Tu veux tenter ta chance? vas-y, si tu échoues tant pis, tu recommenceras autrement en mieux ».

Ici pas de jugements, je ne VOIS que des encouragements, et je vous VOIS tel que vous êtes, tels que nous sommes avec ce que l’on a de meilleur à partager sur nos chemins d’humains en quête de vérité.

le lien qui se crée quand tu éclates ta bulle

 

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8 réactions au sujet de « Le jugement dernier »

  1. Oh comme tes mots et tes ressentis me parlent !! Je n’ai pas eu l’occasion de vivre aux USA, seulement la chance d’y séjourner plusieurs fois et à chaque fois, je pouvais ressentir cette mentalité différente de la France. Cette façon de t’accueillir et te t’accepter telle que tu es.
    Et en effet quand tu te lances dans quelque chose de nouveau la bas, on préfère t’encourager que de casser ton rêve par de multiples questions, des peurs et des doutes.
    Cette mentalité me parle et j’aspire à l’appliquer pour ma famille (c’est parfois difficile car les vieux démons reviennent au galop !). Mon fils, lui veut devenir footballer professionnel. Question rêve on est pas mal non plus ! Mais je le prend au sérieux, d’autant que comme Zoé il est un très bon joueur et on commence à parler de lui !

    Merci pour ce post en tout cas 🙂

  2. Je partage totalement vos propos et je lève un doigt timide car oui moi aussi je fais parti de ceux qui ont du mal à oser laisser un commentaire….. mais votre blog est tellement super que je ne peux rester sans rien dire ni faire…. Merci de m’avoir permis d’oser…..et bravo à Zoé.

    1. Merci Isabel Rose et en levant ce « petit » doigt vous participez pleinement à éclater votre bulle qui dégouline de confitures savoureuses remplies d’amour….Osons!

  3. Je suis longtemps restée enfermée dans ma bulle, par manque de confiance, par peur d’être jugée, de souffrir, par manque d’Amour pour tout ce qui me plait et me déplait chez moi, chez l’autre, par manque d’Amour de la vie aussi…. Je refusais de voir ensemble mes côtés sombres et lumineux, ceux de l’autre, ceux de la lignée de ma famille… Le plus simple a été d’occulter ce qui était douloureux, de le cacher, de m’en protéger, de m’en isoler. Je ne savais pas non plus reconnaître toutes mes forces, ni ma lumière. Je vivais toujours à moitié. Parce que j’avais une vision étriquée, divisée de moi-même, une image incomplète de mon être profond, des autres, de la vie, de la mort…. C’est ainsi que je me suis emprisonnée inconsciemment pendant des années… Est venu ensuite le moment de ma libération, de ma renaissance parce que mon corps souffrait, par ce que je ne pouvais pas accéder à mes désirs profonds…. Puis le temps pour les rencontres parfaites est arrivé… Ce sont elles qui me révèlent instant après instant, qui me conduisent au cœur de qui je suis vraiment sous toutes mes facettes. Il a fallu que je me perde profondément pour accéder à ma véritable essence, pour que je me découvre enfin jour après jour <3 Et je crois sincèrement que je ne suis qu'un petit bébé au début du chemin… Merci à toi Maud Boutin, mon Amie pour cet articlequi me pousse à m'exprimer pour me libérer un peu plus, avec toi j'apprends à me confier…. Merci Nathalie Bridonneau pour votre accompagnement passé et toutes vos transmissions au travers de vos livres. Le dernier que je lis actuellement m'aide à me libérer encore plus profondément ! Merci Liujun Jian et Dominique Bruneau Gimbert pour vos enseignements qui me permettent aujourd'hui de transmettre à mon tour ! Merci à toi Marie- Pénélope Péres qui me guide pour contacter la profondeur de mon véhicule corporel pour vivre ici et maintenant….
    Merci à mes parents, mon jumeau "perdu"…, mon frère,ma sœur, ma famille, mes ancêtres, mes amis, tous les êtres que j'accompagne, mes élèves, mes enseignants, mes accompagnants, et toutes celles et ceux que j'ai croisé de loin ou de près, vous qui me révélez à ce que je suis. Merci à toi mon époux qui me soutient jour après jour, auprès de qui je grandis… Vous tous me permettez de vivre pleinement la compréhension du sens de ma vie. Nous sommes précieux les uns pour les autres, unissons nous, aimons nous tels que nous sommes, sortons de nos bulles, pour accéder à la plénitude de la vie, c'est ainsi que la conscience de notre humanité se transformera aussi… En tout cas c'est ce que je crois et ce que je souhaite de tout mon cœur 🙂 Nous sommes tous libres de l'expérimenter ou pas <3
    Lumineuse puissante Nouvelle Lune ! Je ressens qu'elle me bouscule intensément pour me connecter encore plus à qui je suis 🙂
    Ainsi va la vie, Merci à elle aussi <3
    Toutes mes félicitations à Zoé et à toi sa maman aussi <3

  4. Bonjour Maud, un petit message un peu timide pour te dire que j’aime beaucoup tes articles. surtout celui-ci et sister moon!
    J’aime ce que tu dis sur les femmes, sur la vie, sur l’esprit positif!! merci d’écrire.
    N’hésites pas à continuer!
    Adeline, amie de ta chère petite soeur

    1. Bonjour Adeline, merci pour ton message qui me pousse à continuer. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, ton message aussi timide soit il est une grande source d’encouragement 🙂

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